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Nath Visuals
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3,5
Publiée le 4 juin 2025
À part "Charlie et la chocolaterie", n'étant pas fan de Tim Burton, je n'avais pas d'attentes pour ce film. On m'en avait dit pas mal de bien et avec les autres films que j'ai vu de ce réalisateur, je m'attendais évidemment à un film fantastique avec des personnages hauts en couleur et spécial comme on en a l'habitude. Et c'est exactement le cas dans "Big Fish". Un film métaphorique de la société où un questionnement est porté : "sommes nous là où nous devrions être". Burton avance une idée plutôt dénué d'humilité avec un personnage qui pense que sa petite ville n'est pas à la taille de ses ambitions.
Le film est construit sur deux temporalité, celle où notre personnage principal vit son aventure et celle où il la raconte étant plus vieux. Cette dualité est vraiment très intéressante et au fur et à mesure du film on prend notre personnage de plus en plus au sérieux jusqu'à véritablemenr s'attacher à lui. C'est peut être ça la force du film, c'est qu'il a au premier abord un côté un peu niais, enfantin ou fantasmé avec le rêve du personnage de retrouver une femme qu'il a vu une seconde et qu'il considère comme la femme de sa vie. Mais tous ses éléments un peu négatif se transforment en éléments plus que positifs.
Pour ce qui est de l'image à proprement parler, ce n'est pas chez Burton que l'on va avoir les images les plus époustouflantes avec des cadrages révolutionnaires. Mais ses films ont une capacité à nous projeter et à nous inviter dans l'histoire avec les personnages. Je prend l'exemple d'un dialogue au début du film, où on a souvent l'habitude d'avoir un champ contre champ de trois quart voir de côté mais là on est quasiment à 100% de face. Être complètement de face en première personne est quelque chose que je n'aime pas tellement dans le cinéma mais là c'est pile juste avant la première personne. Et au delà de ne pas avoir des cadrages révolutionnaires, on a des idées exceptionnelle et Big Fish en proposent quelques unes comme la scène de la voiture sous l'eau. L'autre grande capacité de Burton est de réussir parfaitement à intégrer le fantastique dans le réel. Je pense souvent que le meilleur moyen de faire du fantastique est de faire de l'animation, car on est conditionnée dans l'animation à se dire que c'est pas réel et on accepte bien plus facilement des choses absurdes, décalé, surréalistes... Mais là Burton prouve le contraire et sait parfaitement le faire sans utiliser l'animation. Il ne va pas jusque dans l'absurde mais l'atmosphère de ses films nous fait très facilement accepter le fantastique et les éléments surnaturels.
Bref Big Fish ne m'a pas déçu, il m'a touché, surtout avec son message de fin. C'est un film qui plaît et qui plaira aux fans de ce réalisateur et évidemment au fantastique.
Une belle comédie dramatique onirique, sur la relation compliquée d'un fils avec son père qu'on imagine grand affabulateur. On s'ennuie un peu parfois car le déroulé manque vraiment de tonus et les séquences sont trop longues, mais on se laisse tout de même porter par la magie de l'histoire.
Big Fish est une plongée fascinante dans l’esprit d’un homme dont l’imagination semble sans limites, tout en étant ancrée dans une vie hors du commun. Tim Burton, fidèle à son style si distinctif, tisse un univers singulier où le réel et le fantastique se mêlent avec grâce. Ce film est bien plus qu’une simple histoire : c’est un conte où chaque scène semble inviter le spectateur à revisiter ses propres rêves et souvenirs.
L’ampleur de l’univers narratif déployé par Burton est impressionnante. Du cirque itinérant au village enchanté, en passant par le géant au cœur immense et, bien sûr, ce poisson mythique, chaque élément contribue à créer une mosaïque de personnages et de lieux empreints de poésie. Ce mélange subtil d’absurde et de merveilleux est une véritable signature du réalisateur, qui parvient à insuffler une profonde humanité à chaque scène.
Ce qui distingue Big Fish, c’est sa capacité à susciter une large palette d’émotions. Le film oscille constamment entre une nostalgie douce-amère et une célébration de l’imaginaire. Il nous rappelle que, même face à la dure réalité de l’existence, rêver reste une nécessité. À travers les yeux de son personnage principal, Burton explore avec brio cette frontière floue entre la vérité brute et la fiction embellie, tout en interrogeant notre propre rapport à la mémoire et à l’héritage familial.
Le film atteint son apogée dans sa conclusion poignante, où la frontière entre l’extraordinaire et l’ordinaire s’efface presque entièrement. Avec une pointe d’humour et une sincérité désarmante, Big Fish nous offre une réflexion profonde sur la vie, la mort et l’importance de transmettre des histoires, qu’elles soient réelles ou imaginées.
En somme, Big Fish est une œuvre riche et lumineuse, à savourer avec un regard émerveillé et une âme prête à s’envoler. C’est une expérience cinématographique rare, à la fois bouleversante et apaisante, qui mérite sans aucun doute sa place parmi les grands récits modernes. Une vraie pépite.
Superbe conte du toujours excellent Tim Burton qui continue à faire rêver petits et grands. Un film également très émouvant centré sur le rapport père-fils. Un classique à voir absolument.
Complètement barré puis très tendre ! ^^ J'ai eu un peu de mal à accrocher au début mais rapidement on s'y fait et on attend chaque nouvelle histoire avec impatience. Le film est vraiment bien construit avec une fin à la hauteur de la qualité du film. Bien sur c'est un style spécifique et assumé mais qui est parfaitement maitrisé par Tim Burton.
Mais ce que j’ai adoré dans Big Fish, c’est justement que Tim Burton nous rappelle ce qu’est une histoire.
Une histoire, c’est quelque chose de fantastique, où celui qui raconte peut modifier le Réel. Où le Réel n’a plus vraiment d’importance ; ce qui importe vraiment, c’est le voyage et le décor. Une histoire, c’est quelque chose que l’on construit pour évoquer tout ce que la vie a de merveilleux ; l’Amour, la Famille, l’Aventure, la Peur, la Joie, l’Excitation, mais c’est aussi ce qui nous permet de lutter contre l’Inconnu – une histoire pour ne plus avoir peur de ce qu’il y a après la Mort, par exemple.
Tim Burton nous fait rêver en créant des mondes et des règles atypiques, des décisions à la fois simples et hallucinantes. Il montre l’Art de transformer une routine en un conte de fées et c’est plus qu’inspirant.
Si vous voulez vous évader, être surpris.es, découvrir de nouveaux concepts/univers, ne pas connaître de limites et vous sentir bien, embarquez pour Big Fish. C’est la légende la plus joyeuse que je n’ai jamais vu.
Le début de la fin pour Burton. Lui qui a tant défendu les freaks, les gueules cassées, les loosers, voilà qu'il vient faire l'éloge de la normalité. L'enfant terrible de chez Disney rentre donc à la maison avec ce film après une fugue mémorable et épouse sa politique familiale. La forme plaira au quidam et personne ne fera attention au fond voilà pourquoi beaucoup de gens me tomberont dessus pour ça = Le pire Burton. Mais bon c'est le film d'un réal' qui nous qu'il est enfin heureux. la vie gagne un homme le cinéma perd un auteur
C'est un film déroutant quand on sait qu’il est réalisé par Tim Burton. Nous sommes loins de la mélancolie caractéristique de ses films, du jonglage entre le sombre, le terrifiant, le parfois morbide, et la beauté, la douceur. C’est cette dernière qui a prédominé pour moi dans ce film.
Il apporte pourtant un beau message qui m’est apparu en sous-texte, celui de l’acceptation des personnages controversés et marginaux qu’il dépeint habituellement. Il s’attache d’abord à une image très superficielle (comme cette banlieue chic qui me fait penser à “Edouard aux mains d’argent”) qui risque d’en perdre plus d’un, mais pour les courageux qui poursuivront, le film pourra éclore sur la deuxième moitié en se montrant intime, personnel et touchant, bien loin finalement de cette première impression matérialiste, huppée et qui laisse une légère impression de “détestable”.
La réalisation, bien qu’étonnante, reste pourtant comme toujours très soignée, avec cette richesse dans les détails et cette sublimation de l’âme.
Même s’il détonne dans le panel du réalisateur, comme une tâche de couleur sur un fond noir, ce film n’en est pas moins un plaisir pour les yeux et pour le coeur.
Même si au début on ne sait pas trop où on va, le film est tout de suite prenant et nous plonge totalement dans l'histoire, à l'image d'un gros poisson ;)
C'est du Tim Burton et ça se ressent ! On retrouve l'ambiance qu'il sait si bien retranscrire, son univers onirique et loufoque, et les valeurs qu'il véhicule.
C'est une histoire douce, pleine de magie et de féerie, à la fois légère et dramatique. Avec également ce côté poétique de la vie, de l'amour, et une infinie tendresse qui se dégagent de cette œuvre.
Ce film aborde de nombreux sujets importants avec brio tels que la mort, le deuil, les dysfonctionnements relationnels et la mauvaise communication, et j'en passe. Tout y est traité avec une grande justesse. J'ai souvent dit que le fait de savoir notre façon de mourir pouvait influer directement sur notre comportement, car on saurait qu'on ne peut pas mourir d'une autre manière. Et ce film décrit extrêmement bien ce cas de figure !
J'ai trouvé l'histoire d'amour vraiment belle, si on met à part le côté "forceur" d'Edward. Elle est magnifique, cet amour est pur et véritable et tous deux s'aiment comme au premier jour, jusqu'à la toute fin. Edward se bat comme un lion pour Sandra sa bien-aimée, dès le début, et c'est vraiment très beau.
De nombreuses scènes sont extrêmement touchantes et émouvantes. Autant que la plupart des personnages d'ailleurs, qui forment une vraie famille comme on peut le voir à la fin, grâce à la gentillesse et à la fantaisie dont a fait preuve Edward Bloom tout au long de sa vie.
Ce que j'ai trouvé dommage dans ce film c'est qu'il valorise le fait de déformer la réalité, c'est-à-dire qu'il prône le mensonge en quelque sorte, même si c'est tourné de manière édulcorée. Et ça je n'aime pas du tout, je ne suis pas fan de ce type de messages, de valeurs. Le plus important est bien entendu la relation entre le père et le fils, et c'est très bien fait, mais il est dommage que cette valorisation du mensonge vienne ternir le tout. Et puis, mais c'est surtout un ressenti personnel, j'ai mis beaucoup de temps à me sentir impliqué, que ce soit par rapport aux personnages ou à l'histoire.
Quoi qu'il en soit j'ai quand même passé un très bon moment devant ce film, et j'en garderai pour sûr un très bon souvenir ! Il saura vous entraîner dans un tourbillon d'émotions entre rêve et réalité, un monde merveilleux vous attend ! On ressort transporté de ce voyage, c'est le moins que l'on puisse dire !
Un des meilleurs films sur la place de l’art dans la vie quotidienne jamais réalisée
La scène où ce filsx , qui n’a jamais compris son père, tente d’être digne à l’heure fatidiques est d’une beauté et d’une puissance infinie. Cette scène restera toujours avec vous si vous avez l’esprit pour comprendre et le cœur pour éprouver cette vérité qui surgit d’une telle profondeur.
J'ai beaucoup réfléchi au film avant de le noter et d'écrire cette critique. Je commencerai par le fait que c'est l'un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir en terme d'histoire et de leçon de vie. Le pitch est simple. Un fils cherche à connaître son père atteint d'une maladie, pour qu'avant sa mort, ce qu'il connaît de son père ne soit pas qu'une histoire fausse et mensongère. Et honnêtement, je ne m'attendais pas à ça ! Durant le film, on se retrouve témoin du déroulé de certains événements de la vie du père racontés par lui-même ! Et c'est magnifique. Chaque scène a son importance et a un impact sur la vie future de ce monsieur. Tandis que pendant que nous sommes émerveillés par ses histoires, au même titre que son fils, qui nous paraissent féeriques, impossibles et surréalistes. Il y a une chronologie respectée et pourtant impossible de prévoir la suite. C'est un film que je vous invite grandement à découvrir sans même regarder d'extrait. Sans compter la patte de Tim Burton qui, à mon avis, est celle qu'il fallait pour cette adaptation. Personne n'aurait fait mieux.
Il est parfois mieux de se raconter des histoires, plutôt que de voir la réalité en face. Voilà ce que raconte ce film pour moi , la fin est merveilleuse.
Une petite merveille de poésie de la part de Tim Burton qui livrait probablement là l’un de ses métrages les plus personnels. Il n’a pas son pareil pour nous conter ce type d’histoire rocambolesque et emplie d’émotion et de personnages hauts en couleur. Big Fish est probablement un film universel, qui peut d’une manière ou d’une autre parler à tout le monde en traitant du lien particulier entre parents et enfants. Burton nous emmène dans un monde magique où l’on ne sait jamais trop ce qui est vrai ou non avant un final chargé d’émotions qui remet quelque peu les pendules à l’heure. Chacun y verra et y ressentira ce qui lui plaît avec de nombreuses thématiques intéressantes. Une chose est certaine en tout cas, on n’est pas prêt d’oublier ce savant mélange d’émotion, de fantastique et d’humour dans lequel Tim Burton a mis toute sa sagesse et son cœur. Un très beau film.
Film très étrange à première vue dès le début mais normal c'est toujours la première impression avec Tim Burton, mais après quelques temps et plongé dedans on s'y plaît.
Film plein de métaphores sur la vie, relation père fils, courage, liberté, peur de la mort, zone de confort et bien d'autres. Il faut juste les capter, certains en capterons d'autres ... j'ai adoré la fin du film!
Un très bel univers où le rêve côtoie la réalité. Le film narre la réconciliation d'un fils avec son père mourant. Ce dernier raconte sa vie à sa manière , avec onirisme et déformation. On se laisse prendre au récit. Danny Elfman a réussi la partition, aussi légère que subtile. Burton sort de ses films commerciaux pour une approche plus personnelle. Et son style nous enchante. Il réalise un film profond et délicat. La métaphore du poisson, au bocal trop petit, suscite de belles émotions. C'est l'histoire d'un homme qui cherche à grandir, à sortir du bocal. On y retrouve les thèmes chers à Burton : le marginalisme, l'emprise de la mort sur la vie, et la quête intérieure. La scène finale où le poisson rejoint la rivière conclut en finesse le film. Parmi tout ce qu'a réalisé le cinéaste, ce film demeure le plus abouti.