Une femme du monde
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Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2021
Une femme du monde doit tout à l'interprétation très à l'aise et sensible de Laure Calamy (oubliez la petite secrétaire sage de Dix pour Cent, vous allez être étonné par Marie, reine de la passe), qui donne tout à son personnage, ce qui se remarque : on vit le film avec elle. On aime aussi que ce drame s'attache à démonter tous les clichés sur les travailleuses (et travailleurs) du sexe, tous les fantasmes dégradants sont mis à mal par la réalité de cette travailleuse indépendante qui prend toutes les précautions nécessaires, a ses habitudes et sa dignité. Comment ne pas se sentir un peu compatissant lors de la scène qui la confronte au banquier, au regard de son propre fils, à une juridiction hypocrite qui n'interdit pas l'activité mais pénalise le client (une interdiction déguisée), à un manque criant d'encadrement et de sécurité... Marie est une maman qui se sacrifie, et on adhère totalement à son personnage si attachant. On a seulement regretté la fin, qui accumule les choix scénaristiques faciles. Lorsqu'on voit le jeune homme spoiler: se faire embaucher comme cuisinier en un mois alors qu'il rame depuis des années, on se dit simplement qu'il aurait pu se bouger plus tôt, et que "maman" aurait évité bien des horreurs (faites des gosses...). En plus de donner l'impression que Marie a fait tout cela absolument pour rien (et que l'on aurait pu voir un film qui aurait duré cinq minutes), cela enchaîne avec une scène de fête légèrement ringarde et longue, une happy-end caricaturale que l'on n'a pas vraiment apprécié pour conclure un film qui se défendait plus que bien jusque-là.
Une femme du monde reste une production française osée sur le monde des péripatéticiennes et des "LGBT+ de la nuit" (on a repéré Romain Brau, jouant un rôle dans Haute Couture, simultanément à l'affiche du cinéma !). Mais, comme dans le binôme mère-fils, c'est Laure Calamy qui fait tout le boulot. Chapeau bas.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 août 2023
Ce film, réalisé par Cécile Ducrocq, sorti en 2021 et mettant en vedette Laure Calamy (ce pourquoi le film m'a principalement attiré) n'est pas mal mais sans plus. Pourtant, l'actrice fait, ces dernières années, toujours partie d'excellents projets, intéressants, à la fois artistiquement et narrativement parlant. En effet qu'elle aille du drame à la comédie en passant par le thriller, l'actrice a prouvé (en très peu de temps) qu'elle pouvait tout faire et qu'elle savait choisir ses projets. Ici, le synopsis est intéressant, le film parle d'une prostituée qui se prostitue dans une maison close allemande pour pouvoir payer les études de son fils. Sujet sociétal parfait du drame français donc, le film traite ce dernier malheureusement avec un peu trop de platitude. Nous sommes en effet presque dans du téléfilm tellement tout est prévisible et comporte surtout un schéma déjà-vu de nombreuses fois même si la fin peut surprendre. Nous sommes en effet dans un film qui n'exploite pas à fond son sujet, ce qui est bien dommage ! Ainsi, sur une heure et demie, le film comporte pas mal de longueurs et de scènes dont on connait très bien l'issue. C'est l'énième portrait de la mère de famille qui se bat pour offrir un avenir correct à son enfant difficile, sorte d'"Erin Brockovich" française mais avec moins de pep's (même si j'avoue que la comparaison est bancale). Malgré tout, c'est un film qui arrive à séduire son spectateur car il est très bien porté par Laure Calamy. En effet, une nouvelle fois, l'actrice prouve qu'elle sait parfaitement s'adapter au personnage, au scénario en rendant réellement vivant ce dernier, en faisant passer toute une palette d'émotions aux spectateurs. Nous retiendrons également Nissim Renard avec un jeu très mature pour son âge. "Une femme du monde" est donc un film qui n'est pas intéressant mais qui fait peut-être partie des plus oubliables de la filmographie de l'actrice (enfin après avoir exploser dans des rôles principaux du moins).
Maite.ferhat
Maite.ferhat

81 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2021
Une jolie découverte du Festival du Cinéma Américain de Deauville, dans la sélection "Fenêtre sur le Cinéma Français".

"Une Femme du Monde" nous embarque dans la vie de Marie et de son fils Adrien. De prime abord, on pourrait penser en lisant le synopsis qu'il s'agit d'un film sur la prostitution, alors qu'il s'agit là seulement d'un contexte et non du sujet. Ce film a pour thème central la famille, le rapport entre une mère célibataire et son fils et la survie financière.
L'objectif de Marie est, comme pour tout parent, d'offrir le meilleur pour son fils. N'étant pas de classe aisée, elle doit user de combines pour permettre à son fils de faire des études qui lui plaisent et de sortir de la précarité à laquelle sa famille fait face.
Ce qui est également intéressant à observer dans ce film, ce sont les rapports qu'entretient Marie avec ses collègues de travail ; ils pourraient être ceux de toutes personnes évoluant dans une entreprise régit par le patriarcat. Marie juge ses collègues féminines, ou plutôt ses concurrentes, tant la place est précieuse.

Ceci dit, je trouve que les personnages de Marie et d'Adrien manquent de densité pour qu'on puisse s'attacher pleinement à eux, comprendre leur urgence de vie, et ainsi se laisser traverser par l'émotion.
Au-delà de ça, le choix du casting est réussi, et c'est un plaisir de voir un film qui ne fait pas de la prostitution un tabou.
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2022
Laure Calamy est une fois de plus parfaite mais le film n'est pas à la hauteur de sa prestation. Le scénario est convenu et le dénouement prévisible et pas très crédible. Les scènes autour de la prostitution sont déjà vues dans d'autres films. Le film aurait pu être plus subversif et audacieux. Dommage.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2022
« Une femme du monde » est le premier long métrage de Cécile Ducrocq tourné avec une équipe majoritairement féminine ! On est à Strasbourg où Marie (Laure Calamy), 35 ans, est prostituée à son compte et militante. Elle élève seule son fils de 17 ans, Adrien (Nissim Renard), qui renvoyé du lycée avec un piètre carnet scolaire ne peut prétendre accéder à une formation dans l’hôtellerie/cuisine. Sans repères, il « erre », se met à fumer et veut s’engager dans l’armée. Mais à Strasbourg il existe une école de cuisine privée très chic mais très chère avec des frais de scolarité de 9 000 €uros par an dont un droit d’entrée de 4 000 €uros mais Marie n’a que 1 000 €uros d’économie. Ses parents et la banque ne pouvant lui accorder un prêt, elle va donc « se mettre au turbin » dans une maison du sexe en Allemagne, tenue par Bruno et une mère maquerelle particulièrement sévère avec ses « pensionnaires ». Du fait d’une embrouille avec une collègue/concurrente, elle se fera rapidement viré par Bruno … sans avoir les 1 000 €uros qui lui manquaient encore pour pouvoir inscrire son fils … mais tout finira bien pour Adrien qui pourra assumer sa passion : la cuisine !
Un film où Laure Calamy est loin d’être la douce et naïve Antoinette de « Antoinette dans les Cévennes » de Caroline Vignal qui fut en 2020 avec la période du Covid, une grande bouffée d’oxygène. Elle est ici « criarde », prononçant le mot « p… » toutes les 3 minutes mais très décidée à ce que son fils puisse sortir de la misère bref une mère courage.
Un film sans artifice cinématographique et sans aucun pathos, un peu curieux car flirtant parfois avec du voyeurisme mais … qui finalement se laisse agréablement regarder.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 janvier 2022
Un film de mauvais goût avec une fin plus ou moins incrédule...
Certes , on peut tout de même admirer l'incroyable talent de Laure Calamy qui joue un rôle de prostituées d'une main de maître .

Par ailleurs , le film reste plat et est régulièrement redondant et ennuyeux . Il ne vaut pas l affiche du grand écran mais pourra se regarder sans plus dans la petite lucarne .
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2022
Le premier long-métrage de Cécile Ducrocq, sorti en 2021, évoque les galères auxquelles doit faire face une prostituée mère de famille. La principale qualité de ce film constitue également son plus grand défaut, à savoir la prestation captivante mais envahissante de Laure Calamy. En effet, dans ce rôle à contre-emploi, l’actrice est omniprésente à l’écran au point de ne laisser que des miettes à ses partenaires. Le scénario finit par tourner en rond pour se conclure par un mélodrame très banal. Bref, malgré les intentions louables de la réalisatrice sur la description de ce milieu professionnel, l’ensemble reste insuffisamment consistant.
JudyCarlotta
JudyCarlotta

82 abonnés 166 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2021
Il est remarquable de constater qu'absolument aucun homme dans ce film n'a la part belle, y compris le fils spoiler: (au moins dans une grande partie du film
), ils sont tous montrés comme lâches, hypocrites, violents, exploiteurs, fainéants, leur seule force, et malheureusement la pire, étant purement physique. On est donc dans le point de vue de l'héroïne, Calamy très juste dans le rôle d'une mère courage, ouvrière du sexe, et non pas travailleuse indépendante, quoi qu'elle en pense... Et si je peux me permettre ceci : marrant de voir autant d'hommes dans la salle de cinéma pour ce film (!)
Enfantduparadis
Enfantduparadis

1 abonné 52 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 décembre 2021
Bien sûr le charme de Laure, comme ressassé par tous les spectateurs. Et bien sûr un actrice qui passe de la comédie au drame est toujours encensée (comme si faire pleurer était plus aisé que faire rire). Bref...
Une vision peu réaliste de la prostitution (un seul ex. : Marie passe allègrement de l'escort au trottoir) voire irénique.
Les relations entre la mère et le fils sont plus intéressants, mais on est bien loin des chefs d'ouvre du réalisme.
laurent joulin
laurent joulin

55 abonnés 72 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2021
Laure Calamy porte ce film admirablement , avec toute la fougue, l optimisme , le desespoir, le renoncement , la joie , la colère , l humanisme ,parfois la colère d une femme qui a fait le choix d être une travailleuse du sexe indépendante comme on choisit une autre profession . Ce combat acharné pour que son fils fasse le métier qu il aime la rend touchante , aimante et envahissante . Toutes les facettes de cette femme sont montrées avec bienveillance sans jugement sans préjugé juste une femme son métier et son fils .je suis sorti du film mitigé car le rythme et le relief du personnage ne semble pas assez marqué. C est une histoire simple presque banalecomme tant d autre qui pourrait arriver et le souffle de l émotion est juste une brise malgré un jeu honorable .
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2022
Laure Calamy la remplaçante de Karin Viard dorénavant pour les rôles olé olé, l'âge avançant pour cette dernière, un petit drame pas mal dans l'ensemble. Trois étoiles.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2022
Sept ans après "La contre-allée", Laure Calamy retrouve Cécile Ducrocq pour un film qui pourrait presque être considéré comme la suite du court-métrage de 2014 dans lequel l'actrice incarnait déjà une prostituée. Dans le format court, cette travailleuse du sexe était confrontée à la concurrence de jeunes africaines, ce qui est également évoqué dans le film avec cette concurrence déloyale, mais aussi les conditions de travail devenues précaires. S'il y a quelques similitudes, les deux projets sont différents avec ici Marie qui veut envoyer son fils Adrien dans une bonne école de cuisine sauf que ça coûte cher. Pour cela, elle ne tombe pas dans la prostitution puisque c'est un métier qu'elle occupe depuis de nombreuses années, mais elle est prête à faire encore plus de sacrifices notamment en ce qui concerne ses conditions de travail. Cécile Ducrocq dresse donc le portrait d'une femme et surtout d'une mère plus que celui d'une profession. Un film en deux parties pour bien montrer les différences entre ces deux façons de faire ce métier. C'est tout d'abord la liberté qui est mise en avant avec Marie qui contrôle tout et a la main mise sur ses clients puis vient ensuite cette partie dans le club où elle est à la merci des autres, ce qui l'oblige à subir des choses qu'elle n'aurait probablement jamais acceptées avant. Si le sens du sacrifice de cette femme est bien montré, j'ai quand même préféré la première partie qui est plus en phase avec sa personnalité. La seconde est quand même très clichée et ne propose rien de nouveau. Heureusement, la réalisatrice peut compter sur une formidable Laure Calamy qui comme dans "À plein temps" la même année porte tout le film.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2022
Depuis sa découverte dans 10 % et son succès dans Antoinette dans les Cévennes (César de la meilleure actrice), on arrête plus Laure Calamy. Elle de nouveau formidable dans ce drame familial social en une mère de famille prostituée qui se débat pour élever un fils ado rebelle. Ce premier long métrage de Cécile Ducrocq est inspiré d’un de ses courts métrages où l’actrice tenait déjà ce rôle. Mise en scène et scénario sont assez classiques mais le tout est solidement fait. On s’attache au personnage d’entrée et on suit son combat pour rester libre et indépendante. Un premier film très réussi, efficace et très beau pour un magnifique portrait de femme.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2024
Un film fort et une mère courage qui donne tout pour son fils.
Les épreuves qu’elle passe sont dures mais elle ne renonce jamais.
De très bonnes interprétations de toute part d’ailleurs pour un sujet vraiment éprouvant.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2021
La prostitution de proximité semble être un sujet qui intéresse les cinéastes contemporain(e)s comme en témoigne par exemple le récent (et très bon) Filles de joie.

Alors que les travailleuses du sexe de ce dernier film allaient exercer en toute légalité en Belgique, le personnage joué par l'excellente Laure Calamy se voit contrainte d'aller en Allemagne pour augmenter ses revenus et financer ainsi les études de son fils. Les deux films ont ceci en commun qu'ils montrent que nos voisins sont bien moins hypocrites que nous sur le sujet.

L'intérêt d'Une femme du monde ne tient qu'à un fil. Il faut l'alliance d'une interprète ravie de jouer avec son physique et d'une réalisatrice délicate et subtile pour qu'on accroche à cette proposition, d'une modestie attendrissante, qui fonctionne parfaitement bien. Tous les personnages sont admirablement dessinés (le fils, l'avocat, les collègues, le patron) et le fait que Marie assume parfaitement son métier est finalement plutôt original (la scène de la banque est formidable de ce point de vue).

Un beau portrait de femme, juste et émouvant.
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