Une femme du monde
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Jorik V

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3,0
Publiée le 17 décembre 2021
Encore un film qui peut compter sur le talent décidément incroyable de l’actrice récemment césarisée pour « Antoinette dans les Cévennes », l’inénarrable Laure Calamy. Dans « Une femme du monde », elle est quasiment de tous les plans. Et dans un rôle bien plus sérieux et dramatique qu’à l’accoutumée, elle rayonne. Encore une fois. Mais, et il y a un mais, on commence en effet à s’habituer à ce tempérament, cette voix et ce physique si singuliers qui symbolisent cette comédienne hors pair découverte à la télé et qui s’épanouit de plus en plus au cinéma dans des seconds et maintenant des premiers rôles bien mérités. Conséquemment, on n’est beaucoup moins surpris par sa prestation, certes de haute volée, mais qui n’est la meilleure de mémoire.



De plus, il faut souligner que ce rôle de prostituée lui demande beaucoup. Elle donne d’ailleurs tout mais son personnage, et surtout l’obstination et parfois les mensonges de celui-ci, rendent ce dernier peu aimable et qu’il est parfois très difficile de se mettre à sa place. Et plus qu’un film sur la condition de fille de joie, « Une femme du monde » est avant tout une œuvre sur une relation mère-fils plutôt toxique et violente. Tout du moins pendant une bonne partie du film. Et son adolescent de fils en crise joué par le jeune Nissim Renard (encore un excellent jeune acteur) n’est pas plus agréable. Et comme ils forment le duo principal et quasiment exclusifsdu long-métrage, on suit durant près de deux heures deux protagonistes moyennement sympathiques, ce qui n’aide ni à l’empathie pour eux, ni à s’y identifier. Ils en deviennent même presque agaçants arrivé à un certain point. Leurs choix, leurs motivations et leurs façons de faire apparaissent même parfois quelque peu incompréhensibles, bêtement obstinées et énervantes.



A noter également que le film accumule pas mal de longueurs et de sous-intrigues dispensables (le client fidèle et sa trahison) qui ralentissent le rythme. En revanche, on voit que pour son premier long-métrage de cinéma, Cécile Ducrocq s’est fortement renseignée sur le monde de la prostitution à la frontière franco-allemande. Cela se ressent dans certaines séquences presque documentaires et finalement les plus intéressantes. Au niveau de la mise en scène, on est davantage proche du téléfilm haut de gamme que du film de cinéma. Elle tend vers le réalisme presque naturaliste comme on en voit beaucoup dans les premiers films et le cinéma d’auteur contemporain. « Une femme du monde » est donc moyennement réussi et moyennement captivant mais il recèle assez de qualités intrinsèques pour convaincre et attendre le prochain essai de son auteure. Et il doit beaucoup à son actrice principale chevronnée.



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Paul
Paul

4 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2021
C'est un bon film, une belle vision nouvelle sur ce métier qui doit être si dur par moments. Rien d'extravagant d'après moi mis à part cet œil nouveau sur la difficulté qu'est la vie de tous les jours lorsqu'on exerce un métier aussi peu commun.
SUZY AND MEE
SUZY AND MEE

159 abonnés 114 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2021
Film petit budget pas très moderne...! cela manque d'idées neuves et d'aspérité mais on se laisse embarquer par Laure Calamy dans le rôle de la prostituée au grand coeur qui ne veut pas que son fils répète le schéma familial...! J'ai bien aimé la morale de l'histoire car OUI on a évité le happy end trop dégoulinant:)))
Sylvain P

387 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2021
Rarement un drame social aura été si rythmé. Une Femme du monde raconte les semaines d’une prostituée cherchant beaucoup d’argent pour offrir le meilleur avenir à son fils (et il faut s’accrocher pour garder foi en lui). Laure Calamy illumine chaque plan, son charisme est indéniable. Ni misérabiliste, ni glauque, le film se focalise sur un combat, une mission, en toute dignité. Un très beau film.
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2021
Porté par une très bonne Laure Calamy, cette histoire de prostituée indépendante décidée à trouver une importante somme d'argent pour financer l'école de son fils fait mouche. La réalisation est solide, la mise en scène sobre, le scénario bien ficelé. L'ensemble ne verse ni dans le patos ni dans le voyeurisme, l'ambiance glauque de ce milieu bien rendu. Les différents acteurs sont tous très bons, si on y ajoute une belle histoire d'amour et humaine entre une mère et son fils, le film mérite bien d'être vu.
ZWARYSZCZUK FELIX
ZWARYSZCZUK FELIX

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 décembre 2021
C'est un bon film. Laure Calamy est remarquable, mais ce n'est pas une surprise. Comment traiter le sujet de la prostitution dans un pays où on met les choses sous le tapis, où il est interdit de regarder la vérité en face. On ne veut pas voir les prostituées alors tout est fait pour qu'elles aillent travailler au fond des bois dans les pires conditions. Ce film avec un petit air de ne pas y toucher nous montre la vie de ces femmes (et de quelques hommes). La prostitution est interdite? mais pas pour le fisc. Je ne suis pas fier de la façon dont nous les traitons. Le sort de ces femmes là est exactement le même que celui des filles qui veulent avorter. Nous refusons de voir la misère et la souffrance, d'ailleurs je note que les gens préfèrent aller voir un film lisse et neutre.
Christian L.
Christian L.

9 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 décembre 2021
On ne voit pas le temps passé ! Laure Calamy emporte le film, le jeune acteur Nissim renard également ! Il y a de l'action (l'héroïne se bat constamment!), des sentiments, de l'émotion ! La réalisation est efficace sans surplus inutile. Le rythme est enlevé et le scénario riche. Bref, un film de cinéma dense et riche en sensations ! Du bonheur !
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2021
La prostitution de proximité semble être un sujet qui intéresse les cinéastes contemporain(e)s comme en témoigne par exemple le récent (et très bon) Filles de joie.

Alors que les travailleuses du sexe de ce dernier film allaient exercer en toute légalité en Belgique, le personnage joué par l'excellente Laure Calamy se voit contrainte d'aller en Allemagne pour augmenter ses revenus et financer ainsi les études de son fils. Les deux films ont ceci en commun qu'ils montrent que nos voisins sont bien moins hypocrites que nous sur le sujet.

L'intérêt d'Une femme du monde ne tient qu'à un fil. Il faut l'alliance d'une interprète ravie de jouer avec son physique et d'une réalisatrice délicate et subtile pour qu'on accroche à cette proposition, d'une modestie attendrissante, qui fonctionne parfaitement bien. Tous les personnages sont admirablement dessinés (le fils, l'avocat, les collègues, le patron) et le fait que Marie assume parfaitement son métier est finalement plutôt original (la scène de la banque est formidable de ce point de vue).

Un beau portrait de femme, juste et émouvant.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2021
Marie (Laure Calamy) se prostitue à Strasbourg. Son fils Adrien est en échec scolaire. Sa seule planche de salut serait de l'inscrire dans une école privée de cuisine. Mais la scolarité n'y est pas gratuite. Marie réussira-t-elle à rassembler la somme qu'on lui demande pour donner à son fils un avenir ?

Le plus vieux métier du monde inspire de longue date le cinéma, depuis Mizoguchi ("La Rue de la Honte"), Fellini ("Les Nuits de Cabiria"), Pasolini ("Mamma Roma") sans oublier Godard ("Vivre sa vie"), Bunuel ("Belle de jour") ou Almodovar ("Tout sur ma mère").

Plus près de nous, le cinéma français contemporain a décrit dans une veine naturaliste la réalité de la prostitution, sa violence, sa précarité. Je pense à l'extraordinaire "Party Girl" (2013) qui avait pour cadre le lumpenprolétariat d’un Grand Est sans soleil, à "Sauvage", un film quasi-documentaire sur les tapins masculins, à "Filles de joie" auquel j'avais reproché de présenter le bordel comme un lieu joyeux, épanouissant, où ses trois héroïnes pansaient les plaies qu’un quotidien brutal leur infligeait.

"Une femme du monde" s'inscrit dans cette veine et le fait avec une extraordinaire réussite. Le film est juste de bout en bout qui documente le quotidien d'une femme indépendante qui essaie de conserver sa dignité dans l'exercice d'un métier réprouvé. Le scénario, d'une grande simplicité, est la course d'obstacles que Marie doit franchir pour réunir la somme que l'école privée de son fils exige. Face à elle, toutes les portes se ferment les unes après les autres. Sans autre alternative, elle en est réduite à franchir la frontière et aller travailler dans un club allemand, avec des filles plus jeunes qu'elle et une mère maquerelle intraitable.

"Une femme du monde" repose sur les épaules de Laure Calamy. Elle est de chaque plan. Elle y est formidable. On a fait grand cas de son interprétation dans "Antoinette dans les Cévennes" qui lui a valu le César 2021 de la meilleure actrice mais qui m'avait inspiré quelques réserves, à rebours des critiques et des spectateurs unanimes. Ici, plus encore que dans les sentiers cévenols, son tonus et son bagout font mouche. On la voit tomber sept fois et se relever huit, jusqu'au plan final juste parfait.
Guyot Ol
Guyot Ol

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2021
Servi par des acteurs exceptionnels et un scenario de thriller haletant ce film est une totale réussite. On est emmené dans cette course contre la montre de cette mère magnifique, drôle, émouvante, courageuse, qui relève tous le défis. Laure Calamy en route vers un nouveau césar ? Quelle actrice ! On l'espère, elle le mérite !
Marc P
Marc P

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 décembre 2021
Même si les acteurs sont remarquables, le scénario est si prévisible et caricatural qu'il dessert la cause qu'il semble vouloir défendre.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2021
Une femme exerçant ce qu’on nomme le plus vieux métier du monde peut aussi être mère de famille, monoparentale ici, et avoir à charge un adolescent glissant doucement mais sûrement vers la déshérence faute de réussir à se tracer un avenir professionnel et de s’y tenir. Tel est le fil conducteur du scénario. S’y grefferont de nombreux rebonds autour de cette mère se démenant, comme elle peut, sans faux-fuyant avec le métier qui est le sien, pour assurer l’avenir de son fils. L’inscrire dans une école de cuisine (prestigieuse et connue, le nom étant simplement quelque peu tronqué pour les besoins de la fiction) puisqu’il semble vouloir s’accrocher à ça et qu"il témoigne de quelques qualités et pré-requis en la matière. Mobilisation de l’ado pour son avenir, entrainement à se présenter sous le meilleur jour lui qui commence à douter de tout à commencer de lui-même, le motiver pour passer la sélection, surpasser ou du moins faire avec les conflits et rejets d'autorité mère / fils. Et puis la dernière barrière, celle du financement pour l’admission à cette école privée. Tels sont les ressorts de cette histoire somme toute familiale. Des affres qui parleront à un large public qui aura pu, plus ou moins et souvent plutôt plus que moins, les connaitre avec des difficultés sociales et économiques similaires.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2021
Cécile Ducrocq, showrunner et réalisatrice de la série événement L'Opéra, présente son premier long-métrage avec la fabuleuse Laure Calamy. Avec une grande sobriété, on suit une prostitué qui veut offrir un avenir a son fils de 17 ans et qu'il puisse suivre ses études de cuisinier. Entre violence et amour, cette relation mére-fils est tumultueuse dans l'espoir d'avoir un avenir. Laure Calamy éblouie l'écran. Elle se donne au maximum et on est ébloui. Son partenaire Nissim Renard tient la barre haute et arrive au niveau de l'actrice. Un très beau duo pour un film sobre et touchant.
lancelo25
lancelo25

38 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2021
Après « Antoinette dans les Cévennes » où elle excellait, Laure Calamy confirme qu’elle est une grande actrice, capable de tout jouer, avec intensité et naturel. On découvre aussi Nissim Renard qui incarne parfaitement l’adolescent révolté et nihiliste, sans repaires car sans père. Le scénario implacable s’appuie sur une tension dramatique parfaitement dosée. Un grand film sur une mère qui tente tout pour que son fils n’ait pas un destin similaire au sien, celui d’une femme dans la précarité permanente, sans reconnaissance ni dignité.
joelle g
joelle g

102 abonnés 945 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2021
Un très beau portrait de femme . Une femme forte , battante presque comme n'importe quelle autre femme . Prête à tout pour son fils. Sauf que cette femme est une prostituée qui assume pleinement sa profession .
Un film réaliste sans floriture , brut .
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