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Wikus83
26 abonnés
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5,0
Publiée le 11 décembre 2021
Laure Calamy illumine littéralement l'écran, elle est de tous les plans. Sa condition de femme, de mère, de prostituée, elle joue tout avec un naturel exaltant et désarmant. Autour d'elle, un écrin de réalisation travaillée mais qui ne se regarde pas le nombril, un parti pris réaliste mais pas misérabiliste. C'est simple, c'est beau, c'est dénué de tout jugement, et ça fait sacrément du bien au cinéma français.
Formidable ! Tant pour l’histoire très réaliste, La Défense du métier de prostituee, et le fait qu’elle assume son métier, que l’interprétation de Laure Calamy en mère courage, prête à aller « jusqu’au bout » pour sortir son fils de leur modeste condition. A voir absolument.
Excellent film qui va à contre-courant de la victimisation maladive contemporaine. Nous sommes tous les acteurs de notre vie et n'avons pas à juger les autres pour leurs choix sous couvert de bien-pensance 2.0. Les prostitué(e)s qui vivent des services qu'ils proposent devraient être accompagnés et reconnus, pas ostracisés. La France a bcp à apprendre de ses voisins suisses, allemands ou espagnols.
tres touchant ! super film : les acteurs sont excellent, l'histoire tient la route sans aucune vulgarité, ensemble subtil et le message est tres beau
par ailleurs, c'est finalement le combat d'un maman qui est prete à tout pour voir son fils heureux, rien que pour ça beaucoup de maman peuvent se renconnaitre dans l'idée de tout donner pour son enfant, et c'est un peu le sens de l'histoire finalement
foncez le voir , histoire originale d'autant que le rytmne est tres bien , on s'ennuie pas
Beaucoup d'émotion, merci à Laure Calamy pour sa magnifique interprétation, c'est aussi un film instructif, qui nous aide à comprendre beaucoup d'aspects de la prostitution..et on croit à cette histoire, les seconds rôles sont parfaits, pas une seconde d'ennui, très émue en sortant de cette projection; (P.S.: sympa la chanson de Véronique Sanson...)
A Strasbourg, Marie se prostitue depuis 20 ans en tant qu'indépendante. Certes, ce n'est pas le métier idéal, mais elle l'assume à 100% et élève seule son fils de 17 ans. Ce dernier rêve de devenir chef cuisinier, mais il traverse une période compliquée, la tension est palpable à la maison. Elle décide de l'inscrire dans la meilleure école de la ville, mais il lui faut de l'argent, beaucoup d'argent, vite ! Après "Antoinette dans les Cévennes" sorti en 2020, revoilà Laure Calamy dans un premier rôle, plus dramatique cette fois : une maman "brute de décoffrage" prête à tout pour la réussite de son rejeton. L'histoire n'est pas dénuée d'intérêt, même s'il est agaçant de voir cette mère un peu écervelée s'y prendre souvent de travers dans tout ce qu'elle tente, heureusement que le destin va se charger de la dépanner de façon plus ou moins crédible. Un drame globalement maladroit, mais porté par une actrice dotée d'un charme naturel indéniable. L'ensemble reste moyen et pourra largement attendre d'être vu à la télévision. Site CINEMADOURG.free.fr
Il est remarquable de constater qu'absolument aucun homme dans ce film n'a la part belle, y compris le fils spoiler: (au moins dans une grande partie du film ), ils sont tous montrés comme lâches, hypocrites, violents, exploiteurs, fainéants, leur seule force, et malheureusement la pire, étant purement physique. On est donc dans le point de vue de l'héroïne, Calamy très juste dans le rôle d'une mère courage, ouvrière du sexe, et non pas travailleuse indépendante, quoi qu'elle en pense... Et si je peux me permettre ceci : marrant de voir autant d'hommes dans la salle de cinéma pour ce film (!)
Une prostituée qui se bat pour que son fils ait un meilleur destin. Pas de scènes pornographiques, quelques flash tout au plus pour nous rappeler qu'on évolue dans un milieu particulier, celui des travailleurs du sexe. Leur légitimité n'est plus à remettre en cause car on le sait, la sexualité dans de nombreux couples est quasi inexistante. A l'heure de Meetoo, je pense qu'il vaut mieux être pincé avec une prostituée que d'être accusé de viol. Les conséquences sont moins lourdes. Dans ce milieu, ce n'est pas le chaos : il y a des tarifs, des horaires, des règles de vie. Ce sont des gens qui payent leurs impôts et leurs loyers. Au delà de ce combat d'une mère, ce film dénonce les conditions de travail, des droits bafoués et la quasi-impossibilité d'obtenir un prêt. Par quelques scènes tournées en Allemagne, on comprend que ce pays 'est le paradis des travailleurs du sexe. Pour finir, formidable performance de tous les acteurs.
Une femme du monde doit tout à l'interprétation très à l'aise et sensible de Laure Calamy (oubliez la petite secrétaire sage de Dix pour Cent, vous allez être étonné par Marie, reine de la passe), qui donne tout à son personnage, ce qui se remarque : on vit le film avec elle. On aime aussi que ce drame s'attache à démonter tous les clichés sur les travailleuses (et travailleurs) du sexe, tous les fantasmes dégradants sont mis à mal par la réalité de cette travailleuse indépendante qui prend toutes les précautions nécessaires, a ses habitudes et sa dignité. Comment ne pas se sentir un peu compatissant lors de la scène qui la confronte au banquier, au regard de son propre fils, à une juridiction hypocrite qui n'interdit pas l'activité mais pénalise le client (une interdiction déguisée), à un manque criant d'encadrement et de sécurité... Marie est une maman qui se sacrifie, et on adhère totalement à son personnage si attachant. On a seulement regretté la fin, qui accumule les choix scénaristiques faciles. Lorsqu'on voit le jeune homme spoiler: se faire embaucher comme cuisinier en un mois alors qu'il rame depuis des années, on se dit simplement qu'il aurait pu se bouger plus tôt, et que "maman" aurait évité bien des horreurs (faites des gosses...). En plus de donner l'impression que Marie a fait tout cela absolument pour rien (et que l'on aurait pu voir un film qui aurait duré cinq minutes), cela enchaîne avec une scène de fête légèrement ringarde et longue, une happy-end caricaturale que l'on n'a pas vraiment apprécié pour conclure un film qui se défendait plus que bien jusque-là. Une femme du monde reste une production française osée sur le monde des péripatéticiennes et des "LGBT+ de la nuit" (on a repéré Romain Brau, jouant un rôle dans Haute Couture, simultanément à l'affiche du cinéma !). Mais, comme dans le binôme mère-fils, c'est Laure Calamy qui fait tout le boulot. Chapeau bas.
C'est l'histoire d'une mère plus que d'une prostituée, c'est l'histoire d'une précarité ordinaire, d'un combat de femme pour l'amour de son fils.
Marie la fière, la digne, la militante, la mère courage qui ne flanche pas devant le désir des hommes, de ceux là même qui tentent de la réduire au rang d'objet, Marie qui n'a pas honte de son métier, qui relève la tête en toutes circonstances, même lorsqu'elle est contrainte de rejoindre une maison close - au combien glauque - à la frontière allemande, pour tenter de payer la prestigieuse école de cuisine convoitée par son fils. Ecole qui, le croit-elle, le sauvera de ses addictions et errances adolescentes.
Film féministe, où la cause de la prostitution de Marie n'est pas abordée - puisqu'elle revendique son métier comme n'importe quel autre - mais qui en relève cependant très bien la dureté, dureté des hommes envers les femmes mais aussi des prostituées entre elles, et où la précarité est omniprésente.
Laure Calamy est exceptionnelle, crève l'écran de bout en bout , nous fait passer du rire aux larmes.
Un petit bijou ce film de Cécile Ducrocq !!! Plein soleil pour Laure Calamy qui crève l'écran. J'adore cette actrice, et depuis bien avant sa balade dans les Cévennes..... Un rôle en "Laure" (pardon) pour elle. Franchement, simplement, Marie ( L Calamy ) nous invite à la suivre dans "sa" vie, et ses choix. Elle partage sa joie de vivre, avec comme tout le monde, sa part de petits ennuis domestiques. Elever seule un grand ado, n'est pas simple, et le thème des fins de mois difficiles est n classique. Malgré tout cela, l'ambiance est relevée, Marie est dynamique, volontaire et trouve des solutions, qui nous sont livrés en toute transparence et presque bienveillance. Cette actrice réussit à faire passer un tel courant de sympathie, qu'elle occupe complètement l'espace dans ce film magnifique. Inutile d'ajouter que le choix du lieu (Strasbourg) et de l'Alsace 泌ne peut qu'accentuer mon coup de coeur pour cette belle surprise. Ajoutons la belle composition de Nissim Renard (Adrien), épatant ! A voir et probablement revoir....!!**
4 étoiles rien que pour la prestation époustouflante et très intense de Laure Calamy, à mille lieues de la cruchette Antoinette. Elle mérite ici tous les éloges. Le film quant à lui tient bien la route, sans grande surprise mais sans faute de goût. Le scénario est particulièrement bien ficelé. Une très bonne surprise.
Très beau portrait de femme, je suis ressortie émue par le combat de cette mère qui pourrait être le combat de bien des mères, pour la dignité de leur enfant ! Tiré d'une histoire vraie et hélas très classique : quand on n'a que son corps à vendre pour faire manger ses proches, on le fait. C'est plus que respectable et très bien raconté par le film. Laure Calamy (qui peut m'agacer parfois en interview avec ces rires intempestifs) est exceptionnelle, son personnage est crédible dès la première seconde dans les rues de Strasbourg...
J'ai été absolument embarqué par ce film, grâce à la performance de Laure Calamy mais pas seulement. J'ai aimé la façon dont la réalisatrice prend le temps de poser l'enjeu avant d'accélérer le rythme en deuxième partie, ce qui semble déstabiliser d'autres spectateurs. Certaines scènes m'ont littéralement bouleversé mais on sort du film avec une belle énergie. Certains personnages sont un peu survolés mais c'est un détail quand l'émotion nous emporte à ce point.
Laure Calamy porte ce film admirablement , avec toute la fougue, l optimisme , le desespoir, le renoncement , la joie , la colère , l humanisme ,parfois la colère d une femme qui a fait le choix d être une travailleuse du sexe indépendante comme on choisit une autre profession . Ce combat acharné pour que son fils fasse le métier qu il aime la rend touchante , aimante et envahissante . Toutes les facettes de cette femme sont montrées avec bienveillance sans jugement sans préjugé juste une femme son métier et son fils .je suis sorti du film mitigé car le rythme et le relief du personnage ne semble pas assez marqué. C est une histoire simple presque banalecomme tant d autre qui pourrait arriver et le souffle de l émotion est juste une brise malgré un jeu honorable .