Au milieu des 80ies, un groupe de jeunes comédiens en herbe intègre l’école du Théâtre des Amandiers. Ils vont se former avec Patrice Chéreau (Louis Garrel) et Pierre Romans (Micha Lescot). Le premier monte "Platonov" de Tchekhov, le second "Penthésilée" de Kleist.
Valeria Bruni-Tedeschi plonge dans ses souvenirs pour raconter ses années de formation au Théâtre des Amandiers. Elle y fréquenta des jeunes acteurs aussi talentueux que Agnès Jaoui, Vincent Perez, Eva Ionesco, Thibault de Montalembert (qui fait un cameo dans le jury d’admission du début du film), Bruno Todeschini, Marianne Denicourt, Thierry Ravel dont elle fut la compagne et qui mourut à vingt-huit ans d’une overdose après des débuts pourtant prometteurs. Avec eux, elle tint le rôle principal de "Platonov" qui fut monté à Nanterre puis porté à l’écran en 1987 sous le titre "Hôtel de France" par Chéreau lui-même.
On imagine volontiers le plaisir nostalgique qu’elle a pris à retrouver ses camarades et à se rappeler ensemble leur folle jeunesse. Nous avons tous connu dans nos vies une période fondatrice de notre jeunesse, un moment parfait, ou reconstitué comme telle dans notre mémoire embellissante, notre premier flirt, notre premier chagrin d’amour, l’année du brevet ou celle du bac, un voyage scolaire à Florence ou à Paris, un examen réussi ou même raté….
Ce plaisir régressif se voit et se sent. "Les Amandiers" est un film sur la jeunesse qui se perd du double point de vue de la réalisatrice, la cinquantaine bien frappée, et de celui des acteurs eux-mêmes qui ont déjà cette conscience aigüe. C’est un film inscrit dans son temps et dans son milieu – même si le théâtre permettait un étonnant brassement de classes qu’a vécu très intimement Valeria Bruni Tedeschi, héritière d’une richissime famille italienne exilée à Paris pour fuir les Brigades rouges. Ses jeunes personnages dévorent la vie avec une énergie destructrice. Ils boient, ils baisent, ils se droguent sans que leurs aînés ne leur mettent de frein. Ceux-ci auraient d’ailleurs plutôt tendance à les y encourager.
"Les Amandiers" est un film électrisant porté par des jeunes acteurs pleins de flamme. Ils pourraient être les enfants, ou à tout le moins les fils et filles spirituelles, des acteurs et des actrices formés par Chéreau à Nanterre dans les 80ies. Nadia Tereszkiewicz ("Tom", "Babysitter", "Seules les bêtes") mène la danse, incandescente. On voit mal comme le César du meilleur espoir féminin lui échapperait. Elle est entourée par une bande de jeunes acteurs tout aussi prometteurs qu’elle, Sofiane Bennacern, des faux airs de Félix Moati, en tête : Liv Henneguier ("Crache cœur"), Sarah Henochsberg ("C’est ça l’amour"), Suzanne Lindon ("Seize printemps")….
Pour autant, le film souffre d’un manque de rythme et s’enlise dans une durée trop longue (il aurait pu facilement être amputé d’une bonne demi-heure). Il souffre aussi d’une musique envahissante : on a beau aimé Bach et Vivaldi – et "Daydream" de "Wallace Collection" – il n’était pas nécessaire d’en coller des extraits à chaque plan.
A la fin des années 80, plusieurs étudiants passent le concours d’entrée à l’école de théâtre de Patrice Chéreau (Louis Garrel) et Pierre Romans (Micha Lescot). Parmi eux, Stella (Nadia Tereszkiewicz) et Etienne (Sofiane Bennacer) tombent rapidement amoureux. Les acteurs interprètent leurs rôles à la perfection, tout est crédible, les dialogues sont réussis, les scènes de groupe sont très naturelles, il y a vraiment une belle dynamique qui a été créée avec ce film. Plusieurs scènes sont très fortes, pas évidentes à interpréter et pourtant il n’y a aucune fausse note, c’est très juste. On est totalement emportés par l’histoire, les personnages, les drames qu’ils doivent surmonter. Chacun est parfaitement dans son rôle, à sa place. C’est un film fort.
Il est question d’une variation sur l’engagement dans l’art. C’est à la vie à la mort, ces thèmes sont récurrents. Tellement dans Les Amandiers, il est question d’une fureur de jouer, d’une fureur de vivre, d’un élan de vie, d’un tourbillon permanent. Il faut mourir sur scène. Ces jeunes destins, dans des excès de passion, dans une quête libertaire sans limites, consomment drogues, amours, sexes (y compris avec les profs), jeux, confusion entre réalité et scène, et se consument par tous les bouts. « Jouer est dangereux« , nous rappelle Chéreau.
La sensibilité du film est folle, à vif, à feu et à sang. Pour la déployer, entre autre le chef opérateur, Julien Poupard livre une photographie dans un esthétisme post-moderne, qui joue sur les intensités, et c’est très puissant. Nadia Tereszkiewicz (dans le rôle de Stella) prend notamment la lumière avec une force sacrément impressionnante.
Au final, Les Amandiers retrace une époque, et se pose comme une déclaration d’amour au spectacle vivant et à la jeunesse, dans la croyance à ses utopies. L’ensemble est très esthétique, sensible et prenant. Ça donne envie de jouer, et de croire en la force de l’art.
Film NUL Sur la base de bonnes critiques j'ai été le voir. A part les 30 premières minutes, j'ai vraiment été dégoûté de cette ambiance malsaine où il n'est question que de sexe, d'homos, de droque.... Aucun des personnages n'attire la sympathie. Il n'a rien sur le théâtre, rien sur la mise en scène. Les seules contributions de Chéreau sont de se piquer .. !!!! Passant lucide passez votre chemin et ne laisser pas cette bande de pseudo intellectuels vous faire prendre des vessies pour les lanternes. Le plus MAUVAIS FILM que j'ai vu depuis de nombreuses années.....
La star Ac pour les bobos au secours. Ambiance de winners plein de rage et d'hystérie, tout ça repose sur un imaginaire débile du jeu d'acteur "intense" (genre faut se rouler par terre pour bien jouer)
Déjà, à la base, Chéreau il est bien mimi mais enfin bon ... de là à devenir culte il y a plusieurs pas.L'ambiance des années 80 assez bien rendue mais des scènes trop longues, des "répétitions" qui n'en finissent pas, des apprentis acteurs tous déjantés ( en fait on peut devenir un très bon acteur sans passer forcément par la case Sainte Anne), une vague lassitude s'empare du spectateur. Pas vraiment d'histoire. On pédale dans l'hystérie et saoulé de scènes surjouées on n'a plus du tout envie d'aller voir Tchékhov. Reste Louis Garrel excellent comme d'habitude.
Le meilleur film de Valeria Bruni Tedeschi en tant que réalisatrice ? Sans doute le plus consensuel en tout cas. Le portrait semi-autobiographique d'une promotion de jeune comédiens des années 80 émeut indiscutablement. On regrettera par contre l'excès de pathos et la caricature de Chéreau donnée tant par le scénario que le jeu de Louis Garrel, qui semble réitérer son interprétation de Godard dans "Le redoutable".
Waouh! Quelle claque! Le film nous plonge au coeur des années 80 dans l'école crée par Patrice Chéreau (Louis Garrel). Les jeunes apprentis comédiens vont s'aimer, se haïr avec comme toile de fond l'émergence du SIDA et des drogues dures. C'est une oeuvre vivante portée par des acteurs toujours sur un fil. C'est aussi l'heure des espoirs et des illusions perdues. Sofiane Benacer (sans rentrer dans la polémique) traine son désespoir et sa folie, non sans rappeler un certain Patrick Dewaere. Véritable reflet d'une époque, ce film n'est pas loin de tutoyer les sommets.
Un bijou ! Parvenir à restituer la folie et l'insouciance des années Sida au travers d'une troupe de jeunes comédiens, c'est le pari réussi de la réalisatrice, qui a mis beaucoup d'elle-même dans ce récit électrique et déjanté. Les acteurs sont lumineux (Stella mérite amplement son prénom d'étoile), et la beauté et la fugacité du théâtre, art de l'éphémère, transparaissent magnifiquement dans ces scènes de répétions, celle ouvrant le film et celle le clôturant étant deux moments magistraux où la frontière entre la vie et le théâtre devient floue et incertaine. On en redemande.
À croire que les chefs-d’œuvre français ne sortent qu’en novembre ! À quelques jours près, il y a un an, je découvrais "De son Vivant", et aujourd’hui "Les Amandiers", 7ème film réalisé par (l’également actrice, scénariste et dialoguiste) Valeria Bruni Tedeschi. Alors si effectivement, comme moi, tu avais 20 ans au milieu des années 80, avec toute l’insouciante qui va avec, tu vas aimer. Si déjà à l’époque tu t’intéressais au cinéma, aux acteurs, aux réalisateurs, bref au 7ème art en général, tu vas encore plus aimer. Si jamais la vie t’a déjà mis sur les planches d’un théâtre devant un public, tu vas vibrer. Si jamais Patrice Chéreau t’évoque plus que 2 où 3 films, tu vas être très ému. Si jamais tu as connu le début des années SIDA, et plus encore, si tu en as perdu dans ces années-là des amis proches, tu auras la larme à l’œil et peut-être même pleurer. Mais surtout, sans avoir rien spoiler, et si comme moi tu as connu tout ça, tu vas t’apercevoir qu’il t’est possible de retenir ton souffle pendant 2h05 ! Outre un casting époustouflant, Valeria Bruni Tedeschi avec l’aide de la non-moins géniale Noémie Lvovsky et Agnès de Sacy offrent à cette pléiade d’acteurs (tous magnifiques de justesse) des dialogues d’une finesse ciselée au couteau au point que chaque mot semble important, grave et définitif. Bref, ce film (de fiction) ne peux pas laisser indifférent par bien des points et est incontestablement tout en haut du panier sur ce que j’ai pu voir ces dernières années.
Sensible et délicat, ce film est un délice ! Un film chorale à la narration fluide. On y est immergé dès les toutes premières scènes. Et en plus il très intéressant (on y apprend des choses -sur le théâtre, sur Chéreau, sur l'époque...- )! Vraiment un très grand film et un immense plaisir !
Un film qui se veut d auteurs, mais nous n'avons malheureusement ressenti aucune émotion. Tout est surjoué et les acteurs bien que talentueux (car vus dans d autres films) semblent complètement survoltés. Je vois que bcp parlent de la bande son... alors là je ne comprends pas du tout car la petite musique de fond est franchement insignifiante. Je regrette d'avoir perdu 2h de mon temps pour ce film. Comment a t il pu obtenir tant de prix !!! Et quand on voit le "héros" violent et drogué, on ne peut que penser aux poursuites auxquelles il est visé. Bref passez votre chemin. À moins que n aimiez lez films lents avec des excités sans histoire. Quelle déception je n en reviens pas !
Ce film est vraiment mauvais, décousu. Seule la bande annonce est réussie. Bruni la réalisatrice filme sa mère en gros plan a plusieurs reprises, sans intérêt pour l'intrigue, alors que celle-ci ne sait pas du tout jouer et prend beaucoup de plaisir à exhiber son manoir et se fantasmer aussi jolie que son actrice principale.
à éviter Dans une école de théâtre une petite bourgeoise friquée s'éprend d'un voyou drogué qui meurt d'une overdose. fin du film inter-minable (plus de 2h) surjoué, dialogues inconsistants, décors années 70 pour un film années 80.