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djskeud
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0,5
Publiée le 27 avril 2023
Sujet profond mais traité à travers les clichés parisiano-parisien. Les dialogues sont creux, ce qui a le mérite d'être raccord avec le jeu d'acteurs. J'attends encore l'explication concernant le choix du titre.
J'ai suivi les affres par lesquels passe Sandra, tiraillée entre la quête de la moins mauvaise des solutions pour accompagner son père (un intellectuel) dans son irréversible perte d'autonomie, et l'espoir d'un nouvel amour qui se présente fortuitement sous les traits d'un ancien ami par ailleurs déjà engagé dans la vie (femme et enfant). Ça vous a semblé long et pesant mon introduction, non ? .. le film m'a fait le même effet. Et que penser de ce triangle amoureux (amant, femme, maîtresse)
J'ai malgré moi été pris d'un élégant ennui. Les clichés abondent dans ce scénario trop attendu et écrit d'avance qui se déroule dans une famille tellement bourgeoise et parisienne. Certes les acteurs sont bons mais ils jouent leur partition sans surprise. J'ai espéré une surprise, en vain.
L'histoire du femme mère célibataire qui doit s'occuper de son père qui perd la tête. Tout est dans le résumé, excepté une histoire d'amour parallèle avec un ami. Le film ne tient que sur les acteurs Gregory prodigieux, Lea Seydoux boudeuse comme toujours et Melvil Poupaud sympathique comme toujours. Pas indispensable
L'histoire est touchante, mais subsistent des défauts de taille à ce film : déjà le titre : "Un beau matin" n'évoque rien, si ce n'est la paresse d'un auteur et/ou d'un realisateur incapables de trouver un titre plus pertinent. Le film est loin d'être un succès, et la faiblesse du titre, je pense, y est pour beaucoup ; enfin, 2ème défaut et la encore ça n'est pas anodin : la bande sonore, insupportable, qui privilégie les sons d'ambiance au détriment des dialogues. Résultat : on distingue mal ce que disent les acteurs, dont le dialogue est souvent noyé par les sons extérieurs. La encore, c'est une faute grave du sonorisateur et du réalisateur, et ça pénalise le spectateur. Next!
Surfant dans les eaux d’un «The Father» de Florian Zeller ou «Tout s’est bien passé» de François Ozon – Un Beau Matin ne parviens jamais à trouver sa propre identité. Les images sont belles et rappellent l’esthétisme du cinéma de Sautet, mais cela ne peut sauver un scénario profondément paresseux, des acteurs mauvais...j’attendais ce film avec impatience, et je suis déçu. Poussiéreux.
Un vrai bonheur de retrouver l’une de nos plus précieuses réalisatrices. Aores la parenthèse Bergmanienne qui ne m’avait pas convaincu, je retrouve son immense talent quasiment reconnaissable des les premières scènes Elle sait éviter tous les clichés, faire surgir l’émotion de manière fugace , au coin d’un regard, sans jamais insister. Le récit fait parfois penser à un conte de Rohmer , enchaînant de courtes scènes dont l’action se termine souvent en hors champs. Mia Hansen Love sait aussi offrir à ses interprètes l’occasion de nous surprendre par un jeu différent , hors tout cabotinage, au plus près d’eux mêmes. C est ici le cas avec un magnifique quatuor : Melville Poupaud qui passe de l’ami- amant idéal au compagnon tourmenté puis à celui qui apaise; Nicole Garcia formidable dans le double registre de la loufoquerie et de la raison; Pascal Gregory éblouissant de sobriété, à mille lieux de tout cliché, bouleversant; et enfin une Léa Seydoux lumineuse, charnelle, fragile, tellement attachante qu’on a envie de la revoir vite chez Hansen Love. C’est un beau moment quevous passerez avec eux si vous trouvez le chemin d un écran pour découvrir ce petit bijou, sorti hélas en catimini et sans promotion, et qui survole de très loin la production française courante.
Excellent, tout sonne juste dans ce film portée par une Léa Seydoux, au naturel, émouvante et magnétique. La déchéance du père est filmée sans pathos et prend aux tripes. Un peu trop parisien sans doute mais un film universel sur le deuil, le vieillissement, la résilience et la beauté d’un nouvel amour.
Mia Hansen-Love est la jeune cinéaste française la plus prolifique avec huit longs-métrages en quinze ans. Ses films recueillent une presse globalement positive mais ne déchaînent pas les foules, Un beau matin ne fait pas exception à la règle. L’histoire raconte la vie de Sandra, une traductrice belle et discrète, mère d’une fille (Camille Leban Martens), confrontée à la santé préoccupante de son père (Pascal Greggory) et séduite par Clément (Melvil Poupaud), un ami, beau mec, marié et père d’un enfant.
La douceur visuelle avec des travellings et des cadres raffinés éclairés superbement par Denis Lenoir dans un Paris souvent ensoleillé enveloppe les personnages dans un cocon charmant. Pourtant les deux histoires sont douloureuses avec une jeune femme qui derrière une bonne volonté humble accepte mal d’accompagner son père dans son déclin physique et mental et subit les hésitations d’un amant qui refuse d’abandonner trop rapidement sa famille pour vivre une nouvelle aventure amoureuse. Le choix de traiter avec un sourire bienveillant ou quelques larmes les visites chez le père et avec une ironie détachée ou quelques larmes les échanges avec l’amant finit par donner un film désincarné où Sandra souffre en silence. Cette pudeur des sentiments vire à la rétention d’émotions et il faut attendre une scène cruelle dans un ascenseur pour que Sandra manifeste enfin son désespoir.
Le regard triste de Léa Seydoux fait merveille dans ce rôle mélancolique. Pascal Greggory ne semble pas très à l’aise dans un rôle difficile et la monotonie des situations et des répliques ne l'aide pas. Melvil Poupaud est excellent dans un rôle plus facile certes. Davantage que le manque d’émotions, ce qui rend Un Beau matin mineur voire même assez pénible passe par la mère jouée par Nicole Garcia, une femme bourgeoise ravie de raconter avec un sourire fier ses actions militantes et ses gardes à vue de quatre heures (quelle rebelle!) ou prenant un air extrêmement inspiré pour apprendre à sa fille qui semble l’ignorer jusqu'à présent que “la presse regorge d’articles édifiants sur le sujet” des EHPAD privés qui sont “des machines à fric”. Dans quel monde vivent ces personnages?
Sandra (Léa Seydoux) vit avec sa petite fille et doit faire face à la maladie dégénératrice de son père (Pascal Greggory). Au hasard d'une promenade, elle va retrouver un vieil ami (Melvil Poupaud), homme marié, qui va vite tomber sous son charme. Film délicat sur la fin de vie d'un côté avec la perte de l'autonomie, et naissance d'une histoire d'amour complexe. Mia Hansen-Love sait diriger ces acteurs talentueux avec brio. L'histoire met un certain temps à démarrer notamment avec les atermoiements autour de cette liaison adultérine, mais ensuite l'émotion est au rendez-vous. Léa Seydoux illumine le film dans ce rôle de femme à la fois forte et fragile dans un jeu d'une rare sobriété chez elle. Un ensemble qui oscille entre tristesse et espoir pour un résultat abouti.
Mia Hansen-Love trace sa petite voie dans le paysage cinématographique tricolore depuis une bonne décennie maintenant. Et on peut clairement avancer désormais qu’elle fait partie intégrante de ce que l’on pourrait appeler le sérail du cinéma d’auteur pur jus. Mais malheureusement pas forcément le plus aimable ni le plus accessible. On peut aimer, mais on peut aussi se détourner de ce type de cinéma parfois hermétique, fastidieux et qui plaît bien plus à une certaine catégorie de spectateurs élitistes et intellos (en général). En gros, beaucoup trouveront ce cinéma d’auteur chiant et prétentieux. Il n’empêche si, par exemple, « Eden » ou « Le Père de mes enfants » ont pu ennuyer, elle a su réaliser un bon film (son meilleur) avec la grande Isabelle Huppert : « L’Avenir ». Dommage, « Un beau matin » est du même bois que les deux premiers cités et coche la plupart des cases de ce cinéma peu engageant.
Ce nouveau long-métrage de la jeune cinéaste fait se croiser deux fils narratifs distincts à travers le personnage de Sandra. D’un côté, un homme va quitter sa vie, son père mourant. De l’autre, un autre va y entrer, un ancien ami devenu son amant. Problème, ces deux parties du récit auraient pu constituer le sujet de deux films différents et ne se répondent pas vraiment, pas plus qu’elles n’éclairent la psychologie du personnage principal. « Un beau matin » passe donc d’une histoire à l’autre sans qu’on comprenne vraiment l’intérêt de les rassembler. En plus, c’est assez plat et monotone et on doit se farcir les habituels tics de ce cinéma d’auteur dont on parlait précédemment. La musique classique qui enrobe le film est ridicule en plus d’être vue et revue (enfin plutôt entendue et réentendue), le côté littéraire et philosophique est caricatural au possible (le père était prof de philo bien sûr) et les préoccupations familiales sont plutôt bourgeoises et déconnectées d’une certaine réalité.
« Un beau matin » n’est pas déplaisant non plus. Il y a une délicatesse non négligeable dans la manière de voir les personnages et leurs rapports. Certaines séquences sont touchantes et le film a le bon goût de pointer le néant médical qui entoure les personnes en fin de vie. Mais sinon ce n’est que du très trivial et commun. De plus, les acteurs jouent des rôles qu’ils ne connaissent que trop bien et donc ne surprennent plus. Léa Seydoux sait bien pleurer, cela on le sait. Melvil Poupaud joue un homme comme on a déjà pu le voir cette année dans « Les jeunes amants » et Nicole Garcia nous rejoue la mère pète-sec. Quant à Pascal Greggory en père atteint d’une maladie dégénérative, on ne saurait dire s’il joue faux ou pas. Après près de deux heures un peu longues où on ne sera jamais vraiment sorti de notre torpeur, on se dit donc que ce film n’était guère intéressant, presque trivial, et que son côté auteuriste était tout de même bien trop prononcé et agaçant.
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Tous les acteurs sont bons surtout Pascal Greggory. Mais je n'aime pas ces deux histoires parallèles. Un peu trop touchée par la maladie du père ( pensant au mien), j'ai eu du mal à m'investir dans l'histoire d'amour et elle m'est restée presque indifférente. Et cette histoire d'amour m'a parue pauvre. J 'ai trouvé le temps long. Dommage, car rien à dire sur le jeu des personnages.
Rien que voir la bande annonce j'avais les larmes aux yeux , il y avait quelque chose de l'ordre émotionnel qui me touchait me troublait... Ce film m'a paru tellement documenté sur la quête d'un lieu de vie digne pour cet homme vieillissant et enfermé dans son esprit qui s'embrume. Un film informatif ou documentaire presque ! pour une vérité absolument ingérable : la dégénérescence de la maladie, la perte d'autonomie. Cette recherche d'un établissement respectueux de l'existence de celui qui se perd est vraiment bien cerné, comme vécu. Scène remarquable avec l'arrière grand-mère qui évoque la dignité de l'être, rien que pour ça ce film mèrite notre intérêt. Mais c'est aussi deux moments qui coexistent, nécessaires l'un à l'autre, un équilibre pour nous spectateur, pour elle Sandra prise au piège des réalités : son père qui est dans son ailleurs, son amant qui a un autre ailleur. Des histoires toutes les deux difficiles, insupportables, impossible à vivre et pourtant si tendres. L'une permet de supporter l'autre et réciproquement. Lenteur délicatesse pudeur. Ce n'est qu'après que j'ai compris que la réalisatrice Mia Hanson Løve était celle de Bergman Island film qui m'avait déjà touché, alors je me suis dit que je l'aimais bien.
Je ne connaissais pas le cinéma de la cinéaste Mia Hansen-Love, je découvre "Un beau matin" qui est une œuvre pleine de vivacités et d'émotions qui m'a fait versé quelques larmes vers la fin !! J'avais un peu peur au début avec une mise en scène qui me semblait trop propre mais en avançant, on est absorbé par l'histoire, celle d'une traductrice trentenaire qui élève seule sa fille qui a un père qui a la maladie d'Alzheimer changeant souvent de lieux hospitalières et un amour avec un homme qui lui a une femme qui apprendra leur relation. Mia Hansen-Love amène beaucoup de sensibilités à ses personnages, notamment la personnage principale incarné par la sublime Léa Seydoux entouré du charmant Melvil Poupaud, du bouleversant Pascal Greggory, de Nicole Garcia ou la fillette excellente. La réalisation prend de l'ampleur au fil du récit au niveau de la qualité des images à l'écran. C'est le premier long métrage que j'ai vu de Mia Hansen-Love et il me tarde de jeter un œil à sa filmographie passée et future.