Caravage
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189 critiques spectateurs

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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 décembre 2022
Il y a 2 ans, le réalisateur russe Andrei Konchalovskiy avait réalisé un très beau film sur un épisode de la vie de Michel-Ange. Cette fois ci, c'est un autre grand artiste italien, Michelangelo Merisi da Caravaggio, plus connu sous le nom Le Caravage, qui est mis à l'honneur dans un film dont le réalisateur est italien : Michele Placido. Le Caravage, un artiste qui s'attachait à peindre la réalité, un peintre qui prenait des prostituées comme modèle lorsqu'il fallait représenter des madones et des vagabonds ou des voleurs pour représenter des saints. Autant dire que ce n'était peut-être pas la meilleure façon de rentrer dans les bonnes grâces de Paul V, le pape de l'époque, même si certains cardinaux, ne serait-ce que son propre neveu, Scipione Borghese, se montraient très friands des tableaux du Caravage. L'époque était violente et les artistes pouvaient se montrer violents, très violents même. C'est ainsi que, au même titre que le célèbre musicien Gesualdo qui, en 1590, avait assassiné sa première épouse et fait assassiner l'amant de celle-ci, tous deux surpris en situation d'adultère, le non moins célèbre Caravage s'est retrouvé avec du sang sur les mains, ayant tué son adversaire, Ranuccio Tomassoni, d'un coup d'épée au cours d'un duel en 1606. Voilà le peintre obligé de fuir Rome pour aller s'installer à Naples. Pour raconter les dix années de la vie du Caravage entre 1600 et 1610, le réalisateur a inventé un personnage, surnommé L'ombre, chargé en 1609 par Paul V d'enquêter sur Le Caravage afin de motiver une éventuelle décision de grâce. Le film nous montre ce que les gens rencontrés par "L'ombre" lui racontent sur Caravage en remontant depuis 1600. On est un peu surpris de la rencontre du peintre avec le frère dominicain et philosophe Giordano Bruno, celui ci ayant été brûlé vif le 17 février 1600. On est un peu déçu par la mise en scène très chargée de Michele Placido. On regrette la trop grande présence d'une musique totalement inadaptée au sujet. Par contre, l'interprétation est convaincante avec Riccardo Scamarcio dans le rôle du Caravage, avec Louis Garrel, à qui le rôle de "L'ombre", un personnage sinistre, convient finalement très bien, avec Isabelle Huppert dans le rôle de Costanza Colonna, la protectrice du Caravage.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2022
Très beau film, impressionnant par le scénario et l'interprétation des acteurs malgré la violence de l'époque
Nathalie F
Nathalie F

5 abonnés 53 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 décembre 2022
Un moment incroyable où nous sommes au 17 ieme siècle devant des tableaux de Caravage époustouflants mêlant les clairs obscurs à la violence de son époque, un film cru, servi par un Darel très performant, une ambiance incroyablement sombre et invitante qui subjugue le spectateur pour l'emmener vers l'inquisition, cette période ou l'église à la main sur tout!
Spectacle très réussi , bravo !
jean l.
jean l.

177 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2022
La vie de Caravage racontée comme un thriller avec une mise en scène spectaculaire et une interprétation exceptionnelle est un plaisir incroyable de cinéma
Merci Michèle Placido
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 décembre 2022
Difficile de retracer la vie de ce peintre génial qui a transgressé les codes de la peinture du XVII eme siècle.
La vie sulfureuse de cet artiste hors du commun méritait bien un nouveau long métrage.
Mais sans parler d'un film raté, tout cela est un peu brouillon.
Certes il y a de très belles images, une atmosphère en clair obscur, un tourbillon de vie, de violence, de débauche, de folie, mais on s'ennuie un peu.
Heureusement, un peu seulement.
Le rôle de Louis Garrel, ténébreux et implacable, est à mon sens beaucoup trop monolithique.
Isabelle Huppert est particulièrement bien filmée. Son visage est splendide et son jeu toujours impeccable.
Finalement c'est peut-être le parti pris du scénario qui plombe un peu le film.
A voir si vous aimez la peinture.
Lilicot
Lilicot

9 abonnés 267 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2023
Film puissant et violent dans les gestes et les sentiments à replacer dans le contexte du XVII ème siècle où l'église catholique toute puissante exerce sa domination sur tous y compris les artistes comme le peintre Caravage obsédé par la représentation du réel sur ses toiles. Son entêtement à ne pas plier aux injonctions de l'église lui coûtera la vie.
Le trio d'acteurs, Riccardo Scamarcio, Louis Garel et Isabelle Huppert est éblouissant.
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2023
Ratage complet, naufrage. Nos bons acteurs et actrices de chez nous sont mal dirigés dans le film. Isabelle Huppert et Louis Garrel sont complètement égarés, pas convaincus, donc pas convaincants, la voix d'Isabelle Huppert ne coïncide pas avec ses lèvres. Les flash-backs sont pénibles et nuisent considérablement à la narration. La mise en scène est globalement ratée. Je ne vois pas grand chose à sauver dans le film. J'ai passé un mauvais moment, et ce moment a commencé très tôt.
Le 4e Homme
Le 4e Homme

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 janvier 2023
Belle photographie
Aucune histoire. Aucun personnage sympathique
Malsain.
Aucune référence historique
A FUIR ABSOLUMENT
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2023
La première qualité du film reste sa reconstitution historique, sans tomber dans l'écueil du "beau" mais en faisant en sorte que la réalité de l'époque transparaît et transpire à chaque instant. Le film n'occulte pas l'homme et ses vices mais le plus intéressant et de loin reste toute l'exploration autour de son oeuvre, sa vision des choses et le pourquoi du comment il peignait ainsi. Le contexte géo-politique est un peu trop délaissé par contre alors que l'élection du Pape Paul V en 1606 n'est pas anodin pour le destin du Caravage. Dans l'ensemble le film est très fidèle à la vie du peintre, notre attention reste évidemment la mort du peintre. En effet, vu le mystère qui entoure sa mort le réalisateur avait une grande latitude pour offrir sa version. Le vrai soucis du film réside surtout, et malheureusement, sur les personnages joués par nos français Isabelle Huppert et Louis Garrel, essentiellement parce que leur doublage en italien est juste très laborieux, puis un Garrel qui manque un peu de haine ou de méchanceté, voir même de complexité pour incarner une arme inquisitrice nommée L'Ombre. Un film biographique passionnant.
Site : selenie.fr
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 janvier 2023
Un superbe hommage au grand peintre du seizième, dix septième siècle.....Plus dans le fond car la forme manque peut être de musique, de plans travaillés....Qu'importe, on apprend une foule de choses, notamment les démêlées de Caravage avec l''église, voire l'inquisition ..Le peintre faisait peur car l'église voyait son génie, en effet vous reconnaitrez tous ses toiles au travers du film; (on les a vue à droite ou à gauche, et pas que dans les musées, souvent dans les livres d'école).....Le film fait partie de l'histoire de la Renaissance ???? si je ne me trompe pas...C'est un film intéressant, pour tous ceux qui aiment la peinture et plus simplement les personnages célèbres.....on y apprend beaucoup, avec de l'action, de la tendresse, et des discours politiques....Enrichissant sera mon mot de conclusion....Je conseille..
octopus_fr2002
octopus_fr2002

96 abonnés 165 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 janvier 2023
- [ ] Plus français qu’italien hélas! Film paresseux et long qui se contente de banalités et de ragots tout en donnant son paquet à l’église de Rome. Une belle image du Château Saint-Ange qui ressert deux ou trois fois, une belle image de Naples resservie également plusieurs fois.Un Carrel d’une raideur inquisitoriale caricaturale. Une Huppert en aristo lubrique. C’est tout juste si on aperçoit trois toiles du Caravage! Les scènes de débauches sont du déjà vu et revu. Jolies fesses de l’acteur qui joue Caravage. Parle-t-on de peinture? Juste pour dire que c’est humain et choquant! Cela rabâché pendant deux heures et en prime une mort du Caravage totalement inventée. Je ne suis pas sûre que le grand public aimera se pencher sur les œuvres de ce génie. Dommage!
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2023
Un bon Film sur la vie tumultueuse et intense de ce peintre génial tourmenté par la représentation du réel et de la passion, en phase avec son époque violente soumise au joug hypocrite de l'Église
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2023
La vie mouvementée et courte (38 ans) de Michelangelo MERISI da CARAVAGGIO (1571-1610) dit Le Caravage, a inspiré 8 documentaires récents (entre 2010 et 2022), 3 films de fiction, avant celui-ci, de 1941 à 2011, par des réalisateurs italien, britannique et américain et 2 téléfilms italiens en 1967 (avec Gian-Maria Volonte dans le rôle-titre) et 2007. Comme souvent dans une biographie, le film débute par la fin (1609, 1 an avant sa mort) et se construit à partir de flash-backs, le fil conducteur étant l’enquête menée par un agent pontifical dit L’Ombre (Louis GARREL) sur la vie du peintre (Ricardo SCAMARCIO, 3e collaboration avec le réalisateur), accusé du meurtre de Ranuccio Tomassoni, et que le pape pourrait gracier. Le réalisateur a choisi de reproduire le style du peintre avec des scènes réalistes, un cadrage et une lumière reposant sur le clair-obscur, ce que d’aucuns qualifieront d’académisme. Plus qu’une biographie, c’est aussi un thriller et un film politique mettant en évidence le rôle démesuré et mortifère [cf. Bruno Giordano (1548-1600), frère Dominicain condamné par Clément VIII au bucher pour ses opinions blasphématoires (non virginité de Marie, héliocentrisme] des États-Pontificaux [ici, sous la papauté de Clément VIII (1592-1605) et Paul V (1605-1621), de son vrai nom, Camille Borghèse. On y retrouve l’ambiance du film « Le nom de la rose » (1986) de Jean-Jacques Annaud, même s’il se déroule au XIVe s. Le Caravage a un immense talent [comme sa consœur Artemisia Gentileschi (1593-1656) qui fut son élève], reconnu par quelques membres de l’Église dont le cardinal del Monte et le neveu du Pape, le cardinal Scipion Borghèse ; il connait bien les Évangiles mais c’est un artiste proche des humbles et des pauvres [comme Philippe Néri (1515-1595), fondateur de la Congrégation de l’Oratoire), libre, insoumis [un peu comme Mozart dans « Amadeus » (1984) de Miloš Forman, musicien génial mais à la vie débridée qui choque Antonio Salieri qui mène, lui, une vie chrétienne] et ayant une vie d’errance (originaire de Milan, il quitte Rome pour Naples puis Malte), ce qui l’empêche de participer à la décoration de la basilique Saint-Pierre-de-Rome) et donc subversif (représentant la Vierge Marie et les Saints en prenant modèle sur des hommes du peuple et des prostituées, provoquant le doute auprès des croyants), ce que l’Église lui reproche, tentant de le discréditer à travers l’enquête sur sa vie dissolue (bisexualité, fréquentation des prostitués et querelles nombreuses).
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2023
« Caravage » (L'ombra di Caravaggio) est un film franco-italien réalisé par Michele Placido et sorti en 2022 sur ce peintre baroque né en 1571 à Milan et mort à l’âge de 39 ans en 1610, et dont je ne connais pas bien l’œuvre picturale.
Michele-Angelo Merisi dit le Caravage (Riccardo Scamarcio) est rebelle contre les règles de l'Église qui édictent que seuls les thèmes religieux doivent être peints. Sacrilège et blasphème, le pape Paul V apprend que le peintre utilise des prostituées, des voleurs et des vagabonds comme modèles car pour le Caravage il faut « peindre le réel, la douleur de l’humanité ». Condamné en 1606 à la décapitation pour le meurtre d'un rival, le pape diligente pour une éventuelle grâce une enquête via L'Ombre (Louis Garrel) de ses services secrets, le Caravage étant de son côté sous la protection de la comtesse Costanza Sforza Colonna (Isabelle Huppert), du Cardinal Del Monte et du Cardinal Scipion de Borghese.
Le film est superbe en termes de reconstitution, de décors, de lumière… mais avec une utilisation peut-être trop lourde des flash-backs. Louis Garrel est oppressant dans ce rôle ambigu et Isabelle Huppert surprenante. Les aperçus des tableaux sont superbement amenés, le peintre clamant à 2 reprises « Amor vincit ommnia ».
Boulanger_bernard
Boulanger_bernard

21 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2023
Un film que j'ai vraiment apprécié.
Un bon moment de cinéma.
Tout les acteurs sont bon.
A travers la vie du Caravage il y a une critique
de la religions et de son intolérance.et cela malheureusement n'est pas fini .
Encore bravo pour ce film.
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