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Marc L.
69 abonnés
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3,5
Publiée le 30 octobre 2023
De gros moyens ont été mis en oeuvre pour évoquer la vie de Michelangelo Merisi, plus connu par son surnom de Caravage. A travers ce biopic qui évoque ses années romaines les plus productives, on découvre ses oeuvres les plus célèbres et les circonstances de leur création mais malheureusement on ne les vit pas, on ne s’en imprègne pas…ce qui est dommage car s’il est bien un peintre des siècles passés dont la moindre des oeuvres m'éblouit par son inconcevable modernité alors que leur siècle était très académique, c’est bien le Caravage. De même, on ne pénètre pas l’intériorité de l’artiste comme avait réussi à le faire Kontchalovski avec son extraordinaire ‘Michel-Ange’. Très académique lui-aussi , le film se présente comme une enquête menée par un espion pontifical, et dont le but avoué est la réhabilitation du peintre qui, à l’époque comme dans la légende noire qui subsiste encore de nos jours, avait la réputation d’un voyou colérique et violent évoluant dans les ombres d’une société qui ne l’était pas moins, en querelle perpétuelle avec l’église, ses commanditaires et ses soutiens. Au contraire, selon le film (et les dernières recherches historiques en date), le Caravage fut généralement apprécié par l’élite religieuse romaine, qui trouvait toutefois ses oeuvres trop audacieuses pour être exposées aux yeux du peuple dans les églises et préférait les conserver dans ses collections privées. Artiste pieux et fin connaisseur de la théologie, Le Caravage estimait que la vérité du christianisme ne pouvait s’incarner que chez les humbles et les laissés-pour-compte, raison pour laquelle les Saints dans ses oeuvres arborent les visages de mendiants et de pestiférés, tandis que des prostituées servent de modèle pour la Vierge. C’est l’occasion pour le cinéaste de donner à son tour sa vision des circonstances de la mort mystérieuse du peintre, en privilégiant une des nombreuses théories à avoir été formulées au fil des siècles.
Découverte de la vie de ce peintre célèbre du XVIIème. Le film a des parfums Pasoliniens et/ou Felliniens, pour évoquer une vie de turpitude associée à une connaissance approfondie des Evangiles. Il ne se conformait pas aux règles de l'Eglise et le revendiquait dans ses peintures qui provoquaient. Ce qui lui valut des années de disgrâce. La réalisation nous retrace ses excès via l'entremise d'un haut commissaire (GARREL) qui enquêtera pendant des années à la demande du Pape. On découvre également qu'il était caché par une marquise italienne (HUPPERT) qui l'admirait pour ses peintures. Ses modèles sont des malades, même des cadavres, des malfaiteurs qu'il érigera en Madonnes, en saints, en archanges,... La photo est magnifique (claire et obscure), la BO originale finement ciselée. Seul Louis GARREL nous paraît trop intransigeant et trop peu expressif quant à ses émois ou ses colères.
J'ai connu le peintre dénommé "Le Caravage " au cours de séjours à Rome et puis à Malte ; c'était de belles œuvres mais comme je ne suis pas un grand fan de l'art mystique commandé à cette époque par le Vatican , je n'ai pas été transcendé par les tableaux du maître sauf à leurs reconnaitre une profondeur impressionnante dans les visages des personnages mis en scène ! Ce film m'a permis d'en connaitre un peu plus sur sa vie , sacrément dissolue à priori (alcoolique bisexuel et j'en passe....) et surtout sur sa démarche de peindre le peuple avec le vrai visage des gens qui souffrent, sont malades , pauvres et qui meurent !! Il est traqué par le Vatican au travers de son éminence grise "l'Ombre" car il condamné à être décapité à ROME alors qu'il a futi à Naples puis à Malte pour éviter la sentence! On retrace donc sa vie au travers de témoignages de femmes et amis qui l'ont connu jusqu'à son "faux" retour en grâce ou il est trahi par l'exécuteur des basses œuvres du Vatican qui reconnait son immense talent mais qui lui explique que l'église à peur que le Peuple voit la vérité de la vie et de la mort au travers de vrais gens (et non des figures saintes et mystiques) et qu'il doit donc disparaitre!! Beau film mais un peu trop académique à mon gout!
Une jolie photo, un soin porté sur la lumière, une ambiance réussie bien que parfois un peu trop théâtrale. Cependant, s'attaquer à la vie l'un des plus grands peintres du monde sans que l'Histoire n'en connaisse vraiment beaucoup nécessite de prendre de grandes libertés avec la vérité. Parlons donc ici plutôt d'évocation, car la mort même du génie semble jusqu'à des analyses récentes ADN, était encore un mystère pour les historiens.
Très beau film centré sur la vie du célèbre peintre plus que sur son œuvre. On y découvre l'éternel rôle réactionnaire de l'église catholique. Écœurant de bêtise et de prétention mêlée de peur de perdre son pouvoir sur le peuple ignorant et manipulable. L'histoire est passionnante, les images magnifiques, l'acteur principal Riccardo Scarmacio est excellent ainsi que Louis Garrel dans un rôle (en italien 90% du film) qui lui va parfaitement. On reste un peu frustré du survol de l'œuvre du maître mais l'objectif du réalisateur était au delà de l'œuvre, une plongée dans la vie bouillonnante et souvent provocatrice du Caravage. A voir avant d'aller découvrir les toiles du maître dans les musées et églises italiennes.
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1,5
Publiée le 9 mai 2023
L'histoire de Michelangelo Caravaggio, connu sous le nom du Caravage, a fait l'objet de nombreuses adaptations en Italie. Après avoir tué Ranuccio Tomassoni au cours d'un combat, il trouve refuge chez les Colonna en attendant d'obtenir la grâce du pape qui lui permettrait d'échapper à la décapitation. Ombra, incarné par Louis Garrel, est chargé par l'église de mener l'enquête sur cette affaire et son art. Avec un budget plutôt correct, "L'ombra di Caravaggio" dispose de beaux décors et costumes, mais la mise en scène très académique et sans saveur donne l'impression que l'on regarde un simple téléfilm. Cela vaut aussi pour l'histoire qui est pas mal ennuyeuse et excluante. Je n'ai pas l'impression que le film s'adresse à ceux qui ignorent l'histoire et l'art de ce peintre, ce qui est bien dommage. Des flashbacks à la pelle et parfois sans intérêt pour le récit rendent l'histoire brouillonne et décousue. Petit aparté et petit détail, mais quel est l'intérêt d'embaucher Isabelle Huppert pour qu'elle soit grossièrement doublée parce qu'elle ne parle pas ou pas assez bien italien... Bref, ça ne m'a pas du tout intéressé.
Pour la dimension historique c est une bonne idée ce film, néanmoins en dehors du traitement historique et de découvertes sur l œuvre du Caravage on regrette l interprétation de Huppert et Garrel, les acteurs italiens sont plus convaincants, on peut aussi trouver le rythme assez lent et ennuyeux, dommage pour un personnage aussi haut en couleur, la restitution semble au final bien fade ... la note est indulgente au regard d un film un peu trop terne
Une évocation creuse, stéréotypée et vulgaire. En plus d'être prétentieuse, le traitement de cette période du peintre est rendue inintéressante, à s'en détourner en cours de route!
Le réalisateur Michele Placido, surtout connu pour ses films sur la mafia comme La Piovra 1 et 2, signe ici un magnifique film à la photographie exceptionnelle qui privilégie les tons ocres et bruns pour illustrer la vie du célèbre peintre Le Caravage (1571-1610).
D'une durée de deux heures et en italien, le film évite les clichés du film de cape et d'épée pour se concentrer sur l'aspect mystique du génie de la peinture, dont la mort a longtemps été entourée de mystères.
L'histoire se déroule durant les dernières années de la vie du Caravage (joué par Riccardo Scarmarcio), forcé de quitter Rome après avoir été condamné pour le meurtre de Renuccio Tomassoni, un proxénète lié à la famille des Farnese de Parme. Il se réfugie à Naples chez Constanza Sforza Colonna (interprétée par Isabelle Huppert), une puissante famille que la Curie ne souhaite pas froisser.
Le nouveau pape Paul V, Camille Borghese, est le neveu de Scipion Borghese, un soutien du peintre dont le talent est largement reconnu à l'époque. Le pape souhaite réhabiliter le peintre controversé, mais pour cela, il demande une enquête menée par l'Ombre (joué par Louis Garrel), un agent secret et plénipotentiaire attaché à la Curie romaine.
L'intérêt du film réside dans la trame tissée à travers le regard de cet enquêteur inquiétant et néophyte en art, qui découvre l'œuvre du peintre et ses ressorts en passant au crible sa vie de débauche et de repentance. Le spectateur est ainsi plongé au cœur du débat sur l'art, en pleine contre-réforme, qui utilisait l'art pour élever les âmes vers Dieu, en particulier l'architecture et la peinture.
Le Caravage pousse loin le trait et l'innovation, utilisant de pauvres gens comme modèles, les sublimant avec un réalisme nouveau en Saints-Martyrs ou en Madones (la superbe Micaela Ramazzotti), peignant la souffrance et les grimaces, la crasse et la misère du peuple
Le travail de la photographie et de mise en scène donne l'impression de voir des peintures animées. C'est visuellement superbe. Un interprétation puissante. La violence du temps, des personnages, traversée par le personnage de l'enquêteur qui révèle à la fois une condamnation de l'homme et une fascination pour l'artiste.
Un biopic aussi intéressant sur la forme que perturbant sur le fond. La performance des interprètes est notable mais la réalisation peine à sortir d'un classicisme désuet et utilise trop le flash-back. Un peu ennuyeux, dommage, le sujet méritait sans doute mieux.
Bon film qui retrace bien la vie mouvementée du peintre italien et met l'accent sur sa façon de peindre : coller le plus possible à la réalité. Mais le film souffre de quelques longueurs , ce qui est dommage.
Beaucoup aimé ce film. Mais qui a vu : comme il me semble l’avoir remarqué dans les figurants - une Jeune Fille portant un turban bleu - comme la jeune fille à la perle de Vermeer ? Alors qu’il y a 50 ans d’écart