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leobis
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3,0
Publiée le 11 janvier 2023
Ce film a le mérite de faire connaître les tableaux du Caravage et notamment les événements marquants de sa vie qui ont été la genèse de sa création. Il s'attache particulièrement aux personnes qu'il a côtoyées et qu'il a peintes pour évoquer certains épisodes des Evangiles. La plupart de ses tableaux ont fait scandale car ses modèles sont des gens du peuple pauvres et souvent non respectables socialement parlant. S'agissant du casting, Louis Garrel a du mal à assumer toute la profondeur psychologique de son personnage.
Ai vu "Caravage" de Michele Placido. Michelangelo Merisi ("Le Caravage") peintre illustre est condamné à mort pour avoir tué un rival. Il s'enfuit chez la Marquise Costanza Colona (Isabelle Huppert) qui le protège d'un Inquisiteur dit "L'Ombre" (Louis Garrel) qui réalise que le peintre a fait poser des prostituées et des bandits pour représenter les Saintes et la famille de Jesus. Film pédagogique essayant maladroitement de reproduire la lumière des tableaux du peintre, et les premières années du XVIIème siècle par une accumulation de lourds décors, de nombreux figurants sur jouants la misère. La musique électronique ruine définitivement le projet, en plus d'un scénario trop didactique se résumant à une succession de faits et laissant peu de place à l'humain et la psychologie. C'est fou comme Michele Placido a le talent de souvent mettre sa caméra au mauvais endroit, un des exemples le plus frappant est un gros plan involontaire sur le fin fond des narines d'Isabelle Huppert pendant une scène d'amour. Je pense que même les tiges désagréables des tests Covid ne peuvent aller plus loin dans les sinus que la caméra de ce réalisateur qui enchaîne flous soit disant artistiques, scènes au ralenti, caméra qui remue inutilement et frénétiquement pendant les nombreuses scènes de combats. Tous les interprètes s'enlisent dans cette baïne franco/italienne où seul Louis Garrel sur-nage un tant soit peu. C'est indigeste, long et par malheur ça ne donne absolument pas envie d'aller voir une exposition du peintre.
Je m'attendais à un navet superficiel, j'ai eu un film sensible à son art et fondé avec des recherches documentées et bien menées. Une belle approche sur une vie et un artiste incomparable dans son rapport au christianisme et au peuple. Même si je trouve que le succès et le "culte" réel qu'on voue au Caravage en France et à l'étranger est un peu trop fort, ici le film revient sur ce qu'était vraiment le Caravage, humainement. Un peu comme une sorte de mystère non élucidé dans les pas de "l'ombre" qu'il faut résoudre sans qu'on y arrive. Les gens aiment son art sans le connaître vraiment sans le comprendre. C'est ça le mystère. Quelques beaux plans sur des compositions de ses tableaux qui traduisent une belle observation de ses œuvres de la part du réalisateur. L'histoire dans l'histoire avait besoin de lumière, elle ne trouve malheureusement que de l'ombre dans la réalité mais de la lumière dans la postérité. Réussi !
Caravage nous fait découvrir l'Italie du début du 17e siècle et l'opposition entre une puissante église catholique et un peintre de génie reconnu pour son talent mais accusé de crime contre la religion. Le film présente l'enquête papale qui déterminera le sort de l'artiste, nous montrant de nombreux personnages, des décors d'époque, des peintures... on ne s'ennuie pas.
Le film se laisse voir avec un intérêt pour l'époque admirablement restituée et la beauté de la direction artistique. Malheureusement le rythme est répétitif et le film frise l'académisme qui empêchent les personnages de prendre chair, ce qui est dommage dans un film sur le Caravage. Louis Garrel et Isabelle Huppert notamment semblent engoncés dans leurs personnages. On a à peu près tout compris à la moitié du film... Reste une belle analyse de la peinture de ce génie et des mœurs à l'époque de la sainte inquisition.
Ce film vaut d'abord par sa qualité picturale, le traitement des images, le rendu tanné en clair- obscur rappelle la peinture du Caravage. Cette fresque sublime nous plonge d'entrée dans le quotidien tumultueux du nom du village les parents du Caravage sont originaires. On ignore la part de romanesque de ce biopic, toujours est-il qu'on se laisse prendre par la trame du récit. la vie sulfureuse de Michelangelo Merisi, personnage pris dans le tumulte charnel et belliqueux d'un désir impérieux de peindre en dehors des canons de la doxa religieuse du 17ème siecle. Louis Garrel, alias L'Ombre, incarne un inquisiteur du pape un peu plat au regard de la truculence du Caravage interprèté par un Riccardo Scamarichio plus vrai que nature et une Isabelle Hubert toujours au top. On saluera enfin la performance du chef opérateur à qui la réalisation de Michele Placido doit une fière chandelle.
« Le Masque et la Plume » avait dit que c’était une « croûte » et bien que je sache leur goût immodéré des bons mots, je m’attendais à un film médiocre. Mais de la même façon que des chefs d’œuvres annoncés peuvent décevoir, cette version de la vie romanesque du peintre m’a parue bien supérieure cinématographiquement à celle de 1986. https://blog-de-guy.blogspot.com/2022/06/caravaggio-derek-jarman.html Isabelle Huppert en marquise protectrice m’a surpris comme Louis Garrel dit « L’ombre » enquêtant sur le maître du clair obscur joué par Riccardo Scamarcio. L’écorché vif est sûr de son génie, il a ébloui quelques prélats, choqué tant d’autres et traversé les siècles. Le goût de l’impétueux romain pour les épées n’évince pas des questionnements autour de la création quand des modèles « humains trop humains » sont choisis pour représenter des divinités. Nous échappons au concours de trognes pittoresques et les beaux éclairages ne parodient pas les tableaux du XVII° tout en évoquant la genèse de certaines toiles. Le réalisateur avait adapté « Romanzo criminale » de Giancarlo De Cataldo. https://blog-de-guy.blogspot.com/2013/05/romanzo-criminale-giancarlo-de-cataldo.html
film esthétique à tout point de vue et qui nous fait ressortir de la salle avec une chronologie et avoir su retenir des faits et des dates sur divers thèmes abordés. Ce n'était pas aisé et Michèle placido a réussi à vulgariser certains discours et certaines démonstrations tout en maintenant l'esthétique du Caravage et des tableaux. Bravo
Double enjeu : La quête du réel transposé dans ses peintures par le peintre tourmenté Caravage (Michelangelo Merisi). La quête du peintre par l Ombre, un inquisiteur au service du pape, de l Eglise. Le film se déroule sous forme de flash back au fil de l'enquête menée par un Louis Garrel très sombre.
Le grand culot de l artiste en dehors de sa technique picturale du clair-obscur (trop obscur dans le film) obsédé par la véracité de ses toiles est d avoir pris pour modèles des gens de la rue (miséreux, prostituées) pour personnifier saints et madonnes. Personnages sulfureux et indignes que l Église refuse de voir aux murs de ses édifices en prenant le contrôle du peintre et de ses toiles. Vainement puisque les toiles exposées dans de nombreux musées dans le monde aujourd hui portent ces inconnus à la postérité. Pour finir, le réalisateur nous donne une /sa version romanesque sur la mort du peintre
Je ressors avec un avis mitigé de la séance et un sentiment de malaise du début à la fin certainement dû au coté sulfureux de l artiste et surtout au contexte très crasse répétitif et lassant dans le film. Les toiles ou portions de toiles montrées dans le film le sont à partir d originaux, j aurai aimé en voir un peu plus.
J’ai toujours eu une passion pour la peinture du Caravage. Aussi ne pouvais-je que me réjouir de la sortie sur les écrans du film de Michele Placido, le réalisateur de Romanzo criminale ou de L’ange du mal. S’il ne peut être considéré comme un grand cinéaste, c’est un bon artisan à l’origine de bons films solides et honorables. Italie 1609. Accusé de meurtre, Le Caravage a fui Rome et s’est réfugié à Naples. Soutenu par la puissante famille Colonna, Le Caravage tente d’obtenir la grâce de l’Église pour revenir à Rome. Le Pape décide alors de faire mener par un inquisiteur, l’Ombre, une enquête sur le peintre dont l’art est jugé subversif et contraire à la morale de l’Église. 120 minutes plus tard, je suis toujours épater par la maîtrise de Placido, quant au fond, par contre, il y a beaucoup à dire et surtout à regretter. Une impression mitigée. Quelle pagaille ! Splendide, mais pagaille tout de même. Histoire ou fiction ? Au présent ou au passé ? On se pose ces questions pendant deux heures d’un portrait éclaté souvent difficile à suivre. On ne sait jamais qui est qui, où l’on est, à quel moment de la vie du peintre. Quels sont les personnages réels ou inventés ? Bref ! Quant à la mort du peintre présentée ici, elle est totalement inventée. Voilà pourquoi il me paraît abusif de parler de biopic. Ce qui reste d’un réalisme total, c’est le portrait qui est fait de ce pur génie avec ses vices et ses vertus, un Caravage viscéral, aussi violent qu’inspiré. Ce qu’on retient avant tout, c’est bien la noirceur impénétrable d’un génie capable d’illuminer le monde par son art et d’un individu en conflit avec lui-même. Les images, les lumières, les décors et toute la reconstitution sont absolument impeccables. On est ainsi promené de somptueux et gigantesques palais appartenant à la noblesse ou à l’Église en tavernes populaires et gourbis de campagne. Le film, très rythmé, même si quelques dialogues abscons viennent le ralentir, décrit tout à la fois, le génie, la folie – souvent décadente -, d’une sorte de rock star écorchée vif, éprise de vérité et de fureur créatrice. En haut de l’affiche, l’incroyable Riccardo Scamarcio, quasi sosie de l’artiste et aussi brulé de l’intérieur que lui. Louis Garrel, incarne « L’Ombre », un personnage totalement imaginaire qui sert de fil rouge à cette enquête autour de la vie et de l’œuvre du peintre. Citons encore Isabelle Huppert, Lolita Chammah, et le réalisateur lui-même, parfait en Cardinal del Monte. Le parti pris de faire surgir la beauté de la misère, la saleté et la violence sauve le film de l’académisme qui reste le grand piège de ce genre de portrait. Une fois de plus, si le génie naît du chaos, la confusion du scénario n’aide pas à apprécier à sa juste valeur ce que certains n’hésitent pourtant pas à qualifier de capolavoro. Beau mais confus.
La photo et l'ambiance sont très réussis, je ne suis pas convaincu par Louis G en dur inquisiteur ni par Isabelle H un peu décevante, pour le reste , j'ai adoré cette plongée dans l'histoire d'un grand peintre, dont on découvre ou redécouvre le travail et les légendes. A voir au cinéma pour se laisser totalement emporter.
Janvier et février sont les seuls mois où je peux aller le dimanche matin au cinéma Aujourd'hui ce fut " Caravage " Pourquoi ce film et pas Avatar simplement car j'apprécie la peinture ( sans être spécialiste) Je commence par ce qui pour moi le négatif de ce film . Le jeu des acteurs est très théâtral et non acteur de cinéma Les images sont très belles et parfois de véritables tableaux . Le contraste, un côté tourmenté est à l'image de ce peintre. Je n'ai pas vu de mes propres yeux des tableaux de ce peintre mais cela donne envie d'en voir. C'est un film basé sur des flasback et l'on ne s'ennuie pas pendant 2 h
Je ne connaissais quasiment rien à l'oeuvre du peintre, j'en sais un peu plus maintenant après visionnage. La construction du récit est un peu alambiquée, avec moult retours en arrière, dont on finit par comprendre qu'ils nous montrent une enquête. L'image étant souvent assez sombre, j'ai parfois eu du mal à reconnaître les personnages. Un peu fouillis donc, mais pas inintéressant.