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montecristo59
41 abonnés
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3,0
Publiée le 8 janvier 2023
Avec son "Caravage", Placido prend le parti de la dramatisation. Mais disons qu'en me plongeant dans l'univers tourmenté d'un artiste dont je connaissais quelques oeuvres (mais assez peu de chose en fait sinon qu'il fut un maître du clair-obscur), en replaçant sa vie dans le contexte d'une Italie catholique où les inquisiteurs avaient voix au chapitre, en prenant le parti de l'obscur de la vie du peintre pour le mettre en clair dans la lumière de son génie, le cinéaste a réussi à m'accrocher. Un peu...
Le gros travail sur les éclairages en général cherche à rendre compte de l'ambiance des oeuvres et de la tension dramatique qu'elles dégagent. Le film nous donne à voir la mise en scène de quelques-unes par le peintre dans son atelier, et c'est plutôt réussi à mon avis pour la dernière d'entre elles.
Le biopic d'artiste est un exercice difficile ! Placido s'en sort, de justesse je dirais...
Film intéressant pour l'histoire, mais vraiment pas top pour la forme. Malgré de bons acteurs, et une valeur documentaire intéressante (à supposer que l'histoire soit vraie). La réalisation parfois grossière et la direction d'acteurs manquent de finesse. Scènes parfois vulgaires et surjouées.
Un film grandiose qui reproduit très bien l'ambiance des œuvres du Caravage, on a l'impression que chaque scène est un tableau. Les acteurs sont époustouflant, surtout Riccardio Scamarcio qui incarne le génie et la folie de l'artiste à merveille. Le film est composé de flash back, ce qui peut déstabiliser certains spectateurs, pour ma part je trouve que cela permet de mieux comprendre les personnages et les événements. Un film à aller voir au cinéma en vostfr absolument !
Vu hier au soir. Excellentes actrices et acteurs. Le scénario est très bien ficelé avec un côté didactique très intéressant. Le fait de faire intervenir des personnages comme Giordano Bruno rend le propos passionnant. Les décors les costumes et les accessoires recréent un XVI ème et XVII ème siècle en Italie avec beaucoup de "réalisme" et de finesse. Bravo.
La première fois que je suis tombé sur des tableaux de Caravaggio, c'était en 1997 à l'église Saint-Louis-des-Français qui se trouve à Rome. On peut en effet y admirer une sorte de triptyque relatant la vie de Saint Matthieu et exposés dans la chapelle Contarelli. Et en 2022, j'ai pu admirer "Les Sept Œuvres de la Miséricorde", célèbre tableau au Pio Monte Della Misericordia à Naples. J'étais donc vraiment motivé pour aller voir ce film et je n'ai pas été déçu! L'esthétique est magnifique, et à de nombreux moments, on se croit vraiment au cœur des tableaux du maitre Italien. Riccardo Scamarcio est vraiment excellent et délivre une interprétation fiévreuse, voire même un peu hallucinée ! Louis Garrel, qui souvent a tendance à m'exaspérer, s'en tire vraiment bien, tout en étant en retenue la majeure partie du film, mais qui finit par exploser de temps à autre, pour finalement piéger Caravaggio.
Déçu car le côté sombre envahit tout le film, la noirceur submerge la toile alors que j'aurais aiimé voir davantage le peintre à l'oeuvre dans la réalisation de ses sublimes peintures et ainsi nous transmettre un peu de son génie et de sa lumière. Du coup je suis sorti du ciné sans rien à conserver, à remémoriser , limite hâte de passer à un autre film.
Film magnifique, dans un cadre planté au début du 17ème siècle, un jeu d'acteur sans faute, une qualité photo et lumière en clair obscur, rendant hommage à l'œuvre de Caravage. L'esthétisme est au rendez-vous, et le film est bien documenté sur la vie de l'artiste. Bravo pour cette immersion entre ombres et lumières.
N'y allez pas pour voir un film d'action façon Ridley Scott. C'est plutôt une reconstitution esthétique et historique du personnage du Caravage. Film luxueux et intéressant, le film souffre quand même de quelques longueurs et du peu d'épaisseur des personnages secondaires. Louis Garrrel dans le rôle de sbire papal promène la même mine renfrognée tout au long du film et peine à composer quoi que ce soit d'intéressant. A l'arrivée le tout se laisse regarder sans déplaisir mais sans éveiller grand intérêt non plus
Un inquisiteur est dépêché par le Pape pour enquêter sur Le Caravage accusé de meurtre et de subversion. C'est dans la fange de la société que le peintre trouvait modèles pour ses œuvres, entre ses doigts les mendiants devenaient apôtres et les prostituées Madones. Et ses peintures finissaient par orner les palais pontificaux. Même si l'image est belle elle a du mal à retranscrire la Lumière des tableaux du Caravage et l'académisme assumé du film ne sied pas au génie de l'artiste qui était tout sauf académique. Je rêve de ce qu'un Paolo Sorrentino aurait pu faire d'une telle matière, c'est dommage.
Beau film, très réussi, de Michele Placido (né en 1946), qu'on connaît plus pour ses opus sur la mafia (La piovra 1 et 2), tenu par une superbe photographie qui prolonge la palette clair-obscur, privilégie les ocres et les bruns du sujet principal, le peintre Le Caravage (1571-1610). Le film dure deux heures. Il est en italien. On ne s'y ennuie pas une seconde. Il évite le travers du film de cape et d'épée pour mettre la focale sur l'aspect mystique du peintre de génie dont la mort fut longtemps entourée de mystères. Le scénario conte la vie des dernières années du Caravage (Riccardo Scarmarcio) qui est obligé de quitter Rome précipitamment après y avoir été condamné pour le meurtre de Renuccio Tomassoni, un proxénète lié cependant à la famille des Farnese de Parme . Il se réfugie à Naples chez Constanza Sforza Colonna (Isabelle Huppert), puissante famille que la Curie ne veut pas froisser. Le nouveau pape Paul V, Camille Borghese, a pour neveu Scipion Borghese qui est un soutien du peintre dont le talent est largement reconnu au moment. Il souhaite réhabiliter le peintre controversé mais pour cela demande une enquête qui va être conduite à charge et à décharge par l'ombre (Louis Garrel), un agent secret et plénipotentiaire attaché à la Curie romaine.
L'intérêt du film est d'en tisser la trame au travers du regard de cet enquêteur inquiétant et néophyte en art qui découvre l'œuvre du peintre et ses ressorts en passant au crible sa vie de débauche et de repentance. Il place le spectateur au cœur du débat sur l'art, en pleine contre- réforme dont le tour de force fut d'utiliser l'art pour élever les âmes vers Dieu, l'architecture et la peinture en particulier.
Dans cette veine, Le Caravage pousse loin le trait et l' innovation, utilisant de pauvres gens comme modèles, les sublimant avec un réalisme nouveau en Saints-Martyrs ou en Madones ( superbe Micaela Ramazzotti), peignant souffrance et grimaces, la crasse et la misère du peuple de Dieu, au grand dam de l'Eglise mais en se gagnant un public qui allait bien au delà de l'aristocratie italienne.
Tout ceci est parfaitement traité et la pédagogie du film est à mettre à son actif, à rebours de ce que disent certaines critiques. On a peine en effet à s'imaginer ce qu'était la vie urbaine au tournant du 17ème quand on ne voit plus aujourd'hui que les palais et ses riches ornements. Il faudrait relire Du Bellay qui séjourna à Rome cinquante ans plus tôt pour s'en rendre compte ou encore la truculence de "L'histoire macaronique de Merlin Coccaie" de Teofilo folengo pour y goûter. Rabelais s'en est d'ailleurs fortement inspiré avant sa première traduction en France en 1606, précisément.
La fin pourrait être sujette à caution. Comment est mort Le Caravage, gracié, et faisant route vers Rome? Le film reprend la thèse romanesque (sourcée cependant ) du meurtre de Vincenzo Pocelli, spécialiste du dernier Caravage et qui pense qu'il a été assassiné par des émissaires de l'Ordre de Malte avec l'accord tacite de la Curie. Le peintre est en fait plus vraisemblablement mort de maladie, preuves à l'appui aussi désormais . Mais comme rien n'est tout à fait sûr...
Quelle déception... L'emballage est beau, Caravage, biopic, travail entre italiens et français... mais quel ennui.... Le film est entièrement tissé de répétitions, l'art du Caravage est relégué au rang d'un accessoire parmi tant d'autres, les acteurs ne sont pas convaincants, Isabelle Huppert, bon....on n'avait pas une autre actrice pour incarner la marquise de Colonna? Une italienne peut-être ? On n'en peut plus de la voir dans des rôles de bourgeoise lubrique.... Le personnage de l'inquisition interprété par Louis Carrel sans aucune saveur ni épaisseur ni profondeur. Les libertés prises avec des moments clés de la vie du grand peintre, la répétition à l'envi des scènes de débauche, comme si le Caravage se résumait à ça.... Si on ajoute qu'il n'y a pas de point de vue dominant, qie les décors et lumières tentent de refléter avec une certaine grossièreté la subtilité du travail du Caravage, que l'on n'en sait finalement pas plus sur l'état d'esprit du peintre que sur celui de l'inquisiteur, que le film est émaillé de moments tous plus improbables les uns que les autres, l'acmée étant sans conteste la fin et l'ultime apparition des 3 voyous d'opérette qui viennent régler son compte au maître on passe franchement un moment ennuyeux voire pénible et on regrette profondément qu'un grand peintre comme Caravage puisse faire l'objet d'un tel navet.
Un film d'une beauté spectaculaire, dans une Italie du XVIIe siècle aussi somptueuse que crasseuse, très réaliste. Le jeu des acteurs est exceptionnel, ils nous aimantent littéralement. On suit avec grand intérêt cette partie de la vie du Caravage, peintre de génie, révolutionnaire, libre et humain, évoluant dans une société encore corsetée par la religion. Comment concilier la représentation artistique de la vie telle qu’elle est avec les principes et la morale ? C’est le drame du Caravage, magnifiquement relaté dans ce très grand film.
Qui trop embrasse, mal étreint. A vouloir tout raconter, le film se perd en longueurs et en retours en arrière confus. Je ne veux pas être trop cruel avec I. HUPPERT qui n'est plus qu'un masque et frise le ridicule. Tout est trop prétentieux pour être crédible. Ça a quand même l'intérêt de raconter l'histoire du peintre. C'est déjà ça mais ça n'est pas suffisant pour encourager à y aller.
Caravage en artiste maudit fréquentant les bas fond, persécuté par l'église et protégé par les princes... Moultes effets visuels baroques pour évoquer sa palettes, jeu outré des comédiens pour évoquer ses personnages... On aurait préféré que Michèle Placido s'inspire de Maurice Pialat et de son Van Gogh, tout en retenu pour faire le portrait du génie ...