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Miami_Chorize
23 abonnés
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3,5
Publiée le 8 janvier 2023
Peinture, sexe, religion et politique s'entremêlent dans l'intrigue comme dans les parties (pas toujours) fines. Au XVIIe siècle, Le Caravage fut aussi célèbre que réprouvé, aussi soutenu que pourchassé.
Il me semble toutefois que le film s'éloigne un peu de l'histoire quand il raconte la fin du peintre (et le rôle qu'y a joué l'inquisiteur).
J'ai trouvé cela plutôt bien interprété... même du côté français. Je conseille quand même de voir le film en version italienne sous-titrée, la bande annonce en VF ne laissant rien présager de bon.
Il fallait du courage pour s'attaquer au sujet d'un des peintres les plus controversés et sulfureux de l'Histoire. Et c'est un très beau film en VOST et ça c'est agréable. Ensuite l'image essaie de rappeler les tableaux du peintre, et c'est assez réussi quoique un peu trop sombre. La musique n'est pas trop prégnante. Les bagarres et les duels sont violents mais sans excès, disons réalistes. Le parti-pris politique (peindre pour les miséreux, les exploités et non pour le Vatican) de Caravage est bien expliqué. Les acteurs sont excellents, Riccardo Camarcio en tête, il a le physique du peintre et une voix de crooner à faire pâlir Dean Martin, Louis Garrel en inquisiteur efficace et Huppert en artistocrate fascinée par Caravage mais digne. Et les seconds rôles et même les petits rôles sont convaincants. Autre point positif, il est question, même brièvement, d'Artemisia Gentileschi, La disciple de Caravage, même si elle ne l'a sans doute jamais rencontré, sa continuatrice et la première femme à avoir vécu de sa peinture Au négatif du film, il y a quelques petites inexactitudes historiques mais pas très graves, notamment à propos d'Artemisia justement et aussi du duel à mort enrte Ranuccio et Caravage et surtout on a quasiment fait l'impasse sur la technique picturale de l'un des plus frands génies de la peinture, mais il faut reconnaître que c'était difficile. En résumé, une belle réussite.
Belle plongée dans l époque de Caravage, avec ses violences, ses intrigues. Film très bien joué, intéressant sur cet artiste controversé, excessif, et pourtant capable de si belles œuvres. Un film qui ne laisse pas indifférent.
Un film graphiquement magnifique avec de beaux paysages, une très belle évocation de la façon de travailler du Caravage, de sa complexité, de son approche de la peinture. Historiquement, je ne sais pas si tout est exact, en tout cas la fin est assez curieuse, elle ne colle pas avec les dernières découvertes que l'on a faites sur sa mort par un examen post mortem en 2018. Je ne comprends pas tellement le choix scénaristique qui a été fait concernant la fin du Caravage. Sinon, un très bon jeu d'acteur et un Riccardo Scamarcio qui est le portrait craché du dessin à craie sur papier par Ottavio Leoni fait en 1621.
Un film au scénario certes confus, mais un très beau film . A voir pour l amour du cinéma pour l amour de la peinture et bien sûr pour l amour de Louis Garrel, impressionnant.
Un film comme on en voit peu depuis de nombreuses années. Un film qui nous instruit. Un premier rôle sublime, des images superbes -on a l'impression d'évoluer dans un tableau. Aucun temps mort, on entre dans le film dès le 1er instant pour ne le quitter qu'à la fin ; deux heures en un claquement de doigts. Cela faisait une éternité que je n'avais pas autant apprécié un film sous tous ses angles. Je pensais même que cela n'arriverait plus. Cela nous sort de la cinématude actuelle répétitive, insipide et sans saveur qui sont tous avec le même scénario. Je reverrai CARAVAGE avec autant de plaisir. A NE MANQUER SOUS AUCUN PRETEXTE ! B R A V O
Un peu moins d'hémoglobine et de scènes crues n'auraient en rien dénaturé cette histoire peinte comme une fresque historique oû l'ombre et la lumière se mélangent. Ce film se passe surtout dans les bas -fonds sordides de Naples oû l'artiste-peintre Caravage choisissait ses modèles pour créer des tableaux d'inspiration religieuse. La question principale est la liberté : Celle d'entrer ou pas dans un carcan qui ne tolérait aucune dérive, aucune contestation : Liberté d'un peintre à une époque ou l'inquisition catholique surveillait les corps et les âmes dans les moindres détails. Autant dire que le destin de cet artiste Caravage était scellé dès le départ. Les acteurs sont excellents mais trop de retours en arrière alourdissent un peu le scénario. Une mention spéciale pour le rôle de l'inquisiteur Louis Garrel , froid et calculateur, et pour Isabelle Huppert, toujours aussi belle malgré les années qui passent....
Un film que j'ai vraiment apprécié. Un bon moment de cinéma. Tout les acteurs sont bon. A travers la vie du Caravage il y a une critique de la religions et de son intolérance.et cela malheureusement n'est pas fini . Encore bravo pour ce film.
Un biopic très immersif sur la vie sulfureuse de Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit "Le Caravage". Un film à la réalisation assez crue, dans l'amour comme la violence, finalement à l'image des tableaux de ce peintre historique. L'angle pris par le scénario est très intéressant (En dehors des extrémités du film, on ne voit le Caravage qu'à travers le prisme de ses proches et de ses ennemis) et le personnage du peintre nous fascine du début à la fin.
La critique des institutions Catholiques est également bien amenée et très intéressante.
le plus de ce film . la photographie . ce film est un vrai tableau du début jusqu' à la fin. le moins toujours à peu prés les mêmes scènes mais c est surement la vie du Caravage.
La première qualité du film reste sa reconstitution historique, sans tomber dans l'écueil du "beau" mais en faisant en sorte que la réalité de l'époque transparaît et transpire à chaque instant. Le film n'occulte pas l'homme et ses vices mais le plus intéressant et de loin reste toute l'exploration autour de son oeuvre, sa vision des choses et le pourquoi du comment il peignait ainsi. Le contexte géo-politique est un peu trop délaissé par contre alors que l'élection du Pape Paul V en 1606 n'est pas anodin pour le destin du Caravage. Dans l'ensemble le film est très fidèle à la vie du peintre, notre attention reste évidemment la mort du peintre. En effet, vu le mystère qui entoure sa mort le réalisateur avait une grande latitude pour offrir sa version. Le vrai soucis du film réside surtout, et malheureusement, sur les personnages joués par nos français Isabelle Huppert et Louis Garrel, essentiellement parce que leur doublage en italien est juste très laborieux, puis un Garrel qui manque un peu de haine ou de méchanceté, voir même de complexité pour incarner une arme inquisitrice nommée L'Ombre. Un film biographique passionnant. Site : selenie.fr
Ratage complet, naufrage. Nos bons acteurs et actrices de chez nous sont mal dirigés dans le film. Isabelle Huppert et Louis Garrel sont complètement égarés, pas convaincus, donc pas convaincants, la voix d'Isabelle Huppert ne coïncide pas avec ses lèvres. Les flash-backs sont pénibles et nuisent considérablement à la narration. La mise en scène est globalement ratée. Je ne vois pas grand chose à sauver dans le film. J'ai passé un mauvais moment, et ce moment a commencé très tôt.
J'ai fait un magnifique voyage dans l'Italie ( en VO) du Caravage...les images sont magnifiques, les costumes sublimes... Seul hic ...le doublage ( post production) d'Isabelle Huppert...qui est catastrophique.... même si elle est parfaite.
La vie mouvementée et courte (38 ans) de Michelangelo MERISI da CARAVAGGIO (1571-1610) dit Le Caravage, a inspiré 8 documentaires récents (entre 2010 et 2022), 3 films de fiction, avant celui-ci, de 1941 à 2011, par des réalisateurs italien, britannique et américain et 2 téléfilms italiens en 1967 (avec Gian-Maria Volonte dans le rôle-titre) et 2007. Comme souvent dans une biographie, le film débute par la fin (1609, 1 an avant sa mort) et se construit à partir de flash-backs, le fil conducteur étant l’enquête menée par un agent pontifical dit L’Ombre (Louis GARREL) sur la vie du peintre (Ricardo SCAMARCIO, 3e collaboration avec le réalisateur), accusé du meurtre de Ranuccio Tomassoni, et que le pape pourrait gracier. Le réalisateur a choisi de reproduire le style du peintre avec des scènes réalistes, un cadrage et une lumière reposant sur le clair-obscur, ce que d’aucuns qualifieront d’académisme. Plus qu’une biographie, c’est aussi un thriller et un film politique mettant en évidence le rôle démesuré et mortifère [cf. Bruno Giordano (1548-1600), frère Dominicain condamné par Clément VIII au bucher pour ses opinions blasphématoires (non virginité de Marie, héliocentrisme] des États-Pontificaux [ici, sous la papauté de Clément VIII (1592-1605) et Paul V (1605-1621), de son vrai nom, Camille Borghèse. On y retrouve l’ambiance du film « Le nom de la rose » (1986) de Jean-Jacques Annaud, même s’il se déroule au XIVe s. Le Caravage a un immense talent [comme sa consœur Artemisia Gentileschi (1593-1656) qui fut son élève], reconnu par quelques membres de l’Église dont le cardinal del Monte et le neveu du Pape, le cardinal Scipion Borghèse ; il connait bien les Évangiles mais c’est un artiste proche des humbles et des pauvres [comme Philippe Néri (1515-1595), fondateur de la Congrégation de l’Oratoire), libre, insoumis [un peu comme Mozart dans « Amadeus » (1984) de Miloš Forman, musicien génial mais à la vie débridée qui choque Antonio Salieri qui mène, lui, une vie chrétienne] et ayant une vie d’errance (originaire de Milan, il quitte Rome pour Naples puis Malte), ce qui l’empêche de participer à la décoration de la basilique Saint-Pierre-de-Rome) et donc subversif (représentant la Vierge Marie et les Saints en prenant modèle sur des hommes du peuple et des prostituées, provoquant le doute auprès des croyants), ce que l’Église lui reproche, tentant de le discréditer à travers l’enquête sur sa vie dissolue (bisexualité, fréquentation des prostitués et querelles nombreuses).