Retrouvant les ingrédients du film de Jon Favreau (2019), il est essentiellement constitué d’un flash-back sur Mufasa, le grand-père de Kiara, fille de Simba et dont l’histoire est racontée par Rafiki, le mandrill chaman (Daniel Kamwa), en compagnie de Timon, le suricate et Pumbaa, le phacochère. En fait, cela permet d’apprendre pourquoi le « frère » de Simba, Scar (cicatrice en anglais) s’appelle ainsi, à l’aide d’une trame narrative qui est un « road-movie » classique, avec, comme il se doit, des retournements de situation et enrichi des thèmes de la conquête du pouvoir (Kiros, le roi des lions blancs est un méchant réussi), de l’importance de la filiation (biologique ou non) et de l’entraide, et bien sûr, de la trahison et de la jalousie. S’adressant aussi à un jeune public, les personnages secondaires que sont Timon (doublé par Jamel Debbouze), Pumbaa (Alban Ivanov) et Zazu le calao (Alexis Tomassian) dédramatisent les situations par leur humour. Comme celui de Favreau, le film est bluffant par sa qualité d’images numériques, plus vraies que nature et les mouvements de caméra vertigineux. Les lions mâles restent asexués à l’image et Simba évoque le chat de « Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau » (2024), film d’animation du Letton Gints Zilbalodis qui n’arrête pas de tomber à l’eau. L’épisode de la traversée en montagne sous la neige est plus scénaristique que zoologique, le lion (Panthera leo) étant plutôt un animal de la savane, contrairement au tigre de Sibérie (P. tigris altaica) et à la panthère des neiges (P. uncia).