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Cyril
3 critiques
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0,5
Publiée le 2 mai 2022
Première fois que je rédige une critique de film mais après avoir vu Barbaque et ce film je suis écœuré. Il y a donc des gens qui lisent ce genre de scénario, qui approuvent et ensuite le film se fait financer ???? 810 000 € pour un film comme ça ? Mais c’est une honte ! De la violence gratuite , aucune moralité à retenir, un gros malaise . Mais vous êtes des grands malades de réaliser des films comme ça ! Bref , voilà le cinéma actuel français . Si vous voulez être en présence de scènes très violentes, être mal à l’aise pendant 1h avec zéro intérêt, zéro scénario, une image digne de Julie Lescaut, vous êtes bien tombé .
Petit à petit on fait connaissance avec tous les protagonistes, en gros le couple de retraités danseurs sont reliés indirectement au ministre via leur fils avocat, le ministre est relié indirectement à l'adolescente via la psychopathe... etc... Il y a des passages assez hilarants, mais aussi des passages plus malaisants pour ne pas dire choquants toujours dans une ambiance singulière comme un brûlot sans concession et féroce de notre société. Certains passages frappent forts (attention aux âmes sensibles !) entre l'affaire du rapt de l'adolescente ou le débat au ministère sur la question du budget en passant par cette séquence hilarante avec la gynéco ou, surtout, cette scène "luchinienne" entre les deux avocats Podalydès et Steiger sur l'arrogance et l'insolence. Le cinéaste signe une comédie dramatique acide et clivante, constamment entre drôlerie et répulsion, malaise et fun. Un film qui ne peut laisser indifférent, qui secoue certe mais qui à la grande qualité d'une audace trop rare pour passer à côté. A voir et à conseiller... aux âmes courageuses ! Site : Selenie
Un OFNI, un bijou d'humour noir, de cynisme, où la moralité n'est qu'un concept pour bobos des beaux quartiers. Jubilatoire, imprévisible, le pied absolu. Un brûlot sur notre société malade de ses certitudes, porté par des comédiens au talent communicatif. Merci !
Un film politique trash, pessimiste, qui porte un regard terrifiant sur notre société moderne et sur notre capitalisme à l'excès. Ca fait souvent froid dans le dos et ça rappelle parfois l'excellent film Les Nouveaux Sauvages.
Transgressif et clivant...Oui certainement. Vendu comme une "comédie punk", Orange sanguine est avant tout un diptyque tout juste rigolo dans sa première partie, mais absolument malsain, glauque et tragique dans sa seconde. J'ai l’impression d'avoir été pris en otage, d'avoir été victime d'un rapt cinématographique. A l'image de plusieurs protagonistes de l'histoire, je n'ai pas apprécié l'expérience. Les acteurs jouent bien c'est déjà ça...
Satire, cynisme et humour noir sont au programme d' "Oranges sanguines". Ce dernier se présente comme une sorte de film à sketches que relient certains personnages et événements. Le propos se veut irrévérencieux, bête et méchant et surtout politiquement incorrect. Le but est avant tout de choquer et bousculer le spectateur notamment dans une seconde partie plus violente. L'effet recherché ne fonctionne pas toujours et certaines scènes manquent de punch, enfoncent des portes ouvertes et tombent un peu trop dans la facilité. L'ensemble reste néanmoins efficace, drôle voire tendre.
"Oranges sanguines" évolue dans un registre suffisamment rare au cinéma pour bouder notre plaisir.
L’indication ”déconseillé au moins de 12 ans” est incompréhensible! C’est limite soutenable (même pour des adultes) et dans un registre rigolo-violent qui n’est pas à mettre devant tous les spectateurs. A part ça le film ne laisse pas indifférent.
j'attendais beaucoup de ce film vu le résumé et le casting. Mais une fois passe la première heure, ça part dans l'extrême et dans le n'importe quoi et on ressent un profond malaise jusqu'à la fin du générique. le film se perd sur le thème de la vengeance. on ne comprend plus trop les intentions du film, entre film sadique et film comique, entre hymne à la violence ou gros délire sans grand intérêt et malheureusement pas assez souvent drôle (alors que le scénario et les acteurs s'y prêtaient).
La société française et ses beaufs! Les meilleurs moments de ce film correspondent aux saynètes habillées de musiques tellement décalées : le ténor CARUSO sur la jeune fille suivie par le taxi, JAROUSSKY sur la déprime du couple danseur, SHAME SHAME et la cuisinière des testicules du détraqué (le génialissime Fred BLIN), WONDERFUL LIFE sur générique final,... Et merci pour ces plans séquence en totale improvisation!
Toutes les valeurs positives de la France sont illustrées dans ce film : Un bel hommage appuyé à la masculinité, une ode primesautière à la féminité, une confiance et un respect profond envers les valeurs de sa République, en particulier en sa justice et en l'intégrité de ses représentantEs, sans négliger un attachement indéniable au train de vie de nos aînés, puisque grâce au casting qui l'a retenu, Patrice Laffont réussira peut-être à atteindre les 10K€/mois qu'il souhaiterait pour pouvoir se sentir bien à l'abri, selon ses propres dires. On regrettera peut-être son interprétation un peu particulière de la gastronomie française et l'étrange placement de produit pour Car-glass dans la scène finale... Mais sinon, c'est du tout-bon.
Au niveau de l’humour (très, très, très) noir et de la violence sèche et incongrue, « Oranges sanguines » se pose là. Un véritable OVNI dans le paysage cinématographique français et une œuvre à ne pas mettre sous tous les yeux. Une œuvre qui fait à la fois du bien tellement elle rue dans les brancards et qui fait tout autant mal et dérange à cause de certaines séquences vraiment extrêmes voire complètement perchées. Cette comédie de mœurs en forme de tranches de vies liées entre elles de manière tout de même artificielle se pose comme un pamphlet culotté, vilain et acerbe sur la société française, la France elle-même et le français en général. Un film qui met le doigt là où ça fait très mal! La mode de la discrimination positive, la corruption politique ou encore les monstres engendrés par une société capitaliste sans limite en prennent pour leur grade dans un joyeux et très politiquement incorrect jeu de massacre...
En effet, Jean-Christophe Meurisse ose tout avec ce second film après le méconnu et tout aussi branque « Apnée ». Avec « Oranges sanguines » il nous offre un cocktail explosif à ne vraiment pas montrer à tout le monde car ce film risque de faire grincer des dents ou de choquer. A cheval entre la violence et les dialogues d’un Tarantino, l’humour belge mal élevé du type Kervern/Délépine ou encore un certain cinéma social et politique hexagonal, c’est un long-métrage qui bouscule, interpelle et marque par le biais de l’humour trash. Les dialogues font la plupart du temps mouche et prêtent à sourire, voire à rire. Jaune... Un rire provoqué par cet humour noir et probablement clivant qui devient acide plus le film progresse. On est malmené, surpris et c’est plutôt agréable même si le film va parfois trop loin (la scène ultra-violente de l’après-viol est d’un gore écœurant qui va trop loin).
A la fois pamphlet, satire et diatribe qui ne s’interdit rien, « Oranges sanguines » ne manque pas de qualificatifs. C’est grinçant, dérangeant, osé, absurde, kafkaïen, décalé, obscène, jubilatoire ou encore vulgaire et le malaise n’est jamais très loin. Mais on apprécie le courage avec lequel Meurisse malmène ses congénères affreux, sales et méchants en mêlant tous les genres (comédie, thriller, horreur, social, ...) de manière si fluide et maîtrisée. Cependant, le film souffre de sa structure éclatée qui le ramène presque aux défauts inhérents du films à sketches, dont celui de l’inégalité. En effet, les séquences ne sont pas toutes du même acabit, et si certaines frappent dans le mille, d’autres tombent à plat. Et la seconde partie est clairement moins drôle et réussie que la première. On n’oubliera pas le suicide d’un couple de retraités, un jury de concours de danse farfelu ou encore ce ministre qui va prendre cher mais ce sont des montagnes russes cinématographiques ou le réussi côtoie le raté proche du mauvais goût. Enfin, il est dommage que Meurisse n’ait pas autant soigné la forme que le fond car il faut avouer que son film est visuellement laid, comme sorti d’un autre temps. Du cinéma très particulier à réserver à un public très averti.
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Pour les personnages de cette grosse entreprise de démolition signée Jean-Christophe Meurisse, c’est certain. Pour les spectateurs sûrement pas à condition d’apprécie l’esprit cynique et grivois du Hara-Kiri des années 60, - si vous ne pouvez pas l’acheter, volez-le ! -. 102 minutes très dérangeantes mais d’une originalité telle qu’on n’a pas le droit de passer à côté, histoire de se faire une idée. Au même moment en France, un couple de retraités surendettés tente de remporter un concours de rock, un ministre est soupçonné de fraude fiscale, une jeune adolescente rencontre un détraqué sexuel. Une longue nuit va commencer. Les chiens sont lâchés. L’ombre du professeur Choron et de Cavanna plane sur cette comédie noire. Ce film a été présenté en séance de minuit au Festival de Cannes 2021… on comprend mieux pourquoi. Ces Oranges sanguines – ô combien ! -, sont politiques et surtout incorrectes, en montrant une vision critique de la société française. Tout le monde en prend pour son grade. On dira pour résumer que cette comédie exprime le bon-sens de gauche… enfin quand la gauche existait encore. La scène du ministère avec les idées de réformes pour gagner du pognon est emblématique de cet esprit. On pourrait penser que tout y est exagéré mais la réalité est encore pire que ce que qui est montré, sachons que les scénaristes ont été conseillé par des figures politiques de premier plan. Ça fait frémir. C’est un peu filmé à la hache et éclairé à la va-comme-j’te-pousse, mais on s’amuse beaucoup tout en sachant que dans le genre clivant, on atteint les sommets. Le film entremêle plusieurs récits, sans rapports évidents des uns avec les autres, afin de livrer un croquis de la société française, ce qui donne à l’ensemble la forme d’un film à sketches en forme d’OVNI. Mais les ambitions du film, qui passent par l’irrévérence, le mauvais goût et même le trash, sont parfaitement assumées et abouties. Un formidable jeu de massacre. Outre les têtes d’affiche que sont Denis Podalydès, Blanche Gardin, - ahurissante en gynéco cynique -, Vincent Dedienne, Olivier Saladin, Christophe Paou, qui s’en donnent à cœur joie, on retrouve au casting des membres de la compagnie de théâtre des Chiens de Navarre fondée par le réalisateur. Ça sent bon l’impro et c’est follement réjouissant. Un must dans le genre, mais qui laissera pas mal de gens sur le côté du chemin. Cette comédie, qui explose tous les critères habituels du genre, a même le culot de ne nous présenter que des personnages antipathiques, cruels, parfois même stupides, et pourtant, on les suit avec gourmandise dans un de ces moments très rares que peut encore nous réserver un cinéma iconoclaste et déglingué. Une sorte d’Affreux, sales et méchants à la française.
ce titre est très significatif de l'univers du film, au sens propre comme au figuré ! dialogues, scénario et acteurs géniaux ! j'ai adoré ! pas été surpris autant depuis " le bruit des glaçons "!