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stanley
83 abonnés
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2,5
Publiée le 4 juillet 2022
Old boy m'avait vraiment déçu. j'avais trouvé le style du cinéaste assez tape à l'oeil, vulgaire et chichiteux. Decision to leave, bien que bien plus réussi, n'évite pas certains écueils. Ainsi, le brio de la mise en scène ne parvient pas à faire corps et à oublier un scénario alambiqué qui n'est que redite et redondance. Assez répétitive, l'histoire ne nous intéresse que modérément car, de plus elle est vaguement et maladroitement inspirée des thématiques hitchcockiennes. Reste alors le brio de la mise en scène surtout lors de formidables scènes de poursuites, à pied ou en voiture. Le cadre et le jeu des acteurs sont alors superbes. La conclusion reste un petit chef d'oeuvre de maîtrise et d'émotion. Un bémol également dans la mise en scène quand le personnage du flic se projette dans une scène passée ou géographiquement différente. Nous ressentons l'impression que le cinéaste se regarde tourner en usant de mécanismes narratifs et de mise en scènes répétitives et plus malines qu'habités. Dommage mais les qualités visuelles du film sont manifestes.
Je veux d'abord souligner les points forts du film : excellents acteurs, qualité de la photo, subtilité de la relation qui se construit entre l'inspecteur et la suspecte, très beau final... Mais malgré tout cela j'ai eu des difficultés à accrocher vraiment au scénario (qui nous perd parfois dans ses dédales), j'ai constaté des longueurs, une saturation concernant les scènes avec téléphone portable...Et au bout d'une heure j'ai ressenti par moments de l'ennui, ça devenait trop long...
inutile de chercher à référencer d'autres œuvres cinematographiques. L'esthétique du film est génial, montage, images cela est tellement présent que ce pourrait être agaçant... mais non la forme magnifie et est un sujet en elle même. Le fond est également de haut niveau, poésie, place laissée à de belles incomprehensions/interpretations. Merci pour le plaisir, le rêve et les blancs à remplir !
Très tôt, depuis ‘le dernier train pour Busan’, je me suis demandé le nombre de pépites n’ayant jamais traversé la frontière, mais voilà, depuis Squid Game est sorti, et moult films et séries ont suivi sur les services de streaming, avec VF ou non: notre pays a compris ce que le cinéma coréen a à offrir, et quelque chose a clairement été déverrouillé pour les années à suivre. En l’occurrence ce film, sorti dans les salles françaises en VOST uniquement, et les retours parlent d’eux-mêmes: 3,9 presse et spectateur: car tout simplement grandiose. L’histoire est intéressante, bien ficelée, riche (format de 2h18), la mise en scène impeccable, avec à la fois un thème policier, du drame, et de la romance, les péripéties s’enchaînent, les rebondissements s’enchaînent, codes méconnus, le spectateur est (comme à l’habitude de la sauce coréenne), sans arrêt pris de cours, piégé par cette construction en dehors de notre habitude, berné.
Aucun ennui.
Chaudement recommandé.
La signification des trois lettres latines, présentes sur le sac à dos et tatoué sur la fille?
Les qualités du film : une inventivité indéniable dans la réalisation, faisant se télescoper différents espaces-temps, sublimant certaines scènes (notamment la dernière) ; un regard bien aiguisé sur la société coréenne (normativité lisse et ennuyeuse, dictature du sage et du sain…) ; un je-ne-sais-quoi de charmant dans les petits riens de la relation platonique entre les deux personnages principaux. Pour le reste : beaucoup de déjà-vu dans cet énième polar logé entre Vertigo et Basic Instinct, qui tourne autour d’un flic fatigué, insomniaque, et d’une femme fatale. La sauce a beau être coréenne, avec un humour qui rappelle le cinéma de Bong Joon-ho (et ses portraits de policiers en Pied-Nickelés dépassés), le fond ne présente guère de surprise. Et plus dommageable : le scénario, artificiellement tarabiscoté, répétitif, est péniblement long. Ce pot-pourri d’énigme, d’amour, de drôlerie et de drame, à force de lorgner dans différentes directions, ne trouve jamais de voie vraiment convaincante.
Prix de la mise en scène mérité, esthétisme et atmosphère bien rendue. L'intrigue reste toutefois complexe, le rythme assez lent pour une durée trop longue. Film bavard aussi avec des scènes qui laissent perplexe sur leur intérêt. Impression mitigée et déception quand même pour quelqu'un qui nous a habitué à mieux.
Dans ce dernier opus de Park Chan-Wook, tout est beau. La mise en scène est brillante, le scénario retors à souhait (pour peu qu'on arrive à suivre ses méandres jusqu'à la fin du film), l'image sublime, les acteurs et actrices formidables.
Et pourtant, par une sorte d'effet de magie noire, le film n'est pas exceptionnel, sans que l'on puisse bien comprendre ce qui manque : l'étincelle de l'émotion, un supplément d'âme ? Le vertige amoureux et sensuel qui m'avait saisi lors de la vision de Mademoiselle est ici totalement absent.
Mais malgré ces réserves, il faut quand même encourager les spectateurs à aller voir la dernière livraison du réalisateur de Old boy, car on y voit des effets et des idées qu'on a jamais vus ailleurs. Un exemple saisissant : le monde vu de l'intérieur d'un smartphone. C'est tout bête, mais l'effet est immédiatement surprenant. Le coréen est ainsi : il invente et survole son art, quitte à laisser parfois les enjeux narratifs de son film au bord du chemin.
En regardant les travaux de Park Chan-Wook et ses compatriotes Bong Joon-ho et Na Hong-jin, apparait ce penchant naturel pour la sédition, autant formaliste que narrative. Inutile d'énumérer les exemples précis, vous en trouverez à chaque recoins de leurs carrières respectives. Dans le cas de Decision to Leave comme pour ses prédécesseurs, c'est un challenge que le Park Chan-Wook pose à son audience.
Le synopsis intégré, attentes et idées préconçues échaufaudent la marche d'un thriller vénéneux qu'on imagine déjà largement éventé par notre vécu de spéctateur. Un conseil : rappelez-vous Old Boy ou Mademoiselle. Trente minutes plus tard, le cinéaste culte a éparpillé façon puzzle les évidences. Sans arrogance ni dédain, avec une simplicité qu'il dissimule derrière une pléthore d'idées de mise en scène. Pas de frime ni d'esbroufe, son moyen d'expression visuel est l'extension de ses écrits (il cosigne une fois de plus le scénario). Le language tiens, il ne sera question que de ça dans le film. Ce qui rapproche, ce qui éloigne, ce qui se passe de mots et ce qui échappe au lexique universel.
Rien de théorique, tout est là, à portée des yeux. Mais voit-on tout ce qui est à voir (ou comprendre) à travers l'excellent Park Hae-il ? Avec une Tang Wei ensorceleuse à souhait, on fait bien de se monter la tête puisque le récit n'aura de cesse de nous la retourner. Même un peu trop au cours de son dernier tiers, certains éléments de contexte demeurant légèrement nébuleux. S'il paye son tribut au Vertigo d'Hitchcock, c'est dans un jeu constant de reflets, superpositions, perspectives et déformations. De là naissent les zones troubles, incertaines, risquées et donc envoutantes. N'est-ce pas le terreau idéal pour faire pousser une histoire d'amour?
Entre des mains peu expertes, on se serait probablement retrouvés face à un thriller du samedi soir parfaitement oubliable. Avec un visionnaire accompli tel que Park Chan-Wook, on se retrouve face à quelque chose d'hybride, de sophistiqué mais difficilement compressible à un genre précis. Vraie enquête en spirale ? Fausse romance toxique ? En définitive, chacun aura sa réponse. Love in Translation.
Très décevant. Le scénario tourne à vide très rapidement, quand on comprend les enjeux de cette histoire d'amour on s'ennuie rapidement et le film dure 2h20. Et ce, malgré les nombreux rebondissements et la mise en scène impeccable. Dommage.
La caméra est certes virtuose, mais elle se complait dans un scénario embrouillé pour perdre à la fois le spectateur, mais aussi l'émotion que mériterait les personnages si sensibles. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Manque total de chair.
Histoire d'enquêtes et d'obsessions, Park Chan-Wook nous propose une mise en scène soignée, mais pour un film au déroulé trop souvent déroutant et exagérément complexe pour nous embarquer réellement dans ce récit de plus de 2h.
Ou à trop vouloir en faire un exercice de style, on en perd la véracité des sentiments.
L'histoire prend son temps pour se mettre en place, doucement, subrepticement, puis le tension se met en place, tout aussi lancinante, puis les rebondissements et les révélations qui s'accumulent de plus en plus tout ça grâce à un scénario une fois de plus implacable, dense et complexe mais sans jamais perdre le fil pour le spectateur. On reconnaît dans ce récit alambiqué mais linéaire le style très coréen des thrillers machiavéliques, et le penchant pour les amours non moins compliquées du réalisateur. Par contre, le réalisateur surprend cette fois avec une économie de scènes plus ou moins chocs, cela n'empêche pas le réalisateur d'instiller des passages d'une sensualité non feinte et subtile. L'intrigue sur le fond fini un peu par nous perdre vers la fin, notamment sur les tenants et aboutissants, sur le pourquoi du comment des actions de cette épouse mante religieuse. Mais Park Chan-Wook nous tient en haleine de bout en bout grâce à une réalisation toujours aussi stimulante et créative jouant avec le temps et le montage de façon judicieuse. A voit et à conseiller. Site : Selenie
Il ne sera bien heureusement plus possible de faire un chef d'œuvre intemporel qu'un film comme Old boy qui a lui seul a permis au cinéma sud coréen d'être celui qu'il est aujourd'hui, ce film était et est toujours ce qu'on pourrait appeler le pur dépassement de fonction. Donc forcément nous ne pourrons jamais voir mieux de ce réalisateur mais tout comme son avant dernier, Mademoselle, sa récompense de meilleur réalisateur (ils appellent ce "prix de la mise en scène" est loin d'être usurpé lui qui aurait dû avoir la palme d'or avec le 1er film précité. Si on aime Hitchcock et je ne vois pas comment un cinéphile ou quelqu'un aimant seulement un tantinet le cinéma ne pourrait pas se régaler devant Décision to leave. A une époque où le cinéma a une influence et une affluence qui s'amenuise malheureusement de plus en plus, qu'est-ce qu'il est bon de voir enfin un film à la hauteur dans une salle de cinéma. Ne cherchez pas à comprendre le pourquoi du comment de ... Allez le voir!!!!
Avec Park Chan-Wook, un réalisateur qui adore se regarder filmer, avec Kim Ji-Yong, un directeur de la photographie chevronné, "Decision to leave" bénéficie d’une très belle image et d’une mise en scène de qualité, mais c’est avec la façon prétentieuse de raconter une histoire somme toute banale, en la délayant en plus jusqu’à plus soif, que tout s’écroule, quand bien même la distribution fait tout son possible, sans vraiment y arriver, pour faire passer la pilule.