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Phastene
15 critiques
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2,0
Publiée le 10 janvier 2026
Disons tout de suite qu’il ne s’agit pas d’un thriller. Ensuite le qualifier de « film policier » est tout à fait injustifié car même si l’histoire implique un personnage de policier qui mène une enquête, ce n’est pas vraiment le sujet. On est vraiment dans une romance. Donc que les amateurs de thrillers passent leur chemin ils seront déçus. Ensuite, le film est trop long. 2h13…on baille souvent….et enfin l’intrigue… vraiment bof bof… alors oui il y a une bonne mise en scène avec de vraies astuces mais un beau gâteau qui n’a pas de goût ça vous rempli pas l’estomac…
Je n'ai pas adhéré. Le film est incompréhensible, dès le début on a l'impression d'arriver dans l'épisode d'une série déjà entamer. Du mal à suivre. Certes les images sont belles mais non je ne recommande. Vu sur 4 jours un calvaire
La virtuosité technique du réalisateur Park Chan-Wook bien qu’indéniable finit par desservir cette histoire hitchcockienne à tiroir abusant de faux-semblants et de rebondissements au long d’un récit décharné un brin ennuyeux et trop emberlificoté. La fabuleuse audace formelle du cinéaste coréen n’occulte pas le caractère trop décousu d’un long-métrage peu captivant dans son jeu du chat et de la souris entre un policier et une femme qu’il soupçonne d’avoir tué son mari.
Certainement un excellent film… mais je l’ai vu en vost à la télévision, ce qui a certainement nui beaucoup à la compréhension. Librement inspiré de Vertigo (Hitchcock), le scénario est interessant et le montage subtil mais complexe. Il s’agit d’un policier s’éprenant de la femme qu’il soupçonne de 2 meurtres.
Quand l’amour se fait poison, et que la vérité se noie
C’est un film magnifique. Vraiment. Stylisé, élégant, subtil. Mais c’est aussi un film lent, presque figé, qui demande de s’abandonner à son rythme ; au risque de décrocher en cours de route.
Park Chan-wook signe ici une œuvre trouble et poétique. Un faux polar, une vraie histoire d’obsession douce-amère. On ne regarde pas Decision to Leave comme on suit une enquête. On s’y laisse glisser, comme dans une mer brumeuse où chaque émotion est une vague imprévisible.
L’amour ici ne sauve personne. Il déstabilise. Il empoisonne. Seo-rae et Hae-jun ne s’aiment pas au sens classique : ils se dévorent lentement, en silence, incapables de s’aider ou de se fuir. Ce n’est pas une romance, c’est une lente désintégration à deux. Et pour une fois, l’amour ne répare rien. Il détruit.
Le film ne choisit jamais un camp. Il refuse le manichéisme. Lui est policier, mais laisse filer une meurtrière. Elle est une veuve noire, mais ses gestes sont guidés par une forme tordue de tendresse. Il n’y a ni innocents, ni coupables. Juste des êtres qui se croisent trop tard, qui s’aiment mal, et qui s’engloutissent.
Tout est maîtrisé. Parfois trop. Les cadres sont parfaits, les regards calculés, les métaphores liquides omniprésentes. L’eau est partout : elle enlace, elle ronge, elle efface. Et ce dernier plan… dur, opaque, magnifique de silence. Il laisse un creux au fond de l’estomac.
Alors oui, Decision to Leave est un film intelligent, dense, construit avec soin. Mais c’est aussi une œuvre froide, presque clinique. On admire, on comprend. Mais il faut attendre la toute fin pour que ça fasse vraiment mal.
Ce n’est pas un film qu’on emporte avec soi. C’est un film qui vous laisse là, sur le rivage, un peu perdu, un peu vidé.
D'un coté une histoire d'amour surprenante et un film mis en scène de manière incroyable, mais de l'autre un film difficile à suivre, qui se perd parfois dans sa temporalité. La manière d'enquêter des coréens, telle que décrite dans le film, semble très éloignée des méthodes occidentales.
Après la trilogie de la vengeance, le maestro de la violence Park Chan Wook change de braquet. Sa nouvelle enquête est finalement plus amoureuse que policière : les êtres se cherchent, s'effleurent, se rêvent... Si Decision to leave devait être conté, je dirais que c'est l'union entre Vertigo et All the mood for Love. C'est aussi dense que fin, c'est un miracle de réalisation, tant chaque plan est nouveau, original, fou, beau, rare. J'aurai pu mettre la note maximale, mais je réfléchis encore à quelques éléments que je n'ai pas encore saisi. Car le film fourmille d'idées, de pistes, qu'il marque la rétine et l'esprit.
Un agent de l'immigration, féru d'escalade, est tombé du sommet d'un pic qu'il a pourtant déjà grimpé à maintes reprises. Il a dévalé la montagne, s'est brisé les os et les premiers insectes explorent son cadavre. Une enquête de routine est ouverte pour enquêter sur ce qui n'est qu'un accident évident. Hae-joon, accompagné de son acolyte ingénu, relève les éléments nécessaire. Il maintient une relation empruntée avec son épouse. Il suit également l'affaire d'un proxénète dont la police de Busan cherche à retrouver la trace. Hae-joon va interroger la femme du défunt agent de l’immigration, par conscience professionnelle. Il poursuivra le proxènète. De là, les intrigues vont se mêler à un rythme entêtant, Hae-joon va se laisser emporter par lui-même, par ses propres passions. Le suspense, le romantique, la beauté, le vertige sont portés à leur paroxysme pendant 2h15 de pur plaisir absolument trépidant et hypnotisant. Plus que tout, ce film nous offre un duo de personnages parmi les mieux peints de l'histoire du cinéma, tout en subtilité, en gestes, regards, en actions éloquentes ; des personnages d'une profondeur de sentiments dont les cohérences et incohérences sont montrés avec une telle limpidité qu'elle en confine à l'irréel, au tour de magie. Vu au cinéma puis revu sur Arte.tv, j'ai reçu à chaque fois une claque monumentale. Park Chan-Wook est un maître omnipotent comme il y en a peu aujourd'hui ou même dans l'histoire. Il parle avec les couleurs, les formes, les objets, avec le rythme, les sons, les dialogues, les mouvements de caméra et une mise en scène ingénieuse pour faire du spectateur son complice de un tourbillon spectaculaire, pour rendre crédible l'incroyable, pour suggérer et faire partager les émotions et les sentiments des personnages. C'est du conte, c'est du divertissement et c'est intelligent. Soyez prêts, le film ne vous laissera pas un instant de répit. N'étaient-ce les trois premières minutes du film, trop abruptes à mon humble avis, Decision To Leave frise le chef d’œuvre absolu. Attention à ceux qui rechercheraient du gore et se tourneraient vers ce film après avoir vu Old Boy : attendez-vous à autre chose.
Superbe film ou l'attirance entre les deux personnages principaux est dessiné petit à petit toute en subtilité, ce qui n'est pas sans rappeler in the mood for love. A force de s'attirer et de se tenir à distance on aurait aimé une fin un peu plus en exutoire mais l'ensemble est magnifique servi par de très bon acteurs et une mise en scéne parfaite.
Sorti en 2022, "Decision to leave" est un thriller romantique de Park Chan-Wook. L'histoire d'un amour (platonique) impossible et tragique dans le cadre d'une enquête policière. Bien que s'appuyant sur un schéma classique, l'intrigue est menée d'une manière originale et efficace. La mise en scène est brillante et possède ce raffinement devenu l'un des marqueurs du cinéma sud-coréen et asiatique contemporain. A ces qualités narratives et esthétiques s'ajoute une interprétation remarquable _ mention spéciale à Park Hae-il en policier hypersensible et à Tang Wei en émouvante femme fatale malgré elle. Un film subtil et poignant d'où émane un profond sentiment de tristesse, de solitude existentielle et de désespoir. Triste et beau comme du Baudelaire.
Film a voir et a et revoir. Jang est complètement sous l’emprise de Sore, personnage intriguant, sur lequel on change d’avis après chaque scene du film. Les multiples chutes de Jang lors de la derniere scene nous laisse un gout particulier. Le reste de sa vie sera hanté par ce baisé sous la neige, sur la montagne de Sore.
Un labyrinthe d’ennui, où on se perd par curiosité, puis lassitude. Le film a été bien reçu, tant mieux pour lui. Il manque d’intensité et se dilue minute après minute.
Tres etonnant. Se laisser prendre par une histoire d'amour nichee dans un crime.Demau images parfois avec des jeux sur les lignes et les plans qui pourraient avoir quelque sections avec Scorsese. Des lignes vers un universel : l'amour, qu'il soit coreen, chinois,américain ou autres, dans toute la complexité des ames qui passent se ratent...