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Marie Leroy (Le monde selon Marie)
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4,5
Publiée le 1 septembre 2026
Filer à 10 nœuds au cœur d'un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire... Après Himalaya et Le Peuple migrateur, Jacques Perrin entraîne le spectateur, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au cœur des océans. Le documentaire s'interroge sur l'empreinte que l'homme impose à la vie sauvage.
L'immersion reste totale. Le découvrir aujourd'hui, plus de quinze ans après sa sortie, rappelle inéluctablement que la technique de l'image a évolué. Pourtant, les plans comme la narration n'ont rien perdu de leur impact. Ils sont, plus que jamais, le reflet brutal de notre vision anthropocentrique.
Je n'aurais jamais trouvé de meilleurs mots que ceux de Jacques Perrin pour poser ce constat : « Ça aussi il faut que je le raconte, espèce disparue, éteinte à jamais. À peine découverte, et exterminée. Disparue. Disparue. Quelques pas pour parcourir des millions d’années d’évolutions anéanties en quelques décennies. Combien d’espèces avons-nous fait disparaître ? Combien sont en voie de disparition ? Combien sont menacées ? »
Sa voix raconte ces espèces anéanties en quelques décennies alors qu'il avait fallu des millions d'années pour qu'elles adviennent. Mais elle rappelle aussi que si l'indifférence alimente ces extinctions, la volonté de protéger n'a jamais été aussi forte.
Le texte va jusqu'à interroger un avenir effrayant :
« Doit-on se préparer à un monde artificiel où des représentants de chaque espèce seraient conservés dans des parcs animaliers ? Dans des aquariums géants. Pâle reflet d’une diversité révolue. »
Puis il se conclut sur une idée essentielle :
« La Terre ne nous appartient pas, elle est à partager. Là est notre espérance. La diversité des espèces est nécessaire à notre propre existence. Tout est encore possible. »
Le message est d'une justesse absolue, porté par des mots tranchants dits avec un calme troublant. Une véritable sagesse s'en dégage. Cela m'évoque beaucoup le travail de Vincent Munier dans Ours, simplement sauvage : cette même manière de montrer, sans artifice ni fureur, la nature humaine dans ce qu'elle a de plus choquant.
Je le découvre aujourd'hui, et c'en n'est que le début.
Océans explore le monde marin comme un immense territoire vivant, fait de mouvements, de rencontres, de violence et de beauté. J’ai beaucoup apprécié ce documentaire spectaculaire et sensoriel, même si son approche très contemplative m’a parfois laissé sur ma faim.
Océans n’est pas un documentaire animalier classique, mais une véritable expérience visuelle. Jacques Perrin et Jacques Cluzaud privilégient l’immersion, la beauté des images et le mouvement du vivant plutôt qu’un discours scientifique très explicatif. Porté par une production immense, avec plusieurs années de préparation et de tournage à travers le monde, le film s’appréhende comme une plongée au cœur des océans, entre émerveillement, puissance de la nature et conscience écologique.
Le film montre avant tout l’océan comme un univers autonome et complexe. Les animaux y existent selon leurs propres rythmes, entre chasse, fuite, déplacements, rassemblements et survie. *Océans* invite ainsi à regarder le vivant autrement, sans chercher à tout humaniser ni à constamment expliquer ce que l’on observe.
Le récit aborde également la fragilité de cet environnement face aux activités humaines. Sans développer un discours écologique particulièrement appuyé, il fait sentir ce que l’on risque de détruire en montrant d’abord toute la richesse de cet écosystème. Son message est simple mais efficace : on protège plus facilement ce que l’on apprend à regarder, et l’émerveillement peut devenir une première forme de conscience.
J’ai beaucoup apprécié Océans. C’est un très beau documentaire, porté par de superbes images, une véritable immersion sensorielle et une impressionnante prouesse technique. Il possède aussi une dimension poétique et contemplative que j’ai trouvée très agréable. J’ai aimé sa manière de rendre cet univers proche et presque palpable, sans jugement ni démonstration appuyée, en laissant simplement la nature exister devant la caméra.
Mais c’est aussi ce qui constitue sa principale limite. Le film privilégie tellement l’expérience visuelle qu’il laisse parfois de côté l’aspect pédagogique. J’aurais aimé savoir quelles espèces défilaient à l’écran, connaître leurs noms ou mieux comprendre certains comportements. La narration reste volontairement très en retrait, ce qui correspond pleinement au projet du documentaire, mais peut aussi créer une légère frustration.
Au final, Océans est un documentaire impressionnant, immersif et techniquement remarquable, davantage pensé pour faire ressentir l’océan que pour l’expliquer. Une œuvre parfois frustrante dans son manque de repères, mais assez belle, ample et sincère pour laisser une forte impression.
J'attendais bien autre chose de ce film de 2009 de belles images certes bien filmées et quelques bons sons, quelques seulement car il y a un gros mélange entre des sons intéressants et la sempiternelle musique accompagnant. La voir Off n'apprend rien ce n'est pas un documentaire, le vieux avec son petit non plus, de plus les images plus dures sans commentaires plutôt confuses. Les animaux sont là et il y sont depuis plus longtemps que nous mais y entendre évoquer le génie humain de façon ironique ou pas on ne sait pas c'est la goutte d'eau qui fait déborder l'océan.
Des images impressionnantes gâchés par des commentaires quasi inexistants : on n’apprends rien, on ne sait pas le nom des animaux, ou cela a été filmé, … C’est très dommage ! Image : 4,5 étoiles, Son : 0,5. Soit la moyenne au général, c’est un peu trop contemplatif pour moi.
De superbes images et diversités de scènes sous-marines. C'est beau ! Le message est le bon et ca fait plaisir de voir ce genre de films.
Maintenant, et malgré l'intention artistique derrière, je suis déçu de la manière utilisée pour le transmettre... 1h de jolies images a la limite du soporifique ou quasiment rien n'est expliqué. Il y a pourtant tellement de choses à dire sur le sujet... J'ai été beaucoup plus touché par la série "Our Planet" avec les sujets sur l'océan et m'attendait à quelque chose sur la lignée mais spécifique aux océans. Ici, il y a si peu d'interventions que le film pourrait être utilisé comme fond pour vendre des téléviseurs...
Avec de si belles images et ce même message, un film grandiose aurait put naitre, toucher plus de monde et sensibiliser sur cette cause devenue critique...
Des scènes qui ne sont pas, évidemment, inédites, car depuis Cousteau, notre culture océanique, depuis l’enfance, a été largement nourrie. Il y a eu aussi la série de huit documentaires sur les océans. Donc, certaines images sont des grands classiques (comme la chasse aux sardines ou l’orque mangeuse d’otaries). Pourtant, avec la patte de Perrin, ce nouveau film océanique offre quelques images nouvelles, par leur aspect, les angles de prise de vue impressionnants et puis, tout l’habillage, la parcimonie des commentaires, la musique, la longueur des plans. Un agréable moment de méditation, sur la beauté de la nature et, secondairement, sur la connerie humaine…
Oh my Goddy ! Ce documentaire est juste incroyable... décidément Jacques Perrin était un homme admirable, une idole même ! Quelle poésie, quelle féérie sous les eaux... moi j'ai été happé pendant près de deux heures par ce ballet maritime... car c'est pas dur on voit de tout ! Des dauphins, des baleines, des épaulards, des narvals, des bélugas mais aussi tout un tas de poissons mais ce que j'ai adoré plus que tout c'est tout les engins vraiment bizarres qui peuplent les bas fonds des océans... quelle magie et quelle étrangeté à la fois ! Non vraiment ce documentaire est un régal pour les yeux et la fin avec son message écologique m'a fendu le coeur & vraiment messieurs dames, si ont veut que nos petits enfants sachent ce qu'est un dauphin ou une baleine, il va falloir qu'on se secoue et qu'on fasse quelque chose pour notre planète... tant de beautés millénaires ne peuvent pas disparaitre par notre faute ! Merci Mr Perrin !
Hypocrite. D'entrée de jeu le générique affiche ostentatoirement et cyniquement "TOTAL", "SUEZ", et d'autres. Le film sonne ensuite faux, partagé entre les larmoiements de bonne conscience versés sur la pollution marine et un discours moralisateur dont on goûte peu le ton doctoral. Restent les belles images, permettant de garder une étoile à cette catastrophe cinématographique
Très déçue. Une succession décousue de scènes maritimes vues et revues, aucun film conducteur, aucune émotion, et pourtant j'aime la nature et les océans. Un bide animalier ennuyeux. J'ai tenu 20 minutes.
Un joli film à montrer aux enfants (s'ils ne s'endorment pas devant). Des images incroyables et une diversité d'espèces assez cool. Mais je n'appelerais pas ça un documentaire. Aucun nom d'espèce, aucune informations sur les comportements observés, c'est bien beau de nous montrer ces jolies images, mais si c'est pour qu'il n'y ait aucune explication derrière je ne vois clairement pas l'intérêt. Avoir un narrateur aussi compétent et ne l'entendre dire que des choses évidentes (du style "les animaux se sont adaptés par nécessité" sans donner d'exemple derrière d'adaptation) est assez décevant. C'est comme visiter un aquarium sans panneaux. Je trouve ça dommage pour les passionnés de réduire le monde marin à simplement de jolis animaux qui chassent et se déplacent, sans chercher à complexifier un peu la chose. 1h40 de visionnage et je n'ai rien appris de plus sur les fonds marins. Un joli film à regarder dans une salle d'attente.
Océans est avant tout une vraie réussite visuelle tant les images qui défilent devant nos yeux ébahis sont sublimes et rares. Difficile d’imaginer comment Jacques Perrin est parvenu à ce résultat même si une chose est sure, 4 années ne devaient pas être de trop pour capturer des moments aussi inoubliables et uniques que ceux là. Alors oui certains pourront déplorer le manque de pédagogie de ce film qui laisse peu de place aux explications (on aimerait connaitre le nom de certains animaux inconnus) mais en même temps ce choix délibéré rentre dans une logique de poésie, d’harmonie avec la nature. Pas besoin de gâcher ce déluge d’images et de beauté par des commentaires souvent pénibles et inutiles ou faire parler les animaux comme dans « Voyage sous les mers », ça aurait fait perdre le sens même de ce film et sa puissance visuelle. Ensuite, on peut reprocher à Perrin d’avoir voulu incorporer un pseudo scénario version « Petit Prince » avec cet enfant au début et à la fin du film qui découvre l’océan, c’est plutôt mignon mais un rien inutile. Par contre, le choix de montrer (de reconstituer) les massacres d’animaux et la pollution sous une forme moins édulcorée qu’à l’habitude est très louable et choque le spectateur. Quand le requin qui s’est fait coupé les nageoires et l’aileron par les « barbares » chinois retombe dans les profondeurs pour se laisser mourir, le silence dans la salle est pesant et oppressant et c’est peut être le bon moyen de faire réagir les gens. Même si Océans ne se veut pas être une fable écologique comme Home mais plutôt une communion avec la nature et ses merveilles, le message passe et le spectateur oscille entre magie et tristesse de savoir qu’il ne verra peut être plus jamais certaines de ces espèces. Bref, une odyssée olfactive (visuelle et auditive) sublime, éblouissante et merveilleuse qui nous fait découvrir les fonds marins comme jamais auparavant et nous faire communier pleinement avec la nature et sa beauté. Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)
Dès les premières images, on a le souffle coupé tant la beauté visuelle inonde les yeux. Et puis.... la musique pompeuse et envahissante nous accompagne tout au long de ce périple et on se lasse bizarrement assez vite de tant de beautés. Sans doute car il manque peut-être la colonne vertébrale d'un véritable scénario.
Océan n'est pas un documentaire. C'est une incroyable symphonie. D'une rigueur et d'une beauté sans égale c'est le tableau époustouflant du très grand mystère de notre planète.
Un très beau film avec de belles images mais filmer dans des bassins ou aquarium, c'est flagrant. Pour le reste c'est intéressant mais ce qui faut défaut c'est le manque de commentaire, de précision, d'indication... la musique est plutôt bien choisie.