Le film qui nous approche au plus près des océans. Les prises de vue sont exceptionnelles, tout comme les espèces que l'on aurait même pas soupçonné exister... On est au plus près des plus merveilleuses créatures de la mer, de la faune marine en passant par les embruns. Les procédés techniques sont prodigieux comme l'utilisation du caisson étanche et hydrodynamique pour un rendu sensationnel. L'immersion est absolue et la bande originale nous entraîne au plus profond des océans, d'où on ne veut plus remonter.
De très belles images, c'est le principal. Malheureusement, le commentaire est un peu gnangnan, un peu ennuyeux pendant la première heure du film. Il s'agit d'une lente prose, d'un hymne à l'océan sans structure, qui ne raconte aucune histoire, et ne donne pas non plus d'informations sur les espèces sous-marines. Tout ça traîne l'ensemble vers le bas. La deuxième heure, sur la pêche au requin, est terrible, éprouvante, nécessaire. J'ai presque eu honte d'avoir somnolé devant l'hymne à la mer qui lui a précédé. Un bon documentaire, surtout pour sa deuxième partie.
L'histoire du monde tel que nous le laissent tous ces enfants qui sur-peuplent cette petite planète encore bleue. Il y a des films qui vous donnent de la joie et d'autres qui vous mettent plus bas que terre pour toute la nuit. Et ce n'était bien sûr pas le but. Quand on a bien dégusté le spectacle pendant une demi-heure, certaines scènes deviennent trop évidentes pour continuer à rêver. Le malaise s'installe tout en continuant à déguster l'esthétique ou le spectacle exclusif à force de prouesses techniques. Et bien évidemment en savourant le silence et la discrétion de la musique de Coulais pour une fois moins contemporaine. Et c'est là que Perrin nous lance le coup de massue avec une longue scène vue des profondeurs quand on est habitué à la voir dans notre assiette. Le choc est profond, et on ne le digère pas tout à fait, même le lendemain. C'est le meilleur documentaire fait par Perrin et de loin. Et contrairement aux diserts Hulot ou YAB, le message ne passe que par l'image qui nous plonge dans la souffrance muette. Intimité de nos cousins mammifères marins autant que d'autres espèces qui semblent si proches et vivantes. La scène des yeux de l'écrevisse est incroyable, on croit à un martien qui nous observe. Comme d'habitude mais encore plus fortement, on sort dégoûté de l'espèce humaine, de son irresponsabilité assassine, de son obsession de reproduction alors qu'elle détruit tout sur son passage et qu'elle échappe désormais aux régulations naturelles. Car en plus des images fortes souvent en gros plan, le silence laisse la temps à l'esprit de réfléchir sans la pollution d'un penseur extérieur. Pas certain que ce film ait du succès, au vu de son exigence. Mais plongez y et abandonnez vous à son rythme, vous en sortirez transfiguré. Merci M. Perrin pour votre volonté et le courage de votre équipe.
Un film absolument magnifique offrant une multitude de morceaux de bravoure et d'images rares qui nous scotchent littéralement devant l'écran et nous émerveillent. On peu tout juste regretter la trop grande rareté des commentaires.
Allongé sur la canapé, j'étais fatigué, je me suis dit "pour la détente on va tester Océan, et au pire je m'endormirai devant". Et bien j'ai gardé les yeux grands ouverts ! Les images sont magnifiques, mais la encore je pense que le mot n'est pas assez juste pour décrire à quel point c'est beau. Océan est un spectacle marin qui nous transporte dans diverses zones marines de notre monde à la découverte et à la redécouverte d'espèces. Le matériel mis à disposition de l'équipe (caméra-sous-marine ,caméra sur hélicoptère) leur a permis d'avoir les meilleurs points de vue, on en serait presque jaloux ! N'allez plus voir d'aquarium, allez voir Océan, et sur grand écran de préférence, c'est (beaucoup) mieux.
Etant un fan inconsidéré de Plongée : je ne peux que respecter le travail efféctué ! On en vient à se demander si ce ne sont pas des images de synthèses... En revanche, je peux comprendre que certains trouvent celà lassant ! A voir pour les fans d'activités marines !
Même la BBC n'aurait pu réaliser mieux que ce documentaire époustouflant. Epoustouflant est, en effet, le mot qui convient le mieux pour décrire ce film à la photographie (avec des images uniques, soit dit en passant) impressionnante de poésie, dont les images s'expriment naturellement à nos yeux (pas besoin de narration). Avec de jolies partitions musicales qui renforcent le côté magique de ces plans, on se croirait presque dans Fantasia. A la différence qu'Océans n'est pas un dessin-animé mais une véritable ode à la nature, magique, puissante et bluffante de réalisme (les scènes de massacre, mises en scène avec brio!). Un documentaire? Un chef-d'oeuvre plutôt!
Grand succès publique et critique cet "Océans" nous émerveille dès les premières images. D'une fascinante beauté, Perrin a eu l'audace et le courage de s'attaquer à toutes les merveilleuses créatures peuplants nos mers. Sans partis pris et avec une voix off discrète et efficace, ce film-doc est un véritable ballet aquatique, où toute la faune marine est célébrée. Du grand spectable, vraiment.
Images magnifiques et saisissantes, évident plaidoyer pour la préservation de la vie aquatique, dommage que le montage vraiment mou du genou gâche l'ensemble.
Je n'aime pas critiquer ces documentaires animaliers, j'ai tendance à être dur quand le cinéma est négligé ou que les phrases prononcées sont stupides. Ce n'est pas le cas ici, les images sont exceptionnelles et les deux commentateurs sont de vrais savants enthousiastes. S'ils manquent de métier pour faire ce travail, cela n'est pas grave; ils nous changent tellement des propos lénifiants habituels des accompagnateurs qui vont même parfois faire réflechir ou parler les animaux. Donc, à voir absolument pour apprendre et respecter. Un détail amusant et fondamental: il nous ait expliqué que les nouvelles techniques arrivent à stabiliser les images, ce que l'on constate fort bien; les cadrages ne bougeant plus. Le reportage devient alors cinéma. L'émotion se produit, crée par les choix des plans ainsi que par les entrées ou les sortie du champ. Dire que certains cinéastes font le contraire en faisant semblant de nous faire croire qu'ils tournent en temps réels des reportages...Ça bouge de partout, c'est hyper réaliste et convaincant. En vérité c'est le cinéma qu'ils assassinent.