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Un visiteur
2,5
Publiée le 22 octobre 2006
Un film intéressant mais malheureusement plus que banale. Malgrès la bonne interprétation de Robin Williams qui n'est à mon goût pas assez flippante pour ce personnage. En définitif, un film divertissant mais dont on oublira vite le nom.
Après plusieurs rôles de comiques de service et père de famille complètement idiot, Robin Williams quitte (enfin) son registre habituel qui lui collait trop à la peau, pour un rôle à lopposé de ce que lon aurait pu imaginer, celui dun « psychopathe » ! Finit ses rôles dimbéciles, comme on en avait pu le constater avec Jumanji (1996), Flubber (1998) ou plus récemment, avec Camping car (2006), où le seuil didioties avait été atteint ! Il nous prouvera à plusieurs reprises par la suite, de quoi il est capable, dans des rôles plus sombres, avec par exemple : Insomnia (2002) et Final cut (2005). Cette fois-ci, avec Photo Obsession, il explore un autre rôle, plus complexe et plus pervers que ce quil a interprété auparavant, il endosse le costume dun « psychopathe », limite sérial killer. Dans ce film, il est méconnaissable, nouveau look, nouvelle approche, son interprétation change radicalement, et on le préfèrera largement dans ce registre ! Un personnage pour lequel on aurait à la fois de la compassion et de la haine, un rôle quil interprète remarquablement bien !
Encore une histoire de psychopathe, mais cette fois l'originalité est d'avoir donné ce rôle à un acteur d'habitude dévolu aux marants ou aux sympas, le peu sobre Robin Williams. Ici il en fait trop, une fois de plus, pour décrire un névrosé qui se raccroche à son métier (il tient la boutique photo d'un centre commercial) et à ses clients pour surnager dans l'océan de solitude qui l'entoure. Au demeurant plutôt sympathique, cet homme a par contre la manie de doubler les tirage des photos de familles de clients qu'il a pris en affection, et de tapisser le mur de son appartement avec. Pas bien méchant...Son patron qui le virera, et l'homme qu'il croyait père modèle, et qui n'est en fait qu'un égoiste qui trompe sa femme et délaisse son enfant, feront tomber notre photographe dans l'irrationalité et dans l'abject. Une leçon de morale puritaine derrière ce thriller banal ? Mais bon sang oui c'est ça l'idée de ce film. Les messages subliminaux du père Amérique empruntent des chemins détournés mais qui est encore dupe ?
Je ne sais pas si j'ai bien tout compris ou s'il n'y avait rien à comprendre mais j'ai trouvé la fin du film décevante. On reste plus ou moins en haleine pour attendre ce que Robin Williams va faire et ... on attend encore une fin surprenante. Finalement, j'ai été trés déçue et j'ai perdu mon temps.
Si l'idée de l'employé de minilab photo qui entre dans la vie de ses clients parait plutôt bonne elle me semble mal exploité. Robin Williams plutôt crédible dans ce rôle à contre emploi devient une sorte de justicier à la solde de la morale puritaine américaine et son modèle familial idéal. La manque de consistance du scénario, le manque de rythme et le manque de substance des personnage de la gentille famille, font que l'on s'ennuie assez vite dans ce thriller glacial.
Emouvant et terriblement triste le solitaire Sy Parrish (Robin Williams plus qu'excellent)est tellement seul que son malheur transperce l'écran pour nous toucher en plein coeur.Un film qui nous fait comprendre que sur cette terre il y toujours plus malheureux que nous.
Un film original et surprenant à la mise en scène clinique de Mark Romanek où excelle un Robin Williams,à contre-emploi et débarassé de tous ses tics, dans un rôle difficile et terrifiant d'homme solitaire obsédé par une famille bien sous tous rapports en apparence. L'acteur porte le film sur ses épaules et livre de loin la meilleure compostion de sa carrière. Ce film fait froid dans le dos et on en ressort avec un sentiment de malaise. Une réussite.
Première bonne surprise, le film s'ouvre sur un interrogatoire policier mené par Eriq La Salle (anciennement Peter Benton dans "Urgences"). Deuxième bonne surprise, l'interpellé est un Robin Williams comme on l'avait rarement vu. Le changement de registre de Robin Williams est autant une curiosité qu'un atout pour "Photo obsession". On est d'abord étonné, puis rapidement séduit par ce curieux bonhomme en manque d'affection, qui va jusqu'à se rêver membre de la famille de sa cliente préférée. Nina (la très jolie Connie Nielsen) et sa famille font ainsi partie intégrante de la vie de Sy Parrish sans le savoir. Il les connaît par coeur, à force de développer leurs photos... Les troubles de Sy le poussent progressivement à s'imposer auprès de ces gens qu'il admire tant. Un bon petit suspense distillé durant la deuxième moitié du film complète le travail, et nous voilà devant un film réussi de bout en bout. Il est cependant à déconseiller aux plus jeunes (un plan gore furtif et une scène explicite).
Robin Williams au summum de son talent comme à son habitude. Il joue ici un homme absorbé par la solitude ce qui le fait tomber sans s'en rendre compte petit à petit dans la folie. Passé inaperçu à sa sortie, Photo Obsession, mené par un scénario original et une réalisation fluide et technique, s'impose comme un très bon film. On ne s'ennuie pas une seconde dans ce film psychologique où l'on entre dans la tête de cet homme amoureux de la photographie. Sy Parrish (le personnage principal) n'accepte pas la société, il la rejette et veut que tout soit parfait. C'est peut être pourquoi il vit seul, n'a ni femme ni famille et on a de la peine pour lui. Le réalisateur, Mark Romanek, qui était jusqu'à là totalement inconnu a placé le spectateur du côté du psychopathe et non à celui des autres. Car, dans ce thriller, il y a deux personnages : Sy Parrish et les autres. C'est sans doute ça qui fait la force de ce très bon film.
Derrière ce faux thriller à lesthétisme sophistiqué, le cadre jouant beaucoup avec la symétrie de l'architecture modernes des décors, la photo shabillant de teintes claires et glacées se cache le portrait touchant dun solitaire. Cest dailleurs de son rapport a la photographie et à la mémoire (il se fabrique des souvenirs) que découlent les meilleurs moments du film. Avant de retombé in extrémiste, dans la psychologie un peu grossière. Un auteur à suivre en tout cas.
Ce n'est pas le film du siècle, tout juste est-il agréable à regarder. On peut y voir une réflexion sur la solitude et l'isolement. Robin Williams est irréprochable, comme d'habitude...