Dommage que la réalisatrice soit autant accro à la clope (Gainsbourg passerait pour un abstinent à côté des personnages du film qui pompent non stop...jamais vu ça) car l'histoire est sympathique et la réalisation faite avec subtilité et intelligence. La peinture de la vie des ados des années 80 est assez réaliste (pour l'avoir vécu réellement). Les sentiments des jeunes filles qui passent à l'âge adulte sont bien exprimés. La métamorphose physique et psychologique est douloureuse et pleine de questions sur la vie qui s'annonce pour ces jeunes dont certains sont perdus et inquiets. L'actrice principale, Flavie Delangle, aux faux airs d`Anaïs Demoustier il y a 15 ans, est très juste, très fine dans son interprétation. Bravo à elle.
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2,0
Publiée le 6 avril 2023
"Stella est amoureuse" est la suite de "Stella" sortie en 2008 dans lequel Sylvie Verheyde mettait en scène une préadolescente qui découvrait un autre monde. Cette suite sort quinze ans après, mais les années écoulées entre les deux histoires ne sont pas identiques à la réalité, car Stella est désormais une lycéenne. Une élève peu studieuse et peu sociable à part avec ses amies proches. L'histoire se déroule pendant l'année du bac alors que Stella a du mal à trouver sa place dans ce monde et que ses parents ne sont plus ensemble. « J'ai vraiment cru que j'allais faire un effort puis j'ai découvert les boites de nuit. » Cette phrase représente bien cette jeune femme et malheureusement le film. Cela se résume à "Je me plains de ma vie, je ne sais pas ce que je vais faire plus tard, je vais en boite." C'est aussi simple que ça et c'est vraiment et rapidement barbant. On retrouve les premières fois, les questions que l'on se pose à l'adolescence, les doutes, mais rien de profond. J'ai bien aimé l'ambiance mélancolique, la bande-son, le cadre des années 80, mais l'ensemble est ennuyeux.
BIS. Stella a grandi et l'astre a perdu de sa clarté. Les émotions se sont envolées avec son âge. Des petits bouts de Sylvie Verheyde pour nous distraire de l'ennui. Un chagrin d'amour sans consequences dangereuses. Lola Lecomte a aimé.
Voilà une film qui traîne en longueur. On y suit Stella, une adolescente renfermée et un peu perdue, dont la mère, interprétée par Marina par Marina Foïs, peine à joindre les deux bouts. La vie n'est pas simple pour Stella, jusqu'au jour ou elle tombe amoureuse d'un jeune homme. L'ensemble est aussi lent qu'ennuyeux, et quand le générique de fin arrive, c'est presque un soulagement. 3/10
Stella est aux antipodes du feel good movie. L’ambiance plutôt sombre, mélancolique. L’échec et la déception sont omniprésents. C’est tragiquement beau en grande partie grâce au magnétisme de la jeune actrice Flavie Delangle. L’esthétisme et la superbe BO inscrive le film dans les années 80 mais les thématiques restent d’actualité.
Un film d'un ennui total de la première à la dernière ne se passe rien,une succession de scènes insipides et une belle propagande pour l'industrie du tabac, les scènes d'allumage de cigarette , çà devient très vite insupportable.
Il fait du bien au moral, on en sort avec l'envie de danser sa vie! Stella est une battante, qui va trouver dans la nuit un moyen de s'épanouir au delà de son milieu social. Le film parvient à éviter les clichés sur le monde de la nuit. Un très beau film sur l'adolescence, l'amitié et l'amour. Les comédiens sont parfaits, le groupe des filles fonctionne à merveille. Juste et émouvant, drôle, foncez-y!
Le premier film était un peu décevant déjà, où une enfant se retrouvait témoin de tout ce qui se passait dans le bar de ses parents dont la faune était l'élément principal d'un film sans réel enjeu. Malheureusement la cinéaste reprend la même idée de base, sauf que cette fois au lieu du bar c'est devenu la discothèque. En résumé, une ado lambda devient une addict de la célèbre boîte des Bains Douches. Le plus décevant encore c'est quand on lit les déclarations de la réalisatrice, donc non par exemple les différences sociales se vivent dès la primaire ou comment croire qu'avoir connu le bar enfant empêcherait de tomber dans la drogue ?! Tandis que dans le film on ne ressent au contraire aucun danger, ça paraît beaucoup trop "classe" et "sage" comme boîte pour y ressentir une tension ou autre. Le scénario alterne entre scènes de danse plutôt redondantes en discothèques et passages entre amies ados très teen-movie, entrecoupées de séquences familiales plus tristes mais sans réelles conséquences sur le récit. Ainsi cette suite reste cohérente avec le premier film, mais pour faire court ce n'est pas très intéressant malgré la belle révélation du film. Site : Selenie.fr
Le récit d’émancipation féminine plein de charme et de tendresse d’une ado parisienne désenchantée dans les années 80, portée par une jeune actrice charismatique.
Séance un peu à l’improviste au ciné du coin. Je découvre après coup que ce film est la suite de Stella sorti en 2008. Bon, si je ne m’en étais pas rendu compte, c’est que ça n’a pas d’importance.
1985, Stella vit avec sa mère alors que son père s’est barré. La madre tient un bistrot qui vivote. Aux antipodes, les amies de Stella sont des filles de bourgeois, élèves modèles et ambitieuses. Stella, elle, elle ne sait pas ce qu’elle fout en terminale ni ce qu’elle fera ensuite. Du coup, elle traîne en boîte et tombe amoureuse. Autour d’elle, la gravité des enjeux la dépasse et la gonfle.
Plein de bonnes choses dans cette chronique de la vie d’une jeune fille des années 1980. On commencera par une intrigue sans accroc mais bien menée qui laisse une bonne place à l’implicite et à l’introspection. On saluera aussi l’interprétation, pas forcément celle de l’actrice principale mais surtout celles de Biolay (excellent en père à la masse) et de Foïs (solaire dans la peau du plus beau personnage du film). Bien que très parisienne (encore), la reconstitution des 1980’s est assez savoureuse parce qu’elle sait être discrète, n’être qu’un décor. Ce qu’on reprochera au film concernera davantage la mise en scène qui est très inspirée de. Voire même calquée à certains moments. Ainsi, si le meilleur du film est dans ces scènes de danse, elle font parfois (souvent) penser à Dolan. Si bien qu’on se demande si c’est une citation ou un plagiat (la scène avec la musique de Visage ...). A d’autres moments, on pensera à Breillat des débuts (par la thématique et le contexte) ou à Kechiche (les longs plans rapprochés, le steadicam).
En bref, un moment agréable qui saura sûrement parler à une génération voire même à plusieurs si l’on parvient à rentrer en contact avec le personnage principal. Dernière chose, si vous êtes un nicotinomane abstinent, ÉVITEZ ce film.