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2,5
Publiée le 18 juillet 2023
L'envers du décor du dernier grand mythe européen de la princesse de conte de fée. Une Sissi de fiction pragmatique et impudique, quispoiler: fume en public, se pique à l'héroïne et fait des doigts, ainsi que tout un tas d'autre trucs bien "immoraux" avec le reste de ses mains . Ma vieille mère fanatique du personnage romantique, en particulier des célèbres films avec Romy Schneider, aurait détesté de toute son âme. Moi, j'ai trouvé ça attrayant et d'un bon raffinement artistique. Mais malheureusement un peu vain et hermétique au commun des mortels. N'étant pas un aficionados, qui connait sur le bout des doigts tous les détails de la vie de cette icône féminine de la monarchie du XIXième siècle, j'ai dû régulièrement lutter pour ne pas piquer du nez, vu la quantité d'événements qui me sont passé au dessus de la tête( Ex :spoiler: On montre la culpabilité du couple à propos de la mort de leur fille, mais jamais on n'expliquera au spectateur le pourquoi du comment ), et à cause d'un rythme un peu décousu et neurasthénique, ainsi que d'une superficialité certaine dans la mise en place des autres personnages. Les intrigues manquent sérieusement de souffle et d'épaisseur. Et le récit offre très peu de clef de lecture au spectateur profane. Il faut vraiment avoir une bonne culture Sissi avant de voir le film, pour ne pas passer à coté de détails, qui sont en fait de subtiles allusions à grande portée historique( Ex :spoiler: Le lac du cousin ). Ce n'est clairement pas par ce film qu'il vous faut commencer, si vous êtes un non-initié à la sissi-mania. 2.5/5 du bâillement poli. P.S. :spoiler: Non, Sissi ne s'est pas suicidé en sautant de la proue d'un paquebot ^^
‘Corsage’, biopic partiel d’Elisabeth d’Autriche, prend l’exact contre-pied de la célèbre trilogie des années 50 avec Romy Schneider, cette pièce montée sirupeuse qui a enchanté des générations de petites filles et imposé l’idée d’une princesse Disney de char et de sang, fraîche, lumineuse et souriante. La démarche se voulant désormais d’un féminisme sans fard, celle qu’incarne Vicky Krieps est sans doute plus proche de son modèle historique : c’est une impératrice qui ne s’adapte pas et ne veut pas s’adapter aux contraintes de la vie de cour et à la froideur de son mari. C’est une femme vieillissante - elle a une quarantaine d’années à l’époque du film –, anxieuse à l’idée perdre sa légendaire beauté, qui ne mange pratiquement rien, s’astreint à des exercices physiques soutenus et au port d’un corsage particulièrement serré. C’est enfin une anti-conformiste, cyclothymique, mélancolique et capricieuse, bref, une personnalité pas forcément sympathique mais complexe et qui détonne au sein du cérémonial empesé de la cour viennoise. Avec ses décors austères et ses personnages tout en antériorité, ‘Corsage’ cherche (et parvient souvent) à décrypter la femme qui souffre derrière la souveraine, au point de vaire oublier l’icone virginale créée par le cinéma d’autrefois, sans vraiment s’attarder sur des considérations politiques et culturelles auxquelles Sissi n’accordait elle-même guère d’importance, et au prix de quelques anachronismes peu dérangeants mais dont on se demande un peu quelle est leur utilité.
Un biopic pas inintéressant de la vie de l imperatrice sissi s attachant à une seule année 1877-1878. La mise en scène n est pas dépourvue de qualité même si je trouve un certain classicisme, il tient à mon sens à l interprétation magistrale de Vicky krieps qui campent cette dame ravagée de l l'intérieur suite à la perte de son enfant mais aussi de l ennui et le désoeuvrement qu elle éprouve à chaque instant. Cette femme était moderne pas ne dans le bon siècle,on est bien loin de la sissi des contes de fée,mais elle reste une femme très attachante et courageuse aux drames qui ont jalonné sa vie
n'est pas Sofia coppola qui veut .../... j'ai n'ai pas compris cette démonstration d'ennui du personnage et cette chute monarchique dans ce mélange post moderniste !!! compliqué !!! très trop !!!
Marie Kreutzer, la cinéaste autrichienne, « casse les codes » faisant de cette princesse si belle mais si mélancolique, un très beau portrait dans un Biopic « qui décoiffe »spoiler: (jusqu’à la souveraine)
La réalisatrice filme à la hauteur de son héroïne. Elle s’intéresse plus à la femme qu’à l’histoire Elle la dépoussière complètement dans des décors simples, des costumes magnifiques et une BO (de Camille) aussi belle qu’inoubliable Vicky Krieps avec sa performance époustouflante en 3 langues (allemand, français et anglais), privilégie la simplicité et l’ indépendance de la souveraine, bien loin des « Sissi impératrice » classiques des années 50’s. C'est dur quelquefois, romanesque souvent et en même temps, plein de vitalité
C’est osé et jubilatoire On pense à Marie-Antoinette (de Sofia Coppola) et à « The Duchess » (de Saul Dibb) sans en atteindre la magnificence
La comédienne principale joue à merveille le rôle de cette pauvre impératrice corsetée dans ses obligations dont elle ne veut pas et va finir par jouer la rebelle passive agressive et stupide avec ses proches.
Le scénario comporte quelques longueurs et s'accélère assez brusquement les vingt dernières minutes ( problème de budget ? plus à raconter ? )
En revanche le mélange des décors d'époque parsemés d'objets contemporains :pourquoi pas mais quand il s'agit d'un sceau et d'un balais brosse du style de ceux que l'on trouve actuellement dans le commerce en plein milieu d'un couloir du château cela peut tout de même interroger sur le sens de l'esthétique voulu par la réalisatrice .
Le film n'est pas une biographie de Sissi, mais juste une évocation de ses 40 ans. Son obsession face à la prise de poids, son rejet des conventions liées à la monarchie et les rencontre avec d'anciens amants. Vicky Krieps s'en tire pas trop mal, les décors sont plutôt réussis, mais le film est un peu long et comporte des redondances. J'ai bien aimé le petit clin d’œil musical avec "As Tears Go By" des Rolling Stones interprété à la harpe...!
Oui l'actrice est magistrale mais le film (comme trop de film maintenant) est looong, j'ai eu l'impression d'assister à un enchaînement sans fin de scènes à peu près identiques (OK, on a compris le message feministe) D'autre part je ne vais jamais voir au cinéma les films mettant clairement en scène des animaux (je sais qu'il y a "parfois" maltraitance) donc la scène du cheval avec la jambe cassée m'est insupportable .
Corsage ne cherche pas la vérité historique mais propose une lecture de la vie de l'impératrice Élisabeth d'Autriche prisonnière de l'étiquette de la Cour de Schoenbrun. le film offre des décors de palais en pleine décrépitude, des paysages froids et endormis dans cet hiver de la monarchie en fin de vie. la photo est élégante, un peu maniérée, les comédiens incarnent leurs personnages avec talent et force. Reste que les libertés prises avec la réalité historique gâchent un peu le bilan. le mythe est écorné, Sissi s'ennuyait ferme dans ses palais et François-Joseph n'était qu'un militaire sans passion ni imagination.
2 étoiles parce que le travail de l'image est quand même à saluer, tout comme Vicky Krieps. Sinon, quel intérêt ? Oui l'impératrice a eu une vie de merde enfermée par son rang, sa famille, la société, part elle même et son corset. On suit des scènes où elle ne mange pas, où elle s'ennui, où elle voit ses amis qui ne le sont pas, son mari qui s'en cogne et des scènes qui se veulent modernes sauf que des dizaines de réalisateur-rices sont déjà passés par là et ce n'était pas très fameux déjà. .. La modernité ? Une Sissi de 40 ans qui se fane et qui va faire sa mini révolution en se coupant les cheveux, en s'affamant et ô comble en étant vulgaire (et encore c'est tellement appuyé que le film devient limite anti-féministe). Il y a des films tellement plus captivant en salle en ce moment !
La narration n'est pas fluide, il y a des longueurs et je n'ai éprouvé ni compassion ni quoi que ce soit pour aucun des personnages. La seule chose qui m'a sauvé de l'ennui, c'est la chasse aux anachronismes, qui je l'ai lu après coup, sont volontaires, et auraient pour but de rendre l'histoire de cette femme universelle. Pas convaincu par le procédé...
Une vue inédite sur l'impératrice d'Autriche qui nous fait souffrir devant tant d'enfermement : elle est corsetée au propre et au figuré, empêchée de s'épanouir auprès de sa famille : les relations avec ses enfants sont particulièrement compliquées. De très belles images de nature et de promenades à cheval qui offrent quelques moments de respiration. Vicky Krieps est lumineuse dans ce rôle de femme qui ne peut plus espérer alors qu'elle n'a que 40 ans !
Un film sur l’impératrice « Sissi » d’Autriche qui casse de nombreux codes, enchaînant des anecdotes pour en faire une sorte d’histoire, voire de biographie. Au début, on se prête volontiers au jeu et cela semble plus qu’intéressant. Mais, au fil du temps, cela vire plutôt à l’ennui. Et puis, le scénario prend vraiment beaucoup de libertés avec l’historique, sans doute pour travailler autour d’autre chose, comme la lutte d’une femme pour son émancipation. On se doit de saluer au passage la fort belle interprétation de la grande actrice germano-luxembourgeoise Vicky Krieps, si pleine de talent.
Quel film!! D'une immense finesse, parfaitement réalisé et éclaboussé par le talent de son Actrice. Une Sissi inoubliable, belle, drôle, sensible et si moderne. A voir et a revoir