817 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
105 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
25 critiques
3
33 critiques
2
32 critiques
1
9 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Chatcaliban
47 abonnés
122 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 22 décembre 2022
Je n'avais lu et entendu que des critiques sévères indiquant que cette Sissi parlait de cette pauvre Lady Diana, nettement morte en voiture avec son mec à cause d'un chauffeur français bourré. Eh bien, c'est bien mieux que ça. En premier lieu, on est en Autriche et dans les années de la Vienne de l'empire qui fonctionne. La reconstitution de la vie de l'impératrice est bien vue toute autocentrée et nécrosée qu'elle est. En second lieu, les qques anachronismes servent le film là où on ne l'acceptait de la part de la fille Coppola. Ça marche bien. Enfin, c'est bien tourné, les dialogues sont bons à l'image des acteurs qui font un sans faute. L'actrice qui joue Sissi est remarquable. Certes, c'est l'anti Sissi à l'eau de rose où a joué Romy mais ça remplit une case d'une biographie qui reste passionnante au regard d'une personnalité qui ne le fut pas moins. La fin - surprenante - évite justement le biopic pour laisser se balader l'imagination que ce film génère. Un bon moment passé donc que je recommande. Une excellente surprise.
On se demande vraiment ce que l'autrice cherche à raconter, le mal être de cette impératrice qui s'ennuie, ça va un peu, mais au bout d'un moment.... Les effets bizarres de mise au point volontairement focalisées sur "autre chose", les anachronismes ridicules comme les éclairages de sortie de secours dans la salle d'escrime... Tout ça pour dire quoi ?
À la manière de Sofia Coppola dans "Marie-Antoinette", la réalisatrice propose un faux biopic décalé sur une monarque. Le résultat est à la fois sobre et élégant, en dépit d'un dernier quart d'heure un peu trop démonstratif. Vicky Krieps trouve un autre grand rôle à la hauteur de son talent.
Le film n'est pas une biographie de Sissi, mais juste une évocation de ses 40 ans. Son obsession face à la prise de poids, son rejet des conventions liées à la monarchie et les rencontre avec d'anciens amants. Vicky Krieps s'en tire pas trop mal, les décors sont plutôt réussis, mais le film est un peu long et comporte des redondances. J'ai bien aimé le petit clin d’œil musical avec "As Tears Go By" des Rolling Stones interprété à la harpe...!
Corsage ou corset en allemand, pour nommer une vie corsetée par les obligations de représentation d'une première dame, comme l'on dit de nos jours. L'on comprend dès le début qu'elle déploiera toute sa vie toutes sortes de stratagèmes pour échapper à ça au grand désespoir de son impérial mari. La mise en scène est très réaliste et ne cherche pas à enjoliver sa "folie", ce que, personnellement j'ai apprécié. La fin est surprenante car elle semble s'écarter des données historiques. Quoique cela pourrait être plausible. Actrice que j'ai découverte dans le film "plus que jamais" et qui une fois encore m'a beaucoup plu.
De Marie Kreutzer (2022). Le film traite de la vie de l'Impératrice Élisabeth bien connue sous le nom de Sissi. Rien à voir pourtant avec le kitschissime ''Sissi'' de 1955 sauvé quand même par la beauté lumineuse de Romy Schneider. Le film de M Kreutzer s'attache à la vie vécue de l'impératrice à un tournant de sa vie quand elle est épuisée (à l'aube de ses 40 ans) de jouer à la perfection qui lui est demandée son rôle d'Impératrice. En ce sens le film est une réussite tant il nous montre le revers d'être et d'assumer son rôle de princesse. Le film en est étouffant et on soufre de voir cette princesse comme si elle était en prison. Le film est un pamphlet sur la condition féminine de cette époque en posant indubitablement la question si cette condition a tant changé que cela ? Ce malgré les différents mouvements féministes et les évolutions (car il y en a) sociétales. Depuis longtemps voir la nuit des temps, on a asservi la femme à un rôle de représentation. Rôle très bien montré dans le film jusqu'à l'étouffement. Il est noté que nombre de situations sont historiques. On pressent même au travers de la relation de l'Empereur François-Joseph Ier et Elisabeth que la fin d'un système corseté jusqu'à la moelle vit ses derniers moments. De beaux décors et toilettes pour une reconstitution soignée. La prestation de Vicky Krieps est exceptionnelle. A noter aussi Florian Teichtmeister dans le rôle de l'Empereur et Katharina Lorenz dans le rôle de Marie (la dame de compagnie de l'Impératrice). Seul reproche du film un peu trop académique , ses quelques longueurs.
Film trop décousu, pas d'émotion. Le message ne passe pas vraiment. Malgré l'ennui ressenti, le jeu des acteurs est très bien avec mention particulière à l'héroïne qui peut effectivement être comparée à Meryl Streep.
Marie Kreutzer possède un sens de la composition et du cadre, la photo est magnifique. Hélas, le scénario racontant la pression liée à la dictature de l'apparence d'une femme au centre de tous les regards est répétitif, les relations avec son mari sauf une scène d'une tension assez vibrante ne dépassent pas le stade d'un mariage ennuyeux. La métaphore du corsage n'est pas la métaphore la plus fine de l'année.
Une année dans la vie de Sissi impératrice. Noël 1877. Elisabeth d’Autriche fête son quarantième anniversaire. Elle supporte de plus en plus mal les devoirs de l’étiquette qui lui interdisent de s’exprimer mais la contraignent à participer à toutes sortes de cérémonies protocolaires, lourdement parée. Elle s’en évade dès qu’elle le peut en se rendant en Hongrie, dont elle est passionnée, ou chez sa sœur en Angleterre. Obsédée par sa taille et par son régime, elle est astreinte à porter un corset très serré qui l’étouffe.
"Corsage" est le titre habile de ce biopic qui n’en est pas un. Il nous raconte, loin des afféteries mielleuses de Ernst Marischka et de Romy Schneider une année dans la vie de l’impératrice – avec laquelle il prend de nombreuses libertés historiques, notamment dans son épilogue. Mais, il aspire à l’universel dans son évocation d’une femme vieillissante, prisonnière de sa beauté et de son image et dans celle d’une princesse prisonnière d’un protocole étouffant, qui ne peut manquer de faire penser à Diana Spencer.
Vicky Krieps est étonnante dans ce rôle exigeant – dans lequel elle parle quatre langues, monte en amazone et pratique l’escrime. Elle a amplement mérité le prix de la meilleure interprétation qui lui a été décerné à Cannes à la section Un certain regard.
"Corsage" est un joli titre qui joue sur les mots. C’est le même en allemand, la langue originale du film, même si je doute que l’allusion soit aussi transparente. Il désigne aussi le corps condamné à la sagesse de Sissi, qui ne trompa pas son mari – même si la rumeur d’une liaison avec le comte Andrassy, le Premier ministre du Royaume de Hongrie, courut un temps – alors même qu’elle ne nourrissait pour lui aucun désir. Condamnée à la chasteté, Sissi a vécu une longue vie d’ennui qu’elle tentait d’égayer avec d’innombrables voyages.
Aussi magistralement interprété soit-il, le personnage de Sissi manque d’épaisseur. On a tôt fait de percer son mystère et de diagnostiquer sa mélancolie. Le film dure près de deux heures. Il aurait pu durer trente minutes de plus ou de moins sans que son économie en soit altérée.
magnifique interprétation mais ennuyeux tout comme l ennui de Sissi ds sa vie. portrait fantasmé d une rebelle neurasthenique légendaire Vicky Krieps est magnifique
je n'ai absolument pas aimé ce film. cette réalisation copiée sur marie antoinette de coppola à mélanger l'ancien et l'actuel c'est pas du réussi. trouver un téléphone, des fauteuil et chaises du XXeme siècle. un doigt d'honneur et j'en passe c'est d'un mauvais goût. le jeu des acteurs est d'un long et soporifique. le suicide final marque le mauvais goût. bon j'arrête là parce que franchement c'est mauvais
Comme Sofia Coppola, avec Marie-Antoinette, Marie Kreuzer a pris ses distances avec l’Histoire…… Vicky Krieps est superbe; l’image toujours soignée. Il m’a semblé que le coeur du film était centré sur « le début du vieillissement » d’Elisabeth (Sissi), dont le rôle se limite, à être belle, décorative et MINCE, pour les grandes occasions à la Cour de François-Joseph.
À ce grand âge que représentait « 40 ans » à cette époque, Sissi ne supporte plus ce rôle de « pot de fleur » dont la représentation nous est montée par la scène répétée de laçage de corset !!! (torture?)
Elisabeth est-elle, un personnage sympathique; c’est une question qu’on se pose ?
Une vue inédite sur l'impératrice d'Autriche qui nous fait souffrir devant tant d'enfermement : elle est corsetée au propre et au figuré, empêchée de s'épanouir auprès de sa famille : les relations avec ses enfants sont particulièrement compliquées. De très belles images de nature et de promenades à cheval qui offrent quelques moments de respiration. Vicky Krieps est lumineuse dans ce rôle de femme qui ne peut plus espérer alors qu'elle n'a que 40 ans !
Photographie sublime, et son totalement spatialisé : un téléphone s'est déclenché intempestivement dans la salle, et on aurait cru que sa sonnerie faisait partie de la bande-son… L'allégorie du corset (une évidente erreur de traduction), symbole de la vie douloureuse d'une régente - suivez mon regard–est peut-être un peu trop appuyée. On ne comprend pas la scène finale qui ne respecte pas la vérité historique.