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Aaym68
1 abonné
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4,0
Publiée le 10 mars 2025
La vie de l'impératrice d'Autriche au moment de son 40ème anniversaire. Un film avec une vision singulière, au partie pris féministe, très bien filmé. L'actrice Vicky Krieps est impressionnante, les images sont belles et j'ai beaucoup aimé la bande son avec la chanson de Camille "She was". Aussi aimé le mélange des trois langues dans le film (Allemand, Anglais, Français) qui donne de la profondeur aux voyages des familles impériales d'alors.
L'esthétique de ce film est sublime, léchée, et j'ai aimé la sobriété de l'ensemble, des décors, des costumes, des dialogues. Beau rôle pour Vicky Krieps, qui incarne ici une Sissi dépressive, mal dans sa peau, qui a soif d'une autre vie. Belle musique pour accompagner la beauté des images.
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3,5
Publiée le 16 décembre 2024
C'est l'entreprise la plus ambitieuse à laquelle Marie Kreutzer s'est jamais livrèe, menant au passage diverses recherches sur la mort de Elisabeth de Wittelsbach! Examinèe sur toutes les coutures, Vicky Krieps interprète avec force une Sissi qui met au point sa propre disparition, loin des reprèsentations juvèniles de la cèlèbre trilogie avec la jeune et fraîche Romy Schneider! Une impèratrice d'Autriche qui n'a ici aucun pouvoir et qui doit juste rèpondre aux injonctions du patriarcat à coup de corset trop serrè et de règime draconien! Autant dire un rècit totalement diffèrent de l'impèratrice ingènue des fifties qui symbolise encore aujourd'hui l'amour très pur! Un regard « dèlicieusement » moderne et totalement revisitèe pour le coup qui permet à la troublante Krieps d'effectuer une nouvelle grande composition! Et on voit que le film ne sait pas fait tout seul car l'actrice a du apprendre le hongrois et l'escrime en vue de donner le maximum de vèritè aux tourments de son personnage! Quant à la reconstitution, elle nous immerge dans une histoire aussi fascinante que sont hèroïne...
Malgré la remarquable interprétation de Vicky Krieps, apparemment très investie dans ce projet, des toilettes superbes et de beaux décors, on ressort décontenancé de ce portrait partial, partiel et qui tente une lecture différente de Sissi. Le personnage fut certainement complexe et a évolué avec le temps, mais le choix de l'angle, et l'étroitesse de la période mise en scène ne permettent pas de savoir ce qui relève de l'interprétation de la réalisatrice. DVD vo - novembre 2024
Somptueuses images, profondeur des personnages, musique magnifique et un scénario originale , sans parler de cette magnifique actrice , Krieps.la bande annonce ne m'a rien dit à sa sortie J'ai donc fait une erreur mais sur petit écran j'ai plongée dans ce film.
Sissi a 40 ans, déprimée et corsettée par les conventions. Beau portrait mais 2 scènes sur la fin. L’impératrice et son amie se tatouent une ancre sur l’épaule gauche!? Dans le générique , Sissi a retrouvé sa chevelure et danse dans une robe. Magnifique. La caméra avance et à fin on voit son visage heureux mais avec une moustache masculine. Cela n’a rien à voir avec Sissi mais montre le propose sous jacent de la réalisatrice.
Marie Kreutzer, la cinéaste autrichienne, « casse les codes » faisant de cette princesse si belle mais si mélancolique, un très beau portrait dans un Biopic « qui décoiffe »spoiler: (jusqu’à la souveraine)
La réalisatrice filme à la hauteur de son héroïne. Elle s’intéresse plus à la femme qu’à l’histoire Elle la dépoussière complètement dans des décors simples, des costumes magnifiques et une BO (de Camille) aussi belle qu’inoubliable Vicky Krieps avec sa performance époustouflante en 3 langues (allemand, français et anglais), privilégie la simplicité et l’ indépendance de la souveraine, bien loin des « Sissi impératrice » classiques des années 50’s. C'est dur quelquefois, romanesque souvent et en même temps, plein de vitalité
C’est osé et jubilatoire On pense à Marie-Antoinette (de Sofia Coppola) et à « The Duchess » (de Saul Dibb) sans en atteindre la magnificence
J'ai retenu de ce film : Personne n'aime personne. Chacun aime ce qu'il veut de l'autre. Et nous aimons ceux qui nous aiment pour ce que nous aimerions être nous mêmes. Très beau film, Vicky Krieps rayonne et donne un zeste d'anarchie dans le monde des monarques
Un remix de Sissi impératrice ou Marie Kreutzer a fait sa version de l'histoire. C'est soigné, délicieusement anachronique voire dystopique, le tout porté par le joli visage de Vicky Krieps. Un portrait de femme de son époque, en lutte face aux conventions... Un peu long quand même.
Un film sur l’impératrice « Sissi » d’Autriche qui casse de nombreux codes, enchaînant des anecdotes pour en faire une sorte d’histoire, voire de biographie. Au début, on se prête volontiers au jeu et cela semble plus qu’intéressant. Mais, au fil du temps, cela vire plutôt à l’ennui. Et puis, le scénario prend vraiment beaucoup de libertés avec l’historique, sans doute pour travailler autour d’autre chose, comme la lutte d’une femme pour son émancipation. On se doit de saluer au passage la fort belle interprétation de la grande actrice germano-luxembourgeoise Vicky Krieps, si pleine de talent.
Biopic revisité post me/too d’une Sissi Gentille comédie britannique à partir d’un histoire vraie assez surprenante. Beaucoup de sentimentalisme et un fantôme de Richard III inutile et un peu grotesque névrosée en avance sur son temps. Trop d’anachronismes virants parfois au burlesque rendent le récit peu crédible
Effectivement ce n’est pas le faste de la vie de la cour qui intéresse la réalisatrice. Tout est plutôt sombre et solitude de tout le monde. « on est comme dans un musée ». Un monde restreint et ici peu joyeux. Aucune musique, aucun élan de caméra virevoltant. Étouffant au final comme ce corsage.
L’effronterie appuyée de Corsage demeure intentionnelle, lourdement construite par la réalisatrice à la façon des notes de bas de page qui explicitent au lecteur les références cachées du texte qu’il est en train de lire. Soucieuse de déboulonner la statue romantique érigée dans les années 50, Marie Kreutzer fait fumer, défaillir, jurer et toiser sa Sissi en cultivant l’anachronisme comme un caprice – ou une paresse – de mise en scène, qui ne saurait pourtant suffire à masquer la laideur de ses images et l’approximation de sa réalisation. L’interprétation atone et distante de Vicky Krieps, conforme à la démarche de celle qui la dirige, confère au personnage une froideur superficielle qui empêche toute implication du spectateur, à la différence des remarquables portraits de femmes que le cinéma nous a récemment proposés, de Tár (Todd Field, 2022) à Anatomie d’une chute (Justine Trier, 2023) en passant par La Syndicaliste (Jean-Paul Salomé, 2022), mises au tribunal parce qu’elles affirmaient malgré elles une féminité différente. Corsage n’est qu’un procès d’intention se repaissant du discrédit jeté sur une société pour mieux simplifier la figure de l’impératrice d’Autriche, pénible fantoche ricanant deux heures durant.
Quelle déception pour moi qui aime les films historiques. On nage ici en plein délire, où la vérité historique est largement bafouée, où les acteurs sont mal choisis : Sissi était brune et très belle, l’actrice qui la joue est rousse et a un physique plutôt difficile, quant à François-Joseph et au fils, il font tous les deux…inadaptés. Enfin, cette volonté d’ajouter au récit du modernisme, langage, doigt d’honneur de la Reine, obsession sexuelle, on frise ici le ridicule. J’aurais dû suivre la recommandation Allociné.