Corsage
Note moyenne
3,0
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105 critiques spectateurs

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Bdfoucher
Bdfoucher

69 abonnés 94 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 décembre 2022
Dans la réalité, Elisabeth de Wittelsbach meurt assassinée à Genève en 1898 par un anarchiste italien . Elle a 60 ans. Dans le film de Marie Kreutzer, elle se jette de la proue d'un navire en pleine mer. Elle a tout juste 40ans passé... Toute sa vie l'impératrice Sissi a détesté la cour de Vienne et l'étiquette autrichienne. On est donc loin de Romy Schneider dans le film de Ernst Marichka de 1955 qui fige l'image d'une Sissi pétillante qui rencontre son futur mari, venu épouser sa soeur aînée, lors d'un quiproquo survenu lors d’une partie de pêche ...

Curieux biopic donc dont on ne voit pas bien la raison exacte... l'interprétation de Vicky Krieps est splendide et les décors qui se s'embarrassent pas de laisser paraître rampes en inox et interrupteurs électriques aussi ... Mais quel est l'objet du film (car on n’est plus dans la simple distorsion historique) ? La vie étouffante d'une femme qui fuyait le monde et sans doute elle même, en Hongrie, en Italie, à Madère ... ? Une femme obsédée par sa beauté, son age et son poids, qui voulait peser 50 kg pour 1,72m (55,9 kg dans le film) et qui pratiquait du sport du matin au soir, à cheval, aux agrès, à l'escrime et qui se faisait corseter très fermement pour n'être capable d'avaler qu'un bouillon de viande, dont la neurasthénie finit par toucher la vitalité et la joie de vivre...

il n'y avait pas besoin de réinventer Sissi car l'impératrice était à elle seule un personnage de roman . Elle fume, elle prend des libertés, est, comme on dirait aujourd'hui, borderline à tel point que Louis II de Bavière finit par lui dire d'aller se noyer dans un autre lac que le sien, à Starnberg, où il se noiera effectivement... Alors de quoi s'agit-il? D'un portrait féministe de la mélancolie, mal de cette fin de siècle, souvent diagnostiquée par les médecins viennois ? D'une ébauche de la folie ? D'une dénonciation de la condition féminine au sein de l'aristocratie empesée de l'Autriche finissante ?

Il y a toute une littérature pour ça . Dommage que Stephan Zweig n'ait pas écrit sur Sissi comme il l'a fait pour Marie Antoinette. Mais, en Autrichien exigeant, il n'a pas du trouver le personnage si intéressant, sans doute aussi parce que Sissi meurt sans rencontrer l'Histoire comme son héroïne favorite prise dans la Révolution française ...

Bref tout ce film m'a dérangé sans me déplaire mais sans me convaincre non plus... Sissi fume, Sissi est inconvenante, Sissi fuit ses responsabilité et préfère s'entourer de Dames hongroises, Marie et Ida et ... de ses anciens amants ... Elle disparaît dans le film en 1878 (pourquoi cette date?) alors que dans la réalité les épreuves ont commencé à poindre et que la mort mystérieuse de Rodolphe, son fils, en 1889, avec sa maîtresse, dans son pavillon de chasse de Mayerling sera le début d'une dépression qui prolonge en fait une vie d'errance dans laquelle l'impératrice, revenue de tout, s'ennuie, n'aimant plus son mari l'empereur trop occupé et cédant malgré tout à tous ses caprices, n'aimant plus ses cheveux qu'elle coupe, indifférente sûrement aux grands changements européens engagés à Vienne depuis 1848.

Un film qui n'a rien à voir avec celui de Sofia Coppola qui était fortement sourcé avec quelques raccourcis de génie ... ici je n'en ai pas vu.
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2022
Un biopic centré sur la quarantième année d'une impératrice malheureuse et dépressive. La réalisatrice a fait des choix de mise en scène intéressants. Vicky Krieps y est souveraine.
La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2022/12/corsage-de-marie-kreutzer-inspire.html
eduboisgeoffroy
eduboisgeoffroy

65 abonnés 105 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2022
Une relecture de l'histoire de l'impératrice Sissi servie par une magistrale interprétation de l'actrice Vicky
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2022
Corsage est le biopic de Sissi l’impératrice. Vicky Krieps y est exceptionnelle. Une performance à couper le souffle tant elle incarne bien la monarque. Décors et costumes très beaux. Un grand film sur une femme libre.
Chauvierecolette4
Chauvierecolette4

19 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2022
Ce film « déconstruit » le mythe de Sissi Impératrice. Plus de guimauve ! L’impératrice a 40 ans (nous sommes en 1877/78) et vit très mal ce moment. Obsédée par sa minceur et la finesse de sa taille (d’où le titre qui pourrait être le corset), totalement anorexique et dépressive, détestant les attributs de sa charge, elle passe son temps à tenter des transgressions, à fuir, surtout à fuir et son rôle de représentation et son rôle de mère voire d’épouse. C’est évidemment le portrait d’une femme qui cherche sa liberté, mais arrive-t-on à la trouver sympathique ? A-t-on de la compassion pour elle ? Pour ma part, j’ai du mal : trop de caprices, trop de désinvolture ne me donnent que peu envie de me pencher sur un cas assez border line. Ceci dit, le portrait qui est brossé là ne me paraît pas en contradiction avec la vraie « Sissi », confrontée à la redoutable quarantaine de l’époque. Magnifiquement joué et filmé.
Mai T
Mai T

7 abonnés 26 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 décembre 2022
Une histoire où il ne se passe rien de passionnant ni captivant! Ennuyeux...
La fin est surprenante car très différente dès la vraie histoire
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 janvier 2023
Dans la réalité, Elisabeth de Wittelsbach meurt assassinée à Genève en 1898 par un anarchiste italien . Elle a 60 ans. Dans le film de Marie Kreutzer, elle se jette de la proue d'un navire en pleine mer. Elle a tout juste 40ans passé... Toute sa vie l'impératrice Sissi a détesté la cour de Vienne et l'étiquette autrichienne. On est loin de Romy Schneider dans le film de Ernst Marichka de 1955 qui fige l'image d'une Sissi pétillante qui rencontre son futur mari venu épouser sa soeur aînée et qui rencontre Sissi lors d'une partie de pêche qui tourne en quiproquo ...

Curieux biopic donc dont on ne voit pas bien la raison exacte... l'interprétation de Vicky Krieps est splendide et les décors qui se s'embarrassent pourtant pas de laisser paraître rampes en inox et interrupteurs électriques aussi ... Mais quel est l'objet du film ? La vie corsetée d'une femme qui fuyait le monde et sans doute elle même en Hongrie, en Italie, à Madère ... ? Une femme obsédée par sa beauté et son poids qui voulait peser 50 kg pour 1,72m (55,9 sur la balance dans le film) et qui pratiquait du sport du matin au soir, à cheval, aux agrès, à l'escrime et qui se faisait corseter très fermement pour n'être capable d'avaler qu'un bouillon de viande, dont la neurasthénie finit par toucher la vitalité et la joie de vivre...

il n'y avait pas besoin de réinventer Sissi car l'impératrice est à elle seule un personnage de roman . Elle fume, elle prend des libertés, est comme on dirait aujourd'hui borderline à tel point que Louis II de Bavière finit par lui dire d'aller se noyer dans un autre lac que le sien, à Starnberg, où il se noiera effectivement... Alors de quoi s'agit-il? D'un portrait de la mélancolie, mal de cette fin de siècle, souvent diagnostiquée par les médecins viennois ? D'une ébauche de la folie ? D'une dénonciation de la condition féminine au sein de l'aristocratie empesée de l'Autriche finissante ?

Il y a toute une littérature pour ça . Dommage que Stephen Sweig n'ait pas écrit sur Sissi comme il l'a fait pour Marie Antoinette. Mais il n'a pas du trouver le personnage si intéressant , sans doute parce que Sissi meurt par accident, sans rencontrer l'Histoire comme son héroïne favorite prise dans la révolution française, un événement plus grand qu'elle et son mari le roi ...

Bref tout ce film m'a dérangé sans me déplaire mais sans me plaire aussi tout à fait ... Sissi fume, Sissi est inconvenante, Sissi fuit ses responsabilité et préfère s'entourer de Dames hongroises, Marie et Ida et ... de ses anciens amants ... Elle disparaît dans le film en 1878 (pourquoi?) alors que dans la réalité les épreuves ont commencé à poindre à peut près à cette date et que la mort mystérieuse de Rodolphe, son fils, en 1889, avec sa maîtresse, dans son pavillon de chasse de Mayerling sera le début d'une dépression qui prolonge en fait une vie d'errance dans laquelle l'impératrice s'ennuie, n'aimant plus son mari l'empereur trop occupé et cédant à tous ses caprices, atteinte par l'âge peut être, n'aimant plus ses cheveux qu'elle coupe, indifférente sûrement aux grands changements européens engagés à Vienne depuis 1848.

Un film qui n'a rien à voir avec celui de Sofia Coppola qui était fortement sourcé avec quelques raccourcis de génie ... ici je n'en ai pas vu.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2022
S'enfonçant pas à pas dans le récit singulier de Corsage, on croise autant les défauts que les qualités cités dans les critiques des spectateurs. À la première vision, le film paraît un peu long, dévoie la vie de Sissi et se termine de façon presque trop audacieuse. En même temps, il propose une relecture véritablement contemporaine du destin de l'impératrice et s'assume comme tel, tous les comédiens sont remarquables et la mise en scène impressionne. Mais dès lors qu'on le revoit une seconde fois, alors ne restent que les qualités. Dès les premières scènes, Vicky Krieps démontre tout son talent, en ce travestissement subversif de la vie de Sissi. Elle est de suite accompagnée de seconds rôles joués par des acteurs totalement inconnus mais très bons. Ses premiers échanges truculents ou graves avec Louis II de Bavière ou l'empereur François Joseph créent des ambiances d'une grande intimité, loin des clichés sur ces personnages historiques. On a vraiment l'impression d'entrer dans les coulisses du pouvoir et la psychologie de l'humain. La merveilleuse musique de Camille décale la restitution strictement factuelle, tout comme quelques décors un peu curieux qu'on ne comprend pas dans les premiers temps. Musique et décor prennent progressivement une ampleur hors du commun. Les mélodies de Camille laissent en effet leur place à des reprises étonnantes de standards du siècle dernier, joués en pizzicato au violon ou à la harpe. Et le choix des décors est l'un des plus audacieux que je connaisse. Rompant avec toute forme de réalisme, la cinéaste choisit de tourner des scènes clé dans de modestes châteaux délabrés ou menaçant ruines. Un voyage en Angleterre prend place dans une demeure de campagne qui a tous les traits baroques de l'architecture germanique du XVIIIe siècle. Les célèbres châteaux de Louis II de Bavière sont remplacés par des petits manoirs de province aux murs fissurés. De même pour la résidence d'été de l'impératrice qui n'est pas plus impressionnante qu'une maison de famille au soleil... Ce décalage assumé mais jamais souligné se double de toute sorte de petits détails : des portes contemporaines en fond de décor, des chaises tubaires dignes du Bauhaus, des canalisations en PVC, etc. L'anachronisme trouve une autre variation quand Sissi rencontre au fin fond de l'Angleterre un inventeur français lui proposant de la filmer en... 1878... (pour mémoire le cinéma a été inventé en 1895).
C'est donc bien une Sissi contemporaine qui nous est proposée, et sans doute car la rébellion de ce personnage historique permet de questionner le thème qui semble intéresser la cinéaste : la liberté et l'émancipation dans un monde de représentation. On l'a compris, la cinéaste assume sa propre liberté quand il s'agit de scénario, de référence à l'histoire, de musique ou de décor. De leur côté, les personnages sont tous pris dans des questionnements sur la liberté. Les domestiques sont réduits à leur rôle subalterne imposé par la société, au point d'être interchangeables (telles les deux bonnes de l'impératrice que celles-ci confond et qui sont habilement interchangées dans une même scène par la réalisatrice). L'empereur est submergé par son travail, par tous ces peuples à coaliser (Autrichiens, Serbes, Hongrois) dans un empire qui craque déjà ; il n'a plus le temps de s'amuser ni de profiter de son épouse ou de ses enfants. Le casting et le jeu du comédien sont parfait ici. Marie, la sœur de l'impératrice, est écrasée par un destin maudit. Quant à Louis II et Sissi, ils sont d'immanquables complices dans leur volonté commune de s'extraire des exigences de leur rang. Cette parfaite entente donne lieu à quantité de très belles scènes à Vienne comme en Bavière. Corsage s'avère donc être un grand film à maints points de vue ; ses subtilités apparaissent davantage à chaque nouvelle vision. Il rebutera frontalement les tenants d'un plat cinéma historique pouvant servir de soupe factualiste aux élèves de collège et lycée. Mais il fascinera les amateurs d'un cinéma véritablement novateur.
HASTENEP
HASTENEP

14 abonnés 86 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 décembre 2022
La comédienne principale joue à merveille le rôle de cette pauvre impératrice corsetée dans ses obligations dont elle ne veut pas et va finir par jouer la rebelle passive agressive et stupide avec ses proches.

Le scénario comporte quelques longueurs et s'accélère assez brusquement les vingt dernières minutes ( problème de budget ? plus à raconter ? )

En revanche le mélange des décors d'époque parsemés d'objets contemporains :pourquoi pas mais quand il s'agit d'un sceau et d'un balais brosse du style de ceux que l'on trouve actuellement dans le commerce en plein milieu d'un couloir du château cela peut tout de même interroger sur le sens de l'esthétique voulu par la réalisatrice .
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 27 décembre 2022
Cela commence comme une biographie, alors on pense que c'en est une. Puis un premier élément surprend spoiler: (Sissi fumait des cigarettes !?)
, puis d'autres de plus en plus nombreux dans le film voire franchement vulgaires spoiler: ("Un doigt d'honneur, vraiment ??")
, et de plus en plus d'invraisemblances se présentent quand on avance dans le film. Et quand vient la fin, on réalise que la réalisatrice s'est amusée à présenter une Sissi mensongère, vulgaire spoiler: , droguée
, pourquoi faire cela à sa mémoire ? Présenter la réalité aurait été suffisant, puisque si rare concernant Sissi. Ras-le-bol de ces fausses biographies où la notoriété d'une personne est utilisée de manière mercantile !
Patrick Chaumet
Patrick Chaumet

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2022
J'ai beaucoup aimé cette interprétation loin de Sissi. Le personnage est moderne et pourrait vivre maintenant. Les décors et les costumes sont magnifiques.
RENEE D.
RENEE D.

23 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2022
J'ai aimé ce film et ne me suis pas ennuyée du tout !
Bien sûr, on ne sait pas ce qui est historique ... ou pas, mais le portrait est attachant et peut être pas si loin de la réalité. Je regrette certains moments qui n'apportent rien (le doigt d'honneur, la moustache de la fin) mais j'ai apprécié les morceaux de musique très modernes qui dynamisent plusieurs scènes.
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 489 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 décembre 2022
Tout est pesant et long, centré sur domination de l'héroïne et sa dépression. Aucun contrepoint ne vient alléger le propos. L'histoire et le contexte sont effleurés, alors pourquoi choisir la vie d'une impératrice ? La musique moderne et certains anachronismes font penser à Marie Antoinette de Coppola ou the Crown pour les épisodes sur Lady Di. Mais ici la sauce ne prend pas, trop épaisse et pas assez épicée due à un scénario trop convenu. Dommage car il y'avait les ingrédients nécessaire, notamment la direction artistique et les acteurs.
Marika Vialis
Marika Vialis

8 abonnés 31 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 décembre 2022
Quel ennui et quelle déception en dépit d'un sujet et d'une affiche qui s'avéraient assez prometteurs ! On sort de ce film complètement dérangé et englué dans un nuage de glauque opacité.
Bernard M
Bernard M

28 abonnés 514 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 décembre 2022
Ce film n'est pas vraiment un biopic car il ne s'étend que sur une année de la vie de l'impératrice Elisabeth d'Autriche.Il a les défauts des films actuels : sombre et sans banc-titre au départ.Le personnage central, l'impératrice d'Autriche est bien observé et il est joué à merveille par Vicky Krieps: on découvre ou on redécouvre une " Sissi" voyageuse, mélancolique mais aussi sportive et dans ce domaine, en avance sur son époque.On voit bien la fuite du côté protocolaire et fastueux de la cour ( mais pas la fuite de l'Empereur François Joseph qu'elle respecte et qu'elle aime au fond d'elle même).Par contre, ce fut une femme à multiples facettes aimée du peuple qui a joué un rôle non négligeable pour conserver la Hongrie dans l'Empire, mais ça on ne nous le dit pas...Cette femme dépressive a eu aussi ses bons moments et pouvait être gaie parfois, mais ça ne ressort pas non plus .C'est vrai qu'elle rend visite à son cousin le roi Louis II de bavière, mais les profanes ignorent tout de ce personnage ou presque!Il y a enfin les anachronismes qui même voulus sont parfois gênant sans parler de la fin du film sans rapport avec la vérité historique! " Corsage", je veux bien car il symbolise le manque de liberté dans le carcan de la cour austro-hongroise, mais " Al'ombre des Habsbourg" aurait été plus approprié.
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