Bad Luck Banging or Loony Porn
Note moyenne
3,0
285 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

44 critiques spectateurs

5
6 critiques
4
7 critiques
3
14 critiques
2
9 critiques
1
4 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Kethuwan
Kethuwan

17 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 janvier 2022
Avec son synopsis alléchant, le film du réalisateur roumain Radu Jude promet une analyse fine de notre société et de son côté faussement pudibond.

Malheureusement... Il est pour moi bien loin de remplir ses promesses, offrant seulement au spectateur un long-métrage long, ennuyeux, et se voulant subversif mais n'arrivant qu'à être lourd.

A la suite d'une intro assez crue, qui met clairement le spectateur dans le bain, on passe à une (longue) première partie où l'héroïne marche dans Bucarest. Si je n'ai rien contre les films qui prennent leur temps (au contraire), le réalisateur a ici une manie que j'ai fini par trouver insupportable : Quasiment à la fin de chaque plan en extérieur (donc 90% des plans), la caméra part en travelling pour se fixer sur un point du décor assez aléatoire (un panneau de publicité, un bâtiment en ruine). Si l'idée peut être intéressante, le répéter à chaque plan devient extrêmement répétitif, renforçant la lenteur de cette partie déjà pour le moins calme. Entre deux travellings, le film nous montre, malheureusement très peu subtilement, l'agressivité humaine au quotidien...

Le film part ensuite sur une deuxième partie, particulièrement fourre-tout, enchaînant les sujets divers et variés, parfois vaguement drôle, parfois lourd, parfois se voulant choquant (mais sans trop réussir)... Le rythme est plus soutenu, mais j'ai quand même eu la forte impression que cette partie tirait en longueur, sans doute trop fouillis et mal amenée à mon goût.

Enfin, on arrive à ce qui était promis dans le synopsis : Le "tribunal populaire" que subit l'enseignante, Emi, face aux parents d'élèves et à sa hiérarchie. J'ai l'impression que dans cette partie, le réalisateur a voulu représenter les pires clichés des réseaux sociaux. Mais cela vire à la farce grotesque (et non, contrairement à certaines critiques presse, cela n'est PAS une qualité).
Aligner les clichés, c'est très bien, mais il faudrait ensuite songer à en faire quelque chose. Hors, Emi est bien la seule personne sensée, mais son propos est perdu au milieu des réactions sans queue ni tête de tous les autres intervenants, et le film se finit sur une conclusion... A l'image du reste du film.

Au final, le film me laisse une impression assez étrange : Le film voulait dénoncer les tribunaux populaires, notamment les réseaux sociaux, tout en se montrant subversif... Mais cela est fait à la manière d'un quinquagénaire sur Facebook, de manière très lourde, sans réflexion derrière, et se croyant original alors que tout est convenu. Un film "OK Boomer" en somme.

Une petite note pour finir : Le film est particulièrement encensé par la presse, et je trouve ces "critiques" particulièrement ridicules. On est sur des personnes qui s'extasient devant toute œuvre d'art contemporain se voulant être une "critique acerbe et irrévérencieuse de la société", quand bien même il n'y aurait derrière qu'un vague délire d'artiste. Notons que je n'ai rien contre les artistes, ils ont bien compris le filon, mais plutôt contre cette adulation aveugle de tout ce qui s'auto-qualifie d'art contemporain, et n'est finalement pas bien plus qu'une machine à sous.

Bref, allez plutôt voir Venom 2, c'est tout aussi peu intéressant, mais ça aura au moins le mérite d'être vaguement divertissant si l'on laisse son cerveau à l'entrée de la salle.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2022
Si certaines œuvres sont d’une bêtise exaspérante, d’autres l’exploitent dans un tour de force, au mépris d’une culture sacrificielle, que la société absorbe, efface, puis feint d’en avoir quelque chose à foutre. C’est ce que le réalisateur roumain Radu Jude (Papa vient dimanche, Aferim!, Peu m'importe si l'Histoire nous considère comme des barbares) raconte de son pays natal, de son héritage, qui est arrivé depuis un moment dans une zone de turbulences, où la mauvaise foi, comme l’obscénité cohabitent au tribunal de citoyens idiots, incultes et vulgaires. Le constat passe par une ouverture des plus crues, une sextape non censurée. Rien ne sera donc laissé dans le hors-champ et c’est un message fort et clair d’un cinéaste, qui viendra à frapper là où ça fait mal et là où ça fait rire. L’humour par l’autodérision a connu maints exemples, que l’on estampille la plupart du temps de l’ordre de l’anecdote, mais pas dans ce contexte, où il faudra traverser un labyrinthe d’absurdité avant jouir de l’extase.

La filmographie de Jude a lentement orienté son cynisme vers une forme de paternité dysfonctionnelle, qu’il projette à présent sur la Roumanie et son héritage culturel et politique, sans oublier de laisser quelques brèches aux frontières. C’est en ouvrant avec une sextape amateure que l’œuvre nous invite à analyser, comparer et relativiser les maux d’une société qui ne sait plus s’écouter ou communiqué. À l’heure des réseaux sociaux et d’Internet comme un espace libre de perversion, le cinéaste ne cache pas son envie de traiter chaque degré d’absurdité dans un même montage, au détour d’une confrontation entre des visages masqués. Trois axes d’études aboutissent à une véritable glorification de l’expression, qu’elle soit visuelle ou intellectuelle. On ressent dans sa démarche une forme d’attachement à la créativité, quitte à la rendre plus explicite dans le dernier acte. Mais c’est avec le premier chapitre, que l’on déambule aux côtés d’Emi (Katia Pascariu), apparue dans la première vidéo, que l’on découvre Bucarest comme une capitale balisée par ses enseignes, confronter à ses contradictions culturelles et à une vulgarité, dont les éléments viendront alimenter un débat qui pose déjà ses arguments.

La caméra n’est donc pas toujours centrée sur sa traversée du désert, car avoir tourné en temps de crise sanitaire permettait de compléter le tableau néfaste d’une cité qui tombe en ruine ou dont les lieux de rassemblement communs se vident, comme pour évoquer le spectre de la vitalité, saine et extravagante. On ne jouit plus d’un plaisir particulier et la plupart des passants ne daignent pas davantage lever la tête pour prendre conscience de ce qui les entoure. La transition avec le montage encyclopédique du second chapitre peut alors surprendre et désarmer les idées reçues de spectateurs très conservateurs. Mais si l’on y survit, l’intérêt est sans doute sauf, car ce qui tient d’un méli-mélo d’images d’archives, de changements d’angle avec des lieux communs du quotidiens et autres absurdités militarisées, qui tiennent en joue un régime post-totalitarisme vaniteux, on accueillera avec une grande attention le dénouement de cette fantasque, et pourtant réelle, aventure de notre siècle.

« Bad luck banging or looney porn » emploie les caricatures avec le bon ton, inversant les rapports de force entre l’accusée et simplement des prédateurs grognards, prêts à sauter à la gorge de celle qui qui a consenti sa fellation, alors qu’elle leur renvoie chaque divagation directement dans le gosier. Les enfants sont un temps évoqués dans le débat, mais n’en demeurent pas moins absents, preuves de nonchalance de la part de parents aux divers profils, qui étouffent la voix d’une jeunesse avertie et en même temps pas assez. Afin de déterminer l’issue, si la crédibilité de l’enseignante ou de son aptitude à pouvoir garantir un apprentissage sain, tout cela se matérialise en un festival de faux raccords, de joutes verbales, entrecoupées de ricanement excessif, comme si le fait d’être en présentiel ou sur un groupe de conversation en ligne ne changerait rien. Le rictus se déploie à crescendo jusqu’à un lâcher prise bouclant cette mascarade comme un aveu d’échec, avec des individus qui ne sont pas conscients des véritables obscénités qu’ils dégagent, en opposition avec la sextape d’ouverture, finalement plus anecdotique.
Antoine
Antoine

46 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2022
Une petite pépite, pleine de bons moments, ode à la résistance, à la mémoire, fable post-moderne où la dignité fait front. Super rafraîchissant!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 janvier 2022
Je ne connaissais pas Radu Jude avant d'aller voir ce film et j'ai complétement été séduit. Ce découpage en trois parties formellement très différentes est une idée merveilleuse de réalisation. C'est un film exigeant pour le spectateur et qui forcément nous fait réfléchir (politiquement et cinématographiquement) une fois sorti de la salle. Je suis impatient de découvrir le reste de sa filmographie mais il est, pour moi, rien qu'avec ce film, le cinéaste roumain le plus talentueux du moment.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 janvier 2022
VU LA CRITIQUE PRESSE ULTRA POSITIVE ET ÉBLOUIE j ai été voir le film mais voici ma critique à moi :
Le fellini roumain nous a pris pour des voyeurs pervers et non des spectateurs. Il a noyé ces réflexions dans du X comme on noie son chagrin dans un vilain verre d alcool. Il en ressort plus de X que de réflexion, comme il ressort au buveur plus de migraine que de consolation. Il n as pas réussi à déshabiller la société et dépeindre ses travers sans déshabiller et malmener ses propres comédiens. Il accuse la société dans laquelle il git lui même comme monstre principale apportant un film dans le cinéma d auteur qui aurait du être réservé au cinéma X des bas quartiers. Voilà puisque le réalisateur ne m as pas épargnée je ne l ai pas épargné. Et j ai été encore gentille:-) .
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2022
Un film confus fait de la juxtaposition de plusieures parties vaguement loufoques et toujours incohérentes. Et bien sûr la sempiternelle diatribe contre les réseaux sociaux accusés de tous nos maux par ceux qui justement s'en delectent
pierre A
pierre A

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2022
Une enseignante, suite à la publication d'une vidéo porno sur internet la mettant en scène, est victime d'un procès public par l'établissement qui l'emploie. L'ensemble des parents partcipant au procès sont sensés représenter un panel sociologique...Mise en scène avec une pointe d'absurde et de dérision qui donne au film un caractère atypique, humoristique et frappant à la fois.
PL06
PL06

15 abonnés 153 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 janvier 2022
Trois parties très inégales pour traiter des sujets qui pouvaient être passionnants : les désordres de la société roumaine, l'absurde hiérarchie des références morales, l’hypocrisie de la bien-pensance, la menace de la pensée conspirationniste - capable de laminer la vérité, l’abandon du vivre ensemble. Mais l’intention ne suffit pas à faire un bon film, pas plus que l'originalité du montage : celui-ci est désagréable à regarder, volontairement choquant, long, nihiliste… mauvais en somme !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 janvier 2022
Emi est enseignante d'histoire dans un lycée de Bucarest. La petite quarantaine, elle a une vie sexuelle active avec son mari qui filme leurs ébats pour les pimenter. Pas de chance : une video se retrouve sur les réseaux sociaux, postée par le réparateur de l'ordinateur familial.
Des parents d'élèves l'apprennent et obtiennent la convocation d'une assemblée générale. Emi se retrouve sur la sellette.

Dans la nouvelle Vague roumaine, extraordinairement riche et stimulante, Radu Jude a trouvé sa place bien à lui : celle d'une vigie intellectuelle, mauvaise conscience d'une Roumanie trop prompte à oublier ses vieux démons. Son précédent film, "Peu m'importe si l'histoire nous considère comme des barbares", évoquait une page sombre et méconnue de l’histoire européenne : ces quelques années où la Roumanie, vaincue par Hitler, s’est alliée avec l’Allemagne nazie sous l’autorité du maréchal Ion Antonescu, un « Pétain roumain » et s'est rendu coupable durant l’opération Barbarossa, sur le front de l’Est, de crimes de guerres et de génocide comme à Odessa en octobre 1941.

"Bad Luck Banging or Loony Porn" a un titre presqu'aussi long que ce film-là. Un titre à semer la confusion au moment de passer à la caisse du cinéma : "Bonsoir, je voudrais une place pour.... le film porno roumain !" Son sujet est simple : c'est celui que j'ai résumé ci-dessus. Son traitement est plus tarabiscoté et contient trois parties d'inégale longueur.
La première est un prologue (je n'ose parler d'amuse-bouche) : il s'agit de la courte vidéo tournée par les deux amants. L'image est granuleuse, le cadrage imprécis, le son crachotant. Il s'agit de porno amateur, très cru, qui filme sans détour un sexe en érection, pas vraiment ragoûtant, une fellation et un coït. Pas de quoi étonner les abonnés à Jacquie et Michel, mais assez surprenant au MK2 Beaubourg. Suffisamment en tous cas pour justifier une interdiction en France aux moins de seize ans.
La deuxième partie est plus longue - et moins pornographique. On suit Emi dans une longue déambulation durant laquelle on comprend, à travers ses conversations téléphoniques hachées, qu'elle se rend à sa convocation. Elle traverse Bucarest, une métropole embouteillée dont les habitants excédés multiplient les incivilités.
Troisième partie sous forme de parenthèse godardienne : Radu Jude met en image quelques concepts politiques (colonialisme, sexisme, maltraitance infantile, pollution....)
Il faut attendre la dernière partie pour enfin arriver au cœur du sujet : la confrontation entre la professeure et la meute de parents d'élèves, tous plus agressifs et primaires les uns que les autres, qui entendent obtenir son éviction.

La situation du film aurait soulevé en droit administratif français une question délicate dont la réponse n'est pas certaine. L'article 25 de la loi du 13 juillet 1983 fait obligation aux fonctionnaires d'exercer leurs fonctions avec dignité.
Au milieu des 90ies, une gardienne de la paix avait été révoquée pour avoir tourné dans des films X. La cour administrative d'appel de Paris avait considéré que de tels faits étaient "contraires à l'obligation de dignité qu'on est droit d'attendre d'un fonctionnaire de police" et constituaient "une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire" ; mais, considérant qu'aucune référence ni mention n'avait été faite dans les films litigieux à la profession de la policière municipale et que par ailleurs, la fonction policière n'avait été, en aucune façon, dans lesdits films mise en cause ni tournée en dérision, le juge avait estimé que la sanction de l'exclusion était excessive eu égard aux faits commis (CAA Paris, 9 mai 2001, Ministre de l’intérieur contre Slujka, n° 99PA00217).

Quelle décision le juge administratif français aurait-il rendu ? Aurait-il considéré que le fait de tourner dans un film pornographique est contraire à l'obligation de dignité qu'on est en droit d'attendre d'un fonctionnaire de l'éducation nationale, notamment d'un enseignant en contact permanent avec des enfants mineurs ? Pas sûr. Sans doute l'aurait il fait sans guère d'hésitation dans l'hypothèse où, comme dans l’affaire Ministre de l’intérieur contre Slujka précitée, ledit enseignant savait que ses ébats feraient l'objet d'une diffusion publique. Mais la circonstance que leur enregistrement n'avait pas vocation à être diffusée, qu'elle était réservée aux seuls amants dans l'accomplissement de leurs fantasmes, pourrait être regardée comme la vidant de tout caractère fautif. La question me semble très indécise.
À supposer qu'une faute ait toutefois été retenue, le juge administratif aurait, en tout état de cause censuré une sanction trop sévère - telle que l'exclusion - et aurait validé non sans hésitation un avertissement voire un blâme.

On me reprochera - et on aura raison - une longue disgression juridique, bien loin du film que je suis censé critiquer.
C'est que "Bad Luck Banging or Loony Porn" pêche par son manichéisme en mettant face à face deux arguments simplistes : Emi : "J'ai le droit à ma vie privée" vs. les parents d'élèves : "Vous avez des mœurs dépravées".
Le réalisateur lui-même ne sait pas comment conclure et nous propose trois fins alternatives, la dernière n'étant pas la moins loufoque ni la moins hilarante.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2022
3 chapitres dans ce film, Ours d'or à la Berlinade 2021, avec une chanson de Bobby Lapointe pour passer d'un chapitre à l'autre, sur fond d'écran rose. Commençant par 5 minutes de porno explicite, la première partie suit ensuite dans Bucarest les pérégrinations d'Emi, la femme de la sex tape, une femme d'une petite quarantaine d'années. Cette promenade un peu trop longue présente toutefois l'intérêt de montrer un pays sous l'emprise de la COVID, un pays où la population est agressive, un pays où les gens ne cessent de s'insulter, le plus souvent avec un langage ordurier à connotation sexuelle. Et puis aussi, on comprend petit à petit qu'Emi a des problèmes à cause de la diffusion par un tiers de la sex tape sur Internet. La deuxième partie peut faire penser au cinéma de Jean-Luc Godard, le film égrenant une sorte de dictionnaires avec images et citations. La troisième et dernière partie nous amène au cœur du problème rencontré par Emi : Emi est prof d'histoire dans un lycée huppé de la capitale et, suite à la diffusion de la sextape sur Internet, on la retrouve au centre d'un procès populaire dont le jury est composé de parents d'élèves. A-t-elle causé du tort au lycée ? Est-il imaginable qu'elle y reste ? L'occasion est belle pour Radu Jude de montrer que le pornographie existe ailleurs que dans la diffusion d'images à caractère sexuel, qu'elle peut aussi se trouver dans des positions racistes ou négationnistes, dans des propos misogynes ou autre affirmations de classe dominante. Ouvertement provocateur, ce film de Radu Jude est loin d'être parfait mais également loin d'être inintéressant.
cc De Polignac
cc De Polignac

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 janvier 2022
1 ere scene du film très crue, ensuite 40 min a voir la protagoniste marcher dans la rue avec des scenes banales., au supermarché et dans les.lieux publics. ensuite 30 min de diapos , decorellées du thème.
et une fin en trois version, rappellant que ce film esr "un blague" dixit la réalisation.
aucun intérêt et un vide magistral
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 décembre 2021
Ce film est un veritable chef d'ouvre, finalement un réalisateur a le courage de prendre position et raconter le réel, le vrai.
Jacquot
Jacquot

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2021
Excellent film et découverte de ce réalisateur roumain que je ne connaissais pas.
Une critique acerbe de la laideur qui envahit la vie quotidienne, des comportements qui pourrissent tout, et de leurs répercussions destructrices.
Et un film avec beaucoup de séquences très drôles, et de magnifiques plans séquence de Bucarest.
Joe Dredd
Joe Dredd

57 abonnés 83 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 décembre 2021
Un film un peu coquin sur les déboires d'une enseignante qui voit sa sextape diffusée accidentellement sur internet promettait d'être sympa... surtout s'il était présenté comme un comédie. En fait...non.
Le film commence par une scène de pornographie d'une rare laideur et d'une infinie vulgarité. S'ensuit une déambulation interminable et sans intérêt dans un Bucarest mal filmé. Les rares dialogues sont agressifs et laids. La seconde partie est une succession d'images plus ou moins immondes. La troisième est une engueulade. Lamentable de tourner des films pareils.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2021
Bad Luck Banging or Loony Porn est, sans doute, l'un des films les plus barrés de l'année. Découpé en trois parties distinctes, le dernier film de Radu Jude à qui l'on doit l'excellent Aferim, est totalement iconoclaste. La première partie suit l'errance d'une enseignante, dont la sextape a fuité sur internet, dans les rues de Bucarest. Lent et contemplatif, cette partie présente Bucarest comme une ville en ruines, la seconde, montage très godardien d'images et d'aphorismes sur la politique, la religion ou encore l'antisémitisme est une forte charge critique à l'égard de la Roumanie et de son gouvernement, la troisième qui présente le procès de l'enseignante par les parents d'élèves poursuit cette veine dénonciatrice sous le mode de la farce avec un final d'un mauvais goût assez réjouissant. Très drôle malgré la gravité de son propos, bad luck banging or loony porn , même s'il frôle l'exercice de style, est une oeuvre conceptuelle assez folle notamment dans sa manière presque documentaire d'y introduire la pandémie de covid 19. Bref, réjouissant, politique et décalé, l'un des films de l'année.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse