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Belle entrée en matière pour moutout avec ce film reflet de notre société impitoyable. A ceux qui ont apprécié, il pourrait être intéressant de regarder le couperet de costa gavras.
Dans la même veine qu'un Ressources Humaines que j'avais adoré, cette peinture du monde de l'entreprise et, plus précisément, du monde des boîtes de consulting, s'avère également réussie. Sauf que cette fois-ci, alors que Jalil Lespert assumait sa rébellion face au système jusqu'au bout dans RH, là le jeune diplômé se rebelle mais rentre assez vite et désespérément dans le moule. Jérémie Regnier est parfait en jeune homme candide et finalement pas tant que ça. L'actrice qui joue le rôle de la fille de Dani est nickel aussi ainsi que le tuteur "embrigadeur" Laurent Lucas excellent de machiavélisme. Au final, ce film peu connu mérite que l'on s'y attarde. Même s'il n'atteint pas la force de Ressources Humaines, il est une oeuvre originale qui sait mettre le doigt là où ça fait mal et c'est déjà beaucoup!
"Violence des échanges en milieu tempéré" ou plutôt "Comment devenir un enfoiré à cause de notre societé". Bon film ! A voir
Mouais, bof... Le sujet est très intéressant, mais qu'est ce que c'est mal joué... Les acteurs ne sont vraiment pas crédibles, et ne mettent pas de convictions dans leur jeu. Dommage
Glacant tout en restant humain. Le film montre l'entreprise comme un lieu froid, carré mais lumineux, comme si les employés étaient attiré par la lumière. Les scènes semblent guidés par une lente logique inéluctable, celles qui se situent en dehors de l'entreprise sont souvent rafraichissantes. Les personnages sont jeunes, inquièts et plein d'espoir à la fois. On s'identifie instantanément à Philippe (Jérémie Rénier impressionant), d'abord présenté sous des jours sympathiques et on est troublé lors de son lent glissement. Il se coupe peu à peu de ses émotions pour atteindre ses objectifs. Son visage se coupe. Impressionnant. Les seconds roles sont soignés. Et le film ne juge pas et ne propose aucune solution à cette histoire de logique capitaliste si ce n'est un faux happy-end.
Le monde du l'industrie ! Intéressant !
Dans le cadre de l'opération Lycéens et apprentis au cinéma, j'ai été voir ce film ce matin avec ma classe.
Un film très intéressant; le monde de l'entreprise exploité par Jean-Marc Moutout nous met constamment sous pression, tout comme le personnage principal, interprété par un Jérémie Rénier juste et naturel.
Un film que je recommande donc à tous ceux qui liront ce commentaire, regarde le, c'est un film particulier et particulièrement dérangeant.
Un film très intéressant; le monde de l'entreprise exploité par Jean-Marc Moutout nous met constamment sous pression, tout comme le personnage principal, interprété par un Jérémie Rénier juste et naturel.
Un film que je recommande donc à tous ceux qui liront ce commentaire, regarde le, c'est un film particulier et particulièrement dérangeant.
Excellent sujet trop peu traité dans le cinema français, le thème est abordé avec la bonne approche et le bon ton cependant je ne suis pas convaincu par la justesse de l'interprétation (seconds rôles pas terribles) et des situations.
Totalement passé inaperçu lors de sa sortie en salles, ce film social a toutes les qualités d’un Ken Loach. L’histoire suit un cadre obligé de licencier des ouvriers et engagé pour cela. C’est au cœur de l’actualité économique de notre pays sujette de plus en plus aux fusions, rachats et délocalisations donc a fortiori aux licenciements. Le personnage est assez fouillé mais on aurait aimé voir plus de remords puisqu’il en éprouve forcément a moins d’être sans cœur. Effectivement, l’histoire est sombre et froide. Dommage que peu de monde n’ai vu ce film au titre poétique mais mystérieux que l’on comprend on voyant le film. Chacun se battant pour son poste, les uns ouvriers, les autres patrons. La scène des entretient est horrible puisqu’on sait ce qu’il va leurs arriver alors que Philippe sourit. Superbe !
Film français dans le plus mauvais sens du terme : bavard, « intellectuel » et ennuyeux... Tout le reste est littérature, même si le propos peut intéresser. A déconseiller si vous cherchez le rêve, à recommander si vous cherchez les ennuis !
Telle une petite farce acerbe décrivant les maux de notre société, cette " violence des échanges" est remarquables, tous comme ces acteurs pas forcément connus .
Formidable récit du monde du travail d'aujourd'hui et de ces tristes vérités et pratiques. Penchant parfois du côté du documentaire, ce film à le mérite de ne pas prendre parti et de virer dans une sorte de manifeste du monde ouvrier. Le film, découpé en plusieurs étapes, nous fait suivre l'assencion d'un jeune cardre et des péripéties qu'il lui arrive. Il est partagé entre sa moral et ses ambitions professionnelles. C'est un triste bilan sur le choix des bénéfices plutôt que des hommes, ainsi que des différences entre province et Paris!
Un péplum social maîtrisé, tendu, intéressant et porté par d'excellant comédiens.
Finalement la vraie force de ce film reste sa façon "froide" et tempérée comme le titre l'indique de nous montrer une réalité dure qu'est l'humanité d'aujourd'hui tournant autour du but lucratif de chaque chose.Jérémie RENIER est impeccable et son rôle est dosé avec minutie rendant le personnage ni totalement bon ni totalement mauvais juste une fourmis ouvrière perdue dans sa ruche de l'économie
Le capitalisme est une machine complexe. La grandeur de son fonctionnement en rend impossible la totale transposition au format d’un film. Jean-Marc Moutout conçoit très bien cette aporie dans «Violence des échanges en milieu tempéré» (France, 2003) puisqu’il décide de réduire le cadre de sa vision au rang d’un seul individu. Philippe entre dans un cabinet de consulting au quartier de la Défense de Paris. La témérité de son innocence, qui lui permet l’audace de défendre une inconnue dans le métro d’un homme fort qui lui caresse les fesses, se verra dissipée par les rudes conditions des lois capitalistes. Envoyé dans la région lyonnaise pour remanier une entreprise d’aluminium, Philippe se trouve très vite confronté au dilemme premier de la morale marchande : peut-on faire prévaloir les profits économiques à la valeur humaine ? Le juste timing avec lequel Moutout articule son récit (un timing aussi parfait que le travail à la chaîne en usine) permet au public de suivre parfaitement le didactisme anticapitaliste. Car entre l’ouverture du film sur une plage, où les badauds se baignent en toute innocence, et sa clôture, où Philippe arrive sur cette même plage et s’y incruste, se perd dans la masse d’une population résumée à ne plus être que des corps sans identité, il y a un basculement dans le mal, dans l’immoralité effrénée du système économique capitaliste. Si le tout n’est pas menée par une liberté folle, livrée aux caprices des inattendus, c’est parce que le monde de Moutout n’est plus un monde imprévisible, tout n’est plus que l’engrenage bien serrée dans la machine économique. Et pour que la vie saille un peu, il faut que le cinéaste déplace ses personnages dans des lieux inhabituels, presque vides ou étrangers comme un étang immense au bord duquel Adji et son beau-frère parlent à bâtons rompus. Sans rien expliquer des solutions pour rompre cette mécanique infernale, Moutout offre un terrible plaidoyer contre les dérives incontrôlés du régime économique en cours.
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