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Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
42 abonnés
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3,0
Publiée le 21 avril 2024
C’est un dispositif quelque peu minimaliste que nous propose là le réalisateur Maxime Rappaz avec son premier film Laissez-moi, dans lequel on retrouve Jeanne Balibar dans le rôle principal. Elle y incarne Claudine, une couturière à domicile qui, chaque mardi, va rejoindre dans un hôtel de haute montagne, des hommes auxquels elles s’offre en toute simplicité. Le reste du temps, Claudine s’occupe de son fils handicapé, grand fan de Lady Di et très amateur de tubes de variété des années 80, auquel elle lit des lettres imaginaires envoyées par un père hypothétique.
Laissez-moi est film, on l’aura compris, sans réel ressort dramatique, qui fait dans l’épure, d’autant plus que les scènes ont tendance à se répéter au fil du récit. Résultat, on s’ennuie un peu, mais pas tant que ça, dans ce film, qui tire sa force de sa retenue, de sa sensualité, de sa délicatesse, et aussi de l’étrangeté des personnages... en premier lieu, celui incarné par Jeanne Balibar, une actrice dont le charme continue d'opérer depuis qu’on l’a découverte, il y a plus de 30 ans, dans Comment je me suis disputé d’Arnaud Desplechin.
Jeanne Balibar joue avec justesse, pudeur et crédibilité le rôle troublant d'une mère prise entre la mission et son besoin d'échanges sexuels. Son rôle fait la promotion d'une liberté sexuelle assumée tranquillement (bien loin de l'image sulfureuse que les revendications des années 1968 en donnaient), en conflit cependant avec le qu'en-dira-t-on (elle cherche à cacher à son voisinage comment elle emploie ses mardis) et surtout avec ce qu'elle comprend des besoins de son fils. C'est du reste l'évolution des besoins affectifs de son fils qui dénoueront son enfermement... NB. J'ai particulièrement apprécié la jolie pointe d'anglophobie de ce film, avec la maladresse d'un candidat-amant...
Jeanne Balibar incarne Claudine, une couturière, mère isolée. Elle élève seule son fils handicapé mais s’autorise chaque mardi une escapade dans un hôtel où elle ne rencontre que des hommes de passage. L’histoire d’une émancipation magnifique et bouleversante.
Ce film est porté par Jeanne Balibar, avec toute sa singularité. Femme peu bavarde dans ce rôle bien qu'aux traits très expressifs, elle oscille entre s'occuper de son fils handicapé, son métier de couturière qu'elle exerce à domicile et ses après-midi de liberté où elle retrouve sa vie de femme avec des hommes de passage dans un hôtel dans la montagne. Jusqu'au jour où un homme se met à vouloir la revoir. Elle accepte mais cela la panique. Elle qui se protège tant, elle va devoir s'ouvrir et parler d'elle. Rythme lent, les montagnes suisses sont bien filmées ainsi que Jeanne Balibar.
J’étais a priori un peu inspirée par le sujet du film mais je me suis laissée séduire par l’histoire et l’interprétation sans faille de Jeanne Balibar et de l’acteur allemand ; cette mère courage qui en définitive, n’a qu’une envie, qu’un besoin, celle/celui d’être aimée touche profondément.
Film sur une femme qui sacrifie sa vie amoureuse, pour privilégier son fils handicapé. Jeanne Balibar est magnifique. Son jeu d'une grande subtilité, sa voix envoûtante m'ont beaucoup touché. Le film est très émouvant. Certains le trouveront probablement long. Alors que c'est juste beau. Un très beau moment de cinéma.
Vu 3 fois. Drame romantique. Une femme, son enfant handicapé, des rencontres avec des hommes dans un hôtel de montagne puis une rencontre amoureuse bouleversante qui va ébranler et déstabiliser sa vie de mère et de femme. Les scènes de nus sont chargées en émotion, pleines de pudeur, les scènes de nature et plus particulièrement au barrage sont magnifiques ! Bouleversant portrait de femme et magnifique Jeanne Balibar, exceptionnelle dans ce rôle de femme empreinte de solitude. Le duo avec Thomas Sarbacher est très touchant et poignant. On peut souligner la performance de Pierre-Antoine Dubey pour son rôle en jeune handicapé. La BO, à la hauteur du film, s'accorde parfaitement. Film extrêmement émouvant, sublime qui nous renvoie à nos propres histoires de vie. Bravo pour ce 1er film ! Quelques références au film "Jeanne Dielman..." de Chantal Akerman. A voir ! Un réel et un très grand coup de coeur pour ce film !
A priori convenu et artificiel, le récit de cette femme à la fois mère et amante occasionnelle trouve vite une épaisseur qui doit tout à l'interprétation si contrastée de Jeanne Balibar. conte familial ou audace d'aventurière, ce Laissez moi joue juste le dilemme moderne de la mère qui veut s'imposer en femme libre.
Jeanne balibar est vraiment une très bonne actrice jouant toujours juste. L'histoire du film est belle ce qui, ajouté aux beaux jeux des acteurs, le rend agréable à regarder.
Ce film incarne tout ce qui peut être exaspérant dans le pseudo cinéma d’auteur. Les dialogues sont trop écrits et réfléchis, manquant cruellement de naturel et souvent surjoués. Le film se veut contemplatif, mais sans véritable effort de mise en scène. La structure narrative est paresseuse. Les dix premières minutes donnent le ton pour le reste du film… ennuyeux à mourir. Je n’ai rien contre le cinéma d’auteur ou contemplatif, mais faites un effort, écrivez au moins un scénario.
Merci pour ce magnifique film d’une grande intensité d’interactions humaines; toute la sensibilité peut être accueillie grâce au rythme des prises de vue. Prises de vues par ailleurs excellentes . Bravo
Ce film est hors du temps. Les paysages, le peu de dialogues, la répétition des lieux lui confèrent une beauté à la fois puissante et paisible. Les acteurs sont formidables et j'ai particulièrement aimé Jeanne Balibar qui suit son chemin élégant et voluptueux. Les scènes de nus tout comme celles où les personnages se dévoilent, sont toujours très délicates et touchantes. C'est un film contemplatif et introspectif tout en finesse et douceur pour un sujet pourtant pas facile.