Le film souffre de consistance.
Esther, interprétée par la même actrice 13 ans après, est une copie conforme du film de 2009.
L’idée d’un nouveau film avec ce personnage est envoutant, d’autant que le personnage reste délicieux, mais, outre le format de 1h30 (contre 2h pour le premier), le film manque d’éléments horrifiques.
Dans le premier, la famille était grande, elle impliquait deux enfants, il y a avait quantité de personnages extérieurs, et les méfaits d’Esther étaient étendus, que ce soit pour le côté subjectif comme pour le côté visuel, là, dans un espace confiné, avec moins de personnages, les possibilités sont amoindries, tassées, plus convenues: Le film n’est jamais poussé à l’extrême malgré l’apparence infantile de la psychopathe et se retient cruellement dans son contenu.
D’autant que la direction prise, totalement inattendue (elle semblait au pré-abord suivre la même direction que le premier), était très bienvenue et avait un potentiel certain, potentiel gâchée par le manque de personnages, de lieux, et donc de péripéties, de possibilités.
Le film reste dans les clous, ne prend aucun risque, balance ses ester-eggs, des explications par-ci-par-là à certains éléments du premier, apporte quelques réponses à des questions pas forcément posées, et s’achève sur un goût oubliable.
L’original est un classique dérangeant à ne manquer sous aucun prétexte, cette origin-story est quelconque et peut être vue une fois (gratuitement), ou pas.
Une idée de base très intéressante, mais mal nourrie.