Tout simplement magnifique. Une succession de tableaux style Van Gogh rendus vivants grâce au procédé de rotoscopie, une musique envoûtante, un thème sur la vie des paysans polonais au 18e siècle. Une prouesse technique admirable, un film "extra-ordinaire".
Film au classissisme éculé, pétri de clichés. Ennuyeux, pas intéressant. Personnages et jeu léchés,. Ceci n'est pas un chef d'œuvre. 1 étoile pour l'originalité technique, et les scènes de danse, musique et folklore.
Si visuellement La Jeune Fille et les paysans se démarque de par son procédé de rotoscopie poussé au grandiose, nous offrant une fresque mouvante sublime.
Le récit lui est rageant de par son message et surtout de sa maladresse exacerbante.
On est donc dans un climat lourd où les femmes (ici Jagna) sont dépeintes comme des bêtes, où on ne leur laissent pas le choix et où elles seront abandonnée au plus offrant.
Où on ne peut compter en personne, en particulier aux hommes tous plus lâches et sauvages les uns que les autres. D'énormes malaises se font ressentir, en particulier dans cette cérémonie où Jagna virevolte entre ces bêtes et leurs regards de prédateurs. Des combats de coqs aberrants pour un long métrage plus que discutable où la jalousie fait rage.
spoiler: Est-ce que Jagna a besoin d'être autant traînée dans la boue, autant dégradée et surtout qu'est-ce-que cette incohérence dans l'écriture de ce personnage.
Je vois bien l'intention d'en faire un personnage fort, libre et surtout autonome, alors pourquoi pendant SON dialogue à ce sujet elle repose sa tête sur ce personnage odieux ???
Si la forme est superbe, le fond m'a mis très en colère mais pas que pour les bonnes raisons, fort dommage.
Une merveille ! Je n'ai pas assez de mots pour décrire ce film. La direction artistique est fabuleuse, chaque plan d'une beauté à couper le souffle, bref un chef d'oeuvre !
je suis ravie de voir ce film qui permet d'apprécier le travail des réalisateurs et des artistes peintres. Les spectateurs se plongent dans l'histoire de la jeune fille et les magnifiques tableaux de la nature sont à couper le souffle. Il faut souligner la qualité de la musique et des chants si caractéristiques pour la musique traditionnelle polonaise. C'est cette musique qui a inspiré F. Chopin. Si vous êtes fatigués par les films vides, sans aucun intérêt allez voir ce film, vraiment.
Une découverte fascinante. “The paysants” m’a bouleversée de par son histoire illustrant magnifiquement le roman de Władysław Reymont (qu’il me tarde de lire à présent) et par le procédé artistique utilisé pour le produire. L’histoire : Je ne regrette pas d’avoir découvert DK Welchman et Hugh Walkman à travers cette œuvre. Et je ne peux m’empêcher dans un certain sens de faire un parallèle avec le roman de Léon Tolstoï : Anna Karenine. Là où ce roman nous plonge dans la Russie du 19ème siècle et nous dépeint parmis de nombreux sujets, la passion amoureuse mais douloureuse de couples nobles dans la ville et la campagne, nous nous trouvons dans “The paysant” presque enfermé dans ce petit village polonais du 19ème. Dans Anna Karenine, nous sommes dans ce monde étriqué où chaque noble se toise, se juge, où la liberté des femmes reste incomprise et innacceptée, où leur situation marital – tant qu’elle leur apporte à manger, des enfants et de belles toilettes – ne devrait pas être remise en cause. Dans “The Paysant”, même époque, mais en Pologne. De nouveau nous sommes plongés dans un monde étriqué, mais celui des paysans, où la vie en communauté pourrait faire rêver, solidarité face aux saisons dures à vivre oblige. Mais que se passe-t-il lorsque tout le monde respecte un schéma, une seule façon de faire les choses, écoute ce que tout le monde dit sans vérifier la source et la véracité de ces dires ? Que se passe-t-il alors si l’on sort du lot ? Par exemple grâce PUIS à cause de son enveloppe physique. Louée puis haïe pour rien de plus que des rumeurs et une apparence qui se remarque, Jagna rêveuse et artiste, en colère contre ce que soutient l’église subit injustice sur injustice. Manipulée, même par les plus aimantes, cela sera toujours de sa faute. Nous, spectateurs, subissons cette injustice, l’on se retrouve démuni car rien ne semble pouvoir contrer les rumeurs et les insultes. L’on a beau se résigner, j’ai personnellement senti un besoin d’hurler pour elle.
Le support : Que dire de la réalisation de ce film ! Si ce n’est qu’on ne peut que saluer le travail magnifique réalisé par les plus de 100 artistes peintres/animateurs qui ont travaillé dessus ? Je ne vais pas cacher que c’est le fait d’avoir su que le film avait été littéralement peint à la peinture à l’huile qui m’a donné envie de le regarder. J’avais hésité entre “La passion Van Gogh” ou “La jeune fille et les paysans” à voir en premier, et j’ai finalement fait mon choix en allant vers l’affiche qui m’attirait le plus ! Mais le visionnage de Van Gogh ne saurait trop tarder... ! Ce genre de travail de recherche artistique pour un film de presque 2 heures me donne plein d’espoir sur le fait que l’on pourra continuer à voir de nouvelles œuvres transcendantes dans le monde de l’animation !
Le style visuel exceptionnel est la raison principal pour laquelle j’ai aimé ce film. Se retrouver dans la salle de cinéma et se dire qu’on assiste à une œuvre cinématographique qui sort réellement de l’ordinaire... C’est d’autant plus impressionnant quand on sait que chaque plan a été redessiné à la main par les équipes graphique du film. On ne peut que saluer le travail titanesque abattu. L’histoire, bien que classique, est très bonne et très bien servie par le jeu des acteurs. Parfois très dure, elle nous plonge dans une Pologne du XIX siècle et les intrigues internes d’un petit village de paysans. Bien entendu ce film n’est pas destiné à tout le monde mais il s’adresse inévitablement aux amateurs d’art et des films « spéciaux ».
Le procédé pictural utilisé est au début très déroutant, avec une animation un poil saccadée, mais aussi un réalisme que l’on est peu habitué à retrouver dans un film d’animation. Une fois passée cette période d’adaptation, on ne peut qu’admirer la beauté et la richesse des décors, comparables à des tableaux. Tout cela est sublimé par une bande son magnifique, alternant chants et musique, et certaines scènes sont d’une beauté et d’une virtuosité incroyables. Au niveau du scénario, c’est un peu la même chose : ça commence lentement, avec la vie à la campagne et ses petites rivalités paysannes...puis une vraie histoire se met en place, et au fil des saisons va aller crescendo jusqu’à un final coup de poing. Ce scénario a d’ailleurs été récompensé d’un prix Nobel de littérature... Rarement un film d’animation aura été aussi abouti !