Un film perdant tout sens d'orientation ; l'histoire n'est pas captivante, la mise en scène laisse à désirer. Pour le cinéphile que je suis, le film est un film commercial où deux grands acteurs semblent novices et esquissent leurs premiers pas en matière de cinéma...
Un film sur la loi de l'emmerdement maximum, c'est bien joué, (très bonnes performances d'acteurs) très rythmé et plutôt surprenant même si on peut déplorer quelques scènes abracadabrantesques. On se régale pendant 80 minutes avant que les auteurs choisissent de nous offrir un final bisounours en total décalage avec ce qui a précédé, alors qu'il aurait fallu une fin cynique. Certes, on ne juge pas un film sur sa conclusion mais ça fait baisser la note.
Cela faisait assez longtemps que je n'avais pas vu ce film. J'aime bien son ambiance et l'opposition de ces 2 hommes que rien ne rapproche si ce n'est, un dossier. Le déroulé est somme toute classique, mais on ne s'ennuie pas et on voit la situation s'envenimer au fur et à mesure. J'avais aimé à l'époque, et j'aime encore aujourd'hui.
Dérapages Incontrôlés, avec Ben Affleck et Samuel L. Jackson, raconte comment deux hommes peuvent s'affronter tout au long d'une journée, partant d'un simple événement qui a bouleversé leur quotidien négativement. Toni Collette (Little Miss Sunshine), William Hurt, Amanda Peet, Sydney Pollack (Splice) partagent l'affiche avec eux, et même Michael Pitt (Boardwalk Empire) semble apparaître brièvement. A travers leur opposition indirecte mais cérébrale, allant de plus en plus loin, l'Homme est capable de tout. Un affrontement qui se déroule sur une journée, simultanément à l'avancement d'une enquête judiciaire, et qui se révèle presque sans temps mort. Un film qui se déguste bien.
Roger Michell nous offre une intrigue de base appétissante avec cette rencontre entre deux personnages que tout opposent. Interprétés par Ben Affleck et Samuel L. Jackson, ces deux hommes vont voir leur vie profondément bouleversée à la suite d’un banal accident de voiture. Le scénario laisse monter la tension malgré une escalade de la violence pas forcément très crédible. Et malheureusement, la fin plein de bons sentiments n’arrange rien. Dommage car on passe un plutôt bon moment, mais aussitôt vu aussitôt oublié…
Un super pétage de plomb suite à un événement banales et l'on obtiens 2 personnages prêt à s'entretuer pour une broutille. Le sujet est habillement porter et laisse le temps à l'ambiance de s'installer avec merveille.
Le pitch de départ était assez alléchant. Deux hommes de rentrent dedans avec leur véhicule. Or, après cet accident, un des deux hommes va harceler l’autre. Franchement, l’idée était pas mal. Ça aurait pu jouer sur nos angoisses, sur l’idée de faire un carambolage avec un inconnu qui s’avère être quelqu’un de dangereux. Mais Dérapages Incontrôlés devient vite lassant et alterne les clichés du genre. D’ailleurs, les interprétations laissent fort à désirer, même de la part de Samuel L. Jackson, acteur que j’apprécie pourtant bien. La fin du film n’est pas non plus incroyablement réussie. Je m’attendais à un twist final imprévisible, mais à la place de cela, nous avons droit à une fin pas très recherchée. Une déception.
Une bonne réflexion sur les actes qu'on commet sous l'effet de la colère. Le petit hic au niveau du scénario c'est que la tension atteint vite son point culminant et retombe. Ça donne un ensemble assez inégal. Le duo d'affiche est bon dans l'ensemble.
Dérapages incontrolés est un film que j’attendais sous l’angle du petit thriller américain basique. Je dois avouer que si j’ai trouvé le métrage un peu plus intelligent que prévu, j’ai été en revanche déçu par son rythme faible, et par une certaine fadeur générale. Niveau casting c’est une bonne surprise que ce duo Affleck-Jackson. Affleck est typiquement dans le genre de rôle qui lui convient bien, et il met très à profit son allure de golden boy au service de ce personnage d’avocat à qui tout réussi ou presque. Entrainant, juste, faisant preuve d’une conviction certaine, il est très agréable à suivre, et je comprends que le film s’attarde finalement un peu plus sur lui que sur Jackson, qui, bien à l’aise, est cependant un ton en dessous d’Affleck. Autre très bonne surprise du casting, un mémorable Sidney Pollack, qui apparait avec modération mais fait de chacune de ses apparitions un moment marquant. En revanche le casting féminin est assez faible. La présence de Toni Collette et d’Amanda Peet ne le sort pas de l’anecdotisme, et les deux actrices elles-mêmes ne font pas des étincelles. Le scénario souffre de certaines lenteurs intempestives. En effet Dérapages incontrôlés n’a pas beaucoup d’action, et surtout souffre d’une narration un peu chaotique, qui finit par gêner parfois. On sent une bonne idée, ça fonctionne relativement bien quand même, mais c’est un peu mou, un peu convenu, avec trop de consensualité, et même si le film se rattrape en délivrant un propos sérieux et pertinent, sans nul doute, le divertissement est moins là. Malgré la gradation des évènements, on ne se sent de surcroit pas étouffé comme on devrait l’être avec un métrage de ce genre, jusqu’aux limites paroxystiques. Le film reste au milieu du gué, et c’est un peu embêtant. La réalisation est de Mitchell est sobre, pertinente, c’est un travail de réalisateur expérimenté mais qui manque d’audace. Dérapages incontrôlés est propre, Mitchell exploite quelques petites choses intéressantes (les reflets dans les vitre notamment), et il est à l’aise, mais c’est à l’image du scénario : lisse parfois, trop tendre. Pour le reste, je n’ai rien à redire de particulier sur les décors, la photographie, qui témoignent d’une belle élégance visuelle, il faut dire quand même que le budget du métrage restait on ne peut plus confortable pour se doter d’une allure classieuse. Je ne parle pas de l’action car il n’y en a presque pas, et je m’attarderai sur la bande son. Simple, jouant surtout un rôle de faiseuse d’ambiance, elle est réussie, et colle bien au métrage. En conclusion Dérapages incontrôlés est un film assez bon, mais qui reste trop académique. La mise en scène en est révélatrice, malgré de petites audaces de ci de là, et surtout l’histoire, qui n’enfonce pas le clou jusqu’au bout, et laisse un peu sur sa fin. Le rythme pas aussi emballant que prévu ajoutant sans doute encore à cette impression de semi-torpeur qui saisit au visionnage du film. Je lui accorde 3.
Le thriller commence plutôt bien (l'idée de départ est bonne) mais l'histoire devient rapidement absurde tant elle mange de crédibilité et le jeu d'acteur est correct sans plus. La fin est très prévisible.
Quand manipulateur et manipulé ne cessent d'échanger leurs rôles... L'idée est intéressante mais le film s'étire sans qu'on sache trop à quel moment le ping-pong va s'arrêter. L'agacement vient rapidement devant ces personnages qui veulent faire le mal tout en sachant que ce n'est pas bien, ou qui regrettent leur geste dans la seconde où ils l'ont fait... La galerie des seconds rôles est proprement inexistante et aucune tension n'est palpable. En bref, une bonne idée un peu gâchée.