Il est constant que les histoires vraies les plus extraordinaires font aussi les meilleurs scénarios. Personnellement, je ne connaissais rien de Richard III (je ne dois pas être le seul) et si la citation de William Shakespeare « Mon royaume pour un cheval » m’a rappelé vaguement quelque chose c’est sans faire le rapprochement ni avec ce souverain, ni avec le dramaturge. Cette séance de cinéma m’aura donc été utile pour enrichir ma culture. Je vais pouvoir briller. J’ai lu depuis le récit que l’encyclopédie Wikipédia fait de tout ça. Ce n’est pas exactement ce qui est mis en scène. Ça semble même assez éloigné, notamment quant à la personnalité de l’héroïne qui, sur le grand écran, nous semble se lever comme ça un matin avec l’idée de retrouver la dépouille du roi oublié… et haï (c’est une dynastie concurrente qui a régné ensuite, ceci expliquant cela) et de le réhabiliter. Tout ça pour passer le temps. Bon, ça donnera l’envie de lire la vraie histoire. Reste que sur le plan cinématographique, le résultat est conforme à ce que peut en attendre le grand public c’est-à-dire la très grande majorité du public… comme moi. Seuls peut-être des historiens (trop) férus du sujet viendront chipoter.
Film sans prétention qui s’avère être extraordinaire. On rentre dès le début dans la vie de cette malheureuse qui ne demande que de l’attention et de l’ecoute et on la suit dans son incroyable découverte.
Sally Hawkins est formidable comme d’habitude ainsi que le jeune homme qui joue le Roi Richard III.
Je recommande fortement ce film, et j’ai été ravie d’en savoir plus sur le Roi Richard III.
Vu dans l'avion... Film dont la bande annonce tient sa promesse de passer un bon moment. A la fois historique et sociétal, la patte de Stephen Frears est bien là avec un bon dosage.
On le sait : l'Histoire des nations est écrite par les vainqueurs et la littérature y contribue parfois grandement, comme dans le cas de Richard III, le dernier roi Plantagenêt, que les Tudors ont stigmatisé (bossu et criminel) et que Shakespeare n'a pas épargné non plus dans sa pièce éponyme. Qu'une femme d'âge moyen et de faibles ressources se soit lancée dans une opération de réhabilitation du monarque, doublée d'une enquête pour retrouver ses restes, a quelque chose d'assez fou, qui correspond cependant à une aventure réelle, qui ne pouvait que plaire à Stephen Frears, aidé au scénario par l'équipe à l'origine de Philomène. Cet éloge de la constance, de l’opiniâtreté et de l'honnêteté intellectuelle face aux vents plutôt sceptiques, voire contraires et, in fine, sacrément opportunistes du monde très fermé des universitaires, historiens et autres spécialistes patentés, a tout du combat du pot de terre contre le pot de fer, un domaine dans lequel le cinéaste est comme un poisson dans l'eau. Le caractère obsessionnel voire névrotique de cette femme hors des circuits élitistes est forcément jubilatoire, même si l'on se doute que le récit a pris quelques libertés avec la vérité des faits. On y apprend en tous cas beaucoup de choses sur l'histoire d'Angleterre, on se divertit et on s'indigne, aux basques d'une Sally Hawkins, une peu vieillie mais volontaire et vaillante comme aux plus belles heures de Be Happy.