Note moyenne
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voir Pedro Almodovar influencé par Alfred Hitchcock donne un résultat curieux , intéressant mais imparfait . Ce "matador" a plusieurs bonnes idées mais est incontestalement inférieur aux derniers films du cinéaste . Si le début est exellent , plaçant entre autre une superbe métaphore entre la corrida et l'acte sexuel , la seconde moitié déçoit beaucoup , ennuye même par moment (quoique le final rehausse le niveau) . On retrouve dans "matador" les thèmes de prédilection d'Almodovar : le sexe , l'homosexualité , la religion , et surtout la mort . si la mise en scène fonctionne sans problème , le scénario déçoit . Reste encore une bande-son réussie et un joli casting (Antonio Banderas exellent , loin des médiocrités dans lesquelles il joue aujourd'hui) . "Matador" un bon film mais un Almodovar mineur .
Je suis tout à fait l'avis des autres internautes ayant mis deux étoiles à Matador ...
Le sujet du film est très interessant ; malheureusement, sa mise en image n'est pas à la hauteur de cet ambitieux projet. Il y a quelque chose de maladroit, presque naïf (malgré la crudité de certains passages) dans l'exploitation du scénario. Le film manque de fluidité et d'évidence, Almodovar finit par trop se disperser en voulant couvrir de trop nombreux thèmes à la fois. Il y a trop de côtés inaboutis ou bâclés, un peu flous.
Cela dit, on ne passe pas un mauvais moment, et on y retrouve, fort heureusement quelques touches "almodovariennes" comme on les aime ; entre autre un défilé de robes de mariée délirant où Almodovar interprète lui-même un styliste exhubérant. Quelques passages sont également drôles, tout comme la réaction de la policière qui qualifie de "chanceuse" la victime de Banderas.
Le sujet du film est très interessant ; malheureusement, sa mise en image n'est pas à la hauteur de cet ambitieux projet. Il y a quelque chose de maladroit, presque naïf (malgré la crudité de certains passages) dans l'exploitation du scénario. Le film manque de fluidité et d'évidence, Almodovar finit par trop se disperser en voulant couvrir de trop nombreux thèmes à la fois. Il y a trop de côtés inaboutis ou bâclés, un peu flous.
Cela dit, on ne passe pas un mauvais moment, et on y retrouve, fort heureusement quelques touches "almodovariennes" comme on les aime ; entre autre un défilé de robes de mariée délirant où Almodovar interprète lui-même un styliste exhubérant. Quelques passages sont également drôles, tout comme la réaction de la policière qui qualifie de "chanceuse" la victime de Banderas.
Déjà ce thème de "l'amour et la mort" ( Eros et Thanatos comme on dit dans les milieux branchés) me parait malsain au plus haut point. Ajoutons-y l'inconsistance de certains personnages (le commissaire, la psychiatre) , la pauvreté narrative de l'intrique et la façon dont on elle est résolue
spoiler:
(Attention Banderas a des visions, il ne manquait plus que ça !),
ainsi que quelques digressions bien lourdes comme spoiler: les champignons (ben oui la mort est partout, mon bon monsieur !) ou l'éclipse
. Reste la beauté des actrices féminines, quelques plans magnifiques : spoiler: Eva courant dans l'escalier avec sa longue robe rouge, Almodovar jouant son propre rôle et se moquant des journalistes, et bien sûr la magnifique scène d'amour finale (mais pas sa conclusion stupide)
. Un Almodovar bien décevant.
ainsi que quelques digressions bien lourdes comme spoiler: les champignons (ben oui la mort est partout, mon bon monsieur !) ou l'éclipse
. Reste la beauté des actrices féminines, quelques plans magnifiques : spoiler: Eva courant dans l'escalier avec sa longue robe rouge, Almodovar jouant son propre rôle et se moquant des journalistes, et bien sûr la magnifique scène d'amour finale (mais pas sa conclusion stupide)
. Un Almodovar bien décevant.
Un film très puissant de Almodovar, dans un plus pur style Bunuelien, à la fois surréaliste et emprunt d' érotisme C'est aussi probablement l'un des films le sproches de l'univers de George Batailel dela liognéesorsl sls sa t ,et
le
le
Matador est de suite inoubliable, si, vraiment ! Pedro Almodovar ne tranche pas. Ce film sera une farce et un drame, facétieux, provocant, indéfendable ... Sa première scène donne d'ailleurs le ton ! Le plaisir solitaire de cette homme devant les images, et la teneur de ces dernières, sordides, il en va de soi laisse entrevoir une première mistification d'une aura trouble. Almodovar, continue dans le registre, avec une mise à mort érotique, qui donne le ton. Le Thriller à porprement parler evoque le crime, ici ils seront multiples, mais sans que l'on y prette au fond beaucoup d'attention. La victime n'est pas très bien servit, un bout de chair sous une couche de chiffon ...
Eva, la jolie voisine / petite amie / mannequin / fille de et futur objet de désir de ce jeune homme qui les relient tous en est une expression manifeste de la constatation précédente ! Cette tentative, par Angel ( Antonio Banderas qui porte le patronyme mieux que personne ) dans cette ruelle rappel un peu Pepi, Luci, Bom, le premier longs métrage de ce même réalisateur. Dans le traitement tragi-comique, la scène avec les policier et Pilar, la mère d'Eva en rajoute une louche !
A bien y regarder, Matador fait office de tournent, moins bon que ses précedentes réalisations, il est une forme mineure de ses futurs succès ! Matador, est néanmoins un film qui fait son petit effet, ne serait-ce que pour ses protagonistes, merveilleux et tortueux, avec une vertue similaire à celle décrite par le raisonnement mesquin et franchement chouette de Pedro Almodovar. Il sufit de consater toute l'iréverence et toute sa franche tendance à s'enorguillir de la morale qu'il souille, il le fait d'ailleurs encore une fois face caméra. Une scène vraiment drole.
Antonio Banderas, Eva Cobo, Chus Lampreave, Carmen Maura, Julieta Serrano ( en madre fada de Religion ! ) font chacun leurs tours des merveilles dans des registres divers et variés. Assumpta Serna et Nacho Martínez sont, en tout cas à mes yeux, les deux êtres les plus fantasques de cette structure qui les sert au mieux, pour une démonstration en touts points de leurs talents communs. J'aime particulièrement à mi-chemin la rencontre entre eux, au cinéma, devant une scène d'amour passionnelle et mortelle, puis au WC, dans un chassé croisé ou les deux se toisent, se manifestent un intérêt qui crève l'écran. Le revoir lui, plus tard assisté à son accident qui l'amène à boiter et découvrir dans l'audience de ce jour si particulier pour lui un visage qui lui semble familier, le tout avec Eva qui tente de lui changer les idées est un autre souvenir direct au moment d'écrire ces lignes.
La tauromachie, la possession, l'obsession de la mort, le rouge, représentation du sang par excellence sont des constantes d'un rapport à la pulsion, diffuse, confuse, un mal qui soulage ... Une finition en apothéose, dans une lumière et une obscurité qui se rencontre.
Eva, la jolie voisine / petite amie / mannequin / fille de et futur objet de désir de ce jeune homme qui les relient tous en est une expression manifeste de la constatation précédente ! Cette tentative, par Angel ( Antonio Banderas qui porte le patronyme mieux que personne ) dans cette ruelle rappel un peu Pepi, Luci, Bom, le premier longs métrage de ce même réalisateur. Dans le traitement tragi-comique, la scène avec les policier et Pilar, la mère d'Eva en rajoute une louche !
A bien y regarder, Matador fait office de tournent, moins bon que ses précedentes réalisations, il est une forme mineure de ses futurs succès ! Matador, est néanmoins un film qui fait son petit effet, ne serait-ce que pour ses protagonistes, merveilleux et tortueux, avec une vertue similaire à celle décrite par le raisonnement mesquin et franchement chouette de Pedro Almodovar. Il sufit de consater toute l'iréverence et toute sa franche tendance à s'enorguillir de la morale qu'il souille, il le fait d'ailleurs encore une fois face caméra. Une scène vraiment drole.
Antonio Banderas, Eva Cobo, Chus Lampreave, Carmen Maura, Julieta Serrano ( en madre fada de Religion ! ) font chacun leurs tours des merveilles dans des registres divers et variés. Assumpta Serna et Nacho Martínez sont, en tout cas à mes yeux, les deux êtres les plus fantasques de cette structure qui les sert au mieux, pour une démonstration en touts points de leurs talents communs. J'aime particulièrement à mi-chemin la rencontre entre eux, au cinéma, devant une scène d'amour passionnelle et mortelle, puis au WC, dans un chassé croisé ou les deux se toisent, se manifestent un intérêt qui crève l'écran. Le revoir lui, plus tard assisté à son accident qui l'amène à boiter et découvrir dans l'audience de ce jour si particulier pour lui un visage qui lui semble familier, le tout avec Eva qui tente de lui changer les idées est un autre souvenir direct au moment d'écrire ces lignes.
La tauromachie, la possession, l'obsession de la mort, le rouge, représentation du sang par excellence sont des constantes d'un rapport à la pulsion, diffuse, confuse, un mal qui soulage ... Une finition en apothéose, dans une lumière et une obscurité qui se rencontre.
Originalité malsaine au départ mais malheureusement, ça devient très convenu et retombe par la suite. Le film aurait pu être fou !
3,2/5
3,2/5
Almodovar, qui n'est pas mon réalisateur préféré, a su créer une atmosphère particulière dans laquelle évoluent des personnages hantés par la mort, que ce soit en la donnant ou en la recevant. Quatre meurtres, tous plus ou moins liés à un célèbre matador dont la carrière s'est arrêtée prématurément suite à un accident, déclenchent une enquête. Le jeune homme qui s'accuse ne trompe pas longtemps la police, qui s'intéresse plutôt à son avocate ainsi qu'au matador. Les liens secrets entre ces deux personnages sont progressivement révélés et laissent entrevoir une fin difficile mais réussie. Almodovar s'est appuyé sur des acteurs talentueux, que ce soit les principaux ou les secondaires (la mère du jeune homme complètement dévote, etc).
Sorti en 1986, ce cinquième long-métrage de Pedro Almodóvar sondait les liens étroits entre Éros et Thanatos et faisait exploser de nombreux tabous contemporains : y sont évoqués le viol, la religion, la masturbation, l'excitation sexuelle devant la violence... Parfois un peu décousu – caractéristique fréquente du génial cinéaste espagnol – ce thriller érotique raconte l’histoire d’un jeune homme élevé dans une atmosphère pieuse et étouffante (Antonio Banderas) qui va s’accuser du meurtre de plusieurs personnes tout en nourrissant des liens étranges et ambigus avec son avocate (Assumpta Serna) et un grand torero obsédé par les sévices en tous genres (Nacho Martinez),
spoiler:
eux-mêmes liés par un pacte secret.
Mon Almodovar préféré vu et revu , ce film est envoûtant ensorcelant Asumpta Serna est d'une grande beauté bref il peu repasser que je le reverrais encore et encore le maître dans tout l'éclat de sa splendeur chef d'oeuvre absolu
Bon on peu ne pas aimer cette immense metteur en scène il en faut pour tout les goûts en tout cas le suis ravie de cette rétrospective
Bon on peu ne pas aimer cette immense metteur en scène il en faut pour tout les goûts en tout cas le suis ravie de cette rétrospective
Le réalisateur a voulu illustrer les relation entre sexe et mort à travers 4 personnages : un apprenti torero, Angel (Antonio Banderas, 26 ans, 2e collaboration sur 8 avec le cinéaste),
spoiler:
vierge et craignant le sang
, son professeur (Nacho Martínez, 34 ans), spoiler: ancien torero blessé et obsédé sexuel
, son avocate (Assumpta Serna, 29 ans) et sa voisine Eva (Eva Cobo, 19 ans). A voir comme un film de jeunesse, proche d’un polar de télévision, car le scénario est foutraque, tiré par les cheveux ( spoiler: rencontre de 2 tueurs en série qui font l’amour pendant une éclipse
), mal travaillé, manquant de rythme et suscitant peu d’intérêt pour le spectateur.
, son professeur (Nacho Martínez, 34 ans), spoiler: ancien torero blessé et obsédé sexuel
, son avocate (Assumpta Serna, 29 ans) et sa voisine Eva (Eva Cobo, 19 ans). A voir comme un film de jeunesse, proche d’un polar de télévision, car le scénario est foutraque, tiré par les cheveux ( spoiler: rencontre de 2 tueurs en série qui font l’amour pendant une éclipse
), mal travaillé, manquant de rythme et suscitant peu d’intérêt pour le spectateur.
L’intrigue est originale et intrigante, il y a moins d’humour que dans les précédents Almodóvar, moins de situations cocasses et de personnages farfelus (même si la psy est spéciale, on retient aussi la mère d’Eva qui est rigolote), pour le reste, le ton reste assez dramatique. On est captivé par l’histoire (Angel s’accusant des meurtres de 2 femmes et 2 hommes). Malgré tout, la fin est un peu rapide avec les visions d’Angel, un peu facile, on finit sur une note un peu décevante.
Rarement Éros et Thanatos auront été aussi centraux dans un film. Ces pulsions opposées constituent en effet le moteur de deux des protagonistes principaux. Sur cette idée, Almodovar réalise un film enlevé, parfois brillant, où, en évitant la tentation grandiloquente, la logique conceptuelle fait fi de la vraisemblance psychologique. Son style « première époque », bien dans l’esprit « movida », est déjà là, avec personnages typés ou décalés, costumes flashy, attitudes sexuelles déviantes, rythme et couleurs. Un très bon moment (qui en annonce de meilleurs).
L’unique film d’Almodovar qui montre les deux Espagnes. Banderas est le fils d’une mère autoritaire et castratrice membre de l’Opus Dei qui porte le silice. Il suit en secret des cours de tauromachie avec son idole, Dirgo Montes, un ancien torero blessé.
Asumpta Serna est superbe en avocate mante religieuse.
Tous sont fascinés par la mort.
Asumpta Serna est superbe en avocate mante religieuse.
Tous sont fascinés par la mort.
Matador, un film inquiétant de Pedro Almodovar, mais pas son meilleur...
Avec Matador, Pedro Almodóvar abandonne l’anarchie de ses débuts pour plonger dans une œuvre baroque, plus maîtrisée, où le désir et la mort s’enlacent. Ce thriller érotique, à la croisée du désir et du macabre, explore la pulsion de mort comme un miroir déformant du désir, un territoire où la jouissance s’épanouit dans l’anéantissement.
Diego, l’ancien torero fasciné par le rituel de la mise à mort, et María, l’avocate trouvant son extase dans l’ultime destruction, incarnent deux figures d’un même fantasme.
Si ses premières œuvres, comme Pepi, Luci, Bom ou Entre tinieblas, reflétaient l’effervescence désordonnée de la Movida madrilène, Matador s’ouvre à une universalité plus réfléchie. Désir, transgression, mortalité : les thèmes abordés ici se déploient avec une maturité nouvelle, touchant des résonances intemporelles et dépassant les marges culturelles de l’Espagne post-franquiste.
Visuellement, Matador marque une évolution. Les compositions soignées, les palettes de couleurs saturées et la précision des cadres traduisent une recherche esthétique. Ce raffinement séduit par sa sophistication là où les premiers films d’Almodóvar tentait de séduire par leur chaos et l'outrance.
Audacieux mais introspectif, provocateur mais profondément réfléchi, Matador ne cherche pas seulement à choquer. En sublimant l’excès par une mise en scène précise, Almodóvar signe une œuvre magnétique qui questionne nos tabous tout en révélant leur fascinante beauté.
Diego, l’ancien torero fasciné par le rituel de la mise à mort, et María, l’avocate trouvant son extase dans l’ultime destruction, incarnent deux figures d’un même fantasme.
Si ses premières œuvres, comme Pepi, Luci, Bom ou Entre tinieblas, reflétaient l’effervescence désordonnée de la Movida madrilène, Matador s’ouvre à une universalité plus réfléchie. Désir, transgression, mortalité : les thèmes abordés ici se déploient avec une maturité nouvelle, touchant des résonances intemporelles et dépassant les marges culturelles de l’Espagne post-franquiste.
Visuellement, Matador marque une évolution. Les compositions soignées, les palettes de couleurs saturées et la précision des cadres traduisent une recherche esthétique. Ce raffinement séduit par sa sophistication là où les premiers films d’Almodóvar tentait de séduire par leur chaos et l'outrance.
Audacieux mais introspectif, provocateur mais profondément réfléchi, Matador ne cherche pas seulement à choquer. En sublimant l’excès par une mise en scène précise, Almodóvar signe une œuvre magnétique qui questionne nos tabous tout en révélant leur fascinante beauté.
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