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Parkko
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2,0
Publiée le 22 juillet 2013
En 1986, Pedro Almodovar et Antonio Banderas travaillaient déjà ensemble (on peut d'ailleurs noter que Banderas s'est amélioré en tant qu'acteur car dans Matador il est plus que moyen). Bon, je suis vraiment pas fan du tout de Matador, c'est un film assez pauvre et même pour un des premiers Almodovar il reste vraiment médiocre, il en a fait des mieux dans ses tous débuts à mon avis. Disons qu'il y a quelque chose qui m'a toujours gêné dans Matador, c'est qu'on y croit jamais. Tout sonne faux (à commencer donc par le jeu de Banderas), et du coup le spectateur n'est jamais pris à parti dans cette histoire. La mise en scène d'Almodovar est assez pauvre, le scénario ne tient pas la route et devient du grand n'importe quoi, c'est une sorte de roue libre, ça frise parfois le ridicule. Heureusement, le réalisateur a fait mieux ensuite.
l'un de mes films préférés d'Almodovar, flamboyant, pervers, fascinant !! Quand on voit la daube affligeante des AMANTS PASSAGERS, on a de quoi devenir dépressif....
Almodovar veut rendre hommage à Luis Buñuel et à Yukio Mishima en abordant et en réunissant deux des thèmes de prédilection de l'oeuvre de ces deux derniers, et qui sont bien évidemment aussi des thématiques importantes dans la filmo du réalisateur espagnol, que sont le sexe et la mort. Dans le premier quart d'heure, le cinéaste réussit à esquisser ses personnages et à créer une véritable atmosphère. Dommage que la suite perde de son allant et ne tienne pas toutes ses promesses à cause d'une intrigue mal construite malgré son symbolisme intéressant en dépit du fait que la tauromachie est une des plus grosses aberrations de tous les temps. Seules les dernières minutes arrivent à se rendre aussi intéressantes que les premières.
Indiscutablement une oeuvre cinématographique, le propos est hautement artistique et la forme se veut originale sur un sujet déjà abordé au cinéma dans "Pandora", "la femme d'à coté" et par King Vidor comme il est montré dans Matador. Almodovar est loin de ce qu'il est aujourd'hui, sa direction d'acteurs manque souvent de rigueur et son film comporte des moments faibles. Il n'en reste pas moins, et surtout pour l'époque, un film marquant, libertaire jusqu'à être provocant. Almodovar a besoin pour cela d'y introduire un peu de fantastique (Angel) et de fantaisie (le commissaire). Si la fin programmée est connue de chaque spectateur à partir de la rencontre entre Diego et Maria (Quelle crise de toute puissance pour une femme que de penser pouvoir mettre à mort un matador comme meurt un taureau dans l'arène !) nul ne pouvait en prévoir les détails visuels, ni le moment cosmique qui voit se confondre les lumières du soleil et de la lune. Une idée magnifique. L'admiration pour les cotés créatifs est une chose, le goût une autre et j'avoue avoir été dérangé par ''Matador'' dont le romantisme ne respecte aucune règle, c'est vraiment du grand n'importe quoi. La beauté des êtres est réduite à la possession personnelle des autres et aucun fantasme n'est offert au public avec générosité…Exactement le contraire de Fellini.
Après Le Labyrinthe des passions, Matador, seconde collaboration entre Antonio Banderas (Goya du Meilleur second rôle masculin en 1987) et Pedro Almodovar, demeure l'une de leur plus troublante association à ce jour. Le cinéaste espagnol fait un état des lieux des comportements humains où la mort et le désir s'entremêlent, où un jeune homme doit apprendre à tuer pour apprendre à vivre. Pour Pedro Almodovar, la mort est un élément d'excitation sexuelle, la folie, la haine, les conflits sont liés à la beauté et à l'amour. Les personnages sont certes marqués par cette mort qui rode mais aucunement par la fatalité. Par ailleurs, tous échappent à cette adversité en restant maîtres de leurs désirs, de leurs pulsions, certains décidant même de leur propre mort en devenant leur propre bourreau. Avec son esthétique léchée, l'ambiguïté de ses personnages et son sens du suspense, Pedro Almodovar parvient à ne jamais lâcher l'attention du spectateur plus de cinq minutes. Film culte, Matador est l'un des films les plus singuliers du metteur en scène de Volver, sombre, cruel, insolent, violent, sensuel, obsessionnel, qui n'est pas sans rappeler Basic Instinct de Paul Verhoeven.
Dans le cycle rattrapage Pedro Almodovar ce film ne m'a pas enthousiasmée C'est pour moi une forme d'étude préalable aux futurs chefs d'œuvre qu'il nous donnera Version doloriste et sanguinolente biensur!!!
Oeuvre de jeunesse qui contient déjà en germe beaucoup d'obsessions d'Almodovariennes, les déviances et transgressions sexuelles, la couleur rouge, la foi puritaine aveugle... mais trop maladroite pour être vraiment intéressante. Une oeuvre de jeunesse qui plus est, a particulièrement vieilli, la faute à une esthétique très datée 80's. Les progrès du cinéaste ont été fulgurants depuis.
Ce n'est sûrement pas le meilleur film de Pedro Almodovar !! On est loin de Julietta, Étreintes brisées etc.. Je me suis franchement ennuyée. Je déconseille
Un polar vénéneux et malsain mais partant un peu trop en roue libre qui mêle les vertiges de la passion aux vertiges de la mort avec une fin en apothéose, porté par un casting séduisant. 3,25
Les chevaux de bataille régulièrement enfourchés par le maître sont déjà présents dans ce film de ses débuts : 1° Le conformisme et le puritanisme doivent être éradiqués car leurs effets ont été et sont encore (auto) destructeurs et désastreux (maman sado-mazo castratrice). 2° Le salut ne peut venir que par la transgression des tabous concernant le sexe et la mort (héros, assassins et amants). 3° L’antinomie constante et exponentielle des personnages, indispensable d’un point de vue dramatique sert aussi à démonter les clichés omniprésents dans la psyché espagnole concernant force et vulnérabilité, innocence et culpabilité. Ainsi le torero est boiteux ; il est tueur et amateur gourmet de produits bovins, l’avocate assassine, la militante féministe est fétichiste et idolâtre; elle est nympho et fidèle; la psy sensée représenter la science aime comme une collégienne et croit en l’irrationnel, le violeur est mazo et n’assure pas, la jeune amoureuse soumise devient vénéneuse et ainsi de suite à l’infini. La «ressortie » de ce film nous montre que c’est depuis ses débuts que Pedro Almodovar à l’instar de Woody Allen met en scène ses propres catharsis psychanalytiques. A notre ravissement à tous. Mais là où Allen nous ennuie depuis quelques années car trop nombriliste, Almodovar émerveille à la fois par la dynamique de ses mises en scène d’intrigues à tiroirs et à rebondissements ponctuées de dialogues décapants, mais aussi par son génie plastique dans l’usage des décors intérieurs et extérieurs, et dans le traitement de ses personnages, surtout féminins, faisant ainsi de lui le plus grand « styliste » de tous les cinéastes vivants aujourd’hui.
C’est après un accident à la jambe que le matador Diego Montes a cessé d’arpenter l’arène. Passionné par son art, il se consacre alors à la formation de jeunes toreros. Angel est l’un d’eux et vit à côté d’Eva, une mannequin qui s’avère être la maîtresse de son professeur. En parallèle, une avocate en criminologie se complait à tuer ses amants lors de leurs ébats sexuels. Leurs destins se lieront dans le sang et les pulsions. Dans “Matador” le meurtre est lié à l’excitation sexuelle. La sombre violence se fond dans l’obsession du sexe et de la perversité. Pedro Almodóvar signe l’une de ses œuvres les plus déroutantes malgré une écriture finalement assez pauvre et un jeu parfois bancal de nos têtes d’affiche. Abordé comme un thriller, “Matador” semble surtout est l’occasion d’y apposer un pêle-mêle de toutes les thématiques chères au cinéaste. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
L’amour et la mort sont liés. Comme le matador qui allie le danger à l’héroïsme et qui ne combattrait pas sans cette proximité de la mort. Ainsi se comportent les personnages qui sont amoureux dans une relation morbide et sanguinaire. Ce sont clairement des relations sadomasochistes qui donnent cette empreinte très spéciale au film en proposant la vision d’une assassin "esclave de ses instincts ».
C'est un film de Almodovar que je ne connaissais pas. L'histoire est haute en couleur dans tous les sens du terme. Mais le scénario est assez alambiqué je trouve. Un film intéressant mais pas le meilleur du réalisateur.
Le cinquième long-métrage de Pedro Almodóvar, sorti en 1986, explore le thème du désir sexuel à travers la violence physique et le crime. Le scénario ambigu souffre d’un manque d’écriture et ne parvient pas à créer de véritables émotions. Seule la toute dernière partie permet de retrouver l’esthétisme flamboyant et tranchant du réalisateur, car pour le reste cela demeure quelconque à tous les niveaux. Une mise en scène bien terne proche d’un mauvais téléfilm, un jeu d’acteurs peu crédible (notamment Antonio Banderas). Bref, un film sombre dans lequel l’amour s’affranchit des fantasmes les plus morbides sans vraiment convaincre.