Matador
Note moyenne
3,3
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45 critiques spectateurs

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Patjob
Patjob

45 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2026
Rarement Éros et Thanatos auront été aussi centraux dans un film. Ces pulsions opposées constituent en effet le moteur de deux des protagonistes principaux. Sur cette idée, Almodovar réalise un film enlevé, parfois brillant, où, en évitant la tentation grandiloquente, la logique conceptuelle fait fi de la vraisemblance psychologique. Son style « première époque », bien dans l’esprit « movida », est déjà là, avec personnages typés ou décalés, costumes flashy, attitudes sexuelles déviantes, rythme et couleurs. Un très bon moment (qui en annonce de meilleurs).
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

145 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2025
Sorti en 1986, ce cinquième long-métrage de Pedro Almodóvar sondait les liens étroits entre Éros et Thanatos et faisait exploser de nombreux tabous contemporains : y sont évoqués le viol, la religion, la masturbation, l'excitation sexuelle devant la violence... Parfois un peu décousu – caractéristique fréquente du génial cinéaste espagnol – ce thriller érotique raconte l’histoire d’un jeune homme élevé dans une atmosphère pieuse et étouffante (Antonio Banderas) qui va s’accuser du meurtre de plusieurs personnes tout en nourrissant des liens étranges et ambigus avec son avocate (Assumpta Serna) et un grand torero obsédé par les sévices en tous genres (Nacho Martinez), spoiler: eux-mêmes liés par un pacte secret.
Alain Nicola
Alain Nicola

25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2025
Avec "Matador", Almodovar atomise le mythe de l'amour romantique. Dans ce film, le sexe et la mort, Éros et Thanatos, se confondent. Et le réalisateur en profite pour dénoncer la bigoterie religieuse, incarnée par la mère d'Angel Gimenez. Un film cru qui déromantise l'amour et montre l'homme nu, tel qu'il est.
Le début du film, avec la mise à mort du taureau comme métaphore de l'acte sexuel, est sublime. La fin est aussi très forte. Entre les deux, il y a, c'est vrai, quelques lenteurs. C'est ce qui explique les quatre étoiles.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2025
Le réalisateur a voulu illustrer les relation entre sexe et mort à travers 4 personnages : un apprenti torero, Angel (Antonio Banderas, 26 ans, 2e collaboration sur 8 avec le cinéaste), spoiler: vierge et craignant le sang
, son professeur (Nacho Martínez, 34 ans), spoiler: ancien torero blessé et obsédé sexuel
, son avocate (Assumpta Serna, 29 ans) et sa voisine Eva (Eva Cobo, 19 ans). A voir comme un film de jeunesse, proche d’un polar de télévision, car le scénario est foutraque, tiré par les cheveux ( spoiler: rencontre de 2 tueurs en série qui font l’amour pendant une éclipse
), mal travaillé, manquant de rythme et suscitant peu d’intérêt pour le spectateur.
Cadreum
Cadreum

75 abonnés 826 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2024
Avec Matador, Pedro Almodóvar abandonne l’anarchie de ses débuts pour plonger dans une œuvre baroque, plus maîtrisée, où le désir et la mort s’enlacent. Ce thriller érotique, à la croisée du désir et du macabre, explore la pulsion de mort comme un miroir déformant du désir, un territoire où la jouissance s’épanouit dans l’anéantissement.

Diego, l’ancien torero fasciné par le rituel de la mise à mort, et María, l’avocate trouvant son extase dans l’ultime destruction, incarnent deux figures d’un même fantasme.

Si ses premières œuvres, comme Pepi, Luci, Bom ou Entre tinieblas, reflétaient l’effervescence désordonnée de la Movida madrilène, Matador s’ouvre à une universalité plus réfléchie. Désir, transgression, mortalité : les thèmes abordés ici se déploient avec une maturité nouvelle, touchant des résonances intemporelles et dépassant les marges culturelles de l’Espagne post-franquiste.

Visuellement, Matador marque une évolution. Les compositions soignées, les palettes de couleurs saturées et la précision des cadres traduisent une recherche esthétique. Ce raffinement séduit par sa sophistication là où les premiers films d’Almodóvar tentait de séduire par leur chaos et l'outrance.

Audacieux mais introspectif, provocateur mais profondément réfléchi, Matador ne cherche pas seulement à choquer. En sublimant l’excès par une mise en scène précise, Almodóvar signe une œuvre magnétique qui questionne nos tabous tout en révélant leur fascinante beauté.
Lawrence Peyrac
Lawrence Peyrac

3 abonnés 74 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 septembre 2023
Vu à sa sortie et pas revu avant.... septembre 2023, j'avais un peu oublié. Ça a terriblement vieilli, et c'est loin d'être le meilleur Almodovar, qui n'a pas encore la maîtrise visuelle de ses films futurs, alliant le kitsch des couleurs, des atmosphères, avec une bonne dose d'humour. Là on a l'impression de bricolage, avec un scénario et des personnages auxquels on ne croit pas du tout. La scène finale est tellement attendue qu'elle en perd tout son sel. Je ne crois pas que je le reverrai avant ...2060 !
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 août 2023
Un polar vénéneux et malsain mais partant un peu trop en roue libre qui mêle les vertiges de la passion aux vertiges de la mort avec une fin en apothéose, porté par un casting séduisant. 3,25
maxime ...

315 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2023
Matador est de suite inoubliable, si, vraiment ! Pedro Almodovar ne tranche pas. Ce film sera une farce et un drame, facétieux, provocant, indéfendable ... Sa première scène donne d'ailleurs le ton ! Le plaisir solitaire de cette homme devant les images, et la teneur de ces dernières, sordides, il en va de soi laisse entrevoir une première mistification d'une aura trouble. Almodovar, continue dans le registre, avec une mise à mort érotique, qui donne le ton. Le Thriller à porprement parler evoque le crime, ici ils seront multiples, mais sans que l'on y prette au fond beaucoup d'attention. La victime n'est pas très bien servit, un bout de chair sous une couche de chiffon ...

Eva, la jolie voisine / petite amie / mannequin / fille de et futur objet de désir de ce jeune homme qui les relient tous en est une expression manifeste de la constatation précédente ! Cette tentative, par Angel ( Antonio Banderas qui porte le patronyme mieux que personne ) dans cette ruelle rappel un peu Pepi, Luci, Bom, le premier longs métrage de ce même réalisateur. Dans le traitement tragi-comique, la scène avec les policier et Pilar, la mère d'Eva en rajoute une louche !

A bien y regarder, Matador fait office de tournent, moins bon que ses précedentes réalisations, il est une forme mineure de ses futurs succès ! Matador, est néanmoins un film qui fait son petit effet, ne serait-ce que pour ses protagonistes, merveilleux et tortueux, avec une vertue similaire à celle décrite par le raisonnement mesquin et franchement chouette de Pedro Almodovar. Il sufit de consater toute l'iréverence et toute sa franche tendance à s'enorguillir de la morale qu'il souille, il le fait d'ailleurs encore une fois face caméra. Une scène vraiment drole.

Antonio Banderas, Eva Cobo, Chus Lampreave, Carmen Maura, Julieta Serrano ( en madre fada de Religion ! ) font chacun leurs tours des merveilles dans des registres divers et variés. Assumpta Serna et Nacho Martínez sont, en tout cas à mes yeux, les deux êtres les plus fantasques de cette structure qui les sert au mieux, pour une démonstration en touts points de leurs talents communs. J'aime particulièrement à mi-chemin la rencontre entre eux, au cinéma, devant une scène d'amour passionnelle et mortelle, puis au WC, dans un chassé croisé ou les deux se toisent, se manifestent un intérêt qui crève l'écran. Le revoir lui, plus tard assisté à son accident qui l'amène à boiter et découvrir dans l'audience de ce jour si particulier pour lui un visage qui lui semble familier, le tout avec Eva qui tente de lui changer les idées est un autre souvenir direct au moment d'écrire ces lignes.

La tauromachie, la possession, l'obsession de la mort, le rouge, représentation du sang par excellence sont des constantes d'un rapport à la pulsion, diffuse, confuse, un mal qui soulage ... Une finition en apothéose, dans une lumière et une obscurité qui se rencontre.
SB88
SB88

42 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2023
Originalité malsaine au départ mais malheureusement, ça devient très convenu et retombe par la suite. Le film aurait pu être fou !
3,2/5
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 748 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juillet 2023
Le cinquième long-métrage de Pedro Almodóvar, sorti en 1986, explore le thème du désir sexuel à travers la violence physique et le crime. Le scénario ambigu souffre d’un manque d’écriture et ne parvient pas à créer de véritables émotions. Seule la toute dernière partie permet de retrouver l’esthétisme flamboyant et tranchant du réalisateur, car pour le reste cela demeure quelconque à tous les niveaux. Une mise en scène bien terne proche d’un mauvais téléfilm, un jeu d’acteurs peu crédible (notamment Antonio Banderas). Bref, un film sombre dans lequel l’amour s’affranchit des fantasmes les plus morbides sans vraiment convaincre.
SociN
SociN

15 abonnés 637 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juillet 2023
Un film qui contient en germes les thèmes de prédilection d'Almodovar : sexe, mort, religion, anticonformisme... l'intrigue est un peu facile spoiler: (les visions d'Antonio Banderas)
, mais quelques plans ou scènes sont magnifiques (comme cette course poursuite en robe rouge sang dans l'escalier ou la scène d'amour finale).
ferdinand75

735 abonnés 4 530 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2025
Un film très puissant de Almodovar, dans un plus pur style Bunuelien, à la fois surréaliste et emprunt d' érotisme C'est aussi probablement l'un des films le sproches de l'univers de George Batailel dela liognéesorsl sls sa t ,et



le
fabrice d.
fabrice d.

50 abonnés 1 941 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juin 2023
C'est un film de Almodovar que je ne connaissais pas.
L'histoire est haute en couleur dans tous les sens du terme.
Mais le scénario est assez alambiqué je trouve.
Un film intéressant mais pas le meilleur du réalisateur.
Gérard Roux Perso
Gérard Roux Perso

3 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juin 2023
Un sujet difficile sur l'histoire d'un couple fasciné par la proximité entre le sexe et la mort! l'amour et le crime.... Bien des aspects du film semblent aujourd'hui un peu lourd et je me dis qu'il n'est pas nécessaire de revenir dessus, il y en a sûrement d'autres, réalisés par Almodovar, à découvrir...
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 490 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2023
Almodovar, qui n'est pas mon réalisateur préféré, a su créer une atmosphère particulière dans laquelle évoluent des personnages hantés par la mort, que ce soit en la donnant ou en la recevant. Quatre meurtres, tous plus ou moins liés à un célèbre matador dont la carrière s'est arrêtée prématurément suite à un accident, déclenchent une enquête. Le jeune homme qui s'accuse ne trompe pas longtemps la police, qui s'intéresse plutôt à son avocate ainsi qu'au matador. Les liens secrets entre ces deux personnages sont progressivement révélés et laissent entrevoir une fin difficile mais réussie. Almodovar s'est appuyé sur des acteurs talentueux, que ce soit les principaux ou les secondaires (la mère du jeune homme complètement dévote, etc).
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