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cbeaumont
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2,0
Publiée le 31 janvier 2021
Ça pouvait être un beau film et ça commençait très bien, mais le scénario n'est absolument pas crédible et même franchement désagréable... (SPOILER) Pourquoi cette grave accusation mensongère? On a du mal à croire à une hallucination... on nous indique que Goldbolé aurait peut être jeté un sort?
Pour son dernier film, David Lean signe une fresque aux images splendides et aux décors magnifiques de l'Inde, desservie par un scénario qui accumule les clichés et une première heure so boring !
C'est quand même un beau film que nous avons là. D'un sujet assez simple sur le papier qui est le portrait d'une jeune anglaise de l'Inde colonialiste le grand David Lean en fait un vigoureux playdoyer pour la nation indienne et un formidable drame sur l'amour utopique. Même si le réalisateur britannique s'éloigne ici de la grande aventure épique de "Lawrence d'Arabie" et du conflit armé du "pont de la rivière Kwai" on retrouve un certain lyrisme, cette grande élégance dans la réalisation et l'amour des grands espaces sauvages propres à lui. La distribution est impeccable et l'actrice principale nous gratifie d'une prestation de très haut vol, de même que la plupart des personnages. La superbe musique de Maurice Jarre tout en subtilité est aussi à noter. Je pense que le postulat aurait pu être d'avantage transcendé encore, le tout dans un format moins longuet qui aurait moins dilué le propos, mais ce qui est sûr c'est que cette "route des Indes" n"a rien d'un film mineur dans la filmographie du bonhomme. A voir donc. Parce que c'est aussi le dernier film, assez personnel en plus, d'un immense cinéaste.
En 1920, Adela, une jeune anglaise, va épouser en Inde un magistrat. Fuyant le nationalisme et l'arrogance de la colonie anglaise, elle va à la découverte de l'Inde profonde, de ses croyances et de ses mystères. Trop de passages longs et dispensables et au final un scénario qui dissipe la magie initiale. Mais le plus grand problème de ce film, c’est les prestations ridicules des acteurs, à commencer par le docteur Aziz qui se comporte comme un illuminé de première, notamment en criant « Mrs Moore » à tous les coins de rues ! Les deux anglaises ne sont pas en reste avec des comportements très étranges. Seul le médecin est credible, ce qui est très peu par rapport au nombre de personnages de ce film. Même le procès est une mascarade où tous les acteurs sont ridicules, avec un juge indien qui n’arrive pas a se faire respecter et l’avocat qui « pète un câble » en plein procès !
La route des indes n'est pas un film d'aventure mais bien un drame. Il permet de mieux connaître comment était l'Inde dans les années 1920 à l'époque de la colonie anglaise. Le film est très bien réalisé et le scénario est riche avec une histoire complète bien racontée. Il est difficile de savoir si cette fascination qu'avait certain indien pour les anglais est réel mais elle paraît fort probable. Le comportement des anglais est aussi sans aucun doute très proche de la réalité. Ce film est donc historiquement très intéressant et les sentiments sont très bien rendus.
Ce film réalisé par David Lean, sorti en 1984 et adapté du roman éponyme de E. M. Forster est très bon. Dans les années 20, Adela se rend, avec sa future belle-mère, en Inde afin d'aller voir son futur fiancé mais elles sont choquées par la discrimination raciale. Honnêtement, au début le film ne m'emballait pas du tout mais j'ai quand même dû le voir pour une raison spécifique et je ne regrette finalement pas du tout car je suis directement rentré dans le film et j'ai beaucoup aimé ! Effectivement, ce film anglo-américain remet enfin en question l'Inde sous la dominance britannique pour en faire une critiques sociale et surtout pour montrer à quel point étaient persécuté les indiens moralement et je le trouve vraiment très bien fait à ce niveau-là. Toute la première partie du film se base donc là-dessus avec les deux anglaises qui découvrent comment les indiens sont traités par les occupants anglais et puis la deuxième partie va encore plus loin puisqu'elle souligne un gros problème de justice et j'ai encore une fois été très surpris et trouvé cela très bon. J'avais au départ également beaucoup peur par rapport à la durée du film qui est quand même de deux heures quarante cinq et puis finalement, une fois que l'on est rentré dans le film, le tout passe très vite et on ne s'ennuie pas. J'ai également beaucoup aimé la réalisation que je trouve très posée et soignée et qui montre l'Inde dans toute sa splendeur avec ses paysages magnifiques. On s'attache également beaucoup aux personnages (enfin les "gentils" du moins) et ils sont très bien joués par notamment Victor Banerjee, Judy Davis, Peggy Ashcroft et James Fox. Je soulignerais également la B.O. réalisée par Maurice Jarre qui est très belle. "La Route des Indes" est donc un très bon film qui n'est, je trouve, malheureusement pas assez connu.
La "route" se manifeste en vérité par une prise de conscience. Il a vraiment fallu qu'elle aille aussi loin pour saisir où se dirige ou non son cœur. En terme d'aventure on peut repasser. Il est évident que le sujet qui intéresse le cinéaste est un état de la relation Inde-grande-Bretagne. Ainsi le film est englué dans un contexte politique où l'amour et les sentiments ont du mal à percer hormis dans cette jolie scène dans les grottes où l'immensité contraste avec le trouble. Petite déception au final.
Pour résumer (un peu méchamment) le film, je dirais que c'est une histoire d'amour à l'eau de rose du niveau collection Harlequin, dans un environnement social composé exclusivement de caricatures et de clichés, le tout se déroulant dans un décor pesant de cartes postales ou de magazine touristique. Les acteurs sont médiocres (seule surnage Peggy Ashcroft, délicieuse Mrs Moore, et par ailleurs grand-mère d'Emily Loizeau, mais ça n'a rien à voir, encore que ...). On s'ennuie copieusement pendant les trois-quarts du film. Il n'y a que la scène finale qui est réussie.
Un très beau film, réussissant à être à la fois intimiste et "grand spectacle". David Lean n'y va pas avec le dos de la cuillère pour fustiger le comportement des colons (ici, des anglais) vis à vis des colonisés (ici, des indiens). La distribution est impeccable, les images superbes. Heureusement, la musique de Maurice Jarre est plutôt discrète. On peut toutefois lui reprocher d'être totalement hors sujet.
probablement pas le meilleur film de david lean , mais un film élégant et grandiose...
Ceci dit , alec guiness n'est pas trés crédible en professeur mystique et le jeu d'art malik est excessif . A signaler quelques incohérences dans le scenario ( et peut -être dans le roman ?) , comme la désertion inexplicable ( mal argumentée) de miss Moore avant le procès ; et la conception manichéenne du destin , rejoignant celle des religions monotheistes , à savoir l'abandon du libre arbitre de l'individu face au destin . L'être humain ne deviendra adulte et autonome que quand il sera véritablement maître de son destin et de celui de son environnement (humilité ; bienveillance motivée , et non aveugle), dans la mesure de tout ce qui lui est possible .
Dernier film de David Lean, "A Passage to India" raconte l'histoire de deux Anglaises qui débarquent dans l'Inde des années 20, et qui tentent de s'imprégner de sa culture. Ici, Lean alterne avec brio les passages grandioses (beaux paysages naturels et exotiques, assemblées de figurants, costumes et décors de qualité), avec les séquences plus poétiques, voire mystique (le temple aux figures sexuelles, le moment troublant des grottes à écho...), ce qui donne au film un côté exploratoire assez marquant. Mais le film vaut aussi pour son scénario très intelligent, qui évoque le début de l'indépendantisme en Inde, mais surtout la bulle que ce sont construits les colons, déterminés à traiter les Indiens en inférieurs et à ne pas s'intéresser à leur culture. Par ailleurs, les personnages sont intéressants, et très bien joué : James Fox en directeur d'université qui tente de sympathiser avec les locaux malgré le regard de ses pairs, Judy Davis en jeune femme curieuse mais vulnérable, Peggy Ashcroft en dame affable, et Victor Banerjee en médecin indien à bon fond mais maladroit. Sans compter Alec Guinness, peu reconnaissable en philosophe excentrique ! Ainsi, "A Passage to India" est un très beau film, qui termine honorablement la carrière dense de David Lean.
C'est dans l'Inde coloniale des années 1920 qu'une jeune femme anglaise, accompagnée de sa belle-mère, entreprend de rejoindre son mari magistrat. Au fil des rencontres, elles découvriront un pays divisé où les inégalités sont fortement présentes.
David Lean accepta mal l'échec du pourtant somptueux La fille de Ryan, il prit une retraite anticipée et, quatorze ans après, sorti une dernière oeuvre, La route des Indes. Si les temps changent, surtout dans le cinéma, Lean lui reste fidèle à lui-même, et est loin des modes et styles des années 1980, mais livre une fresque d'une grande ampleur. Pourtant, on ne retrouve pas le lyrisme de ses années Hollywoodiennes, ni le côté intime de ses premières oeuvres anglaises, ici il s'intéresse à l'angoisse et la frustration, notamment sexuelle, de ses personnages, mais aussi à la situation sociale de l'Inde, l'exploitation britannique et le sentiment d'un vent de liberté et de révolte.
Comme toujours chez Lean on retrouve toute sa justesse, intelligence et sobriété dans le traitement des personnages et de leurs relations. En adaptant le roman de Forster, il s'intéresse à une affaire d'abord sans grand bruit entre un médecin indien et une anglaise, qui va vite devenir une affaire d'état. Il retranscrit toute la tension qui découle du récit, que ce soit au niveau intimiste entre les personnages, ou au niveau d'un peuple qui supporte de moins en moins l'occupation et les privilèges des anglais. Le cadre de l'histoire est très passionnant et cela, Lean le retranscrit très bien, il nous immerge au cœur d'une magnifique et grandiose reconstitution pour mieux nous faire sentir aux côtés des personnages et proche des enjeux qui vont se dérouler. On a véritablement l'impression de découvrir l'Inde avec eux, d'abord dans les riches et luxueuses demeures anglaises, puis dans la rue et enfin dans la nature. Un véritable charme se dégage de cette oeuvre, dont la beauté formelle ne vient jamais éclipser le cœur de l'action et les véritables péripéties et enjeux.
Malgré quelques légères et non préjudiciables baisses de rythmes en milieu de récit, Lean démontre à nouveau tout son savoir-faire. Bien qu'on ne retrouve pas l'émotion de quelques-unes de ses autres oeuvres, il orchestre son récit avec brio, sachant bien prendre son temps lorsqu'il le faut, notamment pour présenter le contexte ou pour accentuer certains rapports, sans ennuyer, loin de là. Il joue aussi des ellipses pour maintenir une certaine tension et suspense lors de la dernière partie. Tout est parfaitement maitrisé et plusieurs scènes en deviennent mémorables. Lean retrouve Maurice Jarre (qui recevra à nouveau l'oscar de la meilleure musique après Lawrence d'Arabie et Le Docteur Jivago) qui livre une belle partition ainsi que, pour la sixième fois, Alec Guinness qui, à l'image de l'ensemble des interprétations, est parfait.
Si La route des Indes n'est pas à ranger aux côtés des plus belles et somptueuses œuvres de David Lean, il termine tout de même sa carrière avec génie et livre à nouveau un film intemporel où il nous immerge au cœur d'une Inde encore sous le joug de l'Empire Britannique.
14 ans après "La fille de Ryan", David Lean signe sa dernière fresque. Malgré un début longuet où les enjeux tardent à se mettre en place, son propos sur le colonialisme et le choc des cultures est intéressant. Le cinéaste britannique fait encore une fois preuve de sa capacité à créer des images splendides et à magnifier ses décors.
Très bon film de David Lean qui dénonce le colonialisme d'une manière plutôt objective dans l'Inde des années 20. Beaucoup d'humanité au travers des personnages interprétés par Victor Banerjee et Peggy Ashcroft, un film simple mais captivant avec un fond de mysticisme. A voir !
La Route des Indes est un film à première vue intéressant mais au final, pas vraiment : l'histoire est intéressante et visuellement c'est beau mais le scénario est ridicule et c'est extrêmement long et ennuyeux, c'est un film plat sans véritable rebondissement. Le seul intérêt du film est le milieu où se déroule le film, aux Indes pendant l'ère coloniale. Bref, La Route des Indes est un film raté, passez votre chemin.