Notez des films
Mon AlloCiné
    La Route des Indes
    note moyenne
    3,8
    215 notes dont 42 critiques
    répartition des 42 critiques par note
    6 critiques
    19 critiques
    9 critiques
    4 critiques
    3 critiques
    1 critique
    Votre avis sur La Route des Indes ?

    42 critiques spectateurs

    Olivier L.
    Olivier L.

    Suivre son activité Lire ses 94 critiques

    4,0
    Publiée le 16 août 2017
    probablement pas le meilleur film de david lean , mais un film élégant et grandiose... Ceci dit , alec guiness n'est pas trés crédible en professeur mystique et le jeu d'art malik est excessif . A signaler quelques incohérences dans le scenario ( et peut -être dans le roman ?) , comme la désertion inexplicable ( mal argumentée) de miss Moore avant le procès ; et la conception manichéenne du destin , rejoignant celle des religions monotheistes , à savoir l'abandon du libre arbitre de l'individu face au destin . L'être humain ne deviendra adulte et autonome que quand il sera véritablement maître de son destin et de celui de son environnement (humilité ; bienveillance motivée , et non aveugle), dans la mesure de tout ce qui lui est possible .
    Davidhem
    Davidhem

    Suivre son activité 64 abonnés Lire ses 336 critiques

    5,0
    Publiée le 3 septembre 2008
    Près de quinze années après avoir signé "La fille de Ryan", le virtuose cinéaste britannique David Lean réalise ce qui restera son dernier film. "La route des Indes" constitue non seulement le chant du cygne mais également une des plus grandes réussites du réalisateur. Comme à son habitude, Lean délivre une oeuvre magnifique, poignante et flamboyante. Lean use une fois de plus de tout son talent de photographe pour saisir de magnifiques paysages, de radieux couchers de soleil et de brillants reflets de la lune sur l'eau. Le dernier long-métrage du plus grand réalisateur anglais aborde cette fois-ci une question politique, celle de la discrimination raciale au début du siècle en Inde, alors colonie anglaise, entre les Indiens et les Britanniques. David Lean oppose les deux camps l'un empreint d'une richesse démesurée à savoir les Anglais et l'autre victime d'une pauvreté et d'un mépris cinglant. Le réalisateur montre pourtant que dans chaque camp, il existe la curiosité de connaître l'autre mais que la politique et les tensions qui subsistent entre les deux cultures viennent perturber le bon déroulement de l'intégration. Le film relate l'histoire d'une jeune femme anglaise dégoûtée par les mauvais traitements infligés aux Indiens par ses compatriotes et qui va, grâce à une ruse malsaine, réussir à se détacher de ce monde qui l'oppresse et qui ne lui convient pas. Le film montre également la façon dont vivent les Indiens et les coutumes qu'ils ont gardé et qu'ils veulent transmettre aux étrangers qu'ils reçoivent avec le meilleur accueil possible et une gentillesse hors du commun. Le film, bien que ce soit un mélodrame, ne cherche pas à diffuser une émotion qui génère les larmes du spectateur contrairement au film précédent de David Lean mais ressemble plutôt à un plaidoyer pour la tolérance et contre les institutions de cette époque-là sans jamais prendre parti ni pour les Anglais ni pour les Indiens. Un film fort, puissant, émouvant, vivant, virtuose et indémodable.
    Skipper Mike
    Skipper Mike

    Suivre son activité 54 abonnés Lire ses 650 critiques

    5,0
    Publiée le 4 mars 2014
    Avec son exotisme, on peut tout d'abord penser que "La Route des Indes" va renouer avec le côté épique de "Lawrence d'Arabie" et du "Docteur Jivago", mais il s'agit en vérité d'un film intimiste dans la veine de "La Fille de Ryan". Le choc des cultures est montré de manière frontale mais sans manichéisme et on est touché par ces personnages en pleine tourmente. Dans cette société de castes, comment croire en l'amour et le patriotisme ? Les décors sont fastueux, la nature rebelle, et David Lean filme le tout sous l'influence du même panthéisme qui intervenait dans son précédent long-métrage. L'Inde exacerbe les passions, mais elle est aussi mystique et c'est tout le poids d'une civilisation millénaire qui s'abat sur Adela Quested lors de sa visite dans les grottes. On pense à "Pique-nique à Hanging Rock" et à l'envoûtement qu'il génère. Si la violence est très présente, tout d'abord dans le comportement des occupants britanniques envers les indigènes, mais aussi dans la haine que refoulent ces derniers, c'est la douceur qui domine dans l'ensemble du film. L'excellente scène du procès en est un bel exemple : alors que celui-ci doit juger un viol, la douleur est supplantée par l'apaisement que suscite le voyage mental d'Adela. Lenteur et volupté se mêlent ici pour aboutir à l'un des flashbacks les plus saisissants jamais vus, alors même que toutes les images qui défilent ont déjà été montrées auparavant. La tension sexuelle du "Narcisse noir" est souvent effleurée mais réprimée par les fossés de classes ou les exigences politiques. Comme souvent, Lean retrace ainsi des destins particuliers en traitant la grande histoire en toile de fond, et comme à son habitude, il refuse le manichéisme, permettant donc à ses personnages d'exister comme des entités intelligentes et profondes et à son cinéma d'être la synthèse entre le classicisme et l'expression personnelle, entre la complexité sensorielle et psychologique d'un scénario et la majesté d'une mise en scène, soit un ensemble des plus imposants parmi les œuvres filmiques mondiales.
    MC4815162342
    MC4815162342

    Suivre son activité 298 abonnés Lire ses 1 489 critiques

    4,0
    Publiée le 5 août 2014
    Bon et bien pour commencer la filmographie de David Lean, je démarre par son dernier film, quoi de plus illogique ? Le réalisateur du classique très connu Lawrence d'Arabie termine sa carrière avec un drame se passant dans les années 20, Miss Adela Quested rejoint l'Inde pour y épouser un homme, sur le chemin elle fera la connaissance d'un médecin indien qui va venir troubler sa vie. Une histoire très bien écrite et extrêmement riche et détaillé, en même temps en 2h45 il y a de quoi faire, même si tout n'est pas passionnant, l'histoire reste intéressante et pas ennuyeuse, les personnages sont très bien incarnés même si le jeu d'acteur de l'époque n'est pas parfait j'ai vu pire, bien pire, les décors sont vraiment magnifiques et toujours très vivants et réalistes, de la part du réalisateur de Lawrence d'Arabie y'a vraiment rien d'étonnant, le nombre de figurant est stupéfiant, les décors prouvent que sans les effets spéciaux 3D de maintenant on pouvait faire du très beau boulot, après tout, 1985 c'est pas si vieux, la réalisation est très bonne tout comme la mise en scène. En bref, une aventure très bien construite et vraiment intéressante, voilà le dernier cadeau de Lean, plus qu'à me voir ses autres films maintenant.
    JohanJett
    JohanJett

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 209 critiques

    4,0
    Publiée le 30 novembre 2012
    Un film bien pessimiste du cinéaste britannique David Lean dont celui ci sera son dernier. Après son échec cuisant 14 ans plus tôt de son film le plus personnel du réalisateur,"La fille de Ryan",qui selon moi restera son dernier chef d’œuvre.On reconnait bien la réalisation de Lean,supers paysages,cultures magnifiques,travail de la mise en scène superbement bien filmé. Tout ces aspects de Lean sont géniaux .Jamais l'inde était aussi beau sous l’œil de la caméra de ce grand cinéaste,il connaissait très bien son ouvrage.C'est le coté de l' introspection des personnages plutôt celui des acteurs que je n'aime pas du tout.Si l'aristocratie britannique est bien représentée,il manque un souffle que Lean avait apporté autrefois avec ses acteurs favoris,il n'y a pas vraiment de bons acteurs dans To Passage in Inde.Je me suis demandé pourquoi,Peggy Ashcroft avait reçu un Oscar. Alec Guiness est moins inspiré que d'habitude avec son réalisateur favoris,seul James Fox,le frère de Edward Fox,arrive à s'en sortir,il est remarquable .Le deuxième problème vient de son scenario trop confus, spoiler: au dépars deux femmes britanniques décideront de faire La Route de l'inde,traversant de beaux paysage,puis un viol,un accusé de surcroit un pauvre type indien qui est aussi pourri que les autres,un témoins anglais meurt d'une crise cardiaque,l'orgueil britannique ici par Lean est vulgaire,alors que dans la réalité dans les camps,il y avait aussi des bons et des méchant. personnellement,cela devient trop facile,grotesque et cartoonesque. Je ne considère pas La route de l'Inde comme un Chef d’œuvre de Lean.C'est dommage car ce film avait tout pour faire une œuvre magistrale.
    djacno T.
    djacno T.

    Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 853 critiques

    0,5
    Publiée le 7 janvier 2014
    Un somnifère écœurant de snobisme précieux à deux balles et de colonialisme. Assurément, la route de la dinde!
    Redzing
    Redzing

    Suivre son activité 385 abonnés Lire ses 3 478 critiques

    4,0
    Publiée le 15 août 2017
    Dernier film de David Lean, "A Passage to India" raconte l'histoire de deux Anglaises qui débarquent dans l'Inde des années 20, et qui tentent de s'imprégner de sa culture. Ici, Lean alterne avec brio les passages grandioses (beaux paysages naturels et exotiques, assemblées de figurants, costumes et décors de qualité), avec les séquences plus poétiques, voire mystique (le temple aux figures sexuelles, le moment troublant des grottes à écho...), ce qui donne au film un côté exploratoire assez marquant. Mais le film vaut aussi pour son scénario très intelligent, qui évoque le début de l'indépendantisme en Inde, mais surtout la bulle que ce sont construits les colons, déterminés à traiter les Indiens en inférieurs et à ne pas s'intéresser à leur culture. Par ailleurs, les personnages sont intéressants, et très bien joué : James Fox en directeur d'université qui tente de sympathiser avec les locaux malgré le regard de ses pairs, Judy Davis en jeune femme curieuse mais vulnérable, Peggy Ashcroft en dame affable, et Victor Banerjee en médecin indien à bon fond mais maladroit. Sans compter Alec Guinness, peu reconnaissable en philosophe excentrique ! Ainsi, "A Passage to India" est un très beau film, qui termine honorablement la carrière dense de David Lean.
    carbone144
    carbone144

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 615 critiques

    3,0
    Publiée le 26 avril 2014
    Malgré un démarrage un peu longuet sur un bon tiers du film, la Route des Indes réserve son lot d’envoûtement sur la suite, grâce aux expéditions solitaires des personnages principaux à travers des paysages absolument grandioses et fascinants. Cette sensation d'exploration et de découverte est partagée grâce à la réalisation de David Lean qui s'attache comme toujours à cette beauté naturelle ainsi qu'à la période dans laquelle se déroule l'histoire : les années 20, époque ou tout est encore à l'état sauvage et reste à découvrir. Mais cette fois-ci, Lean oublie les conquêtes, les batailles, la guerre ou la révolution. Tout est paisible et la seule intrigue qui suit la trame générale du film n'arrive qu'en cours de route : c'est le fameux écho qui déclenchera l'épisode judiciaire. Certains auront l'impression qu'il ne se passe rien. Il est nécessaire de se laisser bercer par l'environnement du film pour y trouver son bonheur en le regardant. Une fois fait, il est plaisant. Par contre, la musique de Maurice Jarre, pourtant oscarisé, m'a paru presque inexistante et sans saveur particulière.
    chrischambers86
    chrischambers86

    Suivre son activité 5558 abonnés Lire ses 10 542 critiques

    4,0
    Publiée le 17 octobre 2012
    Quatorze ans sèparent "Ryan's Daughter" à "A Passage to India", le dernier film du grand David Lean dont le prestige une fois de plus n'empêche ni le lyrisme, ni l'èmotion! Un très beau film faisant place au grand spectacle et aux superbes images! Une nonchalance toute britannique à une perfection glacèe avec toutefois un peu de mystère et un doute sur le bien-fondè de la colonisation! Au temps de l'empire des Indes, Judy Davis y joue brillamment une jeune femme anglaise venue rejoindre son fiancè! De là commence cette superproduction avec un long voyage d'Angleterre à Bombay et à Chandrapore (à bord d'un train ou à dos d'èlèphant, c'est un voyage magique et inoubliable) où le cinèaste anglais n'a rien perdu de sa superbe! 76 ans en 1984, seize films, Sir David Lean est un monument et se tient raide comme un officier de l'armèe des Indes quand il dirige ses acteurs avec cet accent so british très distinguè. "A Passage to India" tèmoigne une fois de plus un vrai sens de l'image, d'une rèelle attirance pour un romantisme tènèbreux et une belle puissance d'èmotion! Un grand film sur le choc des cultures qui obtint 2 Oscars à Hollywood dont celui de la belle partition musicale de Maurice Jarre...
    il_Ricordo
    il_Ricordo

    Suivre son activité 86 abonnés Lire ses 407 critiques

    4,0
    Publiée le 22 décembre 2011
    La Route des Indes est le dernier film d'un mastodonte du Cinéma britannique, David Lean. Il ressemble sous de nombreux années aspects à son précédent film, La Fille de Ryan, avec son histoire d'êtres déchus, mis au banc de la société injustement, de gens trainés pour rien dans la boue. Le cinéaste accorde moins d'importance à la condition indienne qu'aux faits-même qu'il raconte. Plusieurs scènes du donnent au film une grandeur épique comparable à Lawrence d'Arabie. Mais c'est dans les scènes plus intimes, telles que la nuit dans le temple abandonné, ou en plein jour dans les ruines menaçantes hantées de singes grimaçants, que Lean trouve une force lyrique peu commune. Cette dernière atteint son paroxysme dans les "caves magiques" d'une montagne, alors que la chaleur fait tourner la tête et le soleil aveuglant menace l'ensemble des vivants. La musique de Maurice Jarre plane une dernière fois avec légèreté sur les images du cinéaste.
    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 460 abonnés Lire ses 1 901 critiques

    3,5
    Publiée le 13 mai 2015
    C'est dans l'Inde coloniale des années 1920 qu'une jeune femme anglaise, accompagnée de sa belle-mère, entreprend de rejoindre son mari magistrat. Au fil des rencontres, elles découvriront un pays divisé où les inégalités sont fortement présentes. David Lean accepta mal l'échec du pourtant somptueux La fille de Ryan, il prit une retraite anticipée et, quatorze ans après, sorti une dernière oeuvre, La route des Indes. Si les temps changent, surtout dans le cinéma, Lean lui reste fidèle à lui-même, et est loin des modes et styles des années 1980, mais livre une fresque d'une grande ampleur. Pourtant, on ne retrouve pas le lyrisme de ses années Hollywoodiennes, ni le côté intime de ses premières oeuvres anglaises, ici il s'intéresse à l'angoisse et la frustration, notamment sexuelle, de ses personnages, mais aussi à la situation sociale de l'Inde, l'exploitation britannique et le sentiment d'un vent de liberté et de révolte. Comme toujours chez Lean on retrouve toute sa justesse, intelligence et sobriété dans le traitement des personnages et de leurs relations. En adaptant le roman de Forster, il s'intéresse à une affaire d'abord sans grand bruit entre un médecin indien et une anglaise, qui va vite devenir une affaire d'état. Il retranscrit toute la tension qui découle du récit, que ce soit au niveau intimiste entre les personnages, ou au niveau d'un peuple qui supporte de moins en moins l'occupation et les privilèges des anglais. Le cadre de l'histoire est très passionnant et cela, Lean le retranscrit très bien, il nous immerge au cœur d'une magnifique et grandiose reconstitution pour mieux nous faire sentir aux côtés des personnages et proche des enjeux qui vont se dérouler. On a véritablement l'impression de découvrir l'Inde avec eux, d'abord dans les riches et luxueuses demeures anglaises, puis dans la rue et enfin dans la nature. Un véritable charme se dégage de cette oeuvre, dont la beauté formelle ne vient jamais éclipser le cœur de l'action et les véritables péripéties et enjeux. Malgré quelques légères et non préjudiciables baisses de rythmes en milieu de récit, Lean démontre à nouveau tout son savoir-faire. Bien qu'on ne retrouve pas l'émotion de quelques-unes de ses autres oeuvres, il orchestre son récit avec brio, sachant bien prendre son temps lorsqu'il le faut, notamment pour présenter le contexte ou pour accentuer certains rapports, sans ennuyer, loin de là. Il joue aussi des ellipses pour maintenir une certaine tension et suspense lors de la dernière partie. Tout est parfaitement maitrisé et plusieurs scènes en deviennent mémorables. Lean retrouve Maurice Jarre (qui recevra à nouveau l'oscar de la meilleure musique après Lawrence d'Arabie et Le Docteur Jivago) qui livre une belle partition ainsi que, pour la sixième fois, Alec Guinness qui, à l'image de l'ensemble des interprétations, est parfait. Si La route des Indes n'est pas à ranger aux côtés des plus belles et somptueuses œuvres de David Lean, il termine tout de même sa carrière avec génie et livre à nouveau un film intemporel où il nous immerge au cœur d'une Inde encore sous le joug de l'Empire Britannique.
    Léa H.
    Léa H.

    Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 225 critiques

    4,0
    Publiée le 30 mai 2014
    Plus iconoclaste que jamais, David Lean souffle ici les braises romanesques d’un récit très intimiste, à la limite du mental. En suivant le voyage (intérieur) d’une héroïne qui s’affranchit peu à peu du carcan colonial, s’ouvre à l’altérité du monde et à sa propre sensualité, le cinéaste nous livre un magnifique portrait de femme, complexe et mystérieux… Tournant résolument le dos à l’exotisme et à la fresque historique, Lean articule son récit autour d’un véritable scandale narratif (la visite de la grotte), véritable béance qui ouvre une brèche existentielle dans la narration tout en donnant à ressentir l’impossible acculturation du monde colonial avec cette Inde pleine d’altérité. On retrouvera ce même geste chez le Peter Weir de « Pic Nic at Hanging Rock » ou de « The last wave ». Il fallait la folle audace et l’immense talent de David Lean pour réussir ainsi à marier récit romanesque et narration expérimentale. On lui pardonne donc quelques langueurs narratives et une interprétation un peu trop empesée d’Alec Guiness, pour savourer la modernité intacte d’un film qui prend à bras le corps les mouvements de l’âme et la réflexion historique, le tout à travers un vigoureux geste cinématographique.
    Enki Dou
    Enki Dou

    Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 28 critiques

    2,0
    Publiée le 16 août 2017
    Pour résumer (un peu méchamment) le film, je dirais que c'est une histoire d'amour à l'eau de rose du niveau collection Harlequin, dans un environnement social composé exclusivement de caricatures et de clichés, le tout se déroulant dans un décor pesant de cartes postales ou de magazine touristique. Les acteurs sont médiocres (seule surnage Peggy Ashcroft, délicieuse Mrs Moore, et par ailleurs grand-mère d'Emily Loizeau, mais ça n'a rien à voir, encore que ...). On s'ennuie copieusement pendant les trois-quarts du film. Il n'y a que la scène finale qui est réussie.
    AMCHI
    AMCHI

    Suivre son activité 2108 abonnés Lire ses 5 650 critiques

    4,0
    Publiée le 12 septembre 2015
    Plusieurs années après l'échec immérité de La Fille de Ryan (peut-être son plus beau film) le grand David Lean nous revient avec un ultime film sur les Indes Britanniques ; ha c'était le bon vieux temps mes amis... non je déconne soyons plus sérieux et revenons au film. Lean c'est un réalisateur dont j'adore certains films (comme Le Docteur Jivago) mais aussi dont certains chefs-d’œuvre m'ont ennuyé (Lawrence d'Arabie mais il faudrait que je le revois) ici avec La Route des Indes il livre un très beau film mais pas le meilleur de lui-même, pour un film se déroulant dans les Indes on regrette le classicisme de la mise en scène (rappelant presque le style de certains feuilletons historiques des années 80) et que Lean n'ait pas davantage joué sur le mystère des Indes (je pense à cette séquence où la jeune Anglaise se ballade seule dans la nature indienne, cette séquence à quelque chose de plus poétique) mais La Route des Indes est un film intéressant qui nous montre bien le rapport des classes et des nations, les Britanniques restant coincer dans leur culture et n'ayant pas une once de curiosité pour le pays qu'ils colonisent. Le scénario est intelligent, le film est beau, les acteurs sont excellents et plusieurs scènes sont vraiment prenantes cependant on ne peut s'empêcher de ressentir durant tout le film le manque du petit plus qui aurait fait de La Route des Indes un véritable chef-d'oeuvre.
    loulou451
    loulou451

    Suivre son activité 80 abonnés Lire ses 1 503 critiques

    2,5
    Publiée le 4 septembre 2007
    Certainement pas le meilleur film de David Lean. Le réalisateur renoue ici avec le genre qui a fait son succès, les grandes fesques historiques et anti-moraliste, humanistes surtout, et tout serait parfait dans le meilleur des mondes s'il ne manquait ici ce petit quelque chose que le Dr Jivago ou l'immense Lawrence d'Arabie possédaient... Le souffle peut-être. L'épaisseur du scénario qui ne se contentait pas d'une simple histoire d'amour, mais d'un ensemble qui épousait au contraire tous les personnages du film. Aveuglé par l'Inde, David Lean finit par oublier ce pour quoi il paraissait être venu : réaliser un grand film. Restent quelques beaux moments d'émotion, hélas très vite parasités par des clichés mal venus.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top