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GéDéon
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3,0
Publiée le 21 juin 2022
Pour son dernier long-métrage, le réalisateur britannique David Lean (« Lawrence d'Arabie », « Le docteur Jivago », etc.) signe une nouvelle grande fresque romanesque. Il nous plonge dans l’Inde du début du XXème siècle, où le statut de colonie anglaise commence sérieusement à être contesté par les érudits locaux. Avec en toile de fond cette trame historique, le film prend le temps de développer des thèmes profonds sur les valeurs humaines (fraternité, rencontre des cultures de l'Orient et l'Occident, justice, etc.). Heureusement, la mise en scène soignée comportant de nombreux plans esthétiques permet d’atténuer le caractère parfois soporifique du récit. Bref, cette œuvre constitue un plaidoyer contre l’impérialisme justifiant ainsi ses onze nominations aux Oscars de 1985.
Un film bien pessimiste du cinéaste britannique David Lean dont celui ci sera son dernier. Après son échec cuisant 14 ans plus tôt de son film le plus personnel du réalisateur,"La fille de Ryan",qui selon moi restera son dernier chef d’œuvre.On reconnait bien la réalisation de Lean,supers paysages,cultures magnifiques,travail de la mise en scène superbement bien filmé. Tout ces aspects de Lean sont géniaux .Jamais l'inde était aussi beau sous l’œil de la caméra de ce grand cinéaste,il connaissait très bien son ouvrage.C'est le coté de l' introspection des personnages plutôt celui des acteurs que je n'aime pas du tout.Si l'aristocratie britannique est bien représentée,il manque un souffle que Lean avait apporté autrefois avec ses acteurs favoris,il n'y a pas vraiment de bons acteurs dans To Passage in Inde.Je me suis demandé pourquoi,Peggy Ashcroft avait reçu un Oscar. Alec Guiness est moins inspiré que d'habitude avec son réalisateur favoris,seul James Fox,le frère de Edward Fox,arrive à s'en sortir,il est remarquable .Le deuxième problème vient de son scenario trop confus,spoiler: au dépars deux femmes britanniques décideront de faire La Route de l'inde,traversant de beaux paysage,puis un viol,un accusé de surcroit un pauvre type indien qui est aussi pourri que les autres,un témoins anglais meurt d'une crise cardiaque,l'orgueil britannique ici par Lean est vulgaire,alors que dans la réalité dans les camps,il y avait aussi des bons et des méchant. personnellement,cela devient trop facile,grotesque et cartoonesque. Je ne considère pas La route de l'Inde comme un Chef d’œuvre de Lean.C'est dommage car ce film avait tout pour faire une œuvre magistrale.
Malgré un démarrage un peu longuet sur un bon tiers du film, la Route des Indes réserve son lot d’envoûtement sur la suite, grâce aux expéditions solitaires des personnages principaux à travers des paysages absolument grandioses et fascinants. Cette sensation d'exploration et de découverte est partagée grâce à la réalisation de David Lean qui s'attache comme toujours à cette beauté naturelle ainsi qu'à la période dans laquelle se déroule l'histoire : les années 20, époque ou tout est encore à l'état sauvage et reste à découvrir. Mais cette fois-ci, Lean oublie les conquêtes, les batailles, la guerre ou la révolution. Tout est paisible et la seule intrigue qui suit la trame générale du film n'arrive qu'en cours de route : c'est le fameux écho qui déclenchera l'épisode judiciaire. Certains auront l'impression qu'il ne se passe rien. Il est nécessaire de se laisser bercer par l'environnement du film pour y trouver son bonheur en le regardant. Une fois fait, il est plaisant. Par contre, la musique de Maurice Jarre, pourtant oscarisé, m'a paru presque inexistante et sans saveur particulière.
Je viens de revisionner le merveilleux film de David Lean et cela après plus de 10 ans passés, et j'en ai gardé d'aussi belles choses à redécouvrir de l'Inde, avec une partie de ses facettes sociales. ( En Inde, cela peut se traduire par les Castes), que les Britanniques ont bien très vite compris les avantages et les inconvénients de ces dernières, eux quasi omnipotents protecteurs de l'Empire Britannique et eux était les grands maîtres à cette époque et cela datait de: la période coloniale britannique (1750-1947), l'Empire britannique des Indes. Dans ce film extraordinaire l'on peut ressentir un petit avant-goût de la fin du règne Britannique en 1947, cette haine grandissante des indiens vis-à-vis de l'emprise très souvent hautaine et dédaigneuse du peuple Indien, les discriminations de toutes sortes etc, etc. A la longue cela a fini par la goutte d'eau d'eau et le verre d'eau déjà plein= un débordement et une révolution d'indépendance bien méritée et malgré tout tempérée par le Magique, Mahatma Gandhi ("du sanskrit, Mahatma : « Grande Âme ») mort assassiné à Delhi le 30 janvier 1948, Qui sans lui cela aurait été un véritable génocide qui a quand même eu lieu, mais de manière moins meurtrière. Juste je relève ce point qui n'apparaîtra pas dans ce film, vu que cela se déroule dans les années 1920, mais déjà de petites secousses se faisaient ressentir et les Britanniques, commençaient sûrement déjà à cogiter sur ces faits qui commençaient doucement, mais sûrement à se propager dans toute l'Inde. Mais le film n'est pas en cette histoire mais relate l'arrivée une jeune Anglaise en Inde, pour des événements personnels que vous découvrirez vous-même en visionnant ce film, où l'on peut découvrir certaines coutumes en usage dans cette contrée précise du film et qui variaient sûrement beaucoup d'un endroit à l'autre de l'Inde profonde. La beauté des paysages, des couleurs, de leurs merveilleux tissus et les épices bien sûr, l'on ne saurait pas parler de l'Inde sans leurs épices et leurs traditions ancestrales. Un pays à multiples facettes où la richesse des uns n’est d'autant plus flagrante que la pauvreté miséreuse des autres. C'est un contraste que l'on découvre bien grâce à la magie de David Lean qui a bien su décrire, ce pays, sans trop de compromis et avec pudeur, cela est bien sûr mon ressenti, sinon, c'est un superbe film même datant de 30 ans qui n'a pas pris une seule ride. L'Inde, qui compte 1.277.803.914 habitants en (2013), c'est-à-dire le deuxième pays le plus peuplé au monde après la Chine, mais les statistiques prévoient dans le futur que l'Inde aura plus d'habitants que la Chine, c'est dingue, hein! Bon je termine par ma notation qui sera bien sûr maximale soit 5 étoiles sur 5.
Un bon film à la première partie malheureusement trop longue et pas très intéressante dans ses enjeux. Il m'a même assez déçu esthétiquement, pourtant dirigé par le grand David Lean, trop plat dans sa mise en scène, comptant quelques plans cheap et un montage par moment dérangeant, bien que la photographie soit superbe. Le film se rattrape tout de même grâce à un dépaysement total via ses très beaux décors indiens, semblant parfois prendre vie. Ainsi que grace à ses personnages principaux plutôt attachants, en particulier Aziz, un homme tellement bon. David Lean arrive aussi à bien gérer le contraste saisissant entre les envahisseurs anglais, remplis de préjugés et de mépris, tous pourris, et le peuple indien, chez lui, mais malmené, et sur le point de craquer. La seconde partie du récit surprend et déroule une intrigue prenante, innatendu, sans baisse de rythme cette fois ci, et très engagé. Montrant une justice britannique impitoyable et vendue, à travers un segment procès réussit. La suite n'en est pas moins intéressante et touchante, se concluant parfaitement, tout comme la carrière du grand réalisateur.
Meilleure version que "La fille de Ryan" sur le Bovarysme, extraordinaire interprétation de Judy Davis ( quelle belle femme ! ), tous les acteurs sont excellents, mais on peut se demander ce que A. Guinness campe dans un tel accoutrement ! Franchement il ne s'impose pas, lui, si grand acteur jouer un rôle qui n'est pas pour lui. Grand film néanmoins.
Plus iconoclaste que jamais, David Lean souffle ici les braises romanesques d’un récit très intimiste, à la limite du mental. En suivant le voyage (intérieur) d’une héroïne qui s’affranchit peu à peu du carcan colonial, s’ouvre à l’altérité du monde et à sa propre sensualité, le cinéaste nous livre un magnifique portrait de femme, complexe et mystérieux… Tournant résolument le dos à l’exotisme et à la fresque historique, Lean articule son récit autour d’un véritable scandale narratif (la visite de la grotte), véritable béance qui ouvre une brèche existentielle dans la narration tout en donnant à ressentir l’impossible acculturation du monde colonial avec cette Inde pleine d’altérité. On retrouvera ce même geste chez le Peter Weir de « Pic Nic at Hanging Rock » ou de « The last wave ». Il fallait la folle audace et l’immense talent de David Lean pour réussir ainsi à marier récit romanesque et narration expérimentale. On lui pardonne donc quelques langueurs narratives et une interprétation un peu trop empesée d’Alec Guiness, pour savourer la modernité intacte d’un film qui prend à bras le corps les mouvements de l’âme et la réflexion historique, le tout à travers un vigoureux geste cinématographique.
Je m'attendais à un peu mieux, pour être honnête. La première partie est beaucoup trop longue et sans grand intérêt. C'est quand même assez caricatural. La seconde partie s'avère un peu plus intéressante, avec un message humaniste en faveur du peuple de l'Inde colonisé par le Royaume Uni. Je ne connais pas les autres films de ce réalisateur, mais j'espère qu'ils ne sont pas aussi mollassons. Pour résumer, il aurait bien fallu couper 45 minutes pour que l'on ne s'endorme pas devant notre écran.
La route des Indes ou Le voile des Illusions: http://coindujour.blog4ever.com/blog/lire-article-700594-9526486-la_route_des_indes_ou_le_voile_des_illusions.html
Bon et bien pour commencer la filmographie de David Lean, je démarre par son dernier film, quoi de plus illogique ? Le réalisateur du classique très connu Lawrence d'Arabie termine sa carrière avec un drame se passant dans les années 20, Miss Adela Quested rejoint l'Inde pour y épouser un homme, sur le chemin elle fera la connaissance d'un médecin indien qui va venir troubler sa vie. Une histoire très bien écrite et extrêmement riche et détaillé, en même temps en 2h45 il y a de quoi faire, même si tout n'est pas passionnant, l'histoire reste intéressante et pas ennuyeuse, les personnages sont très bien incarnés même si le jeu d'acteur de l'époque n'est pas parfait j'ai vu pire, bien pire, les décors sont vraiment magnifiques et toujours très vivants et réalistes, de la part du réalisateur de Lawrence d'Arabie y'a vraiment rien d'étonnant, le nombre de figurant est stupéfiant, les décors prouvent que sans les effets spéciaux 3D de maintenant on pouvait faire du très beau boulot, après tout, 1985 c'est pas si vieux, la réalisation est très bonne tout comme la mise en scène.
En bref, une aventure très bien construite et vraiment intéressante, voilà le dernier cadeau de Lean, plus qu'à me voir ses autres films maintenant.
Plusieurs années après l'échec immérité de La Fille de Ryan (peut-être son plus beau film) le grand David Lean nous revient avec un ultime film sur les Indes Britanniques ; ha c'était le bon vieux temps mes amis... non je déconne soyons plus sérieux et revenons au film. Lean c'est un réalisateur dont j'adore certains films (comme Le Docteur Jivago) mais aussi dont certains chefs-d’œuvre m'ont ennuyé (Lawrence d'Arabie mais il faudrait que je le revois) ici avec La Route des Indes il livre un très beau film mais pas le meilleur de lui-même, pour un film se déroulant dans les Indes on regrette le classicisme de la mise en scène (rappelant presque le style de certains feuilletons historiques des années 80) et que Lean n'ait pas davantage joué sur le mystère des Indes (je pense à cette séquence où la jeune Anglaise se ballade seule dans la nature indienne, cette séquence à quelque chose de plus poétique) mais La Route des Indes est un film intéressant qui nous montre bien le rapport des classes et des nations, les Britanniques restant coincer dans leur culture et n'ayant pas une once de curiosité pour le pays qu'ils colonisent. Le scénario est intelligent, le film est beau, les acteurs sont excellents et plusieurs scènes sont vraiment prenantes cependant on ne peut s'empêcher de ressentir durant tout le film le manque du petit plus qui aurait fait de La Route des Indes un véritable chef-d'oeuvre.
Le dernier, hélas, de Lean qui ne put réaliser son "Nostromo" auquel il avait tant travaillé malgré la maladie... Tout son style est là : intime et ambigü dans un cadre spectaculaire. Il faut noter qu'il adapta seul, à 75 ans, ce roman "impossible" de Foster. Une oeuvre magnifique et personnelle.
La "route" se manifeste en vérité par une prise de conscience. Il a vraiment fallu qu'elle aille aussi loin pour saisir où se dirige ou non son cœur. En terme d'aventure on peut repasser. Il est évident que le sujet qui intéresse le cinéaste est un état de la relation Inde-grande-Bretagne. Ainsi le film est englué dans un contexte politique où l'amour et les sentiments ont du mal à percer hormis dans cette jolie scène dans les grottes où l'immensité contraste avec le trouble. Petite déception au final.
Un très beau film, réussissant à être à la fois intimiste et "grand spectacle". David Lean n'y va pas avec le dos de la cuillère pour fustiger le comportement des colons (ici, des anglais) vis à vis des colonisés (ici, des indiens). La distribution est impeccable, les images superbes. Heureusement, la musique de Maurice Jarre est plutôt discrète. On peut toutefois lui reprocher d'être totalement hors sujet.