Le Chasseur de baleines
Note moyenne
3,1
42 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

11 critiques spectateurs

5
4 critiques
4
2 critiques
3
3 critiques
2
2 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2020
Pittoresque garanti même si l'intrigue de The Whaler Boy est universelle. Adolescent, chasseur de baleines, comme tous les habitants de son petit village, situé à un jet de pierres de l'Alaska, sur le détroit de Bering, entre deux continents, Leshka se situe à l'est du désir, lui qui fantasme sur une webcam girl américaine. Pittoresque, oui, et original, avec sa B.O à contre-courant et ses bouffées d'humour (le personnage du grand-père). Le film manque un peu de rythme dans sa première partie mais le scénario est malin, s'engageant dans une aventure plus ou moins imaginaire, puisqu'il faut bien aller au bout de ses rêves, comme le héros de The Whaler Boy, pour s'apercevoir que le bonheur n'est pas au-delà de la frontière mais à portée de main. Le premier long-métrage du russe Philipp Yuriev n'oublie pas de nous immerger dans l'immense toundra pour nous gratifier de splendides images désolées. Les scènes de chasse à la baleine sont impressionnantes et primitives et contrastent avec l'artificialité d'internet. La tendresse fruste du film, à l'image de cet adolescent en perte de repères, dit beaucoup de la mondialisation et de ses leurres mais sans qu'aucune morale facile ne vienne perturber le récit de The Whaler Boy, construit de manière fluide et pourtant singulière. Dans les grands espaces sibériens, personne ne vous entend ciller.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2021
Ce qu'on a pu s'ennuyer, face à ces longs plans statiques qui filment le personnage principal qui respire assis sur une chaise ("passionnant"), face à cette intrigue qui tombe souvent dans l'excès (on a du mal à croire à cette obsession pour une femme virtuelle, qui prend son personnage principal pour un homme de Cro-Magnon un peu neuneu) ou dans l'incohérence (le garde-côtes ne parle pas la langue du jeune homme, et pourtant ils se comprennent... Mais bien sûr), face à des délires de l'auteur qu'on ne comprend pas (les insulaires qui se transforment en divinités bizarres autour du feu, le cimetière de baleines ultra tape-à-l’œil qui devient un désert de déchets...). On voit à peu près ce que le cinéaste a tenté de faire : montrer l'isolement des Russes qui vivent dans les terres froides à la limite de l'Amérique du Nord, montrer la déconnexion au monde réel (bien qu'on n'y ai jamais cru, pour notre part, ici trop poussive), dénoncer la pollution dont les déchets remplacent la faune et la flore... Oui, on voit l'idée, mais la réalisation est tellement monotone, lente, molle du genou et maladroite qu'on est passé à côté de chacun des sujets. Même le "héros" est antipathique au possible, on aimerait le secouer et lui dire d'arrêter son délire nunuche. On notera seulement la jolie chanson de Johnny Cash au début du film, seul point de bon goût. Assommant, The Whaler Boy ne nous donne jamais l'ivresse des profondeurs, malgré sa propension à couler à pic.
Arnaud A.
Arnaud A.

8 abonnés 238 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2026
La bande annonce est très tentante mais le film pour le moins ennuyeux. Il y a certes quelques beaux plans sur les rivages russes du detroit de Behring mais adopter le point de vue de l'idiot du village, même lorsque le village est au bout du monde, ne mène pas bien loin. On attend bien longtemps, presque en vain, que quelque chose se passe.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2026
Le Chasseur de baleines (Kitoboy) du jeune Russe Philipp Yuryev est un gentil film sur cette partie du monde qui me fascine, le Détroit de Béring. Tourné dans le Parc naturel de Beringie, il m’a plongé dans la Tchoukotka profonde, c’était une très bonne préparation pour mon voyage dans deux semaines à Qikuktarjuat.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2026
Un film atypique et intéressant sur un adolescent vivant au fin fond de la siberie qui s'eveille a la sexualité via les video douteuses d'une youtubeuse payée a la connection.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2026
Le film a les défauts et les qualités d’un premier film, à savoir vouloir traiter trop de sujets à la fois : l’éveil à la sexualité liée à la naissance d’un premier amour, et l’amitié rompue à cause d’une fille (pas très original), mais dans un contexte très particulier, celui de la Tchoukotka, district autonome le plus oriental de Russie. A l’est, il est séparé de l’Alaska par le détroit de Bering dont la plus petite largeur est de 83 km. La frontière sépare les îles Diomède, la Grande Diomède, à l’ouest étant russe et la Petite Diomède, à l’est, étant américaine, la ligne de changement de date passant entre les deux. Les habitants (tournage à Lorino) vivent principalement de la pêche, artisanale, à la baleine et le film constitue un bon documentaire à ce sujet. La modernité est néanmoins présente, notamment l’usage d’internet et c’est par ce biais que Lyioshka découvre, sans avoir les codes, une jolie blonde américaine dévêtue (hotswet999) sur l’écran de son ordinateur. Fallait-il prendre un adolescent aussi naïf et inculte ( spoiler: il veut rejoindre et épouser la blonde, installée selon lui à Detroit, mais siège du site internet
) et impulsif (même inspiré d’un fait réel) pour écrire le scénario. Certes, il vit seul avec son grand-père dépressif. Malgré les belles images sauvages et austères de la Tchoukotka (parc national de la Béringie), le film manque de réalisme ( spoiler: survie dans l’île Diomède puis en Russie pendant 3 jours et 3 nuits
) et manque de concision. Pour l’anecdote, le Franco-Belge Arieh Worthalter (35 ans à l’époque) joue un garde-côtes américain.
Loulouvaauciné
Loulouvaauciné

33 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2026
Magnifique conte ! Des images époustouflantes et une histoire d’une beauté à tomber par terre.
À voir de toute urgence
Giu Ghica
Giu Ghica

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2026
Premier film, premières obsessions : Philipp Yuryev et Le Chasseur de Baleines
Dès la toute première scène, The Whaler Boy nous aspire littéralement depuis l’intérieur d’un écran vers l’extrême nord-est de la Russie, là où le soleil a manifestement décidé de ne jamais revenir et où la testostérone circule en circuit fermé.
Chukotka : un bout du monde si reculé qu’il ferait passer le romantisme brumeux de Caspar David Friedrich pour une carte postale Club Med.
Ici, un fait saute aux yeux : il n’y a que des hommes.
Des hommes, des baleines, des bateaux, du froid, et une connexion internet capricieuse qui fait office de dernier lien avec le reste de l’humanité — et surtout avec les femmes.
Car la femme, dans cet univers, est une apparition mystique : soit elle vit dans un écran (HD quand ça veut bien charger), soit elle est une étrangère de passage, presque une hallucination collective.
Le village entier partage le même sort que le spectateur : regarder, attendre, cliquer.
Le panoptique version Yuryev, c’est une prison d’hommes dont on ne sait jamais s’il faut s’échapper ou s’y résigner.
Notre héros, Leshka, adolescent aux joues rouges et au regard trop grand pour ce paysage trop petit, contemple un jour une carte.
Et là, révélation métaphysique majeure : l’Alaska est juste là.
Quelques centimètres sur le papier. 88 kilomètres dans la vraie vie.
Une petite nage, un bon crawl, presque une promenade — si on ignore les frontières, les gardes, le froid, la réalité et la vie en général.
La géographie, comme l’amour, est une immense arnaque d’échelle.
Dans ce monde où l’on chasse la baleine faute de mieux, chacun semble vivre sa petite dystopie personnelle.
Pour certains, c’est même une utopie : un rythme, un travail, pas trop de questions.
Pour Leshka, en revanche, quelque chose coince. The Whaler Boy installe très vite une mélancolie poisseuse, un spleen gelé.
La caméra le suit partout, comme si elle aussi cherchait une issue. Regard, corps, caméra : un pacte intime qui nous entraîne dans une errance hypnotique entre hangars, écrans, visages fatigués et désirs mal orientés.
Parce que le désir, ici, ne circule pas librement. Il tamponne. Il bufferise.
Internet devient un musée de la solitude nocturne : une succession infinie de sourires pixelisés, d’illusions standardisées, une usine Warhol du fantasme.
Même promesse, même regard, fuseau horaire différent. Emotionnellement, l’Amérique est plus proche que le village voisin.
Physiquement, le détroit de Béring s’en fiche complètement de la fibre optique.
Philipp Yuryev filme tout cela avec un sérieux désarmant, ce qui rend l’ensemble encore plus drôle.
Les visages sont cadrés de près, très près. Les pores, l’acné, la sueur deviennent du clair-obscur renaissance. La libido déborde du cadre. Les options de divertissement locales sont claires :
la chasse à la baleine
l’alcool
un bar (peut-être)
internet, alias le Louvre du désir solitaire
Les rencontres avec des travailleuses du sexe n’apportent aucune catharsis.
Elles laissent derrière elles un goût de gueule de bois émotionnelle, quelque part entre Buñuel et un très mauvais date Tinder.
Rien ne se résout.
Le désir s’émousse ou se transforme en obsession.
Roméo et Juliette devient Rear Window, mais avec plus de baleines et moins de chauffage.
La chasse à la baleine, justement, n’est jamais montrée comme un spectacle. Elle est là, lourde, un gagne-pain mythologique où les corps des baleines, rugueux et ouverts, font écho aux corps des hommes.
Matière contre matière.
Chair contre chair.
Leshka, comme les baleines, devient peu à peu sa propre proie. Le film suggère plus qu’il ne montre, et cette opacité donne à l’ensemble une beauté étrange, presque sacrée.
Le paysage finit par ressembler à une bouche d’enfer, aspirant les âmes imparfaites.
Mais Leshka, reflet figuratif de l’essence humaine, entrevoit une sortie.
L’Amérique apparaît alors comme un futur fantasmé : de l’autre côté de la montagne Tuesday, après Monday, comme si même les jours avaient décidé de se moquer de lui. Le futur est là, visible, lumineux, inaccessible.
Et quand certains parviennent à traverser, ce n’est pas le paradis qui les attend, mais la mémoire.
Or la mémoire, comme un filtre Instagram, embellit tout en mentant un peu.
Le réel devient virtuel, le rêve se réfugie dans le passé, et l’on comprend que l’évasion ultime n’existe peut-être pas.
Au moment où Le Chasseur de Baleines atteint ses derniers instants, le film ne ressemble plus vraiment à un récit d’apprentissage, mais plutôt à un chagrin discret déguisé en plaisanterie.
Un film où la géographie est le véritable antagoniste, le Wi-Fi son complice, et où l’amour est perpétuellement en cours de chargement.
Actuellement à l’affiche en France, j’ai découvert ce film lors de la 61e édition du Festival international du film de Thessalonique — en ligne, bien sûr.
Ce qui semblait étrangement approprié.
Après tout, la distance n’a jamais paru aussi petite.
Ni été ressentie comme aussi impossible.
Laurent
Laurent

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2026
Un film du bout du monde, palpitant et magnifique sur un jeune chasseur qui a du mal a trouver sa place sur terre. Du grand cinema.
Patrick Monvoisin
Patrick Monvoisin

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2026
Excellent film qui dépayse à tous points de seulement à cause du cadre le paysage désolé de la Russie audrtroit de Behring,la rudesse du climat et de l’activité, la chasse à la baleine mais aussi la rudesse de la vie et celle apparente des hommes qui dissimule en réalité une humanité touchante qu’on retrouve dans l’amitié du héros avec son ami ,ou même dans l’attitude inattendue de l’autre côté du detroit du garde cote américain.
De cette rudesse ,de cette vie brute internet peut faire rêver à travers une camgirl ,jusqu'à declencher une une passion amoureuse et l’obsession du rêve américain. Jusqu’où cette obsession mènera le personnage principal? Aller voir le film,vous aurez la réponse inattendue qui ne vous décevra pas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 janvier 2021
Très beau film sur le passage à l'âge adulte, l'amitié, la recherche de l'amour, le voyage... J'y suis allé avec l'intention de faire une sieste, évidement j'ai été captivé du début à la fin. Mon coup de cœur de 2020.
Les meilleurs films de tous les temps