Premier film catastrophe 100% français depuis "Dans la brume" en 2018, cette fois-ci c'est un orage de pluie acide qui est la star dans un récit qui, il faut clairement l'avouer, fut long au démarrage et comporta bien des longueurs gênantes par moments. Romain Duris et Olga Kurylenko ont affrontés avec leur fille un nuage toxique dans Paris, Guillaume Canet, Létitia Dosch & Patience Munchenbach ont affronter cet orage entre les campagnes et les forêts sachant que, très concrètement, la star féminine du récit aura bien largement été la jeune Patience. Un jeu global passable même si au bout d'un moment, Canet devient insupportable et ne parvient pas vraiment à incarner le genre catastrophe puisque trop accaparer par son rôle d'ouvrier Poin P en pleine tourmente. Un rôle social devenant celui du père en eau trouble, difficile donc de passer d'un lamentable Astérix à un père ne captant pas réellement la situation climatique. Laetitia aura eu un jeu assez correct mais lorsque l'on est, à mon avis, habituer au registre indépendant, très compliquer de se confronter au registre apocalyptique. A l'inverse complet, c'est bien Patience qui aura été la révélation de ce récit ou sa direction, charactère et franc parler auront carrément atomiser la concurrence adulte. Par contre, tout comme son père, son personnage devient insupportable lorsqu'elle se met elle-même dans des situations d'une stupidité XXL. Scénario social au départ "vite" balayer par celui du climat changeant pour devenir celui du catastrophique ou 2 camps s'opposent, ceux trop soucieux du climat social et ceux soucieux du climat terrestre. Anarchie, stupidité humaine, priorités morales, survie et énervements en tous genre, les ingrédients parfaits mais qui n'arrivent qu'à moitié à se faire une place entre les personnes riches et moyennes. Visuellement canon, 2 seules séquences furent à la hauteur mais bien trop courte pour faire "rêver", le problème français, pas de moyens pour faire le show mais par contre, beaucoup pour faire parler. A moitié rater pour cette affiche sélectionnée à Cannes le printemps dernier qui ne restera assurément pas dans les anales.