2974 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
418 critiques spectateurs
5
24 critiques
4
36 critiques
3
84 critiques
2
130 critiques
1
85 critiques
0
59 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Diabloxrt
83 abonnés
1 917 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 18 septembre 2023
Ayant aimé le dernier projet de Just Philippot, j'ai forcément été intrigué par son retour avec "Acide". Adapté de l'un de ces courts-métrages, ce film montre que ce réalisateur a déjà établi ces codes au sein de son cinéma. Là où "La Nuée" traitait de la vie difficile de nos agriculteurs, celui-ci vient nous parler d'urgence climatique. Et avec ce constat, on se rend donc vite compte de son style, lui qui cherche à incorporer des thématiques sociétales actuelles au sein de films de genre. Et honnêtement, le film réussit franchement à être crédible dans ce qu'il essaye de faire, même si on ressent quand même son budget très sérré. On voit notamment que les environnements ne vont jamais près des villes, on reste sur de la campagne où il est assez facile de tourner sans trop de soucis. Et de même, j'ai eu assez peur avec l'une des premières séquences de tensions, celle-ci essayant de jouer sur un côté chaotique, avec une caméra tremblante qui suit nos personnages au sein d'une voiture. Sauf que l'on sent assez vite les techniques pour éviter de trop montrer les limites du budget, avec l'extérieur du véhicule qui n'est jamais vraiment montré, et avec une caméra qui semble essayée de cacher les choses. Pourtant, ces éléments se montrent rapidement bien plus intéressants. On aura notamment quelques bonnes séquences de tensions, celles-ci jouant sur le côté imprévisible de la chose et arrivant parfois de manière très brusque. La photographie très sombre du film renforce cette idée de danger, où chaque nuage peut être dangereux. Par ailleurs, quelques effets spéciaux réussissent à nous faire croire à cet ensemble, mais aussi certains décors bien gérés et des maquillages assez propres pour symboliser les brûlures. Donc, à défaut de ne pas pouvoir faire plus, le film réussit à être suffisamment intéressant, avec ce qu'il a. Malheureusement, il est vrai que cette bonne volonté ne suffit pas, et le film ne réussit jamais à être aussi fort que le précédent film de ce réalisateur. Le problème venant notamment de l'écriture de ces personnages, ceux-ci étant très peu attachants. Si le casting s'en sort plutôt bien, le souci de nos héros va être assez classique du genre, car ils sont simplement stupides. Si je pardonne un peu cela pour Michal, car il est montré comme un personnage colérique et individualiste, je le pardonne moins pour Selma. Elle est juste idiote et va enchaîner les actions complètement stupides du début à la fin. Et le problème, c'est que si le scénario semble vouloir jouer avec leurs défauts pour créer le fameux cliché de la famille en conflit qui doit se réunir pour survivre, jamais cela n'ira à son terme. On termine le film beaucoup trop vite notamment, sans que l'on ait vraiment eu la sensation d'une réelle évolution de nos personnages, et c'est frustrant. Si suivre cette histoire au sein de cet univers a donc été sympathique, l'histoire de nos héros m'a clairement très ennuyé par moments. C'est vraiment dommage, j'aurais aimé un tout moins cliché et qui aurait pris le temps de développer une véritable évolution de nos héros. L'ensemble reste sympathique, mais ce n'est clairement pas ce que ce réalisateur a fait de mieux. Pour conclure, il y avait du potentiel.
Points positifs : Une monté en tension progressive et efficace. La désorientation des personnages face à ce qui leur arrive parfaitement retransmi. Un film qui n'a pas peur de faire mal aux personnages, d'être réaliste, tragique même, avec des morts marquantes. Une musique et un sound design très réussis (le grognement des éclairs qui fait froid dans le dos ou le bruitage accompagné de musique des premières gouttes acides à chaque fois qu'elles commencent à tomber entre autres). Un casting qui joue très bien et une réalisation sous tension qui ne laisse pas indemne. Des effets spéciaux et un étalonnage très propres. Et beaucoup d'autres points positifs. Points négatifs : Une intro originale, mais lente. Une fin prévisible (mais logique). Quelques petits problèmes de rythme. Conclusion : un film qui frôle le chef-d'œuvre, à ne pas manquer !!!
Ce film m'a bien énervé. Déjà au niveau de la ligne rouge du film : d'un coup, de l'acide sulfurique tombe du ciel à la place de l'eau. Évidement, tout est dévasté (à commencer par les animaux à l'extérieur, mais aussi les bétons, le métal des voitures, etc). Et on suit les mésaventures d'une famille (pour moi tous hystériques... L'idée de base était pas mal du tout...Sauf qu'il n'y avait pas vraiment de scénario, pas de logique, plutôt une suite de scénettes...Et plein d'interrogations sans réponse, pas de logique (non, la plupart des plastiques ne fondent pas sous les acides, même concentrés...), donc même en admettant l'hypothèse de base (de la pluie acide +++ tombe du ciel), après il y a pas mal d'incohérences qui m'ont forcément énervé... Et arrive le générique de fin, alors qu'on est en plein milieu de l'histoire (c'est mon impression du moins). Laissant le spectateur sur sa faim... Bref, idée de base pas top (mais admettons) très mal exploitée, avec des acteurs qui n'ont pas grand-chose à faire et qui fatalement se mettent à surjouer.
Après son remarquable film « La Nuée », Just Philippot revient dans un registre dramatique et angoissant similaire, mais cette fois-ci concernant des pluies d'acide, suite au dérèglement climatique. On retrouve bien la patte du réalisateur, maîtrisant avec brio cette ambiance oppressante et sombre où la population cherche tant bien que mal à fuir ces nuages de pluies. Il y a des scènes intenses, notamment celle du pont, qui donne une sensation étouffante aussi bien aux spectateurs qu'aux acteurs. Cependant, il y a un bémol concernant le personnage de l'adolescente Selma. Elle a un rôle assez antipathique, prenant des décisions idiotes et nous laissant finalement un peu de marbre concernant son sort plus le film avance dans l'histoire. Mais j'ai globalement bien apprécié ce drame aux allures apocalyptiques ainsi que l'esthétisme du film et son ambiance pesante. Impatiente de découvrir son prochain film.
Avec un film aussi prometteur que La Nuée, dans le genre fantastique, que le jeune cinéma français semble enfin aborder sans préventions ni complexes, le nouveau long-métrage de Just Philippot semblait pétri sur le papier d'une ambition réelle. Il faut hélas déchanter un peu. Certes, le cinéaste confirme qu'il sait créer de l'intensité et du suspense, avec des scènes d'action tout en maîtrise, mais l'écriture de Acide souffre d'un manque de densité et de profondeur, qui le relègue à un "simple" récit de survie, sans chercher plus avant des résonances sociales et surtout écologiques. Le film s'attache presque exclusivement à ses deux personnages principaux, perdus dans le chaos, sans d'ailleurs parvenir à susciter une véritable empathie à leur égard, vu leur esprit farouchement individualiste. Acide, jusqu'à sa conclusion insatisfaisante, semble développer un esprit misanthrope qui fait quelque peu froid dans le dos (c'était un peu pareil dans La Nuée, en définitive), puisqu'après tout les humains ont bien cherché, par leur comportement, toutes les avanies qui leur tombent sur le râble. Mourons sous la pluie, nous l'avons mérité, non ? Quoi qu'il en soit, pour peu qu'il bénéficie de scénarios moins "à l'os" et davantage peaufinés, Just Philippot restera un cinéaste dont la trajectoire pourrait bien réserver quelques (bonnes) surprises.
"Papaaaaaa....Selmaaaaa.......Papaaaaaa......Selmaaaa......Papaaaaa". Quasiment 1h10 de crie sur 1h30 de film. Surtout de cris de personnages antipathiques (l'actrice qui joue la fille est insupportable). Le casting est clairement raté. Canet semble aussi dépassé. Y a pas à dire Just Philippot sait poser une ambiance sombre et menaçante : l'arrivée de la pluie acide est souvent angoissante mais les choix des personnages et le scénario font pchittt. On ne ressent aucune émotion, même dans les moments censés être très dramatiques. Le film La Nuée était beaucoup mieux reussi.
Très déçu je m’attendais à un film post apocalyptique intéressant avec une intrigue mais rien anxiogène du début à la fin comportement de la fille insupportable juste pas d’intérêt de le voir à fuire!
Ce film est étonnement mauvais. L'écriture générale du scénario, son propos, ses dialogues, sont si faibles qu'on en atteint le stade du grotesque et ce qui finit d'ailleurs, par rendre le film presque comique. Cependant l'absence de traitement cinématographique au cours du film, des premières images violentes du début, place malheureusement le propos général à un triste niveau de complaisance, vu l' absence de point de vue sur la question.
Acide aimerait représenter, par la désintégration des corps, la désintégration de la cellule familiale fragilisée de prime abord par la violence du père, la séparation des parents et l’isolement de la fille ; et tirer de celle-ci une réflexion sur la nécessité de vivre avec les erreurs commises par nos aînés, voire de chercher à y remédier. Le parcours de Selma, âgée de quinze ans, passe ainsi du repli initial sur soi à l’altruisme, jalonné en cela de rencontres avec des enfants puis des adultes qu’il faut aider. Malheureusement, le long métrage applique à sa focalisation restreinte, composée d’une succession de huis clos mettant en scène un nombre restreint de personnages, une imagerie du blockbuster catastrophe, empruntant jusqu’au plagiat des séquences à War of the Worlds (Steven Spielberg, 2005), notamment celle de l’attroupement autour du pont, à The Happening (M. Night Shyamalan, 2008) et à Dante’s Peak (Roger Donaldson, 1997) avec cette marche dans la boue acide rappelant le supplice du chemin de lave. Aussi le paysage n’est-il pas assez sondé – à quoi bon ancrer le récit dans l’espace arrageois puis belge si la caméra ne s’intéresse pas à ses spécificités ? –, et pour combler ce déficit environnemental vient la musique vrombissante de Rob. Quant à la direction d’acteurs, elle oscille entre le stéréotype et l’agacement : l’adolescente en crise insupporte, son évolution intérieure ne transparaît jamais à l’image puisque le réalisateur, lorsqu’il s’agit de montrer le lien social et la naissance du care, préfère accélérer le rythme et simuler l’urgence. En résulte un long métrage lui-même désintégré, complaisant dans les malheurs convoqués et approximatif dans ses enjeux politiques, en témoigne l’expérience réalisée sur le chat qu’un cinéaste véritable aurait traitée par baquet d’eau interposé, et non en ressort horrifique des plus abjects. Just Philippot délaisse son spectateur, oubliant que le cinéma, en choisissant de montrer, de suggérer ou d’éluder, accorde une place essentielle à l’imagination de celui-ci et le rend, paradoxalement, acteur à part entière. Quelques scènes efficaces retiendront, un temps, notre attention.
Même s'il est parfois un peu inégal dans sa réalisation , c'est là un film très intéressant de Just Philippot qui fait froid dans le dos et ce d'autant plus avec le dérèglement Climatique que le Monde connaît actuellement !
Scénario catastrophe : des pluies acides se mettent à déferler sur la planète, brûlant tout sur leur passage. Les humains paniquent et tentent de fuir cette anomalie digne d’une fin du monde. Parmi eux, Selma, et ses parents séparés Michal et Élise. Évidemment, c’est une course contre la montre, et les personnages en font des caisses. Rien n’est crédible tant tout est surjoué. Guillaume Canet retombe dans un rôle rappelant celui de Mon garçon, mi pleurnichard, mi paniqué. Et le scénario rappelle aussi celui de Dans la brume sorti en 2018. Là aussi, sans rien comprendre, tout se résolu à la fin et la fin du monde semble prête à accepter de faire une pause… Ridicule.
"Plus désastreux que catastrophique, Acide ne sait jamais sur quel pied danser entre l’horreur et la fuite d’une famille à travers les campagnes françaises de l’est . Pourtant, les protagonistes devront tout faire pour survivre avant que le ciel ne leur tombe sur la tête."
"Malheureusement, une tempête approche et elle promet d’être corrosive pour celles et ceux qui s’exposeront à sa fureur. Ce qui aurait pu être le sort du karma ou d’un acharnement divin se trouve alors justifié par les enjeux écologiques qui nous préoccupent actuellement, mais cela ne dépassera jamais le cadre de l’exposition, qui traîne en longueur."
"Ce sous-Guerre des Mondes est loin de faire de l’ombre à l’adaptation de Steven Spielberg, qui maîtrise autant son sujet dans les effets visuels que dans la manière de personnifier la menace, qu’elle vienne du ciel ou de la terre. Ici, Acide traine tous ses arguments dans la boue et sa pluie corrosive, qui n’épargne personne, que l’on soit dans le champ ou non. Notons également un manque d’interactions avec d’éventuelles menaces humaines, ce qui aurait de quoi compenser les accès de folie de Selma qui, comme le spectateur, n’a de toute évidence pas appris grand-chose au bout de ce voyage."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Une véritable catastrophe. et je ne parle pas du sujet du film mais du film lui-même. Un naufrage. Je ne pensais pas qu'un navet pouvait aller aussi loin