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Cathpout14
38 abonnés
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4,5
Publiée le 3 mars 2023
J'avais déjà remarqué, à son âge qui est à peu près le mien, l'excellente performance d'Isabelle Huppert dans "La Dentellière" en 1977. Cette magnifique actrice continue de choisir ses rôles, l'histoire d'Areva est moins connue que celle d'Alstom, mais que de similitudes ! Ce film courageux, brillant dans sa réalisation, son rythme, etc. est à voir le plus largement possible ...
Ce film est traité en deux tranches : une à charge et l'autre à décharge. En effet on suit pas à pas l'enquête des gendarmes, pourquoi le chien n'a pas abboyé ? Enfin à décharge, comment Maureen aurait elle pu se lier les mains dans le dos toute seule ? Mais ce film est trop concentré sur le personnage de la syndicaliste et l'affaire AREVA n'y est qu'en toile de fonds et c'est bien dommage. C'est comme le film "Enquête sur un scandale d'Etat" de Thierry de Peretti. Le film est à côté de la plaque. Maureen Kearney ne "travaille" pas sur un dossier sensible : "On" lui transmet des dossiers sensibles sur le rachat d'Areva par les Chinois. Qui a eu intérêt à lui transmettre ces infos ? On effleure le sujet. Et c'est bien dommage. Enfin il y a un parti pris MANIFESTE sur le rôle d'Anne Lauvergeon, qui est dans la vraie vie à l'origine de l'endettement d'Areva ! Ici on nous présente Maureen et Anne comme deux oies blanches.
La Syndicaliste - le sujet est important et essentiel : une femme se bat après avoir été mise au courant que la France vend (voir offre) son savoir-faire aux Chinois. En découle du chômage chez-nous et un appauvrissement spoiler: puisque les Chinois nous vendent désormais...notre technologie !!!
Autant le sujet est courageux, formidable, essentiel. Autant il est mal exploité. Il aurait fallu plus d'héroïsme et vie privée sur le personnage principal. C’est triste de passer à côté en ne mettant pas le personnage en valeur. 2,7/5
"La syndicaliste", film sans banc titre au départ est dans l'air du temps: sur cinéma orienté sur les problèmes de société, ici la force des médias et pouvoirs en place.C'est un film courageux et bien monté qui aurait pu être censuré mais qui ne l'est pas et c'est tant mieux. Isabelle Huppert crève l'écran et donne à son rôle toute la puissance nécessaire.Rebondissements et un certain suspens sont également de la partie parfois aux dépens des second rôles un peu effacés.On ne s'ennuie jamais mais ce cinéma a des limites comme sa conclusion sous forme de texte...et il manque peut-être un certain recul historique.
4 étoiles non pour la réalisation et la technique, dignes d'une série- c'est pas un compliment - mais pour le fond, le sujet, à savoir comment une bande d'incapables politiciens vendus aux idées libérales ont envoyé par le fond nos vaisseaux amirals du nucléaire.
La première partie du film nous amène dans un thriller politique où Maureen Kearney, syndicaliste chez Areva, tente face à un patron violent, méprisant très bien interprété par Yvan Attal, de s’opposer à l’union du grand groupe du nucléaire français avec les chinois. En effet, qui dit délocalisation, dit licenciements massifs et perte du savoir-faire national. Son propos n’est pas le bienvenu, la tension monte à mesure des pressions que la protagoniste subit.
Après son agression le film se transforme en thriller psychologique : la victime devient la coupable en un seul mouvement de caméra, sa parole est mise en doute en l’absence de preuves laissées par ses agresseurs. Chaque personne de son entourage, panoplie de seconds rôles géniaux, et le spectateur lui-même, vont remettre en question et s’interroger sur la véracité des propos de Maureen.
Cette histoire vraie est parfaitement retranscrite grâce à un rythme implacable qui nous tient en haleine et nous surprend d’un bout à l’autre du film. Ce film est saisissant parce qu’il y est question de scandales d’Etat desquels nous sommes rarement informés. Et surtout il dresse le constat terrible de la remise en question d’une parole parce que l’on est une femme.
Après lui avoir donné le rôle d’une daronne, JP Salomé retrouve la grande Isabelle Huppert pour interpréter cette très courageuse syndicaliste. Avec son chignon hitchockien et ses lunettes qui empêchent d’explorer la profondeur de son regard, elle est fascinante.
On sait que ce type de pression, le harcèlement moral, les tentatives intimidations existent dans la sphere politique/entreprise, mais n'imagine pas forcement les conséquences physiques et psychologiques que ça engendre. ici le film pointe bien tout ça, mais des images sur ça, souvent invisible ou juste effleuré, camouflé par la presse, la politique. Ici le scenario basé sur des faits reels prend l'histoire de Areva comme fil conducteur. Un thriller politique tres bien porté à l'ecran par Isabelle huppert. J'apprecie de voir François Xavier Demaison dans ce type de role thriller dramatique, certes second role, mais ça lui va bien et change radicalement de ses roles usuels dans les comédies. Un film de grande qualité scenaristique et refletant tellement bien le monde de la société actuel, ce que encours les lanceurs d'alerte, ceux qui tentent de devoiler la verité, les copinages politiques/industriels.... jusqu'à y perdre leur vie, se voir discrediter, enprisonner..etc
Je n'ai pas souvenir de cette histoire malgré des articles dans la presse . Je suis passé par des émotions de compassion et de croyance à la méfiance un peu comme cette enquête . Portrait de cette syndicaliste est passionnant en montrant son implication dans son rôle
Excellent film qui retrace pas à pas, fidèlement, les pressions graves subies par une syndicaliste. Sans illusion sur le milieu politique, les lâchetés sont dénoncées y compris celles des médias. Pas épargné, LIBE s'est vengé en éreintant cet excellent film.
Un joli film dirigé et coécrit par Jean-Paul Salomé. Avec " La Syndicaliste" il nous propose une histoire âpre, tirée de faits réels, mêlant adroitement agression, politique, enquête policière et syndicalisme. Ce film est joliment interprété par un Grégory Gadebois attachant, un Yvan Attal efficace, et une Isabelle Huppert fantastique ; elle réalise comme toujours une superbe prestation d'actrice.
Après l’excellent « La Daronne » en 2020, déjà avec Isabelle Huppert, Jean-Paul Salomé revient avec une histoire adaptée d’un fait divers, toujours non élucidé 10 ans après, au sein de la grande histoire de l’industrie française et d’une justice qui, une fois de plus, n’est pas exempte de tout reproche. La mise en scène est parfaite, faisant en permanence douter le spectateur, qui ne connaitrait pas la fin de l’histoire, sur la véracité ou non de l’agression. Le rapport ambivalent syndicat – direction est très bien montré et le casting est vraiment top. Ce film donne aussi envie que les médias ou un autre cinéaste rouvre le dossier sous un autre angle, plus proche des sociétés concernées et du pouvoir politique de l’époque et moins de la lanceuse d’alerte.
Difficile d’occulter ce qui fait la singularité du nouveau long-métrage de Jean-Paul Salomé, à savoir la prestation majuscule d’Isabelle Huppert. On savait la célèbre actrice française capable d’interprétations remarquables, mais on ne l’avait pas vu à ce point là investi dans un rôle depuis de nombreuses années. Elle sera assurément une des favorites pour le César de la meilleure actrice lors de la prochaine cérémonie. Tout au long du film, elle incarne la syndicaliste Maureen Kearney avec une incroyable justesse, et elle parvient à nous transmettre tous les doutes, les inquiétudes et la force de la combattante syndicale. Quelques seconds rôles réalisent aussi de très bonnes compositions, notamment Grégory Gadebois, Yvan Attal ou Marina Foïs. La force du film de Jean-Paul Salomé est de s’appuyer sur une histoire vraie, sans quoi le scénario eut été à peine croyable. Cette sinistre affaire, passée sous silence pour bon nombres de français, s’est pourtant déroulée il y a seulement quelques années. Le récit nous plonge dans le monde carnassier de l’économie globalisée et des enjeux politiques et financiers qui en découlent. La représentante syndicale se retrouve, bien malgré elle, au cœur d’enjeux qui la dépassent. Le réalisateur parvient à rendre digeste la complexité des thématiques économiques du film et réussit à faire de l’intrigue policière un passionnant et moderne plaidoyer féministe. Porté avec brio par Isabelle Huppert, La Syndicaliste s’avère un thriller efficace parvenant à prendre une place prégnante dans l’actualité, prouvant le rôle majeur du cinéma dans l’éveil des consciences.
Retrouvez mon avis sur : https://mediashowbydk.com/la-syndicaliste-the-son-mon-crime-65-la-terre-davant/
La Syndicaliste est le nouveau long-métrage de Jean-Paul Salomé, à qui l’on doit dernièrement La Daronne en 2020. Le réalisateur retrouve pour la seconde fois Isabelle Huppert qui incarne Maureen Kearney, une femme représentante de la CFDT au sein de la société Areva, fleuron du nucléaire civil français. Tiré d’une histoire vraie (un livre-enquête de la journaliste Caroline Michel-Aguirre de L’Obs), ce thriller français est une véritable réussite sur le plan scénaristique avec une histoire haletante, solidement ficelée, bien rythmée et offrant une dimension politico-industrielle très intéressante. Le scénario se scinde en deux parties : d’un côté, l’histoire dévoile au grand jour cette sombre affaire autour de la société Areva, victime de la politique néolibérale de l’époque, où l’industrie française du nucléaire a été bradée à la Chine et les effets dévastateurs pour l’emploi. De l’autre, le film dresse un portrait plus intime de cette femme qui, malgré son fort caractère, a subi une terrible injustice. Son combat est bien illustré sur le grand écran et dénonce brillamment les inégalités homme-femme.
Au-delà d’un très bon scénario et d’une mise en scène soignée, La Syndicaliste doit surtout son succès à l’excellente interprétation de Isabelle Huppert dans la peau d’un personnage complexe. Elle est magistrale, très impliquée dans son rôle et vraiment talentueuse. Si l’actrice a été choisie en partie pour sa ressemblance physique presque parfaite avec Maureen Kearney, elle montre une nouvelle fois qu’elle est l’une des figures iconiques du cinéma français. Parmi les rôles secondaires, Grégory Gadebois est un acteur que j’apprécie énormément et trouve sa place dans ce long-métrage avec une belle interprétation. Marina Fois et François-Xavier Demaison sont également honorables.
Inspiré de l’histoire vraie de Maureen Kearney, une syndicaliste d’Areva qui fut victime d’une terrible agression alors qu’elle tentait d’alerter l’opinion sur des accords secrets entre la firme française et un opérateur majeur du nucléaire en Chine, La syndicaliste est un film efficace et rythmé. Alors que l’ensemble des protagonistes sont nommément cités dans le film – Areva, EDF, CGNPC, Anne Lauvergeon, Luc Oursel ou Henri Proglio – La syndicaliste prend la forme d’une passionnante plongée dans les arcanes d’un milieu électrique où s’entremêlent luttes de pouvoir, souveraineté industrielle et barbouzeries en tous genres. Un long-métrage courageux, qui rappelle le grand cinéma politique d’un Costa-Gavras ou d’un Yves Boisset. Remarquable.