Avis : Les Trois Mousquetaires: D'Artagnan - Page 3
Les Trois Mousquetaires: D'Artagnan
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Jean-Pierre Jumez
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1,5
Publiée le 7 avril 2023
Alexandre, AU SECOURS ! Certes, la production a fait de gros efforts: Violents duels dans lesquels s'embroche une belle brochette d'acteurs (impressionnante caméra agile dans le premier combat auquel on ne comprend rien), décors et costumes somptueux, très belle lumière, son bien spatialisé... Mais manifestement les acteurs n'y croient pas (en particulier l'ingénieux coming-out d'un mousquetaire) car ils ont lu le scénario au mieux plat, au pire obscur. Les dialogues en français moderne sonnent faux Et la musique hollywoodienne écrase chaque scène, comme assommée par une puissante cascade (même si l'on comprend qu'il ne s'agit pas de reprendre une bande-son de Fanfan la Tulipe) Bref, deux heures d'ennui très onéreuses.
De beaux costumes , de magnifiques decors, un casting 5 etoiles, un film de caps et d’épées avec des rebondissements. Un bémol sur la réalisation des scènes de combat, où la caméra part dans tous les sens et a tendance à perdre le spectateur .
Faut vraiment habiter dans une grotte pour ne pas avoir entendu parler de ce film ; en l’occurrence, pour ma part, je me suis empressé d’aller visionner ce film sachant que Martin Bourboulon m’avait un peu déçu avec “Eiffel”. Et je ne regrette absolument pas d’être allé voir ce film car il est vraiment excellent ; autant le scénario est manichéen mais bien adapté ; autant la réalisation est ultra prenante.
Cette première partie de ce diptyque est clairement prenante par son histoire ; on y est plongé dès les premières secondes et on nous lâche à la dernière seconde. Le récit est vraiment intéressant et la narration est très prenante. Bon, il y a évidemment une grosse part de manichéisme qui se remarque par les détails, mais les personnages sont tous développés à leur juste valeur. Nous captons pratiquement leur motivation et les enjeux du film de façon simple et rapide. Sans compter que les dialogues sont d’une finesse et d’une grande qualité, peut-être crédible ou too much, en tout cas, passionnant et très beau. Les péripéties s'enchaînent vraiment bien et la narration est efficace et nous porte très bien dans l’univers.
Déjà Martin Bourboulon sait vraiment bien réaliser des films d’époque et il l’a démontré avec “Eiffel”, mais ici, il a démontré qu’il savait faire de l’action avec ambition. Le cadrage est vraiment bien millimétré mais ce qui est le plus marquant, c’est surtout les mouvements de caméra qui nous plongent dans un combat, dans un débat, dans un bal ou une soirée ; le spectateur est finalement en immersion totale avec D’Artagnan et les Mousquetaires. Par contre, le manichéisme se remarque également dans les costumes et les accessoires ; nous avons souvent une image opposant le blanc avec le noir ; ce qui me permet de faiire une transition sur la photographie. Elle est concrètement magnifique et l’image paraît vraiment réaliste, ce que j’ai vu était clairement crédible, le travail sur la lumière est également à souligner. Par ailleurs, la musique est évidemment remarquable et accentue l’aspect épique du film et est très clairement impeccable ; elle accompagne tout aussi bien les moments plus calmes du film. En soi, une réalisation travaillée de bout en bout.
En tout logique, je conseille ce film. Martin Bourboulon m’a réconcilié avec son univers ; j’ai trouvé l’histoire vraiment très bien narré et très claire, le tout emballé par une réalisation intimiste et grandiose.
L’indulgence critique dont bénéficie ce retour des mousquetaires au cinéma laisse sans voix. Nous pensions le genre du film de cape et d’épée justement enterré ; or, à l’instar du protagoniste principal qui prête son nom à l’épisode ici représenté, il semblerait que l’intention générale soit à l’exhumation dudit personnage et, avec lui, du genre auquel il appartient, de la même façon qu’il retourne la terre dont on l’a couvert pour renaître. Pas de chance pour lui, Martin Bourboulon, responsable du récent Eiffel en 2021, se montre incapable de toute entreprise esthétique et engendre une production dépourvue d’âme, de souffle épique et de style, adoptant des tics de réalisation « à l’américaine » qui ne sont pas sans rappeler ceux de la série Les Combattantes (2022). La musique que signe Guillaume Roussel en est l’exemple le plus frappant : une somme d’emprunts plagiant la noirceur de The Dark Knight (Hans Zimmer et James Newton Howard, 2008), une défilade de crescendos censés incarner la tension grandissante. Et c’est l’entièreté du film qui adopte cette écriture où l’acmé appelle l’acmé. Se diffuse devant nous une longue bande-annonce accumulant des images vides, sans profondeur ni mystère. Certains vantent le plan-séquence, le préférant au montage charcutier ; c’est sans voir l’inopérance de ce dispositif ici prétexte à une gesticulation incessante de la caméra. L’illisibilité est permanente, augmentée par d’incessantes cavalcades captées depuis un drone ainsi que par une lumière hideuse qui ne peut concevoir le XVIIe siècle sans pénombre : les filtres, les fumées, le numérique échouent à susciter une impression de vrai, que détruit également la direction d’acteurs, calamiteuse. Eva Green surjoue chaque émotion, exagère chaque geste, persuadée d’accomplir là une suite d’actions ritualisées qui la changeraient en déesse ; Louis Garrel est mauvais en mauvais roi de France, alors que mal jouer exige la plus grande maîtrise ; François Civil témoigne d’une insipidité qu’on ne lui connaissait pas. Un ratage qui doit nous conduire à redécouvrir les quelques adaptations réussies de l’œuvre de Dumas, raretés au milieu d’une mélasse de productions ridicules : Le Fille de D’Artagnan (Bertrand Tavernier, 1994) pour l’intelligence et le panache, The Three Musketeers (Paul W.S. Anderson, 2011) pour l’aventure loufoque parfaitement exécutée. Méditons la phrase prononcée par Athos, qui sied si bien au film : « mais je prendrai la main gauche, c’est mon habitude en pareille circonstance ».
Probablement le plus mauvais "D'Artagnan" ou "Trois mousquetaires" que j'ai pu voir, et j'en ai vu. Le scénario, au-delà de ce qui est bien connu, est aberrant. Milady se jetant du haut des falaises de Douvres alors qu'on sait qu'elle va en réchapper, le gros Porthos sexuellement bi, pardon mais la concession aux modes devrait avoir des limites et j'en passe, mais le pire, c'est cet attentat terroriste qui aurait été perpétré par une bande de réformés déguisés en moines en pleine cathédrale Notre-Dame pour assassiner le roi le jour du mariage de son frère. Si j'étais le responsable français de cette religion, j'émettrais une plainte en diffamation. La photo est trop sombre, on ne voit jamais un coin de ciel bleu, les costumes des gens du peuple ça peut aller mais ceux des mousquetaires sont nullissimes et laids, enfin les combats sont indigents. Quant aux acteurs, ils sont inégaux. Duris campe un Aramis sale et violent, à l'opposé du personnage de Dumas, idem pour Cassel qui donne un Athos, grand seigneur chez Dumas, mais qui resssemble ici à un SDF n'ayant pas mis les pieds dans un foyer depuis trois mois et si Pio Marmai est plus crédible en Porthos, François Civil aurait dû perdre plusieurs kilos pour jouer d'Artagnan. Bien sûr Eva Green plane de toute sa classe sur la distribution et Vicky Krieps fait son possible, on connaît son talent qu'elle a mis au service d'une magnifique Sissi dans « Corsage », mais avec son petit accent, d'ailleurs agréable, on a du mal à la prendre pour une espagnole, car enfin Anne d'Autriche était espagnole. Les autres interprètes tirent leur épingle du jeu mais les quatre héros sont proches du ridicule. Bien sûr j'irai voir le tome 2, puisqu'il y aura un tome 2, ne serait-ce que pour Eva Green, mais bon !!!!!
Martin Bourboulon nous offre un très bon film d’aventure et prouve que le cinéma français, quand il se donne les moyens de ses ambitions, est capable de nous livrer du grand spectacle de qualité. Si le genre cinématographique « Cape et d'épée » semblait enterré ces dernières années, Les Trois Mousquetaires – D’Artagnan nous prouve le contraire : c’est un film épique et spectaculaire, à la fois un thriller politique sombre avec un côté western tout en y conservant une touche humoristique fort appréciable et bien distillée. Mon avis sur YouTube, sans spoilers : https://www.youtube.com/watch?v=5TISl62aj2M
Mais pourquoi, bon sang, s’entêter à faire des remakes de films célèbres !??
En effet, avec en guise de scénario, un roman en béton armé comme celui d’Alexandre Dumas, et tant de brillants prédécesseurs à l’écran, on s’attendait à trouver au moins dans cette entreprise une valeur ajoutée… Mais dès les premières minutes, on déchante avec la certitude que cette adaptation finira dans les oubliettes du cinéma...
Ici la mise en scène est brouillonne, je dirais même plus : fonctionne à l’esbrouffe ! La caméra est tenue à l’épaule pour « faire genre » films d’action américains, mais le résultat est que ça tremblote dans tous les sens. Les scènes d’action nous donnent le tournis tant elles sont malhabiles … Les combats de nuit sont tellement sous exposés qu’à l’image on ne reconnait plus personne ! De plus les plans séquences font pâles figures, ne serait-ce que comparés à ceux de Tyler Rake 2 !
Les costumes, à l’instar des acteurs, sont gris et sales… Il me semblait pourtant que les vraies tenues de mousquetaires étaient bien plus colorées ? et comme tout le film patauge dans des atmosphère sombres sépia assez hideuses, rien ne vient sauver l’aspect visuel du film. Curieusement, ils ont aussi rallongé les manteaux sans doute pour nous rejouer « il était une fois dans l’ouest » … ce qui est sûr c’est que le film lui, l’est. Dans tous les cas, nous sommes davantage à la cour des miracles qu’à celle du Roi Louis XIII.
En outre, on aurait souhaité trouver des ambiances musicales propices à nous immerger dans ce siècle et donner un tant soit peu de crédibilité à cette reconstitution tellement improbable. Au lieu de cela nous avons droit à de pompeux emprunts à Hans Zimmer dans The Dark Knight.
En résumé, on contemple médusé le sabordage en bon et due forme de l’œuvre ! ! On regrettera d’autant plus la sublime adaptation de Balzac de Xavier Giannoli : « les Illusions perdues », dernier film d’époque réussi !
On attend donc avec impatience la prochaine version, avec cette fois-ci, qui sait ?? Omar Sy dans le rôle de d’Artagnan… ??
Ambitieux projet en 2 parties (coût de 30M par film globalement) pour cette nouvelle adaptation du roman d'Alexandre Dumas qui malgré le nombre de films, n'ont jamais vraiment été à la hauteur. Et pour moi, enfin ça l'est !
Dans cette partie I, on suit le parcours initiatique de D'Artagnan au sein des Mousquetaires, avec a côté intrigue politique entre jeux de pouvoir et d'influence, romance et compagnonnage. Dans l'inspiration du Pacte des Loups, le film cherche une certaine fidélité historique (costumes, décors, personnages, langages,...) et propose un excellent divertissement. La densité du récit nous fait passer 2h30 sans temps mort. Les images sont pour le coup très réussies et la mise en scène offre des séquences d'action prenantes (surtout en caméra à l'épaule et nombreux plans sequences/faux plans séquences pour accentuer l'immersion). A ce titre, certaines scènes d'action m'ont franchement scotché. Les décors quasiment tous hors studios sont sublimes et l'interprétation fait le job, chacun tenant bien son rôle.
Petit bémol néanmoins: la musique est épique mais tout de suite oubliée, et les quelques traits d'humour contemporain, mélangés à un langage fleuri, font un peu tâche. Donc je n'ai pas grand chose à redire, sinon que d'aller le voir en salle !
Vu en avant première, vendredi 3 mars, au Kinépolis de Lomme en présence de Romain Duris, Pio Marmaï, Vincent Cassel, François Civil, du producteur Dimitri Rassam et… d’un nombre phénoménal de journalistes (de Paris, voire de la France entière, je suppose) invités par la production pour l’occasion. Il faut dire qu’on était dans une des plus grandes et des mieux équipées des salles du Kinépolis Lomme (Laser Ultra / Dolby Atmos). Juste avant la projection, après que Pio Marmaï nous ait expliqué que pour les besoins du film il s’était gavé de chorizo pour prendre 20 kilos, François Civil a conclut son discours par « si vous aimez le film, dites-le autour de vous et si vous ne l’aimez pas, ne dites rien »… ce qui n’augurait rien de bon sur la qualité du film à venir. La suite a hélas confirmé mes craintes : c’est un ratage (presque) complet. Commençons par les (quelques) bons points : de très beaux costumes (originaux et vraisemblablement beaucoup plus proches de la vérité historique que ce qui se faisait dans les précédentes versions) ; des maquillages très réussis (qui sonnent juste) ; un Louis Garel convaincant et crédible dans son personnage de (gentil) faible et de cocu (Louis XIII) et enfin, un François Civil lumineux, bondissant et convaincant en D’Artagnan. Mais pour le reste… un scénario et des dialogues (mal modernisés pour tenter de faire « d’jeun ») qui sont d’une grande indigence et qui font honte à la subtilité et à la profondeur de l’œuvre de Dumas. Une histoire réduite aux « essentiels » : D’Artagnan arrive à Paris, il se frite avec les trois mousquetaires puis se réconcilie avec eux pour faire équipe face aux (méchants) hommes du Cardinal. On nous explique aussi qu’il y a les méchants protestants (de la Rochelle… en Normandie !) à la solde de anglais et les gentils catholiques fidèles au roi (ou fidèles au Cardinal). Bref, plus manichéen, tu meures. La Reine Anne d’Autriche (qui est dépeinte en « Marie couche-toi-là ») donne son collier au Duc de Buckingham (juste après lui avoir dit qu’elle ne voulait plus le voir), D’Artagnan va rechercher dare-dare le collier en Angleterre et sauve ainsi (de justesse) l’honneur de la reine. Athos sauve la vie du roi (menacée par un attentat fomenté par le frère d’Athos, à la tête des méchants protestants) et puis d’Artagnan tombe amoureux de Constance Bonacieux. Fin du film. C’est maigre et honteusement simplificateur. Dumas peut se retourner dans la tombe. Les combats à l’épée, les bagarres, les coups de mousquets sont omniprésents et tous filmés « caméra à l’épaule » ce qui devient vite usant. On se serait cru dans un (mauvais) Jason Bourne. Les seconds rôles sont mal interprétés (ou mal dirigés ? ou mal écrits ? ou les trois à la fois ?) que ça soit Lina Khoudri (Constance Bonacieux), Eric Ruf (Richelieu), Romain Duris (Aramis), ou Vicky Krieps (Anne d’Autriche), ils sont tous les quatre mauvais et insipides. Seuls Éva Green (Lady de Winter) et Vincent Cassel (Athos) sauvent (un peu) leur épingle du jeu, parmi la pléthore de seconds rôles. Enfin, et pour couronner le tout, il y a beaucoup d’anachronismes dans les décors (exemple : Civil chevauchant le long d’un champ de blé en herbe de plusieurs hectares qui pousse bien dru… et sans la moindre mauvaise herbe… au 17ème siècle !) et puis, il y a aussi la musique aussi insupportable qu’omniprésente… plus composée pour illustrer un blockbuster américain que pour illustrer un film de cape et d’épée. Il ne souffle dans ce film, ni esprit, ni coeur. Vous l’aurez compris, c’est un ratage presque complet et une immense déception. D’ailleurs seule une poignée de spectateurs a (vaguement) applaudi à la fin du film, dans une salle qui en comptait 800… c’est un signe.
Je ne comprends pas les notes des spectateurs sachant que ce film est ennuyeux et sans aucun intérêt puisque c'est du déjà fait et déjà vu ! D'ou la publicité qui est faite des comédiens.
Le premier volet de la nouvelle version française des aventures de d'Artagnan et de ses compères mousquetaires. Les 4 acteurs, têtes d'affiche actuelle du cinéma français, sont très complémentaires à l'écran. L'action est soutenue avec des combat à l'épée superbement chorégraphiés. C'est épique, rythmé et haletant. Une grande réussite. Vivement le second volet
Vu en avant première, quel déception toute les scenes de combat sont illisible on voit rien et on ne ressent rien, un scenario qui debut bien mais qui s'essoufle sur la fin, dommage.
A quoi bon nous dire que c'est sa bible, dans sa chemise, spoiler: qui a sauvé Dartagnan, si on ignore pourquoi elle était là, la bible? Pour savourer ce détail qui n’en était pas un, il va falloir relire le livre, et se rendre compte que Dumas était un scénariste qui savait rendre ses personnages indispensables. Bien meilleur en tous cas que les deux, là, qui se sont mêlés de le "revisiter", comme on revisite le poulet basquaise sur M6. En « revisitant » ils ont oublié les bases du récit; ils ont construit sur du sable. Du coup François Civil a beau être plein de talent et très mignon, si on ne sait pourquoi il avait une bible dans sa chemise, il n’existe pas. De même, si on ne sait pas est Milady, ce qui lui arrive à la fin ne nous intéresse pas, spoiler: d’autant que la séquence post générique nous la ressuscite sans la moindre gêne.
Quant aux trois bougues, c’est insensé: on les perd pendant la moitié du récit. Ils déboulent spoiler: pour sauver la Reine alors qu’on les croyait aux champignons. Tenue en haleine: zéro! Alors on voit bien l’intention: faire un film « Actuel »… Là où Dumas nous parlait d’esprit chevaleresque, de Mousquetaires, du service de la Reine (notions évidemment désuètes), Rassam (le producteur) et sa bande nous parlent, oh, à peine, de guerre de religions. L’idée, c’est d’être « de son temps ». Gros malins… Mais alors il aurait fallu nous raconter les enjeux de l’époque, qu’on se rende compte de ce qu’ils ont de commun, ou pas, avec ceux d’aujourd’hui… Il aurait fallu nous prendre par la main sur le chemin de cette réflexion sur la guerre de religion. Traiter le sujet; ne serait-ce qu’un peu. Mais non. Pas le temps apparemment. Ou pas l’esprit assez vif. A part ça la mise en scène est laborieuse. Les effets souvent ratés. On dirait que l’ampleur de la tâche dépasse les capacités de son réalisateur. Dommage. Louis Garel est délicieux en Louis XIII qui en a plus sous le capot qu’il n’y paraît. Et dans le quatuor de bretteurs, même Cassel est bon, c’est dire. Pio Marmaï et Romain Duris sont déments, mais on les voit à peine. Quant à François Civil, il aurait pu nous faire oublier Gérard Philippe, ou Jean Marais… Et même Kevin Costner, Russel Crowe ou Colin Farrell; il en a l’étoffe. Malheureusement Delaporte et De la Patte (les scénaristes), c’est un peu des garagistes à qui on apporte une Ferrari, (car, oui, Dumas est au scénario ce qu’Enzo est à la bagnole), et qui lui collent une cinquième roue, au hasard, pour marquer leur territoire. Le reste, il s’en foutent.
Malgré quelques longueurs à mi-parcours et certains enjeux mal exposés, le film tient en haleine le spectateur parce son ton dramatique et sa narration efficace. L’action est lisible et bien dosée, les costumes sont soignés, les acteurs tous bons et impliqués, les décors réels superbement filmés, les chorégraphies très efficaces, et l’histoire est rythmée et prenante. On sent que le film a été fait avec passion, et sur le plan technique, c’est aussi un sans faute car son ton sombre et sa lumière naturelle contribuent à rendre l’ensemble immersif et vrai. Tout sonne juste, si ce n’est un point du scénario me semblant un peu forcé et peu convaincant spoiler: (la romance de D'Artagan qui, selon moi, n'apporte strictement rien) . Le tout est très bien mis en scène avec parfois de supers plans séquences, une caméra proche des acteurs mais qui sait aussi prendre du recul pour nous offrir de jolis cadres… c’est un très beau film.
Je regrette seulement que, par certains aspects, il ait des enjeux trop légers par rapport à son contexte historique plus grand encore que l’histoire (certes bien racontée) qu’on suit ; que l’on n’ait pas vu certaines scènes aperçues dans la BA (qui apparaîtront sûrement dans la Partie II) ; que le film se termine sur un cliffhanger trop faible et qu’il soit trop court d’un bon quart d’heure. J'aurais aussi adoré voir Milady un peu plus dans ce 1er film !
Outre le quatuor de tête, mention spéciale à Louis Garrel génial en Louis XIII, à la magnétique Eva Green, à la photographie sale et réaliste, à la musique qui rend le film épique malgré certaines faiblesses ci et là.
Hâte de voir la suite qui promet d'être un grand spectacle !
C'est vilain, les combats sont mal filmés, la caméra bouge dans tous les sens, ma fille de 12 ans a trouvé le film ennuyeux et sans surprise. Grande déception pour ce monument de la littérature. Musique très forte et lourdingue comme l'image toute orange maronnasse enfin grande vulgarité