Haaaa le comte de Monte Cristo. Un classique parmi les classiques. Nous allons pouvoir revivre l'intrigue d'Alexandre Dumas et repenser à la sublime interprétation de Jean Marais et même Louis Jourdan aux côté de l'inoubliable Pierre Mondy ou surtout le superbe téléfilm réalisé par Josée Dayan avec l'incommensurable Gérard Depardieu dans le rôle d'Edmond Dantes donnant la réplique à Pierre Arditi, Jean Rochefort, Jean-Claude Brialy et même à Julie et au regretté Guillaume Depardieu. J'ai hâte de voir cette super réalisation française.
Deux heures et cinquante-trois minutes plus tard
Sérieusement ? C'est ça que tout le monde acclame ? Ce film est parvenu a rallonger le temps.
Là ou 8 heures avec Gérard Depardieu en paraissaient 2, ici 3h en paraissent 30.
C'est lent. C'est LEEEEEENT ! Il ne se passe rieeeeeeen duuuuuu touuuuuut !
Les puristes auront de suite remarqué le grand nombre de libertés prises pour changer l'histoire originale ce qui fut apparemment soutenu par bon nombre de spectateurs (Qui ne connaissent pas l'histoire originale pour la plupart à mon avis). Mais justement, revisiter l'histoire d'un classique de la littérature française, ça demande soit de l'expérience, soit du génie. Là clairement, on en est loin. Au contraire, plus les minutes passent, plus on se perd à l'instar des réalisateurs qui ne savaient même plus où ils allaient.
Côté intrigue, on tombe dans le bas du bas de gamme quand Edmond le petit Machiavel coquin décide de prendre Haydée sous son aile pour faire chavirer le cœur d'Alfred de Morcef, le fils de Fernand et Mercedes qui l'ont trahi. Pourquoi ? Mais pour lui briser le cœur Ouuuuh mais c'est trop vilain !! Mais en fait, les deux jeunes tombent vraiment amoureux. Hoooo c'est trop mignoooon ! Bref, c'est tellement nul et prévisible qu'à part s'endormir devant ce qui paraît être un énième épisode de Plus Belle La Vie version grand écran, on ne fait pas grand chose. Autre petite liberté (On ne va pas toutes les citer) Côté castings, mise à part le magnifique Laurent Lafitte, c'est nepotisme com qui a encore frappé. Bouillon, Demoustiers et le pire du pire Pierre Niney. De tous les Edmond Dantes ayant été joué au cinéma mondial, vous n'en trouverez jamais un aussi peu charismatique et au regard aussi rond, vide et niais que celui de Pierre Niney. Chaque plan fixe sur lui vous donne l'impression qu'une vache joue du banjo entre ses deux oreilles. On félicitera aussi l'extraordinaire prouesse côté maquillage qui a permis de montrer que plus de 20 ans plus tard, Edmond Dantes est reconnaissable dès la première minute. Il est même étonnant que Laurent Lafitte n'ait pas eu une ligne de texte du genre « Vous pensez vraiment que je ne vous aurais pas reconnu avec vos gros yeux de bovin sans expression ? » Et tout ça pour quoi au final ? Zéro vengeance. Un ennui mortel et un combat final à l'épée aussi palpitant que mal chorégraphié. En définitive, une soupe bien indigeste dont l'engouement ne s'explique encore une fois que par la très très pauvre programmation cinématographique française desservie par une armée de bobos qui, non content d'avoir fermé ce milieu au nouveau vrais talents dans le domaine de l'acting et même de la réalisation, passent encore le plus clair de leur temps à s'auto-congratuler lors de nouvelles cérémonies des Césars dans une salle bien hermétique assez insonorisée afin de ne pas entendre les bêlements des moutons restés dehors qui rêvent de fouler le fameux tapis rouge, et assez hermétique pour sentir leur propre pets à l'image des habitants de San Francisco (Cf South Park)
À tout ceux qui ne seront pas d'accord avec cet avis, une seule question ?
Si on vous demande « Et si on se tapait un très bon film français ce soir ? » vous répondrez vraiment « Bonne idée ! Pourquoi pas Le comte de Monte Cristo avec Pierre Niniais ?