Lorsqu'on a 15 ans et qu'on habite en appartement à Nancy, au sein d'une famille déstructurée et bruyante chez qui les disputes sont nombreuses, on peut, sachant que les propriétaires partent en vacances durant l'été, être tentée de chaparder les clés de la villa cossue des parents de sa copine Jade, histoire de pouvoir venir y retrouver le calme quand le besoin se fait sentir. C'est ce que fait Sophie, que tout le monde appelle Fifi, une adolescente très attachante, toujours prête à rendre service. Fifi avait juste oublié un détail : le fait que Stéphane, 23 ans, le frère aîné de Jade, étudiant à Paris, choisisse de venir passer du temps dans la maison de ses parents durant leur absence. Après la surprise de la première rencontre dans la villa, d'un côté comme de l'autre, une relation très intéressante à regarder va s'établir entre ces 2 personnages différents en âge, différents en origine sociale, une relation faite de respect mutuel et d'apprentissage de l'existence. Comme d'habitude, Céleste Brunnquell ("Les éblouis", "En thérapie", et qu'on retrouvera en décembre dans l'excellent "La fille de son père") est d'une très grande justesse dans le rôle de Fifi, et Quentin Dolmaire, moins habitué aux premiers rôles, se montre à son avantage dans le rôle de Stéphane. Un petit mot sur la bande (très) originale du film, avec des musiques qui nous entraînent vers l'Inde, vers la Somalie du Bakaka Band, vers Haïti de Mélissa Laveaux, en passant par Jean-Philippe Rameau et Franz Schubert.
Quelle belle surprise estivale! Fifi charme dès les premiers instants par le ton juste des dialogues ("tu bois de la Kro ?!?"), la complicité évidente des deux jeunes acteurs et une mise en scène toute en élégance rehaussée d'un travail remarquable sur la lumière de Mr Guichaoua.Le film évite ,dieu merci , la scène de révélation du milieu social sur le mode coup de force .C'est juste une occasion de bavarder tranquillement avec la mère de Sophie pour notre héros un peu dépassé par les événements & pas encore rentré dans l'age adulte .Pas besoin d'en faire des tonnes donc. Un léger bémol?La conclusion du film qui s’étire un peu trop mais ne boudons pas notre plaisir pour un 1er long c'est déjà une excellente nouvelle.Vivement la suite...
On s'attache à ce portrait de jeune fille qui s'échappe de sa famille "groseille" en scred'. Le duo qu'elle forme avec le frère de son ami, lui aussi en fuite de son propre modèle familial est touchant, par moment drôle. Chacun y retrouvera un bout de ses 15 ans, quand on fait les choses sans toujours savoir pourquoi on les fait. C'est la réussite de ce film que de réussir à raconter celà, sans lourdeur, comme l'héroïne presque en silence.
Un film qui traîne en longueur. Ennuyeux. Scénario creux. Faîtes autre chose de vos 2heures. Ne perdez pas votre temps pour ce film. C'est dommage car les acteurs jouent mais rien ne se passe vraiment.
Excellent film, léger comme une brise d'été, qui plairas sans aucun doute au jeune et au moins jeune qui un jour on aimé. On se laisse porte par ce film tout en douceur. J'ai beaucoup aimé.
Sophie a quinze ans et étouffe l’été venu dans le petit appartement d’un HLM nancéen où sa mère, ses quatre frères et sœurs et son neveu s’entassent. Quand elle croise Jade, une amie de collège, sur le point de partir en vacances sur la côte atlantique, elle ne résiste pas à la tentation de dérober les clés de la belle villa de ses parents. Dès le lendemain, elle s’y glisse en catimini et jouit de son luxe et de son silence. Mais Stéphane, le frère aîné de Jade, étudiant en école de commerce à Paris, surgit à l’improviste et débusque l’intruse. Après avoir hésité à la dénoncer à ses parents, il choisit de la laisser faire et de lui laisser la porte ouverte.
À tort ou à raison, on aura tôt fait de classer "Fifi" parmi ces petits films français qui ne cassent pas trois pattes à un canard et qui n’auraient pas existé sans les (généreuses ?) subventions publiques qui financent – certains disent qui entretiennent – le cinéma d’auteur français. En effet, "Fifi" ne brille ni par son originalité ni par sa maîtrise. spoiler: Il ne suffit pas de filmer une relation platonique (pardon d’avoir spoilé) en la lestant de dialogues très écrits pour se croire autorisé à invoquer les mânes de Rohmer.
Pour autant, "Fifi" n’est pas sans charme. Le principal est dans celui de ses acteurs. Céleste Brunnquell et Quentin Dolmaire forment un couple désassorti. D’ailleurs ce décalage est justifié : si les héros avaient été trop proches, on n’aurait pas compris qu’ils ne finissent pas par s’embras(s)er. J’ai passé tout le film à me demander si Quentin Dolmaire était un bon ou un mauvais choix de casting. Il était parfait dans les rôles torturés de post-adolescents fiévreux écrits pour lui par Arnaud Desplechin ("Trois souvenirs de ma jeunesse") ou Nadav Lapid ("Synonymes"). Il manque trop de sensualité comme de maturité pour trouver sa place ici. On se demande quelle attirance (physique ? intellectuelle ?) il peut exercer sur la jeune Fifi. En revanche, Céleste Brunnquell est encore une fois parfaite. Elle l’était déjà dans "Les Éblouis" qui lui avait valu le César du meilleur espoir féminin en 2019 (je lui y avais trouvé des faux airs de Simone Signoret jeune). Elle est connue du grand public depuis la série à succès "En thérapie" – à laquelle bizarrement je n’avais pas accroché après les trois premiers épisodes. Je prends le pari que commence pour elle une belle et longue carrière.
Attachant film sur la rencontre de deux âmes égarées, Fifi décrit bien la difficulté de la proximité dans une famille bruyante , et par opposition l'havre de paix dans un lieu laissé vacant par ses propriétaires. Il montre aussi l'influence que peut avoir une personne plus âgé quand vous êtes dans l'âge de transition. C'est une belle rencontre auquel on assiste, porté par deux jeunes acteurs intéressants mais cela manque toutefois d'un peu d'élan, ou de tension
Film très agréable qui montre combien c'est dur de vivre dans un milieu social pas très fortuné, malgré tout l'argent ne fait pas le bonheur..... Très bonne interprétation de Fifi
"Petit" film tourné à Nancy plutôt sympathique . Il , le film , à travers ce récit de double émancipation flirte avec la lutte des classes , les héros du film porté par Céleste Brunnquell et un hilarant Quentin Dolmaire venant de milieux Sociaux bien distincts cependant de mon avis la réalisation souffre de quelques longueurs à travers des scènes à mon sens inutile ! ...
Sur les thèmes déjà traités de l adolescence et de la découverte de l amour ce film renouvelle le genre avec justesse, pudeur et originalité. Un scénario inattendu , des dialogues et des situations posés sans caricature et surtout des comédiens qui jouent avec beaucoup de subtilité et de vérité.
Comédie dramatique française, on s'attache facilement à Fifi avec un petit côté touchant. Un film sans prise de tête sur une adolescente qui essaye de se construire. De très bonnes interprétation des acteurs.
Pas facile de rendre intéressante la transformation intime d'une jeune adolescente. Jeanne Aslan et Paul Saintillan y parviennent pourtant grâce à une mise-en-image très réaliste et, surtout, à la présence de Quentin Dolmaire et de la prometteuse Céleste Brunquell. Un film tout en nuances.