Il est tout de même dommage d'avoir deux jeunes comédiens aussi talentueux à l'écran (Noémie Merlant et Benjamin Voisin), pour au final nous proposer une telle histoire inintéressante et soporifique ! André Téchiné (que l'on ne présente plus) se frotte ici au difficile sujet de l'inceste, mais dieu que cela manque de chaleur, de puissance et de profondeur ! J'aurais dû me sentir mal à l'aise, être ému ou au moins éprouver un trouble, j'ai juste passé un long moment d'ennui, avec pourtant 2 acteurs que j'aime beaucoup et qui en ont largement plus sous le pied. Regrettable. Site CINEMADOURG.free.fr
Techiné a l'art de traiter les sujets difficiles avec beaucoup de tact et de sensibilité mais sans éluder le sujet non plus. Des âmes sœurs émane cette apparente simplicité qui dissèque les sentiments et les émotions avec élégance et puissance. Sous la baguette de ce grand directeur d'acteur, les comédiens sont à la hauteur du sujet et du film. Le scénario ménage son suspense à mesure qu'il progresse. Techiné filme aussi la nature avec une grande force et photo et musique contribuent à rendre cette atmosphère trouble et en mêle temps tellement humaine. Du haut de ses 80 ans, Techiné signe un film vigoureux et tendre à la fois. Une nouvelle réussite après son dernier opus avec Catherine Deneuve. Dans les deux films un point commun : l'originalité et la beauté de la dernière scène.
je suis d'accord, exercice de style réussi pour Benjamin Voisin et Noémie Merlant qui, en symbiose parfaite, tiennent ce film de bout en bout par la subtilité des gestes, la finesse des sourires, l'intensité des regards, la gêne ou les maladresses qu'ils inculquent à deux êtres qui doivent tout réapprendre et accepter ou refuser. Accessit à André Marcon pour un rôle secondaire performant (moins pour les autres acteurs !). Mais un exercice de style peut-il faire à lui-seul un bon film ? Après une première partie intéressante et prometteuse (le retour à la vie d'un grand blessé amnésique, grâce aux soins prodigués par une sœur attentionnée), le film s'enlise dans un profond ennuie et des scènes à n'en pas finir et/ou sans grand intérêt, ni grande émotion, malgré le jeu sublime des deux acteurs, sur un second thème (l'inceste). D'évidence, le sujet était trop fort pour les deux scénaristes qui n'ont pas su rebondir lors du changement de thématique et se sont fourvoyés dans un gloubiboulga indigeste. D'ailleurs la fin en eau-de-boudin en dit long sur le sujet ! Sur le même thème, L'Âme-sœur (Höhenfeuer) film helvétique de Fredi M. Murer (1985) était beaucoup plus convaincant. Les paysages pyrénéens sont bien filmés, mais, je suis d'accord, la caméra est trop souvent frappée de soubresauts chaotiques, dommage.!
Le sujet, l'amnésie + secret de famille, est difficile à traiter. Le film y parvient partiellement, sans tomber dans la facilité, mais sans prendre de risque non plus. Une tension permanente sous-tend cette histoire très bien interprétée. Pour ma part, j'ai trouvé le début du film (le passage par l'hôpital) trop long. Même impression pour la toute dernière scène.
Jeanne est une jeune femme vivant dans le château d'un ami de la famille en Ariège. Elle apprend que son frère militaire a eu un accident au Mali et qu'il est dans le coma aux Invalides. Réveillé, David perd totalement la mémoire et c'est à sa soeur qu'il incombe de prendre soin de lui à la campagne. Problème : il développe des sentiments pour sa soeur. En salle le 12 avril.
spoiler: Les Âmes Soeurs n'est pas mauvais en soi, le film est plutôt bien construit et dispose de personnages interprétés par de superbes comédiens. L'ennui c'est que le sujet traité (l'inceste consenti) est extrêmement difficile et m'a personnellement mis très mal à l'aise. Je me suis senti en décalage total par rapport aux problématiques du personnage principal (tomber amoureux de sa propre sœur) et encore plus une fois que l'on comprend que la perte de mémoire est totalement étrangère à cette ambiguïté entre les deux personnages.
Il faut, tout le talent de Tavernier ,pour captiver l’attention du spectateur dans les premieres minutes du film consacrèes aux soins apportés à David.Quel bel hommage aux soignants!c’est toute l’humanité du cinèaste qui ressort,son art de filmer les gens,les choses parfois les plus simples avec une approche sans fioriture mais toujours en profondeur. On trouve dans ce film, la beauté des paysages de l’Ariège ,la singularitè des personnages tous attachants dans leur marginalité. La direction d’acteur est parfaite,le rythme et l’intrigue bien menés. Les 3 acteurs principaux,, jouent a à la perfection leurs rôles et nous touchent profondément. Ce dernier film de Tavernier reste dans sa lignèe,dés les premières images on sent son style bien particulier.
Le film est cinématographiquement de qualité, les personnages forts, les thèmes à priori intéressants mais l’ensemble est finalement décevant. Un sentiment frustrant de tout ça pour ça.
Le film débute de façon déroutante et laisse redouter le pire mélo mais, au fur et à mesure, l'intrigue se densifie et, servi par de très bons acteurs (pas seulement les premiers rôles), ce film surprend, captive et interroge.
Lintervention française au Mali n'est qu'un point de depart pour un drame intime au sein d'une fratrie.
Un film sensible, tout à la fois très dur et touchant sur un thème tabou, à voir comme la plupart des films d’André Téchiné : comme une tranche d’expérience de vie authentique portée sur grand écran, avec d’excellents acteurs dans le cadre intimiste d’une vie familiale reconstituée dans la campagne ariégeoise, et la fin dramatique que l’on voit poindre au fil du déroulé du scénario n’arrive finalement pas, la vie continue, et c’est très bien ainsi.
Ben j'adore Noémie Merlant, mais le film, je m'en tape. Curieux comme on peut passer à côté d'un truc. Je ne sais pas si c'est moi ou si c'est le film, mais j'ai trouvé ça plat et ronronnant. Peut-être que je ne suis pas sensible à Téchiné, au fond.
C'est très sympathique, les acteurs font très bien leur boulot, la lumière est belle, la montagne est belle. Mais on s'ennuie dans la deuxième partie du film, le film apparaît un peu trop long, et André Téchiné filme des acteurs, mais ne fais plus de cinéma.
Il y a une ligne droite scenaristique dans ce film, si rigide qu’on confine au documentaire: la reconstruction d’un soldat blessé au front. Sa sœur le recueille. C’est léché, bien filmé et bien joué. On a tenté d’enrichir l’histoire par des artifices à la mode, (chut..) sans réel succès. Il manque le grain de folie, le coup de pied libérateur, en somme un coup de théâtre..! Mais c’est bien, ce jeune réalisateur est plein de promesses, encore quelques films et il viendra à maturité.
Un film qui aurait pu être intéressant, hélas le scénario n'arrive pas décoller malgré des acteurs superbes qui font vivre des scènes qui pouvaient être plus engagées . Assez sage pour un Téchiné, qui nous a souvent habitué à des personnages encore plus profonds . Un film qui se laisse voir malgré tout.
un film sans aucun intérêt d'une longueur sans fin. 25mn pour flatter le corps médical. 25mn pour la rééducation et les soins. 25mn pour l'amnésie. 25mn pour l'inceste et vous avez la teneur d'un scénario vide. et je ne parle pas du personnage déguisé en femme. il fallait bien inclure ces scènes presque obligées dans les films. bref à éviter sauf si Téchiné est votre "tasse de thé"
Les Ames soeurs offre au spectateur toute la quintessence du cinéma d'André Téchiné : des personnages face au désir et à la morale. La mise en scène nerveuse, à la fois caressante et tranchante, s'immisce au coeur de la confusion des sentiments. Peu à peu, le film déploie ses ailes et aborde le sujet de l'inceste avec force et pudeur, sans jamais juger ses deux personnages, tous deux incarnés avec justesse. Le cinéma de Téchiné opère un court-circuit entre l'aridité du réel et la fluidité du fantasme qui émeut profondément le spectateur en évitant les larmes.