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Icare4591
73 critiques
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2,0
Publiée le 30 décembre 2025
Encore un film de Téchiné où les protagonistes se déchirent dans leurs sentiments partagés. Benjamin Voisin joue très bien le frère sortant du coma et devant réapprendre à vivre auprès d'une soeur qui regrette presque cette guérison. La première partie est très didactique, le réveil après le coma, puis ça bascule dans les conflits fraternels avec quelques invraisemblances absurdes, à la fin on s'y ennuie un peu
Joué par une actrice avec beaucoup de talent, ce film ne m'a cependant pas mis en joie: commençant comme un documentaire sur la perte de mémoire, il verse ensuite dans un mêlo assez sombre et plein d'incohérences doté d'une fin assez vague. Compte tenu de leur beauté, les pyrénées aurait mérité meilleure image. Les dialogues sont moyens. B Voisin parait fluet pour le rôle. Détails qu'on aurait ( peut être ) pu mettre en arrière plan si le film avait réussi à nous émouvoir: malheureusement ce n'est pas le cas pour moi. Il m'a plutôt déçu, voire ennuyé. Dommage pour Noémie qui fait le maximum en vain, elle qui fut tellement mieux dirigée par d'autres réalisateurs.
Ce qui me semble remarquable (et une marque du réalisateur) c'est la direction d'acteur : Techiné modèle les personnages avec une sensibilité, une empathie et une intelligence étonnantes. . L'histoire par contre est une déception, ce n'est pas ainsi que les êtres vivent -- il existe en chacun une nécessité de mettre de la cohérence dans la vie chaotique des sentiments, ici la fragmentation prime sur le sens, et les sentiments donc les actes et les paroles du personnage masculin paraissent toujours factices (c'est à dire mal décrits ?) . Que ressentent -ils ces êtres, ? on ne peut l'imaginer. Et puis cette absurde invraisemblance (pour soutenir le récit du retour de la mémoire ?) : le personnage qui fonce à toute vitesse sur un camion et s'en sort avec quelques égratignures . Quel mélange de naïveté et d'intelligence dans ce film !
Presque rien ne va dans ce film, et pourtant j'avais bien aimé "Ma saison préférée". Là, on est confronté à des dialogues sans intérêt ou des invraisemblances sans arrêt. Dès le début on nous montre trèèès longuement les soins et la rééducation du blessé, et pour peu que vous connaissiez les hôpitaux, vous n'y croyez pas une seconde : on dirait de la pub. Ensuite ce blessé est incapable de parler après l'accident, mais retrouve la parole à une vitesse sidérante ; en revanche, un an après c'est encore sa soeur qui lui met de la pommade sur le torse... Elle même finit par en faire la remarque, mais le spectateur trouve ça ridicule depuis longtemps... Et un an après son accident, le garçon a toujours la même coupe rasée de militaire alors qu'il renie ce passé ! Sans parler du retour miraculeux de sa mémoire après le 2e accident !! Et puis on a droit à un article Wikipedia sur l'inceste entre frère et soeur, complètement plaqué, dans la bouche d'un personnage qui a priori n'est pas spécialiste de la question et qui conclut, en totale incohérence avec le reste de son propos : "donc pour moi c'est un crime". Et la soeur qui se plaint à son voisin de ne plus le voir, alors que c'est elle qui a cessé de faire le ménage chez lui. Bref, on a l'impression que parfois les personnages ont oublié la prise précédente. Le seul truc que j'ai trouvé vraiment agréable, c'est les chants et les cris d'oiseaux, très présents dans les scènes en pleine nature.
Encore un excellent film de Techine. un jeu très subtil des deux remarquables comédiens principaux. Les non dits ici servent habilement le propos. Une franche réussite.
Un film étrange qui nous laisse un goût amer et une impression de malaise. Le premier tiers est rébarbatif , avec ce jeune militaire victime grave d’un attentat , qui devra subir une rééducation complète. On est plus près d’une docu-fiction avec comme cadre l’hôpital militaire des Invalides . Puis commence alors un film assez glauque quand ce militaire rétabli, retourne vivre chez sa sœur , dans la campagne ariègeoise . Relation trouble, néo incestueuse, même si ils ne sont que demi-frères. D’ailleurs les deux jeunes acteurs ont du mal à trouver le ton juste, eux même. Une de mes actrices préférées de la jeune génération Noémie Merlant joue faux , tantôt trop larmoyante, mièvre, trop décalée, gros plan sur le visage, perdu involontairement, au fond de l'abime, qui cherche le ton . On comprend bien que le personnage la trouble aussi, et qu’elle ne sait par quel bout le prendre : empathie, révolte, indulgence. Idem pour le frère Benjamin Voisin , jeune espoir du cinéma français, qui surjoue : la peau à vif , au sens propre et figuré. Trop raide , trop « rough », excessif, sans subtilité, pas dans le ton. Reste deux belles interprétations de seconds rôles : Audrey Dana excellente actrice, que l’on adore, qui attend toujours un grand premier rôle, pour prouver qu’elle est une des meilleures de sa génération, et André Marcon , excellent , grand acteur , vu récemment dans « la Femme la plus riche » qui se tire superbement bien du piège tendu avec ce rôle complaisant, « in » , dans la tendance, d’un homme qui cherche son genre. Quel intérêt. La dernière partie est lourde aussi, dérangeante, mais pas dans le sens, qui nous bouscule intellectuellement , qui nous fait réfléchir , mais plutôt qui nous gêne ,celui d’assister à un « spectacle » intime , perturbé, malsain, gratuit, procurant un vrai malaise .
Brume sur les Pyrénées. Air froid, trop clair. Une maison au bord du vide, un lit médicalisé, un souffle retenu. On espère une fissure, une faille où glisser la douleur — mais le film préfère les contours, les bonnes intentions soignées, le drame tenu à distance comme un objet précieux.
Benjamin Voisin, corps blessé, regard absent, cherche l’homme qu’il fut sans vraiment le vouloir. Noémie Merlant se penche, murmure, insiste — gestes appliqués, comme si la tendresse devait se mériter par le protocole. Gros plans sages, mouvements lents, une lumière naturelle qui caresse sans jamais mordre. On sent le bois humide, le linge propre, la soupe fumante. Mais l’émotion reste tiède, encastrée dans un devoir de dignité.
Le traumatisme, ici, ne brûle pas — il flotte. Les souvenirs refusent de revenir ; le film refuse d’affronter leur violence. Téchiné filme l’amnésie comme un voile, pas comme un gouffre. Et dans ce silence trop poli, on guette un cri qui ne vient pas. Jeanne, David, le passé militaire, la honte, la peur : tout affleure, rien ne tranche.
Un lac immobile. Une marche en montagne. Un repas triste autour d’une table en chêne. La caméra regarde, attentive, mais jamais habitée. Comme si la douleur devait rester élégante, comme si l’effondrement était indécent. Même quand surgit la colère — brève, sèche — elle glisse aussitôt sur la surface lisse du récit.
On pense à Frantz ou même à Quand on a 17 ans, où le cinéaste savait laisser le cœur battre, s’égarer. Ici, la pudeur étouffe le souffle. Rien ne déborde. Tout se contrôle. Et l’émotion, trop bien rangée, finit par s’évaporer.
À la fin : un regard, une montagne au loin, un silence. Et ce sentiment étrange : j’ai vu une blessure sous verre. Pas vécue. Observée.
André Téchiné bouscule la bien-pensance... Ca commence presque gentiment, comme la guerre sait le faire. Puis un accident militaire, David (Benjamin Voisin) reviens cabossé et amnésique. Sa grande sœur Jeanne (Noémie Merlant) s'occupera de lui avec amour, comme après le décès lointain de leur mère. La fratrie va devoir se reconstruire sans faire fi du passé dans le village des Pyrénées. Les conventions seront étalées au grand jour, avec pudeur, se sera à vous de réfléchir...
Le film ne traite de cette relation que par la rupture qui devient en quelque sorte salutaire L’accident est l’occasion d’une renaissance. La fille veut arrêter et les souvenirs d’avant doivent être effacés. C’est peut-être ça le plus dur à oublier pour le jeune homme.
Un drame familial troublant où plane le tabou de l’inceste, porté par l’interprétation impeccable du duo Noémie Merlant/Benjamin Voisin, au service hélas d’un scénario trop tarabiscoté.
La lente reconstruction d’un soldat après un grave accident au Mali. Le film est à l’image du scénario, lent. Il n’y a pas de réelle profondeur dans les personnages et l’histoire est survolée. Mais le plus énervant est cette narration du début à la fin. Le film est sauvé par les prestations de Noémie Merlant et Benjamin Voisin.
Si vous aimez l'action et un certain rythme, passez votre chemin. C'est lent, très lent et le scénario n'est pas épais (cause ou conséquence ?) Le jeu d'acteurs ne m'a pas convaincu non plus. Bref long à regarder, vite oublié
L'OBSCURITE DU DEHORS. Le corps du frère, le corps étranger, cette douleur fantôme qui confond le sanguin. De l'autre coté de l'espoir, Téchiné se blesse et ramasse à la pelle ses feuilles mortes. Dalida et Orlando auraient aimé.
Le dernier film en date du prolifique André techine, on retrouve sa patte dès le début du film. En effet les thèmes abordés dans ce film sont les mêmes que ces précédents films, qui sont les relations ambiguës des personnages qui peut entraîner leurs exclusions ou voire la chute. Dans ce film il met en scène une petite famille en l occurence un frère militaire en opex au mali et une sœur habitant à a la campagne. Le frère joue par l excellent Benjamin voisin se blesse gravement, tellement, qu il est dans le coma. Lors de son réveil, sa sœur a son chevet va le prendre ensuite chez elle pour lui prodiguer les soins, on va s apercevoir peu à peu un secret de famille qui ronge les 2 êtres surtout la sœur joué par la magnifique Noémie merlant. La mise en scène se découpe en 2 parties. La 1ère partie est filmé comme un documentaire sur le monde hospitalier et la régénérescence du corps Et la seconde plus intime avec la relation frère sœur. Un bon film en conclusion avec André marcon qui joue un rôle surprenant et a contre emploi de ce qui fait habituellement.