Quiet Life
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Quiet Life" et de son tournage !

En compétition

Quiet Life a été présenté en compétition officielle dans la catégorie "Orizzonti" lors de la 81e Mostra de Venise, en septembre 2024.

Maux réels

Pour Quiet Life, Alexandros Avranas s’est inspiré d’un véritable mal appelé le "syndrome de résignation", dont il a entendu parler en 2018 dans un article du New Yorker. Des millions d’enfants victimes des guerres ou de répression politique sont envoyés loin de chez eux dans l’espoir d’une vie plus facile et sont en proie à un fort état de désespoir. Une centaine d’enfants seraient ainsi touchés en Suède par ce mal, reconnu seulement en 2014, et c’est ce qui a incité le cinéaste à aborder ce thème, à travers la famille de Sergei et Natalia : "C’est une histoire universelle sur la fragilité de la vérité, sur l’amour inconditionnel des parents pour leurs enfants, et sur la situation d’un enfant en exil", confie-t-il.

Long travail préparatoire

En amont de l’écriture, Alexandros Avranas a fait de solides recherches sur le "syndrome de la résignation", visionnant de nombreux documentaires et rencontrant des spécialistes, comme les docteurs Elisabeth Hultcrantz et Karl Sallin du Karolinska Institutet. Il s’est également inspiré d’un article sur le médecin américain Arash Javanbakht, qui a participé à une grande étude sur le sujet, en 2018.

Selon lui, les enfants en question sont originaires de pays où ils ont été persécutés et, une fois réfugiés dans un pays, sont atteints de la peur irraisonnée de devoir repartir d’où ils viennent. Une sorte de d'état comateux, dont ils se réveillent en général une fois que leurs parents obtiennent le droit d’asile.

Double-esthétisme

Si la première partie du film dresse une réalité factuelle, avec un style visuel plutôt austère, l’esthétisme du film glisse ensuite vers la science-fiction, voire le conte de fée, les deux petites filles rappelant La Belle au Bois dormant.

Le symptôme d’un mal

Si le film se déroule en 2018, avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le cinéaste a souhaité malgré tout montrer une famille réfugiée russe en Suède. En cause : les premiers cas d’enfants victimes du syndrome venaient de l’ex-Union soviétique et de l’ancienne Yougoslavie. Toutefois, Alexandros Avranas précise que ses personnages représentent une plus grande généralité, et qu’ils auraient pu être "afghans, iraniens ou palestiniens", selon ses propos.

Une star au casting

Le personnage de la mère, Natalia, est campée par Chulpan Khamatova, une grande star du cinéma russe qui a notamment joué dans Goodbye, Lenin !, Soldat de Papier ou encore La Fièvre de Petrov. Lorsqu’elle a lu le scénario, elle s’est tout de suite identifiée au personnage puisqu’elle était elle-même exilée de son pays à ce moment-là, puisqu’elle vit actuellement en Lettonie.

Derrière le rêve

Le réalisateur a choisi de placer son intrigue en Suède, là où non seulement les premiers cas de "symptôme de résignation" ont été recensés, mais aussi parce que, selon lui, c’est un pays que le monde a mis sur un piédestal, comme il le déclare : "On a tendance à idéaliser la société suédoise. Il semblait donc logique d’y situer l’histoire. Même si le modèle suédois est souvent cité en exemple, il n’est pas exempt de problèmes. Mais ce n’est évidemment pas spécifique à la Suède. Beaucoup de pays se perdent dans les systèmes qu’ils ont mis en place, dans des réactions politiquement correctes, dans la censure des émotions." Toutefois, il tempère en confiant que son film n’est pas une critique de la Suède, mais de son système "parfois kafkaïen".

Trouver les filles

Pour dénicher les deux petites perles rares qui camperaient les filles, la directrice de casting Piret Toomvap-Schönberg ont sillonné de nombreux pays pendant un an et demi : en Estonie, en Lituanie, en Pologne et à Berlin. Elle a envoyé ensuite les vidéos à Alexandros Avranas, qui a sélectionné 70 candidatures pour mener un atelier avec elles de quatre jours en Estonie. C’est au terme de cet atelier que le cinéaste a fait son choix.

Dans la peau du personnage

Chulpan Khamatova a longtemps travaillé avec des associations qui luttent contre les maladies infantiles. En découvrant le scénario de Quiet Life, elle a été donc intimement touchée et s’est même renseignée en amont auprès de médecins pour en savoir davantage sur ce syndrome.

Silence… ça tourne !

Alexandros Avranas a volontairement épuré les répliques de Chulpan Khamatova, même si cette dernière lui réclamait plus de textes ! Mais avec le recul, l’actrice a compris le choix du réalisateur, comme elle le dit : "D’ailleurs, je lui sais gré de m’avoir donné la possibilité de jouer sans dialogues. Le plus souvent, le réalisateur filme l’acteur qui s’exprime, mais pas son interlocuteur. Alexandros m’a beaucoup filmée, même quand je ne disais rien, ce qui m’a permis d’exprimer les émotions de mon personnage sans dialogue. Je lui en suis très reconnaissante."

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