Les grands tournants de notre existence sont dus à de petits hasards« . Cette assertion tel un leitmotiv du film, si elle n’est pas nouvelle, fait pourtant l’objet d’une sublime démonstration d’Olivier Treiner qui réussit « le film d’émotions » qu’il appelait de ses vœux. Oui, Le tourbillon de la vie est une ode magistrale à la tyrannie des destins qui s’entrecroisent… La seule permanence dans le hasard fou de l’existence est bien l’amour qu’on porte aux siens… On sait que la vie est une histoire de pneu crevé, d’un passeport qui tombe, d’une file d’attente qui peut être différente en fonction d’un simple événement, et alors une rencontre qui change un destin s’opère, ou pas.
C’est l’effet papillon, c’est passer à côté du plus beau, croiser le pire sans le savoir, c’est le charme et le drame de nos glorieuses incertitudes. C’est aussi une seule vie pour d’infinies possibilités. Avec ce message finalement hautement porteur d’espoir, au regard des multiples destins possibles de Julia, que la réussite du jour peut porter en elle les germes du drame de demain, mais qu’à l’inverse, un trauma, une catastrophe aujourd’hui peut permettre et promettre le meilleur pour plus tard. C’est un véritable message de relativisation de ce qui nous arrive au quotidien. Le destin emportera tout de toute façon, d’où l’urgence à aimer fort, bien et loin.
Et puis, il y a un ange. Et puis il y a « une » génie, oui comment ici ne pas le féminiser. Et puis il y a une actrice qui est ici toutes les actrices à la fois. Dans cette infinité de destins, il y a Lou De Laâge, d’un engagement démultiplié, d’une sensibilité à tomber, d’une émotion à fleur de peau. Elle est renversante, et nous amène partout tout le temps. C’est un bonheur d’interprétation.
Au final, Le tourbillon de la vie emporte évidemment tout sur son passage. A l’image de l’enchanteresse cérémonie d’ouverture du 48ème festival de Cannes du 17 mai 1995, où Vanessa Paradis et Jeanne Moreau nous comblaient d’émotion avec un autre tourbillon de la vie. On y retrouve la même grâce, la même élégance, le même délicieux vertige qui se voit, et surtout qui se vit en salles, pour un film éminemment sensoriel et car clairement, c’est aussi le tourbillon de votre vie, comment s’en priver…
Lou de laage est exceptionnelle, le film est intelligent, la musique est tellement belle, les dialogues sont recherchés… Ce film m’a beaucoup ému. J’ai aimé cette façon de filmer 3 vies en même temps même si il faut bien suivre effectivement ces vies si différentes Cela ne m’a pas semblé difficile tant j’étais happé par la performance de l’actrice principale et le sujet qui ne pouvait pas être mieux traiter que dans ce film Si faire un film avec de bons acteurs, une belle musique, de bons dialogues et une bonne histoire fait un film qualifié par certains de « prétentieux » moi je dis que c’est juste un bon, très bon, très très bon film. Allez le voir
La vie est elle une succession de hasard ou de choix ?
Maitrise-y-ont ce qu’il nous arrive ou notre vie est elle uniquement le fruit de ces hasards?
La vie est une succession de carrefours essentiels qui permettent à notre vie d’aller dans une direction ou dans une autre, d’aller vers une vie trépidante, d’aller vers des succès, d’aller vers des échecs, ou de rebondir ou de sombrer…
Mais en sommes nous vraiment les acteurs ?
Ce film raconte plusieurs histoires en parallèle d’une même personne, et ces histoires montrent les évolutions possibles, choisies (ou pas!) Dans ce rôle multiple, Lou de Laâge nous fait passer d’une histoire à l’autre, d’une vie à l’autre, d’une émotion à l’autre d’une façon magistrale!
Film très long - insupportable. Compliqué, méandreux. On a envie de quitter la salle au bout de 60 minutes ! Peu de personnages attachants ; en particulier pas l'héroïne ! Un navet prétentieux A EVITER
Magnifique film! Un pari osé mais réussi : 4 destinées pour le même personnage, le tout superbement réalisé. Un coup de cœur ou plutôt un coup au cœur! Et une belle réflexion sur le sens et la fragilité de nos vies...
Je me suis fié à la note de 3,8 pour aller voir ce film qui d'habitude permet de s'attendre à quelque chose de potable. Très déçu par la construction du scénario qui nous perd parfois et n'apporte finalement pas l'effet espéré. Cela m'a fait penser au film "l'effet papillon" qui lui est beaucoup plus résussi. J'ai attendu avec impatience la fin du film qui malheureusement se termine encore plus mal que tout le reste.. Dommage.
Très beau film sur les hasards qui font la vie, sur ce qui nous tombe dessus et sur le libre arbitre, et qui démontre bien que quels que soient les choix que l'on peut faire, il y aura déjà des écueils et des épreuves.
Lou de Laâge interprète les différentes personnalités du personnage d’une façon juste, on y croit, j’y ai cru. J’ai aimé ce film, il permet de repenser aux différents moments de la vie où l’on prend à droite où à gauche en fonction des événements.
Lou de Laage tire remarquablement son épingle du jeu au milieu de ce panel d'acteurs exceptionnel ! Le scénario un peu brouillon n'a pas le souffle d'un Claude Lellouche ni d'un Claude Sautet Mais l'ensemble est profond et séduisant
Un bon film, un fin très réussie, et une belle logique spoiler: plusieurs chemins vous mène finalement aux mêmes scénario de vie mais un poil trop larmoyant à mon sens pour être crédible. Lou de laage : Excellente !
Un 1er film pour cette fin d’année, le drame écrit et réalisé par Olivier Treiner. Beaucoup d’idées scénaristiques… peut être trop, mais 120 minutes qui valent le déplacement pour leur originalité. Les grands tournants de notre existence sont parfois dus à de petits hasards. Si Julia n’avait pas fait tomber son livre ce jour-là, aurait-elle croisé Paul ? Ou sa vie aurait-elle pris une toute autre direction ? Nos vies sont faites d’infinies possibilités. Pour Julia, il suffit d’un petit rien tellement de fois ; tous ces chemins qu’elle aurait pu suivre, toutes ces femmes qu’elle aurait pu être… Choisit-on son destin ? A quoi tiennent l’amour ou le bonheur ? Du romanesque, beaucoup de musique, de l’émotion et une interprétation à toute épreuve… Une belle fin d’année. Ce film est bien le tourbillon annoncé. Les rebondissements multiples, les épisodes qui s’enchaînent à vitesse accélérée, le jeu permanent avec le spatio-temporel, tout est là pour nous tenir en haleine au risque de perdre un peu le spectateur en route. On en arrive, à certains moments – fugitifs, Dieu merci -, à ne plus savoir vraiment qui est qui. Car, à vouloir créer quatre histoires différentes, bien que par fois très parallèles -, pour la même femme était sans doute très ambitieux, voire trop. Mais reconnaissons que Treiner, - dont, je le répète, c’est le 1er film -, n’est pas un débutant et a derrière lui une longue carrière de scénariste, d’où sa maîtrise d’un exercice plus que périlleux. Ajouter à cela 87 lieux de tournage pour une histoire qui dure plus de 50 ans, le tout ponctué de splendides moments musicaux – Brahms, Rachmaninov, Mozart, et une très belle bande son originale -, qui décuplent l’émotion, tout cela pour vous dire que ce film est d’une grande richesse et d’une originalité extrême. Laissez-vous bercer en suivant les aventures de Julia, toutes liées à son talent pour le piano et qui la ramènent systématiquement vers les hommes de sa vie. Un très bon moment. Et puis, en actrice « caméléon -, il y a la formidable Lou de Laâge, d’une justesse folle et dont on partage volontiers les émotions à fleur de peau. Depuis 2015 et Les Innocentes, elle crève l’écran à chacune de ses apparitions comme dans Blanche comme neige ou Boîte noire. Elle est magnifiquement entourée par un casting de luxe avec Raphaël Personnaz, Isabelle Carré, Grégory Gadebois, Denis Podalydès, Esther Garrel, Sébastien Pouderoux, Aliocha Schneider… Que du bon, à condition de s’y retrouver dans un film choral parfois labyrinthique mais qui vaut le coup d’être vu. Bonne fin d’année.
Véritable Ode au cinéma !! 1er film pour Olivier Treiner ( et la musique avec son frère Raphaël ) époustouflant et magique. Une réalisation puissante, avec des références multiples, comme l'originalité de "l'étrange histoire de Benjamin Button" et des rencontres telles "Coup de foudre à Nothing Hill".... C'est avant tout la mise en scène du personnage principal : Julia ( Lou de Laâge ) entre ses 17 ans et ses 80 ans - si si... dans différentes versions du scénario, coté pile, coté face, dans les rencontres qu'elle a pu faire, dans les choix qu'elle a fait, ou qui lui ont été imposés.... comme une existence organisée telle une suite binaire, composée de 0 et de 1, dont on "s 'amuserait " à en inverser quelques uns !! Quel talent, de réussir ce montage, avec ces scènes qui s'enchainent parfaitement, les transitions sont magistrales. Quelle intensité en émotions, aussi bien dans la beauté des morceaux de piano, que dans l'expression de Julia dans ses multiples facettes, également avec ses parents (parfaitement joués par Isabelle Carré ( Anna) et Gregory Gadebois (Pierre). Maquillages parfaits et costumes particulièrement étudiés. C'est plus qu'un coup de coeur, pour moi, une fabuleuse interprétation de Lou de Laâge, une réalisation prodigieuse, avec le piano en fil rouge et vous proposera invariablement la même question : et si ?....... Ne le manquez pas....toute la salle pleine à ,craquer, a applaudi plusieurs minutes avant de se lever.....!!**
Une réflexion immature sur le caractère aléatoire des destinées humaines. Alors que l'idée de départ ouvrait mille possibilités, une infinité de jeux sur le hasard, qui aurait pu être mis en rapport avec la musique, puisque l'héroïne est pianiste, nous avons droit à tous les clichés barbants, qui restent encore supportables au début du film, mais qui s'accumulent à la fin, au point qu'on a le sentiment de se retrouver devant un catalogue des idées mièvres qui permettent de faire un film sentimental : l'idée du mentor qui peut faire réussir le gamin de la cité, l'idée du beau médecin ou du beau guitariste ou de l'intellectuel dont on tombe amoureux après une courte conversation, l'idée d'une femme trompée avec sa meilleure amie, etc. C'est une avalanche de situations sans épaisseur, sans accent de vérite, qui n'apparaissent que comme des prétextes à une espèce de morale que l'on pourrait résumer ainsi : il y a plusieurs façons de réussir sa vie.