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FLS
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5,0
Publiée le 13 octobre 2023
Le film est magnifique, tendre, drôle. Les comédiens sont étonnants dans une histoire à la fois légèrement déjantée, poétique et inattendue. Yolande Moreau qui a écrit et réalisé, joue également le rôle principal. Elle y est somptueuse. Il faut courir voir ce film. Il fait du bien.
Du pur bonheur, magnifique, poétique, tout en sensibilité, un film dont on voudrait qu'il ne s'arrête jamais. Merci à Yolande Moreau et à tous les excellents acteurs pour ce bon moment inoubliable.
Franchement cette "Fiancée du poète" de et avec Yolande Moreau (2023) j'aurais bien aimé l'aimer. Parce qu'elle est sympa avec sa totale rondeur, ses cheveux longs, blonds et blancs de mémé-sorcière et ses idées généreuses : refaire société avec des marginaux, artistes et faussaires. Réhabiliter le mensonge qui embellit la vie. Sur le papier c'est chouette. Mais hélas les idées de légèreté deviennent très lourdes, convenues. Plus de surprises mais beaucoup de clichés. Elle-même se ressemble tellement, elle a figé son jeu et son personnage.
Hyper fan de l'univers très humain de Yolande Moreau mais là ça ne prend pas. C'est lent, ne raconte rien, c'est pas super bien incarné malgré le très bon casting. Franchement déçu
Qu’est ce qui cloche dans La Fiancée du poète ? Eh bien le très grand écart entre la volonté de simplicité, de modestie du projet, et sa réalisation. On sent bien l’idée : personnages atypiques et attachants, bien sûr cabossés de la vie ; regard ému sur la modestie des artistes du dimanche, casting légèrement décalé ( pas de grosse tête d’affiche); petit voyage hors du temps empreint de poésie. Ok on voit l’idée et le thème central, l’usurpation, la contrefaçon. Au final que voit on ? Une trop grande accumulation de personnages décalés, haut en couleur, barrés, tous réunis par la réalisatrice pour leur personnalité de faussaires ( y compris le curé du village ). À chaque nouvel arrivant on se demande quel va bien être sa marginalité. Déjà cette volonté d afficher une originalité systématique fait tiquer; et la forme n’arrange rien. Tout est surabondant : d’abord le parcours du personnage principal peu crédible, fille de grande bourgeoisie provinciale qui fait un tour par la case prison pour finalement retourner au pays et ouvrir sa maison aux faussaires de passage; ensuite le dernier personnage, celui du faux poète auquel on ne croit jamais; mais surtout le narcissisme et la complaisance des situations et des plans : yolande( quasiment de tous les plans) effondrée dans sa robe de chambres à fleurs sur un fauteuil sous la pluie , yolande au banjo, yolande peinte et magnifiée par un de ses locataires etc etc Le film perd peu à peu pied avec la réalité sans pour autant nous emmener vers la poésie ou l’imaginaire, et on finit à fond de cale dans un bateau qui comme le film s’enfonce dans le brouillard et la gnangnanterie sans laisser de trace. Dommage car le casting est ingénieux et tous ces comédiens en pâmoison devant leur réalisatrice sont excellents. Mais on note au passage que le seul personnage féminin du film à part Yolande est résolument antipathique. On n’est jamais aussi bien servi que par soi même ?
Déçue, un moment entre une sensation de loufoque et de pathétique, une histoire certes de gens ordinaires qui survivent comme des millions de gens mais les personnages st trop...trop....trop...je ne sais quoi, c'est pour ça que j'emploie le mot pathétique ! Bien sûr les acteurs sont bons mais cette petite folie qu'habite Yolande est rocambolesque !
Cabossée par la vie, Mireille (Yolande Moreau) hérite de ses parents une grande bâtisse sur les bords de la Meuse. Pour l’entretenir, elle suit les conseils avisés que lui prodigue un curé fantasque (William Sheller), en met en location les chambres et y accueille bientôt trois lascars : un jeune peintre très doué (Thomas Guy), le jardinier municipal en pleine instance de divorce (Gregory Gadebois) et un chanteur de country (Esteban). Un quatrième locataire les rejoindra bientôt (Sergi Lopez) qui fut jadis l’amour de jeunesse de Mireille.
Yolande Moreau a soixante-dix ans passés. Mais elle a toujours douze ans dans sa tête. Elle instille à tous ses films, qu’elle les tourne, comme celui-ci qui est son troisième derrière la caméra, ou qu’elle y joue comme celui-ci qui est son soixante-quatorzième devant, un parfum unique, mélange de poésie, d’humour absurde, de mélancolie douce et de douceur enfantine.
Tous ceux qui aiment son univers la retrouveront, identique à elle-même. Son motif tient en peu de mots : c’est l’histoire d’une femme au crépuscule de sa vie qui, pour rompre la solitude qui la hante, rassemble autour d’elle des paumés qui lui ressemblent. Le thème qui la sous-tend est aussi ténu : nos vies sont tissées de mensonges plus ou moins graves. Le peintre talentueux va s’avérer être un faussaire redoutable ; le jardinier municipal se travestit la nuit tombée ; Elvis, le chanteur de country, est en fait un immigré turc en mal de régularisation ; quant au fiancé de Mireille, c’est un banal plombier et non un brillant poète comme il avait prétendu l’être pour la séduire.
"La Fiancée du poète" est un film plaisant. Ne pas lui reconnaître cette qualité serait malhonnête. Mais c’est aussi un film gentillet et sans surprise. "La Fiancée du poète" sort la même semaine que "Le Consentement" dont j’ai fait la critique il y a quelques jours. Un lecteur m’avait laissé le commentaire suivant : « Je n’ai pas envie de voir "Le Consentement", trop traumatisant. Je lui ai préféré "La Fiancée du poète", tendre et drôle ». Tous les goûts sont dans la nature…
Gêné par l'impression que Yolande Moreau, recherche l"originalité" à n'importe quel prix ! Ses personnages, sont assez improbables... J'ai reçu William Sheller, en prêtre, avec un clin d'oeil complice.... Dommage, le cadre de cette histoire improbable et décalée est séduisant. La Meuse majestueuse et la maison bourgeoise a une âme et Yolande Moreau a gardé son regard poétique.....
A réserver aux amoureux de Yolande Moreau. Mais tout le monde aime Yolande Moreau, avec ses airs de vieille petite fille! Il y a 15 ans -Séraphine, où le grand public l'avait vraiment découverte- elle avait déjà l'air d'une vieille petite fille... Dans ce rôle où elle attache ses cheveux blonds en chignon lâche, quelques mèches libres encadrant son visage, elle a quelque chose de.... Brigitte Bardot. Son film est à son image, assez foutraque, fantaisiste et poétique, un peu anar, mais anar gentil, hein, pas de ceux qui mettent des bombes! Surprise en préliminaire: qu'est ce que c'est beau, la Meuse! Inattendu, non? Quand on dit Charleville.... on ne pense pas tout de suite tourisme, n'est ce pas? Pourtant les paysages dans lesquels Yolande Moreau inscrit son histoire, collines boisées à perte de vue, et au milieu de berges verdoyantes, la Meuse coulant, majestueuse, paisible... sont magnifiques. Mireille, donc, revient à son village, quitté il y a bien longtemps, pour squatter la grande maison familiale laissée à l'abandon. Sa vie a été un champ de ruines, comme elle le dit au vieux curé rencontré, le père Benoit, un curé très.... compréhensif! Surprise encore, c'est William Sheller, tout vieux, tout rabougri, et tellement petit! Avec une voix bizarre, scandée, qui n'a rien à voir avec sa voix chantée. Elle a fait de la prison, Mireille, parce que, voilà, elle était amoureuse d'un grand poète appelé André Pieyre de Mandiargues (??????) qui l'a poussée à faire des bêtises. Vous comprendrez plus tard.... Que lui reste t-il? une soeur, mais bien bourgeoise et bien moralisatrice (Anne Benoit) et dans un petit rôle, un beau-frère plus compréhensif (François Morel) Vous rencontrerez aussi Sergi Lopez. Ils sont tous épatants. Obligée de travailler à la cantine des Beaux Arts de Charleville, elle va prendre quelques locataires dans cette grande maison -pas piqués des hannetons, les locataires. Un jardinier spoiler: qui adore mettre des perruques bouclées et des robes , vous imaginiez Grégory Gadebois dans ce rôle? c'est la surprise finale... Un étudiant des Beaux Arts spoiler: très doué pour faire des faux (Thomas Guy), et un guitariste yankee spoiler: qui est en fait un réfugié politique turc ... (Esteban) Roulez jeunesse...
quel havre de paix ce film dans cette période troublée. Si chacun pouvait accepter les autres, leurs différences, leur maladresse dans le respect et la bienveillance! Ca fait du bien de se laisser aller dans la poésie de l'univers de Yolande Moreau
Une ode à l'espoi, qu bonheur, aux cigales. Tout en poésie. On est happé dès les premières minutes. Chacun des personnages est attachant, Yolande Moreau formidable.
Un bijou d'humour, d'humanité et de poésie. Tous les acteurs sont excellents et incarnent des personnages qui créent une cadre d'amitié et d'amour autour d'une Yolande Moreau touchante et chaleureuse. J'aurais aimé que ma critique se résume à ma première phrase et n'avoir rien à rajouter, malheureusement et un peu stupidement, là critique doit faire un minimum decent caractères, on se demande ou bien pourquoi...
Une très belle histoire, coécrite et joliment mise en scène par Yolande Moreau. Avec " La Fiancée du poète", son troisième film, elle nous propose une comédie nostalgique empreinte d'une douce langueur el de belles notes d'humour. L'inoubliable interprète de "Séraphine" et de " Louise-Michel", est comme toujours formidable dans le rôle principal de Mireille. Yolande Moreau nous offre une BO élégante, de belles images sur des décors chaleureux des bords de Meuse, et des personnages attachants. De jolis rôles pour Grégory Gadebois le jardinier, un William Sheller hilarant dans son personnage de prêtre, et bien sur Sergi López le poète, qui arrive un peu tard, mais laisse un belle empreinte dans cette histoire. Le pitch : Après 40 ans d'absence, Mireille revient sur ses terres dans sa maison natale. Pour subvenir à l'entretien de ce château, Mireille travaille à la cantine des "Beaux Arts" de Charleville où elle va rencontrer des gens, sans toutefois revoir son ex fiancé : le poète.
Que de chemin parcouru par la lunaire Yolande Moreau depuis "Les Deschiens" Elle se met en scène ici pour sa troisième réalisation dans la peau d'une femme revenant sur les lieux de son passé. Pour cela, elle va tenter de l'oublier au contact d'une bande de joyeux drilles. Ce film contient un doux parfum de nostalgie mais aussi une bonne dose d'humour. Yolande Moreau est lumineuse, aussi bien quand elle évoque ses fêlures, que quand elle pousse la chansonnette. Sans artifice, l'ensemble dégage un humanisme bienvenu ainsi que l'acceptation des excentricités des uns et des autres dans ce récit sur l'amour et le vivre ensemble.