1281 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
181 critiques spectateurs
5
43 critiques
4
57 critiques
3
43 critiques
2
24 critiques
1
12 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
kingbee49
54 abonnés
653 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 14 novembre 2023
Un joli petit film qui ressemble beaucoup à sa réalisatrice. C'est plutôt finement écrit et c'est drôle et plein de tendresse pour les personnages. Tous les acteurs sont attachants et Yolande Moreau sait tous les mettre en valeur... Bon, après, c'est pas le scénario du siècle et le traitement aurait pu être plus délirant mais ce qui intéressait Yolande Moreau là-dedans c'est de mettre en scène une petite bande de personnages dans un gentil cocon décalé ou loufoque. Sans aucune prétention. Sinon, formellement, c'est pas des gros moyens, mais de temps à temps, un joli plan, de belles lumières... Mais la révélation du film, c'est incontestablement William Sheller dans le rôle de l'abbé Benoit. Il est excellent.Et le voir jouer du Abba à l'orgue d'église, franchement quel pied !
Lorsqu'un film fait du bien, on est prêt à tout lui pardonner. Celui-ci a quelques défauts qui ne méritent pas une critique acerbe. On est pris par l'ambiance loufoque et ça fait du bien... domi...
Yolande Moreau nous livre une fable décalée presque autobiographique où elle met en scène 2 citations qui semblent lui tenir à cœur « On ne possède que ce que l'on donne »+ « Sans les faussaires, le monde serait triste ». Les jeux d’acteurs sont malheureusement hétérogènes et cela impacte ce film
Une balade ribaldienne du côté de Charleville-Mezieres. Yolande Moreau à la fois scénariste, actrice et réalisatrice nous emporte avec sa cohorte de Misfits dans une histoire poétique émouvante, bancale autant qu'authentique. Une histoire abracadabrantesques mêlant famille, amis et personnages improbables. Des mensonges et des rêves plus vrais que nature, une maison de famille déglingue, une péniche qui se perd dans un brouillard cotonneux, intelligent et destructuré se traînant sur la Meuse. Bref, un film d'atmosphère comme on aimerait en voir plus souvent... atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'
Magnifique bande de bras cassés superbement mis en scène par la virtuose Yolande Moreau ! Chapeau à la bande masculine qui sait varier les émotions pour nous entraîner dans leurs délires !
Le troisième long-métrage de l’inénarrable Yolande Moreau fait partie de ceux qu’on avait trop envie d’aimer avant de rentrer dans la salle. Par le côté sympathique et décalé qu’inspire cette personnalité reconnaissable entre toutes et à part dans le monde du cinéma français et par la promesse d’une œuvre lunaire, poétique et fraîche. Depuis devenue une comédienne de premier plan et une cinéaste qui prend son temps, elle avait été découverte dans la série télévisée des années 90, les Deschiens, puis souvent abonnée à des seconds rôles dans des comédies que sa gouaille singulière illuminait. Petit à petit, elle s’est imposée jusqu’à obtenir des premiers rôles dont celui marquant de la peintre « Séraphine » qui lui a valu un César. Fidèle de nombreux univers dont, par exemple, celui du duo Kervern/Délépine, elle s’était essayée à la réalisation il y a vingt ans avec le petit succès de « Quand la mer monte », en a eu moins avec « Henri » et nous livre aujourd’hui « La Fiancée du poète » qui confirme qu’on la préfère tout de même devant que derrière la caméra. Pas que ces films soient véritablement mauvais mais ils font tous un peu bricolés et manque d’une écriture plus exigeante. Comme si Moreau tâtonnait et que, conséquemment, la somme de plein de petits défauts surpassait les quelques très bonnes choses que l’on voit dans ces films pleins de bonnes intentions et qui lui ressemblent aussi, rêveurs et à la marge.
Pourtant, le long-métrage commence plutôt bien avec l’arrivée de cette vieille femme - jouée par l’actrice réalisatrice dans un registre qu’elle ne connait que trop bien - dans son village natal où elle a hérité de la grande maison délabrée de ses parents. Un endroit dont elle va louer les chambres à une bande hétéroclite de personnages gentiment azimutés. Mais on sent déjà dans le premier quart que le film patine et que l’histoire et l’arrivée des locataires peine à s’enclencher. Et tout le film d’avoir cette désagréable impression que ça se traîne et pour pas grand-chose. « La Fiancée du poète » parle de débrouillardise, de petits arrangements pas toujours clairs des plus démunis avec la société ou encore de la famille qu’on se créé et des dernières chances mais avec un problème majeur : il lui manque un scénario digne de nom... En effet, il n’y a pas de ligne narrative claire, le script avance à vue, comme écrit sur le moment au gré des humeurs. Quelques scènes inventives fonctionnent (la vente du tableau et un bel hommage au cinéma d’antan) quand d’autres plus oniriques dénotent et ne prennent pas (le cerf sur le lac). Et outre les longueurs et digressions inutiles, le film se pare d’un beau casting pas toujours bien exploité malgré tout le bien que l’on pense des acteurs qui les jouent (notamment Sergi Lopez). De plus, on rit peu, on sourit à peine alors que cette histoire anecdotique au charme gentiment bucolique et libertaire aurait pu sortir la tête de l’eau par le rire ou l’émotion. Au final, plus le film avance plus on se lasse et malgré toutes les bonnes intentions et un univers tendre et loufoque, on n’accroche que trop peu.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Je decouvrais yolande Moreau Réalisatrice.Je ne suis pas déçu du tout bien au contraire!un film avec de l’inattendu, des acteurs de qualité,une belle histoire à plusieurs épisodes où rien n’est pesant,tout s enchaine dans l humour et la tendresse.Vraiement j encourage à aller passer un bon moment avec ce film bien fait. Petite cerise sur le gâteau: a
Une vieille baraque de famille en bord de Meuse transformée par sa propriétaire revenue dans son village natal. Comme la propriétaire ne roule pas sur l'or elle est parfois un peu limite et décide de louer des chambres. Les locataires sont tous peu ou prou "border line" et forme de fait une communauté un peu libertaire, chacun ayant ses valises,. Le film fait un peu suite de portraits pas forcément lié et manque de souffle. Il manque d'exubérance, de folie. Donc ça ne reste que pas mal.
Un film charmant, avec un coté désuet qui le rend signifiant. Cependant il me fait penser plus à un conte à raconter aux enfants qu'à une chronique sociale ou même une comédie de mœurs, tant tout se règle vite et simplement. Aucune entrave administrative par exemple à ce mariage arrangé. De même comment cette énorme maison inhabitée n'a pas été vendue par les propriétaires après plusieurs décennies sachant que de toutes façons les impôts fonciers ne se font pas oublier. De toute façon la chose omnipotente qu'est l'argent, bien qu'évoquée, ne semble préoccuper aucun des protagonistes qui ne sont pourtant pas particulièrement nantis en ce domaine, voilà qui m'esbaudit! Et cet 'amour' espagnol qui réapparaît dans la vie de notre héroïne 40 ans après sa disparition, comme s'il n'avait jamais quitté Charleville. ou bien encore l'étudiant qui s'embarque avec tous ces joyeux drilles pour une aventure nautique comme s'il n'avait aucun projet antérieur... Un film sentimental et solidaire, mais au-delà du réalisme.
Un petit bonheur, ce que j'appellerai du vrai cinéma, si l'on peut parler de vérité au pays de la fiction où ce film vous emmène sans jamais tricher. On se laisse emporter, émouvoir, sourire furtivement, ravi par la beauté des images, du jeu des personnages, de la nature comme si on y était. Le reste, qui est finalement qui, qui joue quoi, en effet, pourquoi pas, se dit-on, charmé Pratiquement parfait. La perfection ne serait pas réalité.
Yolande Moreau a réalisé un film à son image : poétique, gentil, décalé. Cette pension improbable donne lieu à des scènes agréables où flotte un parfum de temps suspendu. Sans être un grand film, c'est une belle distraction.
Sur les bords de la Meuse une femme récupère la grande demeure parentale après quelques années passées en prison. Pour ne pas sombrer dans la solitude elle loue les chambres à un étudiant des Beaux-arts faussaire, un jardinier travesti et un cow-boy turc. Yolande Moreau se crée une troupe et un film un peu à son image : foutraque et farfelue mais dont la poésie ardennaise m'a gentiment laissé de marbre.
De retour dans les Ardennes après 40 ans d'absence, Mireille investit la maison familiale délabrée et s'entoure de quelques figures pittoresques pour redonner vie à la demeure. On voit bien où veut nous amener Yolande Moreau en conviant ces messieurs dans une bâtisse transformée en pension de famile et partageant avec Mireille une solitude, une certaine marginalité spoiler: (Bernard, jardinier le jour et travesti la nuit, Elvis ,spoiler: faux chanteur américain mais vrai réfugié turc...) et, peut-être, comme leur hôtesse, un passé douteux ou douloureux. Le ton nostalgique du début du film, avec l'arrivée de Mireille dans la campagne ardennaise, est engageant. Mais curieusement, à partir de là, ce n'est pas la poésie qui s'installe mais une certaine trivialité tant la réalisatrice force le trait à propos de ces gens simples, un petit peu éclopés par la vie. La maladresse des portraits et de la mise en scène maintient l'existence de la petite communauté dans l'artifice d'où ne survient ni l'émotion ni le charme qu'on attendait parce que les textes sont faibles, le dessein de Yolande Moreau trop explicite ( ainsi la façon de révéler petit à petit le passé de son personnage). La survenue en cours de film de son amour de jeunesse jamais oublié entérine cette gaucherie d'ensemble, et la relation qui renaît entre elle et lui (Sergi Lopes) exprime un prosaisme assez plat, dépourvu de grâce et de sensibilité, de sorte que leur nostalgie commune tourne à vide. Les bonnes intentions de Yolande Moreau ne sont certes pas insincères. Lorgnant du côté de Rimbaud ou Jean Vigo, son film est une peinture naive. Sa cocasserie y est le plus souvent vaine et ses instants de mélancolie ne nous touchent pas.
Je mets 3 étoiles parce que Yolande Moreau est touchante...Quel dommage que le scénario soit un peu faiblard, le début un peu poussif...Tous les personnages sont originaux et charmants...C'est évidemment William Scheller qui décroche le pompom...une sacrée présence à l'écran...Malheureusement, malgré la jolie petite parenthèse que nous offre ce film, je ne suis pas certaine qu'il laisse longtemps une trace dans ma mémoire...La dernière image du film semble m'évoquer une référence à un vieux film français avec cette péniche qui s'évanouit dans la brume ...quai de brumes???