Nitram
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Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2022
Un film fort et passionnant qui tente de restituer au plus près la génèse de la tuerie de Port-Arthur, même si il est bien difficile de se mettre dans la tête d'un tueur en série...
Peu connue en France sans doute, ça se passe en Tasmanie et en1996. 35 morts, 25 blessés. Il n'y avait là, aucun arrière plan politique, ni secte ni mobile sociologique, comme on a pu le voir dans des affaires plus récentes : Martin Bryant était juste un débile léger, surnommé par moquerie Nitram par ses camarades de classe. Caleb Landry Jones qui l'interprète -grand corps mou et longue tignasse blonde (comme le Martin de la vie) est formidable.. Martin vit avec ses parents, famille modeste qui l'aime (et qu'il aime) Le père (Antony LaPaglia), un peu absent, obsédé de réunir la somme qui lui permettrait d'acheter la demeure en bord de mer dont il rêve et que Martin l'aidera à entretenir; la mère (Judy Davis), ferme, décidée à maintenir hors de l'eau la tête de cet imprévisible qui aime plus que tout lancer des pétards (surtout quand cela énerve les voisins) et qui peut avoir des crises de violence monstrueuses, contenues par le médicament qu'il prend tous les jours. Judy Davis, beau visage grave marqué par la vie, est aussi exceptionnelle, tant elle nous laisse deviner ce qui bouillonne derrière ce calme: sans doute a t-elle conscience de la dangerosité potentielle de Martin
Un jour Martin rencontre Helen (Essie Davis), une quinquagénaire richissime qui l'invite à s'installer chez elle. Amitié étrange de deux solitaires, absolument dépourvue de sexe; Martin n'a jamais connu de filles, et Helen? elle est plus à l'aise avec ses innombrables chiens, semble t-il, avec lesquels elle écoute en boucle des comédies musicales. Lorsqu'elle meurt, elle lui laisse sa fortune -hélas pour les 35 victimes, car sans ce pactole, Martin n'aurait jamais pu acquérir les armes de guerre qu'il a utilisé pour le massacre.
Sans doute la mort d'Helen a t-elle joué un rôle dans la descente aux enfers du jeune homme: la seule personne avec qui il avait des relations normales, celle qui ne le prenait pas pour un nitram. Au contraire des surfeurs -il aimerait tant savoir se servir de cette planche qu'il a pu acheter avec l'argent d'Helen, mais il ne fait que boire la tasse. Au contraire du couple qui a pu acheter la demeure que le père convoitait, et qu'il tuera en priorité. Tant de frustrations, tant de rancoeurs accumulées, est ce que cela suffit à expliquer qu'ensuite, il se soit rendu dans cette base de loisirs pour poursuivre et tuer tout ce qui passait à sa portée, familles, enfants? Que c'est il passé dans le cerveau malade de Martin? Justin Kurzel n'en sait rien et nous ne le saurons jamais. Mais ce film pudique -on ne verra rien des tueries- pose deux questions fondamentales
Celle qui agite l'Amérique: la vente libre des armes. Comment le marchand d'armes n'a t-il pas pu voir que ce jeune hirsute, dépourvu de permis de port d'armes, était potentiellement dangereux. Ensuite l'Australie a durci ses lois, mais j'ai lu qu'il y a toujours autant d'armes qui se baladent.
Et puis: la place du fou dans la ville, sur laquelle des philosophes renommés, et non des moindres, ont beaucoup glosé. Le fou, cet autre visage de nous-même, doit vivre parmi nous. Vraiment?
Le film se termine sur la silhouette de la mère, seule devant sa maison, les yeux dans le vide, celle qui n'a rien pu empêcher.
A voir, à apprécier les acteurs et à réfléchir
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 décembre 2022
La mise en scène est soignée et intelligente et de nombreuses séquences passionnantes et réfléchies. Dommage que le récit stagne par instants.
Izasia
Izasia

22 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juin 2025
Puissant ...Pas une scène de l'irréparable ,de l'indicible ..donc du non montrable ....
Kurzel .évite la complaisance ressentie en visionnant " we need to talk about Kevin " ( ,que j'ai aimé malgré tout ).
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2022
Description clinique de la personnalité du tueur de masse qui fit en 1996, le plus grand nombre de victimes, sur l'île ( elle forme aussi un Etat) australienne de Tasmanie et dans le pays.

Le point fort de "nitram" mot anacyclique tiré de Martin, surnom moqueur donné dès son enfance au futur criminel ( Nit signifie insecte et évoque la condition de paria, Ram signifie bélier, enfoncer avec force) , porte sur la description de son contexte familial, de sa pathologie comportementale, sur les rencontres marquantes qu'il fit et qui lui servirent de détonateur dans son passage à l'acte.

Tres bien interprété ( à mon sens c'est l'actrice qui incarne la mère qui domine la distribution) c'est pourtant l'acteur principal, certes convainquant, qui obtint le prix d'interprétation masculine à Cannes en 2021.

Je ferais néanmoins deux réserves. La première porte sur des longueurs concentrées dans sa première partie qui produisent parfois un manque de rythme (un peu) dommageable à l'ensemble du travail présenté à l'écran.

Ensuite et c'est plus dommageable, le caractère de vérité présenté par le réalisateur dans son scénario est contestable.

Il y a des éléments, pourtant importants dans le déroulement du drame et dans le portrait familial ( nitram avait par exemple une soeur) et personnel du criminel ( sa schizophrènie diagnostiquée qui est une maladie mentale d'une extrême gravité, sans parler de son âge
: il était sensiblement plus jeune que l'acteur au moment des faits) qui ne sont pas donnés au spectateur ( sans parler de certains événements accomplis lors de la tuerie qui ajoutent le sordide au sordide)

Par contre, je m'inscris en faux à propos de remarques faites par certains critiques professionnels qui prétendent que le criminel est présenté comme sympathique. Certes cet aspect est subjectif, mais à mes yeux du moins, il ne l'est jamais.

Moins réussi que "Elephant" de Gus Van Sant et du film également intitulé " elephant" qui l' a inspiré, ce dernier signé par Alan Clarke, sur le même thème ( les conséquences de la vente libre d'armes) , c'est néanmoins un film très honorable que je recommande.

Toutefois, il ne me semble pas qu'il s'adresse en premier lieu au grand public en ce qu'il privilégie tres largement l'aspect psychologique et la part de folie dans la personnalité de l'auteur, aux scènes du massacre proprement dit, opportunément éludees à l'écran.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mai 2022
Histoire singulière de l’amitié qui se développe entre un jeune homme perturbé et une héritière vivant dans une maison qui a perdu sa gloire d’antan, Nitram suit la descente aux enfers de son personnage éponyme, joué à la perfection par Caleb Landry Jones (prix d’interprétation masculine du Festival de Cannes en 2021) pour s’achever dans la plus cruelle des violences. (lire la suite sur cultureauxtrousses.com)
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2022
Ce film relate l’histoire réelle d’un jeune australien dépresssif qui se terminera par le massacre à Port Arthur en Australie, de 35 personnes en 1996. A la suite de ce fait divers tragique, l’Australie légiférera le port d’armes dans ce pays. Le film démontre bien la personnalité de ce jeune homme, superbement bien interprété, avec son coté imprévisible et hyperactif pour son entourage. C’est bien réalisé quoiqu’un peu trop long.

Bernard CORIC
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2022
Nitram est le surnom donné à un jeune australien différent. Avec ses long cheveux blonds et sa gaucherie, il parait tendre et délicat. Mais pourtant, ce jeune homme cache folie et colère derrière un visage d’ange. Après une rencontre surprenante, il va s’apaiser. Mais ce ne sera que provisoire. Il va ensuite vivre la descente aux enfers… Joli récit, qui montre la dangerosité des armes à feu. La photographie et la réalisation de ce film sont sublimes.
Regine C.C
Regine C.C

46 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2022
Biopic d'un tueur de masse australien. Portrait d'un ange exterminateur qui était né avec un pétard à la main. Enfant, il passe dans une émission sur les enfants brûlés à la suite d'un accident de pétard et annonce qu'il n'a pas l'intention d'en rester là. Je ne suis pas psychologue mais probablement qu'à ce stade, une action préventive aurait sans doute été possible. Puis on le retrouve jeune adulte, marginal, négligé, toujours des pétards à la main, face à des parents vieillissants complètement dépassés. Si la mère a décidé de se désintéresser du problème, le père lui témoigne encore une certaine empathie. De même qu'une ancienne actrice à qui il a offert ses services et qui lui redonne une certaine humanité par l'affection qu'elle lui témoigne. On comprend que l'issue finale ne sera pas tant dans sa vie constituée d'échecs successifs et de désirs inassouvis mais dans la mort accidentelle de son amie mais surtout celle de son père qui s'est suicidé et dont il rend responsable la société.
Le prix d'interprétation masculine reçu par l'acteur semble amplement mérité.
🎬 iTz_AvenGer 🎥
🎬 iTz_AvenGer 🎥

21 abonnés 643 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2026
Nitram est un drame glaçant et profondément dérangeant, porté par une performance exceptionnelle de Caleb Landry Jones, d’une intensité rare. Son interprétation, tout en nuances et en malaise, marque durablement.
La mise en scène de Justin Kurzel est sobre, presque clinique, ce qui renforce le réalisme et la tension psychologique. Le film évite le sensationnalisme et privilégie l’étude de personnage, rendant l’ensemble encore plus troublant.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2025
Justin Kurzel est un cinéaste qui sait manier la tension et l’atmosphère avec une précision clinique. Après Les crimes de Snowtown et Macbeth, il revient avec Nitram, un drame psychologique qui s’attaque à un sujet aussi délicat que dérangeant. Dès les premières minutes, l’ambiance est pesante, les dialogues rares et les silences lourds de sens. La mise en scène, froide et distante, plonge le spectateur dans une spirale de malaise qui ne le lâchera plus jusqu’au dénouement.

D’un point de vue purement technique, Nitram est un film soigné. La photographie de Germain McMicking joue habilement sur des tons désaturés et une lumière naturelle qui renforcent la sensation d’oppression. La musique de Jed Kurzel est minimaliste mais efficace, tandis que le montage maintient une tension constante, bien que le rythme global du film souffre d’une certaine lenteur qui finit par desservir son impact.

L’un des points forts du film réside sans conteste dans son casting. Caleb Landry Jones livre une performance remarquable, oscillant entre passivité et éclats de rage incontrôlés. Son interprétation évite toute surenchère et confère au personnage une étrangeté glaçante. Judy Davis, dans le rôle de la mère autoritaire et distante, est tout aussi convaincante, tandis qu’Anthony LaPaglia campe un père brisé avec une justesse remarquable. Essie Davis, en héritière excentrique et solitaire, apporte une touche d’humanité à ce tableau autrement sinistre.

Mais si le film excelle dans la peinture d’une atmosphère suffocante, il peine à aller au-delà du simple constat. Kurzel adopte une approche quasi documentaire, refusant de prendre position ou d’offrir une analyse approfondie du personnage et de son environnement. Si cette neutralité permet d’éviter toute tentative de justification ou de pathos inutile, elle donne également au film un côté clinique et détaché qui le prive de véritable impact émotionnel.

Le plus grand défaut de Nitram réside peut-être dans son scénario, qui manque de relief et de profondeur. La progression dramatique est prévisible, et le film se contente souvent d’illustrer les faits sans chercher à explorer ce qui les a réellement déclenchés. L’absence de point de vue affirmé empêche le spectateur de véritablement s’investir, et malgré la montée en tension progressive, le récit finit par donner l’impression d’être un peu creux.

L’ultime acte du film, pourtant essentiel, est traité avec la même froideur clinique que le reste, ce qui peut laisser un sentiment d’inachevé. On assiste à la descente aux enfers du personnage principal sans que le film n’apporte d’éclairage nouveau sur les raisons de son passage à l’acte. Il en résulte une œuvre qui impressionne par sa maîtrise formelle et ses performances d’acteurs, mais qui manque d’un supplément d’âme pour marquer durablement.

En définitive, Nitram est un film ambitieux et bien réalisé, mais qui ne parvient jamais totalement à transcender son sujet. Sa mise en scène maîtrisée et ses performances remarquables sont indéniables, mais son manque d’implication émotionnelle et d’approfondissement thématique l’empêchent d’être réellement percutant. Une œuvre qui intrigue et dérange, sans pour autant laisser une empreinte indélébile.
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2022
Nitram est un film qui dérange au delà du fait divers qu’il relate avec une précision chirurgicale et hautement humaniste.
La tuerie de Port-Arthur s’est déroule du 28 au 29 avril 1996 à Port Arthur, en Tasmanie. Il s'agit d'une fusillade à grande échelle dans laquelle 35 personnes sont tuées et 23 sont blessées.
L’auteur Martin Bryant (d’où le nom du film NITRAM) est un enfant proie très jeune à de fortes frustrations dues en partie à un milieu familial souffrant. Une mère castratrice et un père à tendance dépressive. Retiré du milieu scolaire après avoir amené des feux d’artifices dans son école, l’enfant connaîtra une longue descente aux enfers sous camisole chimique et sans aucun suivi psychiatrique.
Le film sans excuser son geste atroce nous propose une autre lecture des faits et démontre également les complicités dues à un système de vente d’armes peu regardant sur les profils des acheteurs (Martin parviendra à se procurer un nombre important d’armes sous camisole chimique et sans qu’une seule fois l’armurier s’inquiète des raisons).
Le succès du film tient à ses acteurs, en premier lieu Caleb Landry Jones, tour à tour touchant et effrayant et qui soutient la comparaison avec le regretté Philip Seymour Hoffman. Quant à sa mère, elle est interprétée par Judy Davis l’inoubliable flic du thrillar Arborigène « Mystery Road ».
Le choix de filmer hors champ l’exécution des victimes est une autre preuve de l’intelligence et la subtilité du réalisateur.
Un très beau film assurément.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2022
Funambulisme

Justin Kurzel s’est inspiré du massacre de Port-Arthur perpétré par Martin Bryant du 28 au 29 avril 1996 en Tasmanie. Au cours de cette fusillade, 35 personnes ont été tuées et 23 ont été blessées. En Australie dans le milieu des années 90, Nitram vit chez ses parents, où le temps s’écoule entre solitude et frustration. Alors qu'il propose ses services comme jardinier, il rencontre Helen, une héritière marginale qui vit seule avec ses animaux. Ensemble, ils se construisent une vie à part. Quand Helen disparaît tragiquement, la colère et la solitude de Nitram ressurgissent. Commence alors une longue descente qui va le mener au pire. 110 minutes pour l’autopsie d’une descente aux enfers dominée par une question : Qui peut bien commettre une chose pareille ? Vingt-cinq ans plus tard, cette même question reste en tête pour tous ceux qui ont vécu cette époque.
D’où le choix du scénariste d’adopter le point de vue du tueur. Il explique : Je voulais que le public, et en particulier ceux qui sont favorables au port d’armes, passe un moment avec un personnage qui ne devrait de toute évidence pas avoir accès a des armes à feu. Mais le danger était de faire preuve d’empathie avec un tueur de masse. Aussi le film est-il en permanence sur le fil ? Dans son premier long-métrage, Les Crimes de Snowtown, sorti en 2011, le réalisateur australien suivait déjà un tueur en série qui s’immisçait dans une famille dont les enfants étaient victimes d’inceste et de pédophilie. Dans les deux cas, la question est la même : pourquoi ces jeunes hommes cherchent-ils des réponses dans une violence si extrême ? J’ai cherché à sonder la noirceur pour y trouver une vérité et pour comprendre l’inouï, déclare-t-il. Il ne faut jamais oublier.
On attendait la sortie de ce drame depuis des mois, non seulement pour son sujet mais surtout pour la prestation extraordinaire de Caleb Landry Jones en état de grâce et qui a reçu le Prix d’Interprétation à Cannes en 2021. Il est fort bien entouré par Essie Davis, Judy Davis et Anthony LaPaglia. On pense évidemment au Bowling for Columbine de Michael Moore, l’art du cinéma n’est pas vraiment au rendez-vous, mais qu’importe, l’importance du sujet et la prestation des comédiens et comédiennes emportent tout. Aucun sensationnalisme, mais de l’intelligence à revendre et de l’émotion qui submerge le spectateur. Dur et frontal mais essentiel.
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2022
De ce que j'ai pu lire le réalisateur à une fascination pour les tueurs de masse, ici pendant tout le film il nous montre un homme avec l'intelligence d'un gamin de 8 ans et il le montre comme un être faible, isolé et mal aimé, puis il tue des gens sans que l'on est d'explication sur ses motivations, la souffrance engendre la souffrance ?
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2023
J'ai aimé ce film


Surtout quand on sait qu'il s'inspire d'une histoire vraie. Intéressante la relation avec la riche héritière des moments suspendus.. On se demande si elle était "normale" aussi. À voir
LARSEN
LARSEN

5 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2023
Comme une roue qui se désolidarise de la jante, le personnage solitaire et traumatisé poursuit son parcours marginal erratique et nous entraine obstinément par secousses brutales depuis son chaos mental vers la sourde, froide et implacable issue de son parcours.
Tout sonne juste dans ce relevé clinique d'une folie individuelle produite par le corps social et la fascination paranoïaque d'un peuple entier pour les armes.
L'acteur offre ci une performance de premier ordre dans son déséquilibre, difficile de rester inerte devant son mutisme instable et bouillonnant.
Les personnages secondaires l'entourent avec justesse accablés et sans avoir vraiment de prise.
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